ANGLE DOMINANT
Lima mesure le séisme panaméen à l'aune du bilan humain et de ses propres ressortissants : blessés, évacués, écoles touchées, puis assistance consulaire et fin de l'alerte pour le littoral péruvien.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Selon le bilan du Sinaproc repris par RPP : 27 blessés légers, environ 300 évacués, plus de 400 édifices touchés (142 logements, 188 écoles), sans victime mortelle.
- 02
La Direction d'hydrographie et de navigation de la Marine péruvienne a écarté tout tsunami sur le littoral du Pérou.
- 03
La chancellerie péruvienne exprime sa solidarité et ouvre au consulat général à Panama une ligne d'assistance pour les Péruviens (+507 6866 2294).
ANALYSE
Lima, 10 octobre 2026. Les médias péruviens couvrent le séisme du vendredi 9 octobre au Panama sous trois angles : le bilan matériel et humain, la menace de tsunami sur le Pacifique et l'assistance aux ressortissants.
Selon l'USGS, cité par Andina, le séisme de magnitude 7,7 a eu son épicentre à 10 kilomètres de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera, à 12 h 56 heure locale. Il a été ressenti environ une minute à Panama, où des milliers de personnes ont quitté les immeubles ; l'agence mentionne l'effondrement de certains bâtiments dans le centre du pays. Gestión et Correo, qui citent l'EFE, notent l'évacuation préventive d'immeubles de l'ancien quartier bancaire. Plusieurs textes situent l'épicentre près de Tonosí, à 239 kilomètres de la capitale, et rappellent que la magnitude initiale de 8,0 ou 7,6 a été corrigée en 7,7.
RPP publie le bilan le plus détaillé, d'après la Protection civile (Sinaproc) : 27 blessés légers, environ 300 évacués et plus de 400 édifices touchés, dont 142 logements, 188 établissements scolaires, 13 églises, sept hôtels et neuf ponts. Aucun mort ni disparu n'est signalé. L'Institut de géosciences panaméen a ramené la magnitude à 7,5, avec plus d'une centaine de répliques. Correo signale la fermeture temporaire de l'aéroport de Tocumen.
Le volet tsunami occupe une place importante. La Direction d'hydrographie de la Marine de guerre a écarté tout danger pour le littoral : « No genera tsunami en litoral peruano ». Correo rappelle que l'alerte américaine visait les côtes de Colombie, d'Équateur, du Guatemala et du Nicaragua, et que le Chili a levé la précaution pour l'île de Pâques après la correction de 8,0 à 7,7 par le centre d'alerte du Pacifique.
Enfin, la presse relaie les réactions. La chancellerie péruvienne exprime « ses sentiments de solidarité », surveille la situation et publie le téléphone et le courriel du consulat général à Panama. Le président José Raúl Mulino a remercié le Pérou parmi d'autres pays, selon Correo. El Comercio cite le président colombien Abelardo de la Espriella : « ¡Panamá no está sola! ». Correo rapporte aussi les messages de Rubén Blades, de Sech et de Farruko, qui proposent leur aide.
SOURCES (5)
- GestiónMOYEN
- El Comercio PerúMOYEN
- AndinaMOYEN
- RPP NoticiasMOYEN
- Diario CorreoMOYEN
