ANGLE DOMINANT
Quito mesure le séisme panaméen à l'aune de sa propre côte : l'alerte au tsunami levée par l'Inocar, puis la solidarité du président Noboa envers les « frères panaméens ».
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le 9 octobre, Carolina Lozano a annoncé à 14h03 la levée de l'alerte au tsunami pour les côtes équatoriennes, après le bulletin n° 3 de l'Inocar.
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Daniel Noboa a écrit que l'Équateur « est prêt à apporter son aide » au Panama ; la Chancellerie a ouvert deux canaux pour les quelque 3 000 Équatoriens résidant dans ce pays.
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L'Institut de géosciences du Panama a compté 107 répliques ; l'USGS a révisé la magnitude de 8,0 à 7,6 puis 7,7, selon El Comercio.
ANALYSE
Quito, 10 octobre 2026. Pour les médias équatoriens, le séisme de magnitude 7,7 survenu vendredi 9 octobre à 12h56 heure locale au Panama est d'abord un événement qui a touché le littoral national. Expreso rapporte que la secrétaire à la Gestion des risques, Carolina Lozano, a annoncé sur X à 14h03 : « Cancelada alerta de tsunami para las Costas Ecuatorianas ». L'Instituto Oceanográfico y Antártico de la Armada (Inocar) avait auparavant publié son bulletin n° 3 levant l'alerte pour les côtes continentale et insulaire. El Comercio recense les pays concernés par l'avis du système américain, parmi lesquels le Chili et le Salvador, qui ont eux aussi annulé l'alerte.
La presse décrit ensuite l'effet sur le quotidien. Expreso montre la péninsule de Santa Elena, où le début du long week-end férié du 9 octobre s'est déroulé « avec normalité » : un touriste de Salinas assure qu'il « savait qu'il ne se passerait rien », tandis que les autorités demandent de respecter les drapeaux en raison de la houle. El Comercio et El Universo suivent aussi les vols : l'aéroport de Tocumen, fermé temporairement, a repris ses opérations, et deux vols de Copa Airlines à destination de Panama se sont posés à Guayaquil.
Sur les dégâts, les titres reprennent les dépêches d'EFE et de l'AFP. Primicias évoque des hôtels et édifices effondrés, quatre personnes retrouvées prises au piège dans un hôtel de Tonosí et secourues par les pompiers, ainsi qu'une localité isolée par la route. El Comercio cite le directeur de l'Institut de géosciences, Néstor Luque, qui compte 107 répliques, et signale que les chiffres de magnitude ont évolué, de 8,0 à 7,6 puis 7,7 : « conviene seguir los datos oficiales ». Aucun décès n'est confirmé dans les premiers bilans.
Le volet politique et consulaire occupe une place nette. Daniel Noboa a écrit : « Ecuador está preparado para brindar ayuda y colaborar en las labores de atención a nuestros hermanos panameños ». La Chancellerie a ouvert deux canaux d'assistance, un numéro au +507 et une adresse électronique, pour les quelque 3 000 Équatoriens résidant au Panama selon les chiffres officiels. Primicias rappelle que Noboa avait rencontré son homologue José Raúl Mulino à Guayaquil le 4 septembre. El Universo cite la présidente de l'Assemblée, Mishel Mancheno, et Carolina Lozano, qui dit être « attentive à l'appel international » du Panama.
Le canal de Panama, où transite entre 3 % et 5 % du commerce mondial selon Primicias, fonctionne normalement. Au total, le récit équatorien privilégie la gestion du risque côtier, la continuité des déplacements et la solidarité diplomatique plutôt que l'analyse des dégâts panaméens.
SOURCES (4)
- ExpresoMOYEN
- El UniversoMOYEN
- PrimiciasMOYEN
- El Comercio ECMOYEN
