ANGLE DOMINANT
Paris pèse le bilan humain du séisme panaméen au fil des dépêches : panique dans la capitale, bâtiments effondrés dans le centre, deux blessés et aucun mort annoncé, avec un bilan encore provisoire.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Séisme de magnitude 7,7 le vendredi 9 octobre à 12 h 56 heure locale, épicentre à dix kilomètres de Pitaloza Arriba (province de Herrera), selon l'USGS.
- 02
Bilan préliminaire du Centre des opérations d'urgence : deux blessés piégés à Veraguas, aucune personne tuée « jusqu'à présent ».
- 03
L'Autorité du canal de Panama indique que les opérations se poursuivent « normalement » pendant l'inspection des installations.
ANALYSE
Paris, 10 octobre 2026. La presse française suit le séisme de magnitude 7,7 qui a frappé le Panama vendredi 9 octobre, à 12 h 56 heure locale (19 h 56 à Paris), à travers les dépêches de l'AFP, relayées par BFMTV, Le Monde, 20 Minutes, Sud Ouest ou France 24. Selon l'USGS, l'épicentre se trouvait à dix kilomètres de Pitaloza Arriba, dans la province de Herrera (centre-sud). L'agence américaine avait d'abord annoncé une magnitude de 8, corrigée à 7,6 puis à 7,7.
Les premiers récits insistent sur la panique : à Panama, « des centaines de personnes ont évacué les immeubles », les cours sont suspendus dans tous les établissements scolaires. Le bilan préliminaire, donné par René García, chef du Centre des opérations d'urgence, fait état de deux blessés piégés par l'effondrement de bâtiments à Veraguas et d'aucune personne tuée « jusqu'à présent ». Des journalistes de l'AFP ont observé plusieurs édifices effondrés et une cathédrale endommagée à Penonomé, dans la province de Coclé, ainsi que des dégâts dans le village de pêcheurs de Santa Catalina.
La voix des habitants tient une grande place. Juana Alveo, caissière à Penonomé, raconte : « C'était horrible, nous n'avions jamais vécu ça. Ma fille est restée coincée à l'école. » Luis Poveda, employé d'usine à Santiago de Veraguas, dit être « sous le choc » et n'avoir pu joindre sa famille. Le professeur Ariel Apolayo décrit une secousse de plus en plus forte : « Les voitures tanguaient ».
Les titres divergent sur l'ampleur. Ouest-France cite le président José Raul Mulino, qui évoque des bâtiments « totalement effondrés » et plus d'une centaine de secousses. RFI, par la voix de son correspondant, rapporte que Mulino a déploré un « grand désastre » tout en appelant à ne pas propager de fausses informations, et juge les dégâts matériels limités, en comparant avec le séisme de Colombie du 10 août, qui avait fait au moins 321 morts.
L'alerte au tsunami émise dans l'est du Pacifique et le sort du canal sont traités comme des éléments secondaires : l'Autorité du canal indique que les opérations se poursuivent « normalement » et que les installations sont inspectées. La presse rappelle enfin que les séismes sont inhabituels dans la capitale et surviennent surtout dans la province de Chiriquí, à l'ouest.
SOURCES (5)
- 20 MinutesMOYEN
- Ouest-FranceMOYEN
- BFMTVMOYEN
