ANGLE DOMINANT
Pretoria mise sur le sommet des BRICS à New Delhi pour faire entendre la voix du Sud global, portée par la présidence indienne, plus que pour peser sur les dossiers Ukraine ou Moyen-Orient qui divisent le bloc élargi.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Cyril Ramaphosa a quitté l'Afrique du Sud pour représenter le pays au 18e sommet des BRICS, à l'invitation du Premier ministre indien Narendra Modi.
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Le thème 2026 choisi par la présidence indienne — « résilience, innovation, coopération et durabilité » — reflète, selon le haut-commissaire indien Shri Prabhat Kumar, les priorités du Sud global.
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New Delhi a déployé des milliers de policiers et de paramilitaires et décrété un jour férié pour contenir le chaos routier avant l'ouverture du sommet.
ANALYSE
Pretoria, vendredi 11 septembre 2026. Le président Cyril Ramaphosa a quitté l'Afrique du Sud pour rejoindre New Delhi, où se tient le 18e sommet des BRICS, à l'invitation du Premier ministre indien Narendra Modi. Pretoria y envoie son chef d'État comme membre fondateur du bloc, aux côtés du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine, dans un format désormais élargi à onze pays émergents.
L'Afrique du Sud arrive à ce sommet porté par le thème choisi par la présidence indienne : « résilience, innovation, coopération et durabilité ». Selon le haut-commissaire indien à Pretoria, Shri Prabhat Kumar, ce thème « reflète les priorités du Sud global et du monde en développement ». New Delhi promet que le document final du sommet « couvrira la plupart des enjeux qui touchent le monde en développement » — une formulation qui parle directement aux intérêts sud-africains sur le commerce, le climat et la coopération numérique.
La présidence indienne revendique plus de 350 réunions et rencontres de haut niveau organisées dans plus de 25 villes indiennes depuis le début de son mandat à la tête du bloc. Pour Pretoria, membre depuis la création des BRICS, cette vitrine diplomatique intervient alors que l'Afrique du Sud cherche à consolider son statut de porte-parole du continent au sein d'un bloc désormais élargi à onze membres.
Sur le terrain, la presse sud-africaine relaie surtout le dispositif logistique déployé par New Delhi : des milliers de policiers et de paramilitaires postés dès vendredi, des barrages et des zones de sécurité sur les grands axes, un jour férié décrété pour désengorger la ville, écoles et bureaux fermés. Des mesures comparables à celles prises en 2023 pour le G20, rappellent les articles, qui décrivent une capitale « notoire pour ses embouteillages chroniques » désormais paralysée par le sommet.
Le sommet se tient alors que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient pèsent sur l'agenda international, mais les comptes rendus sud-africains restent concentrés sur la présence de Ramaphosa, l'agenda du Sud global porté par l'Inde et l'organisation matérielle de l'événement, plutôt que sur les tensions géopolitiques entre membres du bloc élargi.
