ANGLE DOMINANT
Pékin articule le sommet des BRICS autour du dégel avec l'Inde, présentant la visite de Xi Jinping à Delhi comme la preuve d'une normalisation prudente, sept ans après son dernier déplacement et six ans après l'affrontement frontalier de 2020.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Xi Jinping effectue sa première visite en Inde depuis près de sept ans, accompagné de Cai Qi et du ministre des Affaires étrangères Wang Yi (ECNS)
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Le déplacement à Delhi s'inscrit dans un marathon diplomatique passant par le sommet de l'OCS au Kirghizstan, une visite d'État en Égypte, puis une rencontre prévue avec Donald Trump à Washington (SCMP)
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L'Inde rejette l'idée d'une monnaie commune des BRICS tandis que le Kremlin indique que près de 90% des paiements russes avec le bloc se font déjà en monnaies nationales (CGTN)
ANALYSE
Pékin, samedi 12 septembre 2026. Xi Jinping a quitté Pékin samedi pour Delhi, où se tient le 18e sommet des BRICS, à l'invitation du premier ministre indien Narendra Modi, rapporte l'agence officielle ECNS. Le président chinois est accompagné de Cai Qi, membre du Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois et directeur du Bureau général du Comité central, ainsi que du ministre des Affaires étrangères Wang Yi — un signe du rang accordé à ce déplacement.
Pour la presse chinoise, ce voyage marque la première visite de Xi en Inde depuis près de sept ans et s'inscrit, selon le South China Morning Post, dans « la période de sommets la plus dense » du président depuis des années : Xi a d'abord rejoint le Kirghizstan pour le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai, puis l'Égypte — sa première visite d'État dans le pays depuis une décennie — avant Delhi. Il doit ensuite se rendre à Washington pour rencontrer Donald Trump plus tard ce mois-ci.
À Delhi, Xi doit s'entretenir avec Modi en marge du sommet. Le SCMP souligne que la visite survient alors que les deux voisins asiatiques travaillent à améliorer des relations dégradées depuis l'affrontement frontalier meurtrier de 2020, qui avait déclenché une longue impasse militaire. Des gestes concrets ont suivi : reprise des vols directs en octobre dernier, redémarrage du commerce transfrontalier le mois passé. Vladimir Poutine, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, l'Iranien Massoud Pezeshkian et le Philippin Ferdinand Marcos Jr sont eux aussi attendus à Delhi.
Sur le volet économique, CGTN met en avant les discussions sur l'interopérabilité des systèmes de paiement rapides et des monnaies numériques de banque centrale, sans création d'une monnaie commune des BRICS — position que New Delhi revendique explicitement. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a précisé que près de 90 % des paiements russes avec les pays des BRICS se font désormais en monnaies nationales, tout en démentant toute volonté de « dédollarisation ».
