ANGLE DOMINANT
Rome décrypte le sommet des BRICS à New Delhi surtout à travers les chiffres du commerce russo-indien, retenant l'objectif de 100 milliards de dollars d'échanges entre Moscou et New Delhi d'ici 2030 plutôt que les tractations diplomatiques du bloc.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'objectif affiché entre Poutine et Modi est de porter le commerce bilatéral russo-indien à environ 100 milliards de dollars d'ici 2030, selon un haut fonctionnaire indien cité par l'AFP.
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Le commerce Russie-Inde a atteint 59,9 milliards de dollars sur l'exercice fiscal 2025-2026, dont plus de 55 milliards de dollars d'exportations russes, essentiellement des hydrocarbures.
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Les Émirats arabes unis et l'Iran, sur des positions opposées dans la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre Téhéran, sont tous deux présents au sommet, selon Adnkronos.
ANALYSE
Rome, samedi 12 septembre 2026. La presse italienne aborde le sommet des BRICS à New Delhi moins par le prisme diplomatique que par celui des chiffres du commerce bilatéral russo-indien, révélés en marge de la rencontre entre Vladimir Poutine et Narendra Modi. Selon Libero Quotidiano, citant l'AFP, l'objectif affiché est de porter les échanges commerciaux entre Moscou et New Delhi à environ 100 milliards de dollars d'ici 2030, contre 59,9 milliards de dollars enregistrés durant l'exercice fiscal 2025-2026 — un montant déjà nettement favorable à la Russie, qui a exporté pour plus de 55 milliards de dollars, essentiellement des hydrocarbures. Cette asymétrie illustre, selon la presse transalpine, la dépendance persistante de l'Inde aux approvisionnements pétroliers russes, maintenue malgré les sanctions américaines liées à la guerre en Ukraine.
Pour Adnkronos, le sommet — qui réunit onze pays du Sud global représentant près de la moitié de la population mondiale — se joue aussi sur la crise du Golfe, avec la présence simultanée des Émirats arabes unis et de l'Iran, situés sur des positions opposées depuis la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre Téhéran en début d'année. Des experts en politique étrangère, cités par Reuters via Adnkronos, jugent qu'une déclaration commune ne changera guère le paysage géopolitique immédiat, mais démontrerait la capacité d'un forum de pays émergents à s'unir face à des sanctions occidentales jugées pénalisantes.
Les médias italiens soulignent aussi l'importance des rencontres bilatérales organisées en marge du sommet — et des rendez-vous manqués, en particulier celui, non confirmé, entre Xi Jinping et Vladimir Poutine. New Delhi mise sur le savoir-faire diplomatique de Narendra Modi et une possible atténuation de sa traditionnelle prudence stratégique pour dégager un langage commun sur le Moyen-Orient, alors que Xi Jinping effectue sa première visite en Inde depuis sept ans.
