ANGLE DOMINANT
Washington relativise la portée du sommet des BRICS à New Delhi, misant sur les divisions entre l'Inde, la Chine, la Russie et le Brésil pour neutraliser toute alternative à l'ordre américain.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le sommet s'ouvre plus de six mois après le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, selon Fox News.
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L'Inde a résisté, avec le Brésil, aux appels russo-chinois pour une monnaie commune des BRICS et de nouveaux prêts à une Russie sanctionnée, rapporte Time.
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Xi Jinping doit effectuer une visite d'État à la Maison Blanche plus tard ce mois-ci, après le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai au Kirghizistan et une médiation en Égypte, selon Time.
ANALYSE
Washington, 11 septembre 2026. Alors que Vladimir Poutine, Xi Jinping et le président iranien Masoud Pezeshkian convergent vers New Delhi pour le 18e sommet des BRICS, la presse américaine choisit de mesurer la portée réelle de ce rassemblement plutôt que d'en dramatiser le symbole. Le magazine Time pose la question frontalement dans son titre : « Why a Divided BRICS Poses No Challenge to America ». Son constat : « India, China, Russia and Brazil do not align particularly well » — l'Inde, la Chine, la Russie et le Brésil ne s'accordent pas particulièrement bien, malgré la vitrine commune.
Le sommet, qui s'ouvre samedi 12 septembre et se tient à peine plus de six mois après le déclenchement du conflit entre Washington et Téhéran au Moyen-Orient, selon Fox News, réunit un bloc élargi à onze pays sous très haute sécurité : des milliers de policiers et de paramilitaires ont été déployés à New Delhi, rapporte ABC News, et la ville a décrété un jour férié pour désengorger ses rues avant l'arrivée des dignitaires.
Pour Fox News, l'enjeu central reste Téhéran, en quête d'une adhésion à la Nouvelle Banque de développement des BRICS pour compenser la pression économique américaine : « In the face of an economic onslaught from Washington, Tehran has been working to deepen ties with Moscow and Beijing. » L'Iran y trouve un accès collectif à ses derniers grands partenaires économiques — Chine, Inde, Russie, Émirats — au moment où les sanctions américaines se durcissent.
Mais Time souligne que l'Inde, l'hôte, freine délibérément les ambitions communes : New Delhi a résisté, avec le Brésil, aux appels russo-chinois pour une monnaie commune des BRICS et pour de nouveaux prêts à une Russie sous sanctions, soucieuse de préserver sa relation avec Washington. Xi Jinping, en tournée après le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai au Kirghizistan et une médiation en Égypte, doit lui-même se rendre à la Maison Blanche plus tard ce mois-ci.
Pour la presse américaine, cette ouverture n'a rien d'anodin : Time relève que le refus du président Donald Trump d'assumer le rôle de leadership de l'après-guerre a lui-même ouvert de nouvelles marges de manœuvre au bloc — sans que celui-ci parvienne à les transformer en front uni face au dollar ou aux sanctions visant Moscou et Téhéran.
