ANGLE DOMINANT
Manille tire du sommet des BRICS une tribune pour l'Asean, plus qu'un ralliement au bloc.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Marcos devient le premier président philippin à assister à un sommet des BRICS, y participant comme président en exercice de l'Asean pour 2026 sur invitation de Narendra Modi
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La porte-parole du DFA Annalyn Ratonel affirme que le dialogue Asean-BRICS peut créer un « significant geopolitical and economic support »
- 03
Marcos appelle, dans son message de départ, à « the peaceful settlement of disputes under international law » et à « a rules-based international order », tout en « preserving strategic autonomy »
ANALYSE
Manille, 11 septembre 2026. Le président Ferdinand Marcos Jr. a quitté la base aérienne de Villamor, à Pasay City, vendredi soir, pour rejoindre New Delhi où se tient le 18e sommet des BRICS, les 12 et 13 septembre. C'est la première fois qu'un chef d'État philippin participe à ce rendez-vous : Marcos n'y siège pas comme membre du bloc, mais comme président en exercice de l'Asean pour 2026, invité par le Premier ministre indien Narendra Modi.
Pour Manille, l'enjeu est de porter la voix de l'Asean face à un groupe qui représente près de la moitié de la population mondiale et 40 % du PIB planétaire. Selon la porte-parole du département des Affaires étrangères, Annalyn Ratonel, « Building a dialogue between Asean, led by the Philippines, and BRICS, led by India, could create significant geopolitical and economic support ». Elle y voit un levier pour « economic opportunities, trade diversification, regional security, and support for climate resilience ».
Dans son message de départ, Marcos a insisté sur « the peaceful settlement of disputes under international law » et appelé à « a rules-based international order » — une formule qui, sans jamais nommer la mer de Chine méridionale, en porte l'empreinte. Il a promis de « bring lessons from Asean's track record » tout en « preserving strategic autonomy », signe que Manille veut dialoguer avec Pékin et Moscou sans s'aligner sur leur agenda.
Le président doit tenir un bilatéral avec Modi et rencontrer des entreprises indiennes ; c'est son deuxième déplacement en Inde après une visite d'État en août 2025. Aucun article philippin ne mentionne directement les guerres en Ukraine ou au Moyen-Orient qui pèsent sur l'agenda du sommet : la couverture reste concentrée sur le rôle de l'Asean et les retombées économiques attendues, à un moment que Marcos qualifie lui-même de « profound changes » pour l'économie mondiale.
SOURCES (3)
- Philippine StarMOYEN
- InquirerMOYEN
- GMA NewsMOYEN
