ANGLE DOMINANT
Singapour décrypte le sommet des BRICS à New Delhi comme un test de la résilience commerciale et énergétique du bloc face aux sanctions occidentales et aux guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Vladimir Poutine a atterri le 11 septembre à la base aérienne de Palam à New Delhi, accueilli par le ministre d'État indien Kirti Vardhan Singh, selon Ria Novosti.
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La visite de Xi Jinping en Inde, prévue le 12 septembre, est sa première depuis 2019, six ans après l'affrontement militaire meurtrier de 2020 à la frontière himalayenne.
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L'Inde et la Chine restent parmi les plus gros acheteurs de pétrole russe, un flux qui aide Moscou à renflouer son budget malgré les sanctions occidentales imposées depuis 2022.
ANALYSE
Singapour, vendredi 11 septembre 2026. À la veille du 18e sommet des BRICS que New Delhi accueille du 12 au 13 septembre, la presse singapourienne retient d'abord ce que le bloc peut, ou non, décider face aux sanctions occidentales et aux guerres qui fracturent ses membres. Vladimir Poutine a atterri jeudi à la base aérienne de Palam, accueilli par le ministre d'État indien aux Affaires étrangères Kirti Vardhan Singh, selon des images diffusées par l'agence russe Ria Novosti. Pour Xi Jinping, dont l'arrivée est prévue samedi 12 septembre, il s'agit de la première visite en Inde depuis 2019, six ans après l'affrontement militaire meurtrier de 2020 le long de la frontière himalayenne contestée.
Le Straits Times et Channel News Asia notent que New Delhi mène un exercice d'équilibriste diplomatique, cherchant à préserver ses liens avec Washington, les États du Golfe, Moscou, Téhéran et Israël, tout en subissant les perturbations commerciales et maritimes des guerres ukrainienne et iranienne. Jeudi, veille du sommet, Narendra Modi et Vladimir Poutine ont convenu de renforcer leur partenariat, à l'issue d'entretiens portant notamment sur l'énergie et la défense, leur deuxième rencontre en deux semaines. Selon le ministère indien des Affaires étrangères, les deux dirigeants ont partagé leurs perspectives sur les conflits en Asie occidentale et dans la région de la mer Noire, qui ont affecté le commerce maritime et la sécurité des marins indiens.
L'angle économique domine : l'Inde, comme la Chine, reste l'un des plus gros acheteurs de pétrole russe, un flux qui aide Moscou à renflouer son budget malgré les sanctions occidentales imposées depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. New Delhi a résisté aux pressions pour réduire ces échanges. Côté sino-indien, Pékin s'est dit prêt vendredi à travailler avec l'Inde en renforçant la communication et la coopération, tandis que Xi et Modi doivent se rencontrer en tête-à-tête samedi. Un spécialiste des relations Chine-Inde, cité par Channel News Asia, évoque une recherche de récolte précoce et substantielle sur le dossier frontalier, tout en rappelant l'impossibilité de concilier renforcement militaire à la frontière et rapprochement économique. Pour la cité-État, dont l'économie dépend des routes maritimes et de la stabilité énergétique mondiale, ce sommet de onze membres, pesant près de la moitié de la population mondiale, se juge à l'aune de sa capacité à amortir les chocs commerciaux plutôt qu'à celle de ses postures diplomatiques.
