ANGLE DOMINANT
Jakarta mesure le sommet de New Delhi à l'aune de la dédollarisation et des marges commerciales qu'il ouvre pour l'Indonésie, membre à part entière des BRICS depuis janvier 2025, plus qu'aux guerres en Ukraine ou au Moyen-Orient qui divisent le bloc.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Prabowo Subianto participe pour la deuxième fois au sommet des BRICS depuis l'accession de l'Indonésie au statut de membre à part entière en janvier 2025, après Rio de Janeiro en juillet 2025
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L'analyste Andrea Abdul Rahman Azzqy (université Budi Luhur) juge la dédollarisation probable à l'agenda, mais estime que l'Indonésie n'a pas encore sécurisé investissements, bureaucratie et fiscalité pour en tirer parti
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Vladimir Poutine a affirmé que plus de 30 000 sanctions occidentales visent la Russie, soit selon lui deux fois plus que celles imposées à tous les autres pays du monde réunis
ANALYSE
Jakarta, samedi 12 septembre 2026. Le président Prabowo Subianto a atterri vendredi soir à la base aérienne de Palam, à New Delhi, pour sa deuxième participation au sommet des BRICS depuis que l'Indonésie est devenue membre à part entière du bloc, en janvier 2025, après Rio de Janeiro en juillet de la même année. Accueilli sous tapis rouge et garde d'honneur par le ministre d'État indien au Charbon et aux Mines, Satish Chandra Dubey, le chef de l'État était entouré du ministre des Affaires étrangères Sugiono, du ministre de l'Investissement Rosan Roeslani, du ministre de l'Enseignement supérieur Brian Yuliarto et du secrétaire du Cabinet Teddy Indra Wijaya.
Le Secrétariat présidentiel présente cette 18e édition, tenue au Bharat Mandapam, comme un levier vers un ordre économique mondial plus équilibré et inclusif pour les pays en développement. L'agenda annoncé porte sur l'alimentation, l'énergie, le financement du développement et le commerce, plutôt que sur les fronts ukrainien ou moyen-oriental, peu présents dans les comptes-rendus indonésiens. Le ministre Dubey a salué un partenariat New Delhi-Jakarta qui amplifierait la voix du Sud global.
La dédollarisation, relancée depuis Rio, pourrait revenir à l'ordre du jour, selon Andrea Abdul Rahman Azzqy, chercheur en relations internationales à l'université Budi Luhur, cité par Antara. L'analyste tempère toutefois : pour peser dans ces discussions, l'Indonésie devrait d'abord rassurer les investisseurs — sécurité des placements, bureaucratie allégée, fiscalité transparente —, des chantiers que l'administration Prabowo n'a pas encore menés à bien, freinée par des interventions fréquentes sur le marché et une instabilité juridique.
En marge, le président russe Vladimir Poutine a dénoncé devant les délégués plus de 30 000 sanctions occidentales visant Moscou, deux fois plus que celles infligées à tous les autres pays réunis, tout en s'entretenant avec Narendra Modi sur la sécurité maritime en mer Noire et en Asie de l'Ouest. Plus de vingt chefs d'État, dont Xi Jinping et le président iranien Masoud Pezeshkian, sont réunis à New Delhi.
SOURCES (3)
- CNN IndonesiaMOYEN
- Tempo EnglishMOYEN
