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Depuis la salle de contrôle de Starbase, l'ordre d'insertion orbitale n'est venu qu'après plusieurs minutes de débat consécutives à la panne moteur, selon la presse portugaise. La presse russe rapporte par ailleurs que le vaisseau a explosé à l'amerrissage dans le Pacifique, une issue que SpaceX attribue à la température de l'eau plutôt qu'à une défaillance.
La raison de l'arrêt anticipé du vol n'a pas été précisée ; la récupération du vaisseau par la tour de lancement n'est prévue que pour le prochain essai.
Starship a décollé à 07h46 heure du Texas (12h46 GMT) depuis le complexe de Starbase, près de Brownsville, au bord du golfe du Mexique, précisent Clarín et RFI. L'engin associait le propulseur Super Heavy, désigné Booster 21, et l'étage supérieur Ship 41, selon Digi24, qui cite l'agence Agerpres.
La séparation à chaud entre les deux étages s'est déroulée avec succès deux minutes et 34 secondes après le décollage, toujours selon Digi24. À sept minutes et quatorze secondes de vol, alors que la nave évoluait à environ 150 kilomètres d'altitude et filait à près de 20 000 km/h, l'un des moteurs Raptor de l'étage supérieur s'est arrêté, rapporte RTP Notícias ; les autres moteurs ont ensuite été coupés sur ordre du contrôle de mission, le vaisseau poursuivant sa trajectoire en vol passif.
Les équipes d'ingénierie ont analysé les données pendant plusieurs minutes. À la vingtième minute, Starship se trouvait déjà à environ 260 kilomètres d'altitude et à près de 26 000 km/h, proche des paramètres nécessaires à une insertion orbitale, selon l'Observador. Le contrôle de mission a alors donné l'ordre « Go to Orbit », après ce que le média portugais décrit comme « de nombreuses conversations » en salle de contrôle ; l'insertion s'est faite à 275 kilomètres d'altitude avec un seul moteur restant en fonctionnement.
Avant le lancement, l'ingénieur de SpaceX Jake Berkowitz avait posé une condition, rapportée par HuffPost France : « Nous n'irons en orbite que si tout semble en ordre sur tous les plans. »
« Notre popularité chuterait très vite »
Elon Musk lui-même avait justifié, lors d'un sommet économique cité par le Globe and Mail et par la presse australienne, la prudence des essais progressifs de Starship par le risque qu'un vaisseau se désintègre au-dessus de zones habitées.
Le Monde met en avant la portée commerciale du déploiement : selon l'analyste Jean-Baptiste Thépaut, du cabinet Novaspace, les satellites Starlink V3 embarqués disposent d'une capacité proche d'un térabit par seconde, soit dix fois celle de la génération précédente, un gain qu'il qualifie d'« innovation majeure ».
« je n'ai personnellement aucune autre motivation à accumuler des richesses que de contribuer à cet objectif »
RFI rappelle qu'il reste, malgré ce vol, un long chemin avant les vols commerciaux réguliers : Elon Musk envisage à terme des centaines, voire des milliers de vols de Starship par an, pour transporter des datacenters en orbite ou rejoindre la Lune et Mars, un rythme sans précédent selon le média.
ZEIT Online replace cette ambition dans une déclaration plus ancienne d'Elon Musk, tenue il y a dix ans lors d'une conférence spatiale au Mexique, où il présentait déjà Starship comme la voie vers une humanité répartie sur plusieurs planètes, Mars servant de sauvegarde en cas de catastrophe planétaire.
Sur l'issue de l'amerrissage, les couvertures nationales ne répondent pas de la même façon à la même question. La presse russe — Interfax, TASS et Vedomosti, citant la chaîne américaine ABC — rapporte que le vaisseau a explosé à l'amerrissage dans le nord du Pacifique. SpaceX a expliqué que Starship « n'est pas conçu pour se poser en eau froide » et a précisé que cela ne constitue pas un signe de défaillance, selon TASS.
D'autres couvertures du même vol — canadienne, américaine, sud-africaine, australienne — décrivent un amerrissage conforme au plan de vol, sans mentionner d'explosion.
Sur l'ampleur du succès, la méta-analyse du corpus recense douze perspectives sur quinze qui mettent en avant les éléments encore non résolus — panne moteur, vol écourté sans explication donnée par SpaceX — avant de qualifier la réussite, contre trois — française, polonaise et mexicaine — qui retiennent d'abord l'aboutissement commercial ou symbolique. Ce décompte mesure la répartition des angles retenus par la presse consultée, pas un désaccord sur le déroulement du vol.
La couverture mexicaine, à ce titre, ne mentionne ni la panne moteur, ni l'écourtement du vol, ni l'amerrissage du premier étage dans le golfe du Mexique, pourtant voisin immédiat de Starbase — un silence relevé par la méta-analyse du corpus, alors que ces éléments figurent dans les couvertures australienne, polonaise et américaine.
Dan Huot a d'abord annoncé l'échec de la mise en orbite, avant de se rétracter minutes plus tard.
Le premier vol d'essai, en avril 2023, s'était achevé par une explosion peu après le décollage.
Bret Johnsen qualifie ce vol de mission génératrice de revenus, une première pour Starship.
15 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Canberra retient surtout le retournement en direct : Starship a frôlé l'échec avant que les contrôleurs de mission ne renversent leur propre verdict et proclament l'orbite atteinte.
4 sources
Buenos Aires mesure le quatorzième vol de Starship à l'aune du moteur défaillant surmonté en direct, avant un amerrissage prévu au large du Chili, aux confins du cône sud.
2 sources
Bruxelles mesure la prouesse technique de Starship à l'aune des défis qu'il lui reste à surmonter avant toute réutilisation ou vol vers la Lune.
2 sources
Ottawa retient un exploit technique sous réserve : l'orbite est atteinte, mais un moteur perdu et un vol écourté sans explication rappellent que Starship n'a pas encore tout démontré.
2 sources
L'Allemagne mesure ce vol au double verdict qu'il rend : l'orbite enfin atteinte pour la première fois, mais la mission écourtée sans explication après l'arrêt prématuré d'un moteur, preuve que la fiabilité du système reste à démontrer.
2 sources
France mesure le vol de Starship à l'aune du rapport de force économique : Le Monde note que SpaceX « continue de faire la course en tête » sur les fusées et l'internet satellitaire, trois mois après son entrée en Bourse retentissante.
5 sources
Vilnius retient d'abord la performance technique : après treize vols d'essai suborbitaux et plus de 15 milliards de dollars investis depuis 2023, Starship atteint enfin l'orbite, mais la presse lituanienne rappelle que d'importants obstacles séparent encore l'appareil d'un usage commercial ou lunaire.
2 sources
Le Mexique retient de Starship une prouesse technique brute et strictement américaine : trois ans après son premier vol d'essai, la fusée d'Elon Musk a enfin atteint l'orbite terrestre, sans que la presse locale n'évoque la retombée de son premier étage dans le golfe voisin.
2 sources
Varsovie retient la prouesse technique plus que l'incident : malgré la panne d'un moteur, Starship a atteint l'orbite et déployé ses satellites Starlink de nouvelle génération, une étape clé vers le programme lunaire Artemis.
2 sources
Lisbonne retient du quatorzième vol d'essai de Starship une démonstration technique arrachée dans l'incertitude, plus qu'un jalon lunaire déjà acquis.
2 sources
Bucarest retient que la résilience technique a compté davantage que la prouesse annoncée : un moteur en panne, un vol écourté, mais une orbite finalement atteinte.
2 sources
Moscou salue une prouesse inachevée : Starship atteint l'orbite pour la première fois, mais l'explosion à l'amerrissage et le vol écourté dominent le récit russe de cette avancée.
5 sources
Singapour mesure l'exploit à l'aune du risque : la reprise quasi identique de la dépêche Reuters par ses deux quotidiens retient surtout le moteur en panne et le revirement en direct du porte-parole de SpaceX, avant l'entrée en orbite de Starship.
2 sources
Washington retient d'abord la prouesse d'ingénierie : après trois ans et demi d'essais et treize vols sans succès orbital, Starship atteint enfin l'orbite, même si un moteur défaillant et un vol écourté rappellent que la réutilisation totale reste à démontrer.
4 sources
Pretoria mesure le vol Starship 14 à l'aune de son potentiel commercial : au-delà de l'exploit orbital, la presse financière sud-africaine retient surtout la promesse de revenus que représentent les nouveaux satellites Starlink.
5 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Starship a atteint l'orbite terrestre pour la première fois lors de son quatorzième vol d'essai, décollé lundi 28 septembre depuis Starbase, au Texas.
Le vaisseau a déployé 26 satellites Starlink de nouvelle génération, qui rejoignent les quelque 11 000 déjà en service.
Un des moteurs s'est arrêté prématurément peu après le décollage ; les contrôleurs de mission ont néanmoins choisi de poursuivre jusqu'à l'insertion orbitale.
Une partie de la couverture présente le vol comme une réussite commerciale et technique aboutie, tandis qu'une autre partie insiste sur des éléments encore non résolus - panne moteur, vol écourté sans explication - avant la réutilisation complète.
La presse russe rapporte que le vaisseau a explosé lors de son amerrissage dans le Pacifique, une issue que SpaceX attribue à la conception du vaisseau plutôt qu'à un défaut ; d'autres couvertures décrivent un amerrissage conforme au plan sans mentionner d'explosion.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout le retournement en direct : Starship a frôlé l'échec avant que les contrôleurs de mission ne renversent leur propre verdict et proclament l'orbite atteinte.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 29 septembre 2026. Les quotidiens australiens reprennent, presque mot pour mot, le récit du quatorzième vol d'essai de Starship, lancé lundi depuis le complexe de Starbase, au sud du Texas. Le vaisseau de SpaceX, haut comme un immeuble de quarante étages, a atteint l'orbite pour la première fois, une étape que les précédents essais n'avaient jamais franchie : ils ne s'aventuraient pas plus loin que l'océan Indien, s'écrasant souvent en flammes après un bref passage aux abords de l'espace, rapportent le Sydney Morning Herald et The Age.
Le scénario a pourtant frôlé l'échec. Peu après le décollage, l'un des trois moteurs principaux du vaisseau s'est arrêté prématurément. Le porte-parole de SpaceX, Dan Huot, a d'abord annoncé en direct que l'engin ne pourrait pas rejoindre l'orbite : « L'équipe a décidé de ne pas s'engager vers l'orbite. » Quelques minutes plus tard, les ingénieurs ont fait volte-face : les autres systèmes fonctionnant normalement et le moteur défaillant n'étant plus nécessaire, les contrôleurs de mission ont choisi de poursuivre. « Starship est en orbite », a annoncé le centre de contrôle, sous les acclamations retransmises depuis Starbase.
Le vaisseau a déployé 26 satellites Starlink de nouvelle génération, qui rejoignent les quelque 11 000 déjà en service, selon PerthNow et ABC News. SpaceX visait six tours complets de la Terre à 275 kilomètres d'altitude sur près de dix heures, avant un amerrissage dans le Pacifique près du Chili ; la mission a finalement été ramenée à environ trois heures. Le premier étage, le booster Super Heavy, n'était pas destiné à revenir se poser à Starbase mais à retomber dans le golfe du Mexique, où certains de ses moteurs se sont arrêtés durant la descente, précise SpaceX.
La presse australienne relaie aussi la prudence affichée par Elon Musk, qui évoquait récemment lors d'un sommet économique le risque d'un vaisseau se désintégrant au-dessus de zones habitées : « Notre popularité chuterait très vite », avait-il averti, justifiant les essais graduels avant un retour du vaisseau à sa tour de lancement. Pour l'Australie, ce vol confirme surtout que Starship se rapproche du programme lunaire Artemis de la NASA, sans que les médias locaux n'y ajoutent d'analyse propre au pays : le récit reste calé sur celui des agences américaines.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires mesure le quatorzième vol de Starship à l'aune du moteur défaillant surmonté en direct, avant un amerrissage prévu au large du Chili, aux confins du cône sud.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 29 septembre 2026. La presse argentine retient d'abord la performance technique : Starship, le mégalodon spatial d'Elon Musk, a atteint l'orbite terrestre pour la première fois lundi 28 septembre, lors de son quatorzième vol d'essai depuis Starbase, au Texas, malgré une défaillance touchant un des 33 moteurs Raptor de son premier étage, rapporte Infobae. Le porte-parole de SpaceX, Dan Huot, a d'abord annoncé en direct que Starship ne tenterait pas l'insertion orbitale après l'arrêt prématuré d'un moteur, avant de se corriger minutes plus tard, les ingénieurs ayant jugé que la nave conservait les conditions nécessaires pour l'allumage requis.
Le vaisseau a décollé à 7h46 heure du Texas (12h46 GMT) depuis le complexe de Starbase, près de Brownsville, au bord du golfe du Mexique. La mission prévoyait environ dix heures de vol et six tours de la Terre à une altitude de 275 kilomètres, avant un amerrissage contrôlé dans l'océan Pacifique, à l'ouest du Chili, donc aux portes du cône sud, selon Clarín. Le quotidien rappelle que ce vol suit l'entrée en bourse réussie de SpaceX en juin, l'entreprise misant sur un rythme accéléré d'essais ambitieux.
Starship devait déployer 26 satellites Starlink de dernière génération, qui viennent s'ajouter à une constellation déjà installée en orbite. Le directeur sénior des lancements de Starship, Justin Styer, a comparé la puissance du décollage à une mitrailleuse capable de tirer onze camionnettes par seconde plutôt que des projectiles, une image reprise par Infobae pour souligner l'ampleur du premier étage, haut de 123 mètres et propulsé par ses 33 moteurs Raptor.
Les articles argentins insistent sur le chemin qui reste à parcourir : malgré ce jalon, d'énormes défis techniques subsistent avant que Starship, qu'Elon Musk veut totalement réutilisable, ne soit prête pour des vols commerciaux ou des missions vers la Lune et Mars, selon Clarín. Le quotidien souligne aussi que les essais précédents se sont parfois terminés en explosions spectaculaires, rappelant la fragilité du programme malgré les avancées.
Aucun des articles consultés ne mentionne le programme Artemis de la NASA ni la réaction de son administrateur Jared Isaacman, ni la raison de l'écourtement du vol après environ trois heures au lieu des dix prévues, un silence qui recentre le récit argentin sur la prouesse d'ingénierie plutôt que sur ses enjeux géopolitiques ou institutionnels.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles mesure la prouesse technique de Starship à l'aune des défis qu'il lui reste à surmonter avant toute réutilisation ou vol vers la Lune.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 29 septembre 2026. Lundi 28 septembre à 14h48, heure texane, le vaisseau Starship de SpaceX a atteint l'orbite terrestre pour la première fois de son histoire, au terme d'un quatorzième vol d'essai depuis la base de Starbase, au Texas. La chaîne publique flamande VRT NWS rapporte une tension extrême dans l'équipe d'Elon Musk : « 20 minuten voelden als 3 uur » (« 20 minutes ont semblé durer 3 heures »), selon le récit du média. Une trentaine de minutes après le décollage, 26 satellites Starlink de nouvelle génération ont été libérés un par un dans l'espace, sous les acclamations du centre de contrôle, précise VRT NWS.
La Libre Belgique souligne que l'étage supérieur de la fusée, la plus grande et la plus puissante jamais construite, a filé à 28 000 km/h et réussi dès sa première tentative un test qualifié de risqué mais indispensable à la poursuite du programme. Le quotidien resitue l'essai trois mois après l'entrée retentissante en Bourse de SpaceX, un contexte qui accroît la pression sur chaque étape technique franchie.
Le journal donne la parole à Kathleen Curlee, analyste spatiale à l'université Georgetown auprès de l'AFP : atteindre l'orbite « implique davantage de force et des calculs plus complexes », la fusée devant effectuer différentes manoeuvres selon le niveau de gravité auquel elle est soumise. Pour La Libre, cette complexité technique explique pourquoi l'objectif restait hors de portée lors des treize vols précédents.
La presse belge retient surtout ce que ce vol prouve et ce qui reste à démontrer. VRT NWS rappelle que la mission, prévue pour durer environ dix heures et effectuer six tours de la Terre, s'inscrit dans une course où la Chine affiche aussi de grandes ambitions lunaires, tandis que SpaceX travaille avec la NASA sur son programme commercial. La Libre insiste sur les défis techniques qui séparent encore Starship de vols commerciaux réguliers, du déploiement de datacenters en orbite ou d'un aller vers la Lune ou Mars, ainsi que sur l'ambition d'Elon Musk de rendre la fusée totalement réutilisable.
Aucun des deux médias consultés n'évoque à ce stade l'arrêt prématuré d'un moteur ni l'écourtement du vol mentionnés par d'autres sources internationales : la couverture belge se concentre sur l'exploit de l'orbite atteinte et sur les obstacles techniques encore devant SpaceX.
ANGLE DOMINANT
Ottawa retient un exploit technique sous réserve : l'orbite est atteinte, mais un moteur perdu et un vol écourté sans explication rappellent que Starship n'a pas encore tout démontré.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 29 septembre 2026. Pour la presse canadienne, l'exploit technique du 28 septembre se lit à l'aune de ses réserves. Starship, la fusée de SpaceX, a atteint l'orbite pour la première fois lors de son quatorzième vol d'essai depuis Starbase, au Texas, rapportent CBC News et le Globe and Mail. « Starship est en orbite », a annoncé le centre de contrôle, sous les acclamations, selon les deux quotidiens.
Le vaisseau a néanmoins failli manquer son objectif : un de ses moteurs s'est arrêté trop tôt après le décollage. Les contrôleurs de vol ont pourtant choisi, après plusieurs minutes de tension, de poursuivre la mission puisque le reste du système fonctionnait normalement et que le moteur défaillant n'était plus nécessaire.
Vingt-six satellites Starlink de nouvelle génération, les plus avancés à ce jour, ont ensuite été déployés un à un, rejoignant les quelque 11 000 déjà en service, précise CBC News. SpaceX visait un vol de près de dix heures et six tours complets de la Terre à 275 kilomètres d'altitude, afin de démontrer sa préparation au programme lunaire Artemis de la NASA. La mission a pourtant été écourtée après un peu plus de trois heures, le vaisseau amerrissant dans le Pacifique près du Chili. « Aucune raison n'a été fournie », note CBC News. Le premier étage, lui, est retombé comme prévu dans le golfe du Mexique, sans tentative de retour à la base.
L'administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a félicité SpaceX pour avoir « géré chaque étape de façon sûre, responsable et particulièrement inspirante », selon les propos rapportés par CBC News. Le Globe and Mail rappelle que l'étape suivante, si ce vol est jugé concluant, consistera à faire revenir le prochain Starship se poser sur la tour de lancement, saisi par des bras mécaniques géants — une manœuvre à laquelle Elon Musk donne « des chances égales ou légèrement supérieures » de réussir.
Le fondateur de SpaceX justifie la prudence par le risque que représenterait un vaisseau se désintégrant au-dessus de zones habitées : « notre popularité chuterait très rapidement », a-t-il déclaré lors d'un sommet économique, cité par le Globe and Mail. Pour la presse canadienne, l'essai marque un jalon technique réel, mais laissé incomplet : orbite atteinte, moteur perdu, vol raccourci sans explication rendue publique — autant de zones d'ombre que la prochaine tentative de récupération devra dissiper avant que la réutilisation intégrale de Starship ne soit tenue pour acquise.
ANGLE DOMINANT
L'Allemagne mesure ce vol au double verdict qu'il rend : l'orbite enfin atteinte pour la première fois, mais la mission écourtée sans explication après l'arrêt prématuré d'un moteur, preuve que la fiabilité du système reste à démontrer.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 29 septembre 2026. La presse allemande retient d'abord un chiffre : le quatorzième vol d'essai de Starship, décollé lundi matin de Starbase, au Texas, est le premier à avoir atteint l'orbite. La Tagesschau ouvre son récit sur ce jalon, avant de nuancer aussitôt : « wegen technischer Probleme landete sie aber schon Stunden früher im Pazifik » — en raison de problèmes techniques, la fusée a amerri des heures plus tôt que prévu dans le Pacifique. Le vol devait durer environ dix heures et faire six fois le tour de la Terre à 275 kilomètres d'altitude et 28 000 km/h ; il a été interrompu après environ trois heures, sans que SpaceX en explique la cause précise. Selon la Tagesschau, « offenbar hatte sich ein Triebwerk zu früh abgeschaltet » — un moteur se serait arrêté trop tôt.
ZEIT Online insiste sur la taille du vaisseau, plus grand que la statue de la Liberté : un booster Super Heavy de 70 mètres et un étage supérieur de 50 mètres, conçus pour être réutilisés. Les deux titres relèvent que le premier vol d'essai, en avril 2023, s'était achevé par une explosion quelques minutes après le décollage, et que les tests suivants avaient été inférieurs aux attentes — cadre qui fait de cette mise en orbite un progrès net, sans effacer l'arrêt prématuré du moteur ni le raccourcissement du vol.
Le déploiement de satellites Starlink de nouvelle génération V3 est présenté comme une première technique en soi : déploiement des antennes, des panneaux solaires, puis établissement des liaisons avec la Terre et les autres satellites — séquence déjà simulée lors d'essais précédents, et qui semble cette fois avoir globalement fonctionné selon les informations communiquées par SpaceX lui-même.
Un troisième texte de ZEIT Online prend du recul : il retrace un discours tenu par Elon Musk il y a dix ans lors d'une conférence spatiale au Mexique, où il présentait Starship comme la voie vers une humanité « multiplanétaire », avec Mars comme sauvegarde en cas de catastrophe planétaire. Il y citait Musk : « Ich habe persönlich keine andere Motivation, Reichtum anzusammeln, als zu diesem Ziel beizutragen » — je n'ai personnellement aucune autre motivation à accumuler des richesses que de contribuer à cet objectif.
La NASA veut utiliser Starship pour envoyer des astronautes sur la Lune ; SpaceX vise Mars. La lecture allemande reste mesurée : l'orbite est un jalon réel, mais la mission écourtée et le moteur défaillant rappellent que la fiabilité reste à démontrer avant tout vol habité.
ANGLE DOMINANT
France mesure le vol de Starship à l'aune du rapport de force économique : Le Monde note que SpaceX « continue de faire la course en tête » sur les fusées et l'internet satellitaire, trois mois après son entrée en Bourse retentissante.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 29 septembre 2026. Starship a franchi lundi 28 septembre un cap que la presse française qualifie d'historique : pour son quatorzième vol d'essai depuis Starbase, au Texas, le lanceur géant de SpaceX a atteint pour la première fois l'orbite terrestre, malgré la panne d'un des six moteurs de son étage supérieur. « Nous n'irons en orbite que si tout semble en ordre sur tous les plans », avait prévenu avant le décollage l'ingénieur de SpaceX Jake Berkowitz, rapporte HuffPost France. L'équipe a néanmoins choisi de poursuivre le vol.
Au-delà de l'exploit technique, Le Monde situe l'événement sur un terrain stratégique et commercial : « SpaceX continue de faire la course en tête dans le domaine stratégique des fusées comme celui de la fourniture d'Internet par satellite. » L'étage supérieur a déployé vingt-six satellites Starlink de troisième génération, baptisés « Starlink V3 », plus puissants que leurs prédécesseurs. L'analyste Jean-Baptiste Thépaut, du cabinet Novaspace, y voit une « innovation majeure » : « Ces satellites disposent d'une capacité de près d'un térabit par seconde, soit dix fois celle des satellites de la génération précédente, ce qui est absolument énorme. » Début août, Elon Musk avait lui-même vanté « un changement radical, un changement considérable » lors de la présentation des résultats financiers de SpaceX.
RFI et HuffPost France rappellent que ce vol s'inscrit trois mois après une entrée retentissante de SpaceX d'Elon Musk en Bourse, en juin. Le vaisseau, prévu pour dix heures et six tours de la Terre, a finalement amerri dans l'océan Pacifique bien plus tôt qu'escompté, sans que SpaceX n'en précise la raison ; le décollage avait eu lieu à 07h46 (12h46 TU) depuis le complexe de Brownsville, près du golfe du Mexique. Air&Cosmos rappelle qu'aucune récupération n'était prévue pour ce vol, ni pour le vaisseau Starship ni pour le propulseur Super Heavy, au terme d'« années de bataille avec la FAA » pour obtenir l'autorisation d'un premier vol orbital.
Reste, souligne RFI, « un long chemin avant les vols commerciaux » : Elon Musk envisage à terme de faire voler des centaines, voire des milliers de Starship par an, pour transporter des datacenters en orbite ou rejoindre la Lune et Mars, un rythme de lancement sans précédent selon le média.
ANGLE DOMINANT
Vilnius retient d'abord la performance technique : après treize vols d'essai suborbitaux et plus de 15 milliards de dollars investis depuis 2023, Starship atteint enfin l'orbite, mais la presse lituanienne rappelle que d'importants obstacles séparent encore l'appareil d'un usage commercial ou lunaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 29 septembre 2026. La presse économique et généraliste lituanienne a suivi la nuit du lundi 28 septembre avec un mélange d'admiration technique et de prudence. Pour Kauno diena et Verslo žinios, l'événement central tient en une phrase : après treize vols d'essai suborbitaux depuis 2023, la fusée Starship de SpaceX a enfin atteint l'orbite terrestre, à l'occasion de son quatorzième vol.
Les deux titres reprennent les mêmes chiffres bruts. L'engin, haut de plus de 120 mètres, a décollé à 8h48 heure locale — 15h48 heure lituanienne — depuis le complexe Starbase, près de Brownsville, au Texas. L'étage supérieur s'est séparé du lanceur et a filé en orbite à plus de 26 300 km/h, à 277 kilomètres d'altitude. Le vol, planifié pour durer environ dix heures et six tours de la Terre avant un amerrissage dans le Pacifique, devait permettre de déployer 26 nouveaux satellites Starlink de dernière génération.
Kauno diena qualifie directement la tentative de « sėkmingas bandymas » — un essai réussi — et la présente comme une étape décisive vers les futures missions habitées vers la Lune et Mars. Verslo žinios adopte le même cadrage factuel, mais insiste davantage sur le coût du programme : selon le quotidien économique, le développement de Starship a déjà coûté à SpaceX plus de 15 milliards de dollars depuis le lancement des essais en configuration complète, en 2023.
Les deux journaux rappellent, presque mot pour mot, que la fusée noire et argentée reste l'objet volant le plus grand et le plus puissant jamais construit, et qu'elle a subi de nombreuses modifications avant ce vol. Ils soulignent aussi qu'Elon Musk espère en faire un lanceur entièrement réutilisable, mais que d'importants obstacles techniques restent à franchir avant que Starship puisse être jugée prête pour des vols commerciaux ou des missions lunaires et martiennes.
Aucun des deux articles ne détaille les incidents survenus en cours de vol ni la durée réellement observée ; leur couverture, publiée avant l'issue complète de la mission, s'arrête au plan de vol annoncé. Kauno diena rappelle enfin que trois autres lancements de SpaceX sont prévus cette semaine, dont un vol habité vers la Station spatiale internationale — signe, pour la presse lituanienne, que ce rythme de tirs reste la vraie mesure de la maturité du programme, plus que ce seul vol test.
ANGLE DOMINANT
Le Mexique retient de Starship une prouesse technique brute et strictement américaine : trois ans après son premier vol d'essai, la fusée d'Elon Musk a enfin atteint l'orbite terrestre, sans que la presse locale n'évoque la retombée de son premier étage dans le golfe voisin.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 29 septembre 2026. Pour la presse mexicaine, l'information tient en une phrase reprise à l'identique dans les deux grands titres du groupe Reforma : le vol 14 de Starship, décollé de la base de Starbase, au Texas, le 28 septembre, a atteint l'orbite terrestre pour la première fois. Reforma et El Norte publient un texte strictement identique, crédité « Grupo REFORMA », qui salue un « hito clave » (un jalon décisif) dans le développement de la plus grande fusée jamais construite, conçue selon eux pour de futures missions vers la Lune et Mars.
La dépêche, illustrée par un cliché crédité à l'AFP, insiste sur la portée symbolique de l'événement : trois ans après son premier vol d'essai, l'engin d'Elon Musk a enfin franchi le seuil orbital et déployé des satellites en orbite terrestre. Aucun détail n'est donné sur la nature exacte ou le nombre de ces satellites : la dépêche se contente d'en présenter le déploiement comme la preuve que Starship fonctionne désormais comme un lanceur opérationnel, et non plus seulement comme un prototype expérimental voué à exploser en vol.
Le texte, daté et rédigé depuis Washington, situe l'événement dans une perspective strictement américaine : aucune mention n'est faite des retombées possibles pour le Mexique, pourtant voisin immédiat de Starbase, à quelques kilomètres de la frontière avec le Tamaulipas. Ni l'arrêt prématuré d'un moteur au décollage, ni l'écourtement du vol par rapport aux dix heures prévues, ni la retombée du premier étage dans le golfe du Mexique ne figurent dans la version diffusée par Reforma et El Norte. Le lecteur mexicain apprend seulement que l'orbite a été atteinte, pas comment ni à quel prix technique.
Cette couverture minimaliste, reprise sans variation par deux titres pourtant distincts, traduit une dépendance à une dépêche unique plutôt qu'un travail de vérification local propre. Le choix éditorial retenu est celui de la prouesse technique brute : trois années d'essais, un cap symbolique franchi, une promesse tournée vers la Lune et Mars. Pour les lecteurs mexicains, l'exploit de SpaceX reste avant tout présenté comme une nouvelle américaine, rapportée avec la distance d'un fait extérieur plutôt qu'avec la proximité géographique réelle qui unit pourtant Starbase au territoire mexicain voisin.
ANGLE DOMINANT
Varsovie retient la prouesse technique plus que l'incident : malgré la panne d'un moteur, Starship a atteint l'orbite et déployé ses satellites Starlink de nouvelle génération, une étape clé vers le programme lunaire Artemis.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 29 septembre 2026. La presse polonaise a suivi lundi le quatorzième vol d'essai de Starship comme un événement à part, saluant un succès malgré une frayeur en cours de route. Vingt-cinq minutes après le décollage depuis Starbase, au Texas, le vaisseau propulsé par le premier étage Super Heavy a atteint l'orbite terrestre, une première pour le programme. C'est à ce moment que Starship a procédé au premier déploiement de 26 satellites Starlink de nouvelle génération, la version V3. SpaceX a confirmé avoir établi le contact avec les premiers d'entre eux.
Le fait technique le plus commenté reste la défaillance moteur survenue peu après le décollage : un des six moteurs de Starship, l'un des trois Raptor à vide, est tombé en panne. RMF24 rapporte que les ingénieurs de SpaceX ont d'abord évoqué une possible annulation de la tentative de mise en orbite, avant de décider de poursuivre la mission. Wirtualne Media, citant l'agence PAP, résume que « la mission a été proche de l'échec ». Le vaisseau devait ensuite boucler six tours de la Terre en environ dix heures avant d'amerrir dans le Pacifique, au large des côtes chiliennes, un plan de vol que les articles du pool décrivent sans indiquer qu'il ait été écourté en cours de mission.
Autre différence notable avec les vols précédents : cette fois, le booster Super Heavy n'a pas tenté d'atterrissage. Il a simulé une manœuvre de retour au-dessus du golfe du Mexique avant d'amerrir, sans chercher à se poser sur le pas de tir.
Les médias polonais relient directement cet essai au programme Artemis de retour d'astronautes sur la Lune, et plus loin, à un éventuel vol habité vers Mars. Starship, présenté comme le système de lancement le plus puissant au monde, est vu comme la clé d'un accès moins coûteux à l'orbite pour davantage de charges et de passagers. Chaque satellite Starlink V3 apporterait à lui seul 1 Tbps de débit à la constellation, soit 26 Tbps au total pour ce seul lancement, dix fois plus qu'un lancement unique de satellites de génération précédente avec une fusée Falcon 9, selon RMF24.
La tonalité dominante reste celle d'une réussite technologique validée malgré l'incident moteur, davantage que celle d'un vol interrompu avant l'heure prévue.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient du quatorzième vol d'essai de Starship une démonstration technique arrachée dans l'incertitude, plus qu'un jalon lunaire déjà acquis.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 29 septembre 2026. La presse portugaise retient du quatorzième vol d'essai de Starship une démonstration technique arrachée dans l'incertitude, plus qu'un jalon lunaire déjà acquis. Selon RTP Notícias, le vol a débuté « de forme apparemment routinière », avec un décollage réussi depuis Starbase, au Texas, et un retour contrôlé du propulseur Super Heavy. Mais à sept minutes et quatorze secondes de vol, alors que la nave se trouvait à environ 150 kilomètres d'altitude et filait à près de 20 000 km/h, un des six moteurs Raptor s'est arrêté. Sur ordre du contrôle de mission, les cinq moteurs restants ont ensuite été coupés, la nave poursuivant sa trajectoire en vol passif grâce à l'énergie accumulée pendant l'ascension.
Pendant plusieurs minutes, les équipes d'ingénierie ont analysé les données de télémétrie. À la vingtième minute, Starship se trouvait déjà à environ 260 kilomètres d'altitude, filant à près de 26 000 km/h, proche des paramètres nécessaires à une insertion orbitale. Le contrôle de mission a alors donné un ordre inédit : « Go to Orbit ». L'Observador précise que la décision d'entrer en orbite n'a été prise qu'à la dernière minute : la manœuvre était prévue environ 25 minutes après le décollage, mais la panne détectée sur un moteur Raptor a mis en cause le déroulement de la mission. Les équipes n'ont donné leur feu vert qu'après « de nombreuses conversations » en salle de contrôle, annonçant en direct : « Seguimos para órbita! ».
Starship a finalement entamé sa manœuvre d'insertion orbitale à 275 kilomètres d'altitude, avec un seul moteur en fonctionnement. Des applaudissements se sont fait entendre depuis le poste de commandement au Texas. Peu après, la nave a largué 26 satellites Starlink de troisième génération, à raison d'un par minute. Comme prévu, le propulseur Super Heavy a amerri dans le golfe du Mexique. Le retour de Starship sur Terre était annoncé pour près de dix heures après le lancement, soit environ 23 heures à Lisbonne.
Les médias portugais rappellent que lors de son précédent vol, en juillet, Starship avait été récupérée intacte dans l'océan Indien pour la première fois, avant d'être examinée pendant plusieurs semaines. RTP Notícias qualifie l'entrée en orbite de « marco considerado fundamental » pour les projets d'exploration lunaire et martienne d'Elon Musk, sans s'attarder sur le calendrier du programme Artemis de la NASA ni sur la portée commerciale des satellites déployés.
ANGLE DOMINANT
Bucarest retient que la résilience technique a compté davantage que la prouesse annoncée : un moteur en panne, un vol écourté, mais une orbite finalement atteinte.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, mardi 29 septembre 2026. La presse roumaine retient d'abord le suspense technique plus que le triomphe annoncé. Selon Digi24, qui cite l'Agerpres, Starship a décollé du complexe Starbase, sur la côte du Golfe du Mexique près de Brownsville, au Texas, vers 12h46 GMT lundi 28 septembre. Haute comme un immeuble de 40 étages et composée du propulseur Super Heavy et de l'étage Ship 41, la fusée a exécuté avec succès la séparation à chaud deux minutes et 34 secondes après le décollage.
Mais l'un des trois moteurs principaux de la nef s'est arrêté prématurément. Mediafax rapporte que SpaceX avait d'abord annoncé que Starship ne tenterait plus d'atteindre l'orbite, avant que les ingénieurs ne déterminent, quelques minutes plus tard, que les moteurs restants suffisaient pour poursuivre la séquence de combustion. SpaceX a ensuite annoncé sur X que Starship avait atteint l'orbite dès sa première tentative et livré des satellites Starlink pour la première fois.
Les 26 satellites Starlink V3 ont été déployés à environ 269 kilomètres d'altitude ; Elon Musk a affirmé qu'ils fonctionnaient tous normalement. Mediafax souligne la portée commerciale du vol : c'est la première charge génératrice de revenus transportée par Starship, alors que la conception finale du vaisseau reste en développement. Les satellites V3 peuvent transporter jusqu'à dix fois plus de données que la génération V2 mini, et SpaceX prévoit à l'avenir des lots de jusqu'à 60 satellites V3 par mission.
La mission, prévue pour environ dix heures et six révolutions autour de la Terre, a été réduite à trois heures en raison de la panne moteur, avant l'amerrissage dans le Pacifique, à l'ouest du Chili. Le propulseur Booster 21 a, lui, effectué sa combustion de freinage avant d'amerrir dans le Golfe du Mexique comme prévu.
Digi24 rappelle que ce quatorzième vol d'essai prépare le service régulier que SpaceX veut démarrer dès cette année, ainsi que les futures missions lunaires de la NASA. Pour la presse roumaine, l'enseignement tient moins à l'orbite atteinte - une première après treize essais suborbitaux depuis 2023 - qu'à la capacité du système à compenser une défaillance en temps réel.
ANGLE DOMINANT
Moscou salue une prouesse inachevée : Starship atteint l'orbite pour la première fois, mais l'explosion à l'amerrissage et le vol écourté dominent le récit russe de cette avancée.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 29 septembre 2026. Pour la presse russe, le quatorzième vol d'essai de Starship marque une avancée technique retenue avec circonspection : la fusée de SpaceX a bien atteint l'orbite terrestre pour la première fois, lundi, depuis la base de Starbase, au Texas, mais la mission écourtée puis l'explosion du vaisseau à l'amerrissage occupent une large part du récit.
Interfax rappelle les paramètres de la mission : décollage à 12h48 heure locale (15h48 à Moscou), montée à environ 275 km d'altitude, six tours de la Terre prévus sur près de dix heures, avant un amerrissage dans le Pacifique à l'ouest du Chili. L'agence souligne que « toutes les précédentes tentatives ont suivi des trajectoires suborbitales » et que ce vol « ouvre la voie à l'étape suivante : la création d'un système entièrement et rapidement réutilisable ».
Le lanceur Super Heavy, selon Interfax, s'est posé dans le golfe du Mexique environ neuf minutes après le décollage, malgré l'arrêt d'un de ses 33 moteurs en vol, incident qui « n'a pas empêché la mise en orbite du vaisseau ». Starship a déployé 26 satellites Starlink de nouvelle génération, précise Meduza, qui cite CNN pour souligner l'ampleur de l'événement : ce lancement « marque le début du passage de la phase d'essais à une exploitation pleine et entière » de la fusée.
Mais la défaillance d'un des six moteurs du vaisseau, peu après la séparation, a conduit SpaceX à réduire la mission d'un facteur trois : trois heures de vol au lieu de dix, rapporte Meduza. Vedomosti et TASS, citant la chaîne américaine ABC, insistent sur l'épisode final : le vaisseau a explosé à l'amerrissage dans le nord du Pacifique. SpaceX a expliqué que Starship « n'est pas conçu pour se poser en eau froide » et a précisé que cela « ne constitue pas un signe de défaillance », la mission restant qualifiée de réussie malgré l'incident moteur.
RT relève que les satellites Starlink V3 embarqués offrent une capacité de liaison descendante dix fois supérieure à la génération précédente, un argument commercial que la presse russe associe à la domination croissante de SpaceX sur l'accès à l'internet par satellite. Le prochain vol, si celui-ci est jugé concluant, devra démontrer la capture du vaisseau par les bras de la tour de lancement, étape vers la pleine réutilisation du système.
ANGLE DOMINANT
Singapour mesure l'exploit à l'aune du risque : la reprise quasi identique de la dépêche Reuters par ses deux quotidiens retient surtout le moteur en panne et le revirement en direct du porte-parole de SpaceX, avant l'entrée en orbite de Starship.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 29 septembre 2026. Le Straits Times et Channel News Asia reprennent, quasi mot pour mot, la dépêche Reuters consacrée au quatorzième vol d'essai de Starship, décollé lundi depuis Starbase, au Texas. Les deux titres retiennent d'abord la marge d'erreur du vol : l'un des moteurs du lanceur s'est arrêté plus tôt que prévu, juste après le décollage. Sur le direct de la mission, le porte-parole de SpaceX Dan Huot a d'abord annoncé que Starship ne pourrait pas atteindre l'orbite, avant de se rétracter quelques minutes plus tard, une fois confirmé par les ingénieurs qu'un allumage moteur clé restait possible pour hisser l'engin en orbite.
Cette hésitation en direct, plus que le déploiement de satellites lui-même, structure le récit relayé à Singapour. Le vaisseau, haut de quarante étages et composé d'un premier étage Super Heavy surmonté du vaisseau Starship, devait accomplir six tours de la Terre en dix heures de vol, avant d'amerrir dans le Pacifique à l'ouest du Chili. Conçu pour lancer plus fréquemment les satellites Starlink de SpaceX et transporter, à terme, les missions lunaires de la NASA, ce vol constituait pour Starship un repère de base, celui que tout nouveau lanceur doit franchir avant de livrer des charges utiles.
Les articles rappellent qu'Elon Musk avait prédit cet aboutissement pour 2022, suivi de déploiements de satellites dès 2023. Depuis 2023, pourtant, les treize vols d'essai précédents de Starship s'étaient limités à l'espace suborbital, malgré une décennie de développement ayant coûté à SpaceX plus de 15 milliards de dollars à ce jour. Musk envisage, à terme, de faire voler des centaines, voire des milliers de Starship par an, un rythme de lancement sans précédent dans l'industrie spatiale.
Channel News Asia situe ce quatorzième lancement comme le prélude à un service commercial de routine que SpaceX prévoit de lancer plus tard dans l'année. Pour la cité-État, dont l'économie numérique reste tributaire des grands opérateurs satellitaires privés, ce vol pèse moins comme prouesse spectaculaire que comme jalon de fiabilité : un moteur en moins n'a pas suffi à faire échouer la mission, mais l'épisode confirme que la marge entre succès et échec reste étroite pour le lanceur le plus puissant jamais construit.
ANGLE DOMINANT
Washington retient d'abord la prouesse d'ingénierie : après trois ans et demi d'essais et treize vols sans succès orbital, Starship atteint enfin l'orbite, même si un moteur défaillant et un vol écourté rappellent que la réutilisation totale reste à démontrer.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 29 septembre 2026. Après trois ans et demi d'essais et treize vols sans succès orbital, SpaceX a franchi lundi le seuil que ni la presse ni la NASA n'osaient garantir : le quatorzième vol d'essai de Starship a rejoint l'orbite terrestre, à 170 miles d'altitude, en 25 minutes et 17 secondes depuis Starbase, au Texas. « Starship performs its orbital insertion burn and enters orbit of Earth for the first time », a annoncé SpaceX sur X, selon Time, qui qualifie l'événement de jalon « impossible à surestimer » pour les ambitions lunaires et martiennes de l'entreprise comme pour celles de la NASA.
Le vaisseau, haut de 407 pieds sur son pas de tir et équipé de 33 moteurs au premier étage produisant 16,7 millions de livres de poussée, dépasse largement la puissance du Space Launch System de la NASA, à 8,8 millions de livres, rapporte Time. La Federal Aviation Administration avait délivré son autorisation de vol le 26 septembre, précise CNBC. Le lancement, prévu pour environ dix heures et six tours de la Terre avant un amerrissage dans le Pacifique, a néanmoins été écourté après environ trois heures, sans que SpaceX n'en précise la raison.
Au cours du vol, Starship a déployé 26 nouveaux satellites Starlink V3, portant la constellation à environ 11 000 satellites actifs, contre 650 pour le concurrent Eutelsat OneWeb, selon CNBC. Elon Musk avait déclaré en août qu'« il n'est pas exclu qu'à un moment donné, Starlink délivre la majorité de l'internet mondial ». Le premier étage Super Heavy, modifié après des problèmes de givrage lors du vol précédent, a amerri comme prévu dans le golfe du Mexique.
Axios souligne que SpaceX n'a pas tenté cette fois de « rattraper » Starship avec les bras de sa tour de lancement, manœuvre déjà réussie avec le seul Super Heavy. « By going to orbit, the next phase of developing Starship to be fully and rapidly reusable can begin », a expliqué l'entreprise dans son bilan de mission. The Hill rappelle que l'objectif affiché reste de démontrer la capacité du vaisseau pour le programme Artemis de la NASA, qui doit ramener des astronautes américains sur la Lune.
ANGLE DOMINANT
Pretoria mesure le vol Starship 14 à l'aune de son potentiel commercial : au-delà de l'exploit orbital, la presse financière sud-africaine retient surtout la promesse de revenus que représentent les nouveaux satellites Starlink.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 29 septembre 2026. Pour la presse sud-africaine, le quatorzième vol d'essai de Starship est autant une prouesse technique qu'une promesse de chiffre d'affaires. Lundi 28 septembre, la fusée géante de SpaceX a décollé de Starbase, au Texas, et atteint l'orbite pour la première fois de son histoire, embarquant 26 satellites Starlink de nouvelle génération, les V3, destinés à rejoindre le réseau de plus de 11 000 engins déjà en service.
Le vol n'a pourtant pas été sans accroc. Après le décollage, l'un des trois moteurs principaux de l'étage supérieur s'est arrêté plus tôt que prévu. Le porte-parole de SpaceX, Dan Huot, a d'abord annoncé en direct : « The team has made the call not to commit to orbit » — l'équipe a renoncé à viser l'orbite. Quelques minutes plus tard, revirement : les ingénieurs ont confirmé qu'une seconde combustion permettait malgré tout d'y parvenir. « Starship is orbital », a lancé un membre de l'équipe de contrôle, sous les applaudissements, avant le déploiement, satellite après satellite, à environ 269 kilomètres d'altitude.
Le titre financier Moneyweb insiste sur la dimension commerciale de la mission. Le directeur financier de SpaceX, Bret Johnsen, l'a qualifiée de « revenue-generating flight » — un vol générateur de revenus —, les satellites V3 étant de qualité de production et destinés à intégrer durablement le réseau. Moneyweb rapporte que SpaceX attend « une augmentation très rapide des revenus » liés aux communications Starlink grâce à ces nouveaux engins.
Business Day et TimesLIVE, qui reprennent le même récit d'agence signé Joey Roulette, situent l'événement dans la trajectoire de SpaceX vers une exploitation routinière de Starship dès la fin de l'année, avec un usage régulier pour les lancements Starlink et, à terme, les missions lunaires de la Nasa. The Citizen rappelle que les précédents essais, menés sur des trajectoires suborbitales plus prudentes, s'étaient soldés par des explosions spectaculaires, y compris au-dessus des Caraïbes — ce qui donne, selon le titre, tout son relief à cette première orbitale.
SABC News avait présenté, avant le vol, ce quatorzième essai comme un moment potentiellement charnière, celui où Starship devait passer du statut d'expérimentation à celui de véhicule opérationnel et réutilisable, capable de porter satellites, mission lunaire et, un jour, un vol vers Mars.
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