ANGLE DOMINANT
Bruxelles mesure la prouesse technique de Starship à l'aune des défis qu'il lui reste à surmonter avant toute réutilisation ou vol vers la Lune.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Starship a atteint l'orbite terrestre pour la première fois lundi 28 septembre à 14h48, lors de son quatorzième vol d'essai depuis Starbase, au Texas.
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26 satellites Starlink de nouvelle génération ont été déployés un par un environ une demi-heure après le décollage, sous les acclamations du centre de contrôle (VRT NWS).
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Selon Kathleen Curlee, analyste spatiale à l'université Georgetown citée par La Libre, atteindre l'orbite implique « davantage de force et des calculs plus complexes » du fait des manœuvres à différents niveaux de gravité.
ANALYSE
Bruxelles, 29 septembre 2026. Lundi 28 septembre à 14h48, heure texane, le vaisseau Starship de SpaceX a atteint l'orbite terrestre pour la première fois de son histoire, au terme d'un quatorzième vol d'essai depuis la base de Starbase, au Texas. La chaîne publique flamande VRT NWS rapporte une tension extrême dans l'équipe d'Elon Musk : « 20 minuten voelden als 3 uur » (« 20 minutes ont semblé durer 3 heures »), selon le récit du média. Une trentaine de minutes après le décollage, 26 satellites Starlink de nouvelle génération ont été libérés un par un dans l'espace, sous les acclamations du centre de contrôle, précise VRT NWS.
La Libre Belgique souligne que l'étage supérieur de la fusée, la plus grande et la plus puissante jamais construite, a filé à 28 000 km/h et réussi dès sa première tentative un test qualifié de risqué mais indispensable à la poursuite du programme. Le quotidien resitue l'essai trois mois après l'entrée retentissante en Bourse de SpaceX, un contexte qui accroît la pression sur chaque étape technique franchie.
Le journal donne la parole à Kathleen Curlee, analyste spatiale à l'université Georgetown auprès de l'AFP : atteindre l'orbite « implique davantage de force et des calculs plus complexes », la fusée devant effectuer différentes manoeuvres selon le niveau de gravité auquel elle est soumise. Pour La Libre, cette complexité technique explique pourquoi l'objectif restait hors de portée lors des treize vols précédents.
La presse belge retient surtout ce que ce vol prouve et ce qui reste à démontrer. VRT NWS rappelle que la mission, prévue pour durer environ dix heures et effectuer six tours de la Terre, s'inscrit dans une course où la Chine affiche aussi de grandes ambitions lunaires, tandis que SpaceX travaille avec la NASA sur son programme commercial. La Libre insiste sur les défis techniques qui séparent encore Starship de vols commerciaux réguliers, du déploiement de datacenters en orbite ou d'un aller vers la Lune ou Mars, ainsi que sur l'ambition d'Elon Musk de rendre la fusée totalement réutilisable.
Aucun des deux médias consultés n'évoque à ce stade l'arrêt prématuré d'un moteur ni l'écourtement du vol mentionnés par d'autres sources internationales : la couverture belge se concentre sur l'exploit de l'orbite atteinte et sur les obstacles techniques encore devant SpaceX.
