ANGLE DOMINANT
Varsovie retient la prouesse technique plus que l'incident : malgré la panne d'un moteur, Starship a atteint l'orbite et déployé ses satellites Starlink de nouvelle génération, une étape clé vers le programme lunaire Artemis.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Starship a atteint l'orbite terrestre 25 minutes après le décollage et a déployé 26 satellites Starlink V3, chacun apportant 1 Tbps de débit, soit 26 Tbps au total pour ce lancement (RMF24).
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Un des six moteurs de Starship, l'un des trois Raptor à vide, est tombé en panne peu après le décollage ; les ingénieurs de SpaceX ont décidé de poursuivre la mission malgré cette défaillance (RMF24, Wirtualne Media).
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Contrairement aux vols précédents, le booster Super Heavy n'a pas tenté d'atterrissage cette fois : il a simulé une manœuvre au-dessus du golfe du Mexique avant d'amerrir (Wirtualne Media).
ANALYSE
Varsovie, 29 septembre 2026. La presse polonaise a suivi lundi le quatorzième vol d'essai de Starship comme un événement à part, saluant un succès malgré une frayeur en cours de route. Vingt-cinq minutes après le décollage depuis Starbase, au Texas, le vaisseau propulsé par le premier étage Super Heavy a atteint l'orbite terrestre, une première pour le programme. C'est à ce moment que Starship a procédé au premier déploiement de 26 satellites Starlink de nouvelle génération, la version V3. SpaceX a confirmé avoir établi le contact avec les premiers d'entre eux.
Le fait technique le plus commenté reste la défaillance moteur survenue peu après le décollage : un des six moteurs de Starship, l'un des trois Raptor à vide, est tombé en panne. RMF24 rapporte que les ingénieurs de SpaceX ont d'abord évoqué une possible annulation de la tentative de mise en orbite, avant de décider de poursuivre la mission. Wirtualne Media, citant l'agence PAP, résume que « la mission a été proche de l'échec ». Le vaisseau devait ensuite boucler six tours de la Terre en environ dix heures avant d'amerrir dans le Pacifique, au large des côtes chiliennes, un plan de vol que les articles du pool décrivent sans indiquer qu'il ait été écourté en cours de mission.
Autre différence notable avec les vols précédents : cette fois, le booster Super Heavy n'a pas tenté d'atterrissage. Il a simulé une manœuvre de retour au-dessus du golfe du Mexique avant d'amerrir, sans chercher à se poser sur le pas de tir.
Les médias polonais relient directement cet essai au programme Artemis de retour d'astronautes sur la Lune, et plus loin, à un éventuel vol habité vers Mars. Starship, présenté comme le système de lancement le plus puissant au monde, est vu comme la clé d'un accès moins coûteux à l'orbite pour davantage de charges et de passagers. Chaque satellite Starlink V3 apporterait à lui seul 1 Tbps de débit à la constellation, soit 26 Tbps au total pour ce seul lancement, dix fois plus qu'un lancement unique de satellites de génération précédente avec une fusée Falcon 9, selon RMF24.
La tonalité dominante reste celle d'une réussite technologique validée malgré l'incident moteur, davantage que celle d'un vol interrompu avant l'heure prévue.
