ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout le retournement en direct : Starship a frôlé l'échec avant que les contrôleurs de mission ne renversent leur propre verdict et proclament l'orbite atteinte.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le vaisseau a déployé 26 satellites Starlink de nouvelle génération, qui rejoignent les quelque 11 000 déjà en service, selon PerthNow et ABC News.
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Un des trois moteurs principaux s'est arrêté prématurément peu après le décollage, poussant le porte-parole SpaceX Dan Huot à annoncer que le vaisseau ne rejoindrait pas l'orbite, avant un revirement des contrôleurs de mission qui ont proclamé « Starship est en orbite ».
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La mission, prévue pour environ dix heures et six tours de la Terre à 275 kilomètres d'altitude avec un amerrissage près du Chili, a été ramenée à environ trois heures ; le premier étage Super Heavy est retombé dans le golfe du Mexique.
ANALYSE
Canberra, 29 septembre 2026. Les quotidiens australiens reprennent, presque mot pour mot, le récit du quatorzième vol d'essai de Starship, lancé lundi depuis le complexe de Starbase, au sud du Texas. Le vaisseau de SpaceX, haut comme un immeuble de quarante étages, a atteint l'orbite pour la première fois, une étape que les précédents essais n'avaient jamais franchie : ils ne s'aventuraient pas plus loin que l'océan Indien, s'écrasant souvent en flammes après un bref passage aux abords de l'espace, rapportent le Sydney Morning Herald et The Age.
Le scénario a pourtant frôlé l'échec. Peu après le décollage, l'un des trois moteurs principaux du vaisseau s'est arrêté prématurément. Le porte-parole de SpaceX, Dan Huot, a d'abord annoncé en direct que l'engin ne pourrait pas rejoindre l'orbite : « L'équipe a décidé de ne pas s'engager vers l'orbite. » Quelques minutes plus tard, les ingénieurs ont fait volte-face : les autres systèmes fonctionnant normalement et le moteur défaillant n'étant plus nécessaire, les contrôleurs de mission ont choisi de poursuivre. « Starship est en orbite », a annoncé le centre de contrôle, sous les acclamations retransmises depuis Starbase.
Le vaisseau a déployé 26 satellites Starlink de nouvelle génération, qui rejoignent les quelque 11 000 déjà en service, selon PerthNow et ABC News. SpaceX visait six tours complets de la Terre à 275 kilomètres d'altitude sur près de dix heures, avant un amerrissage dans le Pacifique près du Chili ; la mission a finalement été ramenée à environ trois heures. Le premier étage, le booster Super Heavy, n'était pas destiné à revenir se poser à Starbase mais à retomber dans le golfe du Mexique, où certains de ses moteurs se sont arrêtés durant la descente, précise SpaceX.
La presse australienne relaie aussi la prudence affichée par Elon Musk, qui évoquait récemment lors d'un sommet économique le risque d'un vaisseau se désintégrant au-dessus de zones habitées : « Notre popularité chuterait très vite », avait-il averti, justifiant les essais graduels avant un retour du vaisseau à sa tour de lancement. Pour l'Australie, ce vol confirme surtout que Starship se rapproche du programme lunaire Artemis de la NASA, sans que les médias locaux n'y ajoutent d'analyse propre au pays : le récit reste calé sur celui des agences américaines.
