ANGLE DOMINANT
Ottawa retient un exploit technique sous réserve : l'orbite est atteinte, mais un moteur perdu et un vol écourté sans explication rappellent que Starship n'a pas encore tout démontré.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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26 satellites Starlink de nouvelle génération déployés, rejoignant les quelque 11 000 déjà en service
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Un moteur s'est arrêté trop tôt après le décollage ; les contrôleurs ont décidé de poursuivre la mission malgré tout
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Le vol, prévu pour durer environ dix heures et six tours de la Terre, a été écourté après un peu plus de trois heures sans qu'aucune raison ne soit fournie
ANALYSE
Ottawa, 29 septembre 2026. Pour la presse canadienne, l'exploit technique du 28 septembre se lit à l'aune de ses réserves. Starship, la fusée de SpaceX, a atteint l'orbite pour la première fois lors de son quatorzième vol d'essai depuis Starbase, au Texas, rapportent CBC News et le Globe and Mail. « Starship est en orbite », a annoncé le centre de contrôle, sous les acclamations, selon les deux quotidiens.
Le vaisseau a néanmoins failli manquer son objectif : un de ses moteurs s'est arrêté trop tôt après le décollage. Les contrôleurs de vol ont pourtant choisi, après plusieurs minutes de tension, de poursuivre la mission puisque le reste du système fonctionnait normalement et que le moteur défaillant n'était plus nécessaire.
Vingt-six satellites Starlink de nouvelle génération, les plus avancés à ce jour, ont ensuite été déployés un à un, rejoignant les quelque 11 000 déjà en service, précise CBC News. SpaceX visait un vol de près de dix heures et six tours complets de la Terre à 275 kilomètres d'altitude, afin de démontrer sa préparation au programme lunaire Artemis de la NASA. La mission a pourtant été écourtée après un peu plus de trois heures, le vaisseau amerrissant dans le Pacifique près du Chili. « Aucune raison n'a été fournie », note CBC News. Le premier étage, lui, est retombé comme prévu dans le golfe du Mexique, sans tentative de retour à la base.
L'administrateur de la NASA, Jared Isaacman, a félicité SpaceX pour avoir « géré chaque étape de façon sûre, responsable et particulièrement inspirante », selon les propos rapportés par CBC News. Le Globe and Mail rappelle que l'étape suivante, si ce vol est jugé concluant, consistera à faire revenir le prochain Starship se poser sur la tour de lancement, saisi par des bras mécaniques géants — une manœuvre à laquelle Elon Musk donne « des chances égales ou légèrement supérieures » de réussir.
Le fondateur de SpaceX justifie la prudence par le risque que représenterait un vaisseau se désintégrant au-dessus de zones habitées : « notre popularité chuterait très rapidement », a-t-il déclaré lors d'un sommet économique, cité par le Globe and Mail. Pour la presse canadienne, l'essai marque un jalon technique réel, mais laissé incomplet : orbite atteinte, moteur perdu, vol raccourci sans explication rendue publique — autant de zones d'ombre que la prochaine tentative de récupération devra dissiper avant que la réutilisation intégrale de Starship ne soit tenue pour acquise.
