ANGLE DOMINANT
Bucarest retient que la résilience technique a compté davantage que la prouesse annoncée : un moteur en panne, un vol écourté, mais une orbite finalement atteinte.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
26 satellites Starlink V3 ont été déployés à environ 269 km d'altitude, tous opérationnels selon Elon Musk (Mediafax).
- 02
Un des trois moteurs principaux s'est arrêté prématurément après le décollage ; SpaceX avait d'abord annoncé l'abandon de l'objectif orbital avant de le reconsidérer (Mediafax).
- 03
La mission, prévue pour dix heures et six révolutions, a été réduite à trois heures avant l'amerrissage dans le Pacifique, à l'ouest du Chili (Digi24).
ANALYSE
Bucarest, mardi 29 septembre 2026. La presse roumaine retient d'abord le suspense technique plus que le triomphe annoncé. Selon Digi24, qui cite l'Agerpres, Starship a décollé du complexe Starbase, sur la côte du Golfe du Mexique près de Brownsville, au Texas, vers 12h46 GMT lundi 28 septembre. Haute comme un immeuble de 40 étages et composée du propulseur Super Heavy et de l'étage Ship 41, la fusée a exécuté avec succès la séparation à chaud deux minutes et 34 secondes après le décollage.
Mais l'un des trois moteurs principaux de la nef s'est arrêté prématurément. Mediafax rapporte que SpaceX avait d'abord annoncé que Starship ne tenterait plus d'atteindre l'orbite, avant que les ingénieurs ne déterminent, quelques minutes plus tard, que les moteurs restants suffisaient pour poursuivre la séquence de combustion. SpaceX a ensuite annoncé sur X que Starship avait atteint l'orbite dès sa première tentative et livré des satellites Starlink pour la première fois.
Les 26 satellites Starlink V3 ont été déployés à environ 269 kilomètres d'altitude ; Elon Musk a affirmé qu'ils fonctionnaient tous normalement. Mediafax souligne la portée commerciale du vol : c'est la première charge génératrice de revenus transportée par Starship, alors que la conception finale du vaisseau reste en développement. Les satellites V3 peuvent transporter jusqu'à dix fois plus de données que la génération V2 mini, et SpaceX prévoit à l'avenir des lots de jusqu'à 60 satellites V3 par mission.
La mission, prévue pour environ dix heures et six révolutions autour de la Terre, a été réduite à trois heures en raison de la panne moteur, avant l'amerrissage dans le Pacifique, à l'ouest du Chili. Le propulseur Booster 21 a, lui, effectué sa combustion de freinage avant d'amerrir dans le Golfe du Mexique comme prévu.
Digi24 rappelle que ce quatorzième vol d'essai prépare le service régulier que SpaceX veut démarrer dès cette année, ainsi que les futures missions lunaires de la NASA. Pour la presse roumaine, l'enseignement tient moins à l'orbite atteinte - une première après treize essais suborbitaux depuis 2023 - qu'à la capacité du système à compenser une défaillance en temps réel.
