
39 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Caracas décode la rencontre entre Trump et Xi à travers le prisme de l'intelligence artificielle, seul dossier de fond évoqué par la presse locale au-delà de la mise en scène protocolaire de la Maison-Blanche.
2 sources
Buenos Aires distingue, derrière le faste protocolaire du sommet Trump-Xi, ce qui reste en suspens : une trêve commerciale simplement prolongée jusqu'au 10 janvier, sans accord sur les terres rares, Taïwan ou l'intelligence artificielle.
5 sources
Canberra retient surtout l'absence d'accord sur l'intelligence artificielle, seul sujet où Xi Jinping a publiquement fixé une ligne rouge devant Donald Trump, malgré le faste déployé autour du sommet.
5 sources
Dacca mesure l'écart entre la mise en scène du sommet Trump-Xi et l'absence de percée sur le commerce, les terres rares ou l'intelligence artificielle, seule la trêve commerciale ayant été prolongée de deux mois.
2 sources
Bruxelles décrypte ce sommet comme une mise en scène du protocole plutôt qu'une avancée diplomatique : c'est en rompant l'usage, accueil personnel à l'aéroport, tapis rouge, banquet d'Etat, que Trump compense sa faiblesse politique, tandis que la seule avancée concrète reste la prolongation de la trêve commerciale jusqu'au 10 janvier.
3 sources
Brasília mesure les répercussions commerciales d'un sommet riche en symboles mais pauvre en annonces, en particulier pour le soja et les terres rares.
3 sources
Ottawa retient surtout le double standard commercial américain : Washington prolonge sa propre trêve avec Pékin tout en sermonnant le Canada pour un accord bien plus modeste sur les véhicules électriques chinois.
3 sources
Pékin retient de ce sommet la relation personnelle affichée bien plus que les dossiers non tranchés, insistant sur le protocole du tapis rouge, le dîner d'État chargé de symboles et l'appel de Xi Jinping à une relation de « stabilité stratégique » avec Washington.
3 sources
Bogotá retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas tranché : Taïwan, l'Iran et l'intelligence artificielle restent sans avancée, malgré le faste diplomatique déployé à la Maison-Blanche.
2 sources
Berlin décrypte le sommet Trump-Xi comme une démonstration de faste sans substance, où gestes et symboles - tapis rouge, statue d'aigle, pandas - ont occupé le devant de la scène tandis que le commerce, Taïwan et l'intelligence artificielle restaient sans accord.
4 sources
Copenhague décrypte le sommet Trump-Xi comme une mise en scène diplomatique masquant une lutte technologique sans merci entre Washington et Pékin, l'intelligence artificielle restant le vrai enjeu non résolu.
3 sources
Quito décrypte la visite d'État de Xi Jinping à Washington comme un exercice de mise en scène protocolaire — tapis rouge, bombardiers et pandas offerts au zoo d'Atlanta —, tandis que les tensions de fond sur le commerce, Taïwan ou l'intelligence artificielle restent cantonnées à un simple point d'agenda.
4 sources
Madrid retient surtout que le sommet Trump-Xi n'a débouché sur aucun accord commercial ferme, seulement une prorogation de deux mois de la trêve tarifaire, laissant en suspens l'intelligence artificielle, Taïwan et l'Iran.
4 sources
Bamako décrypte le sommet Trump-Xi comme une manche de plus dans la course technologique sino-américaine, davantage que comme une avancée diplomatique.
2 sources
Helsinki décrypte le sommet Trump-Xi comme une confrontation entre puissances de l'intelligence artificielle, où le faste protocolaire et les pandas offerts masquent l'absence d'accord sur la technologie qui décidera de l'équilibre mondial.
4 sources
Paris décrypte la visite d'État de Xi Jinping comme un exercice de mise en scène diplomatique où le faste du protocole masque l'absence de percée sur le fond, du commerce à Taïwan.
5 sources
Jakarta décrypte le faste protocolaire déployé à Washington, où le tapis rouge, le dîner d'État et l'échange de cadeaux ont davantage retenu l'attention de la presse indonésienne que les dossiers commerciaux et sécuritaires laissés sans réponse.
2 sources
New Delhi scrute le sommet Trump-Xi à travers le prisme du « piège de Thucydide » cité par Xi Jinping, un débat sur la coexistence des puissances montante et établie qui résonne directement avec l'ascension de l'Inde elle-même.
3 sources
Rome décrypte la mise en scène de Washington : sous le tapis rouge et les pandas, une amitié affichée qui masque, selon la presse italienne, des divergences profondes sur Taïwan, l'Iran et le commerce.
5 sources
Tokyo mesure surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas tranché : ni sur Taïwan, ni sur l'intelligence artificielle, ni sur le commerce, malgré l'affichage d'une « très grande amitié ».
2 sources
Séoul retient surtout que la trêve commerciale reconduite prolonge son propre « accord de Busan », tandis que la péninsule coréenne et une éventuelle rencontre Trump-Kim restent suspendues aux suites du sommet.
4 sources
Le Mexique dénonce le grand écart : tapis rouge, dîner d'État et pandas pour Xi Jinping, quand Washington qualifiait récemment son propre voisin d'« épicentre des cartels » devant l'ONU.
4 sources
Kuala Lumpur mesure la trêve commerciale prolongée entre Washington et Pékin comme un sursis provisoire, pas une résolution, pour une économie malaisienne suspendue aux flux commerciaux entre ses deux premiers partenaires.
2 sources
Abuja relativise la mise en scène de Washington : au-delà du tapis rouge, du dîner d'État et des pandas, la presse nigériane retient surtout une trêve commerciale prolongée de deux mois et l'absence de percée sur Taïwan, l'Iran ou l'intelligence artificielle.
2 sources
Katmandou s'interroge sur la marginalisation de l'ONU pendant que Trump et Xi négocient en tête-à-tête à Washington, loin de l'Assemblée générale de New York.
4 sources
Lima dissocie la mise en scène protocolaire du sommet Trump-Xi de ses résultats concrets, réduits à une trêve commerciale prolongée sans confirmation chinoise et à des échanges sans accord sur l'IA, Taïwan ou l'Iran.
3 sources
Islamabad mesure l'accord Trump-Xi à l'aune de ce qui n'a pas été signé : la trêve commerciale n'est prolongée que de deux mois, loin des attentes des marchés, tandis que terres rares, puces et Taïwan restent en suspens.
5 sources
Varsovie décortique un « moment historique » proclamé par Xi Jinping sans qu'aucun accord concret ne soit jamais nommé, entre rituel diplomatique et silence sur le fond.
2 sources
Lisbonne retient du sommet moins la scénographie protocolaire de l'amitié que l'avertissement direct de Xi Jinping à Trump sur Taïwan, doublé d'un accroc sur la liberté de la presse américaine.
3 sources
Doha retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas réglé : une trêve commerciale prolongée de seulement deux mois et une dépendance américaine aux terres rares chinoises qui s'étend jusque dans les années 2030.
2 sources
Bucarest décrypte la rencontre Trump-Xi par le prisme technologique : au-delà du faste protocolaire, la presse roumaine retient surtout la convergence inédite entre Washington et Pékin contre toute régulation de l'intelligence artificielle.
2 sources
Moscou décèle dans le faste protocolaire déployé à Washington un rituel diplomatique riche en symboles — tapis rouge, survols militaires, dîner d'État — mais pauvre en accords concrets, les attentes de percée restant, selon la presse locale, « modestes ».
3 sources
Stockholm décrypte le faste diplomatique de Washington en le mettant en regard de ce qu'il laisse dans l'ombre : le soutien chinois allégué à l'industrie militaire iranienne, la pression de Pékin sur les livraisons d'armes à Taïwan, et l'avertissement de Xi contre le « piège de Thucydide ».
5 sources
Singapour décrypte le sommet Trump-Xi comme du « diplotainment » : sous les pandas et le dîner d'État, aucune avancée sur le commerce, Taïwan, les terres rares ou l'IA, et la trêve commerciale n'est prolongée que jusqu'au 10 janvier.
2 sources
Bangkok mesure la trêve commerciale prolongée jusqu'au 10 janvier et le faste protocolaire de la visite d'État de Xi Jinping, sans avancée sur Taïwan, les puces ou l'intelligence artificielle.
2 sources
Kyiv scrute ce sommet à l'aune d'une seule question : Trump utilisera-t-il son nouveau levier de sanctions pour forcer Xi à lâcher Poutine, ou la relation Trump-Xi restera-t-elle affaire de commerce plutôt que de paix ?
3 sources
Londres dissocie le faste protocolaire déployé à Washington de l'absence de toute avancée sur le commerce, Taïwan ou l'intelligence artificielle.
4 sources
Washington déroule le tapis rouge pour un dirigeant qu'il qualifiait hier de « menace mondiale », un contraste que sa propre presse relève sans avancée sur Taïwan, le commerce ou l'IA.
7 sources
Pretoria retient surtout ce que le sommet de Washington n'a pas réglé : ni le commerce, ni Taïwan, ni l'intelligence artificielle, la trêve tarifaire n'ayant été que prolongée de deux mois derrière le faste protocolaire.
5 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le récit du sommet est dominé, dans la plupart des couvertures, par le faste protocolaire de l'accueil (tapis rouge, accueil personnel de Trump à la base d'Andrews, dîner d'État) plutôt que par le contenu des discussions.
La trêve commerciale sino-américaine, qui devait expirer le 10 novembre, n'a été prolongée que jusqu'au 10 janvier, une annonce faite par le secrétaire au Trésor Scott Bessent à l'arrivée de Xi Jinping.
Aucune avancée n'a été annoncée à l'issue de la rencontre sur le fond du commerce, Taïwan, les terres rares ou l'intelligence artificielle.
Une question commune traverse la couverture : le sommet marque-t-il une avancée substantielle dans la relation bilatérale ou une opération d'image sans contenu tranché ? La presse chinoise le présente comme un moment historique de partenariat retrouvé, tandis qu'une partie de la presse anglophone le lit comme une démonstration de faste sans percée, voire une incohérence de la politique commerciale américaine.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Sur la question de savoir si Washington et Pékin convergent ou s'opposent sur la régulation de l'intelligence artificielle, une partie de la presse rapporte les propos de Trump affirmant que les deux pays s'accordent contre toute nouvelle règle, tandis qu'une autre partie rapporte l'appel explicite de Xi Jinping à un développement de l'IA maintenu « sous contrôle humain », que Trump qualifie par ailleurs de « canular ».
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
À la question de savoir quel dossier constitue l'enjeu le plus déterminant du sommet, une partie de la presse retient la rivalité technologique en intelligence artificielle comme l'axe véritable derrière le protocole, tandis qu'une autre partie retient prioritairement les répercussions commerciales et financières (marchés, terres rares, agro-industrie) du duel sino-américain.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Caracas décode la rencontre entre Trump et Xi à travers le prisme de l'intelligence artificielle, seul dossier de fond évoqué par la presse locale au-delà de la mise en scène protocolaire de la Maison-Blanche.
POINTS CLES
ANALYSE
Caracas, vendredi 25 septembre 2026. Depuis Caracas, la presse indépendante détaille la mise en scène cordiale déployée par Donald Trump pour recevoir Xi Jinping à la Maison-Blanche, jeudi 24 septembre 2026, au terme de plus de trois heures d'entretiens à huis clos dans le Bureau ovale. « Gran reunión. Gracias », a lâché Trump à la presse en saluant son homologue chinois vers 13h30, heure locale, sur le pas de l'Aile ouest, rapporte Efecto Cocuyo. Avant de se séparer, le président américain a fait visiter à Xi les jardins de la résidence présidentielle, lui montrant le nouvel héliport et les travaux d'une grande salle de bal en construction, le qualifiant en plaisantant d'« expert en pierre [...] qui adore le bon granit », sans que Xi ne réponde aux journalistes.
La visite, entamée à 10h00 locales par une cérémonie militaire, marque la première visite d'État de Xi Jinping à la Maison-Blanche depuis 2015, sous la présidence Obama, et le second face-à-face entre les deux dirigeants cette année, après le déplacement de Trump à Pékin en mai. Un dîner d'État attendait le soir même Xi et son épouse Peng Liyuan, reçus par Trump et Melania Trump, tandis que les deux premières dames ont visité dans la journée le Musée national d'art asiatique du Smithsonian.
El Nacional situe l'enjeu réel du sommet au-delà du protocole : une cumbre bilatérale centrée sur la trêve commerciale, l'Iran, Taïwan et l'intelligence artificielle. Sur ce dernier point, Trump a affirmé que la Chine et les États-Unis « s'opposent » ensemble aux nouvelles régulations sur l'IA, promettant que le sujet « sera un grand thème » de discussion et présentant le département de la Justice américain comme sa propre « barrière de contention ». Aucune annonce chiffrée n'accompagne cependant cette convergence revendiquée sur le commerce, Taïwan ou les terres rares.
Pour la presse vénézuélienne, l'image d'un tapis rouge et d'une entente affichée entre Washington et Pékin contraste avec l'absence de tout engagement concret sur l'IA, laissée à l'état de déclaration d'intention plutôt que de cadre commun entre les deux puissances.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires distingue, derrière le faste protocolaire du sommet Trump-Xi, ce qui reste en suspens : une trêve commerciale simplement prolongée jusqu'au 10 janvier, sans accord sur les terres rares, Taïwan ou l'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 25 septembre 2026. La presse argentine détaille avant tout ce qui n'a pas changé au terme du sommet Trump-Xi à Washington : la trêve commerciale entre les deux premières économies mondiales, simplement prolongée jusqu'au 10 janvier, sans accord de fond sur les terres rares, le commerce agricole, l'intelligence artificielle ou Taïwan. Ámbito rappelle que Xi Jinping arrivait mercredi 23 septembre pour sa première visite d'État à Washington en onze ans, reçu par Trump sur le tarmac de la base Andrews avec tapis rouge, salves d'artillerie et survol de bombardiers B-1 — un protocole que le républicain avait déjà réservé à Vladimir Poutine en 2025, en Alaska.
Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé, à la veille du sommet, que l'accord de Busan, censé expirer le 10 novembre, était prolongé « jusqu'au 10 janvier, pour nous laisser plus de temps sur le front économique », selon des propos relayés par Ámbito. Les discussions avec le vice-premier ministre chinois He Lifeng, entamées le week-end à New York, ont aussi débouché sur un protocole de cybersécurité technologique et l'ouverture d'un dialogue sur 30 milliards de dollars de tarifs, sans résultat annoncé jeudi 24 septembre.
Jeudi, à la Maison-Blanche, Xi a plaidé pour une « coexistence pacifique » et une concurrence « saine », qui doit « rester dans certaines limites » : « une course où chacun cherche à rattraper l'autre, pas un bras de fer où l'un gagne et l'autre perd », selon El Cronista. Il a averti que Chine et États-Unis « ont beaucoup à gagner de la coopération et perdront tous deux avec la confrontation ». Trump, lui, a évoqué des avancées « considérables » vers une relation commerciale « plus équilibrée ».
ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout l'absence d'accord sur l'intelligence artificielle, seul sujet où Xi Jinping a publiquement fixé une ligne rouge devant Donald Trump, malgré le faste déployé autour du sommet.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, vendredi 25 septembre 2026. Les médias australiens décrivent un sommet Trump-Xi saturé de symboles mais pauvre en décisions. Donald Trump a accueilli Xi Jinping directement sur le tarmac de Joint Base Andrews mercredi, une courtoisie personnelle que Pékin lui avait refusée lors de sa propre visite en mai. Le président américain a vanté leur « très grande amitié » et assuré que les deux pays ne s'étaient « jamais mieux entendus ». Jeudi, un dîner d'État réunissant environ 130 invités a mêlé pompe militaire et diplomatie économique : parmi les convives, Elon Musk, Mark Zuckerberg, Sam Altman et Jensen Huang, ainsi que les dirigeants de Boeing, BlackRock, Blackstone et Paramount Skydance. Xi, lui, n'était accompagné d'aucun chef d'entreprise chinois, seulement de hauts responsables du Parti communiste. Trump a offert une statue d'aigle ; Xi a annoncé l'envoi de deux pandas au zoo d'Atlanta et l'accueil de 100 000 lycéens américains en Chine sur cinq ans.
Mais la presse australienne insiste : derrière le faste, aucune avancée substantielle n'a été annoncée sur le commerce, Taïwan, l'Iran ou l'intelligence artificielle. Seule décision concrète, la trêve tarifaire a été prolongée jusqu'au 10 janvier 2027, alors qu'elle devait expirer en novembre, a annoncé le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Sur l'IA, Xi a répété que son développement doit rester « toujours sous contrôle humain », en contraste avec Trump, qui a dit vouloir « la laisser exactement où elle est » et parle de « super intelligence ». Xi a de nouveau invoqué le « piège de Thucydide », le risque de guerre quand une puissance montante en déplace une autre installée — en jugeant, cette fois, qu'il « peut être surmonté ».
ANGLE DOMINANT
Dacca mesure l'écart entre la mise en scène du sommet Trump-Xi et l'absence de percée sur le commerce, les terres rares ou l'intelligence artificielle, seule la trêve commerciale ayant été prolongée de deux mois.
POINTS CLES
ANALYSE
Dacca, vendredi 25 septembre 2026. Les journaux bangladais résument en une image le sommet de Washington : beaucoup de faste, peu de substance. Le Daily Star et TBS News rapportent que Donald Trump a réservé à Xi Jinping un accueil inédit à Joint Base Andrews mercredi, avec parade militaire, survol d'un bombardier B-1 et tour de l'hélicoptère Marine One, avant un dîner d'État jeudi où le président américain a offert à son hôte une statue d'aigle. La presse locale note que ce faste survient « après une journée de pompe et de cérémonie qui masquait de profondes tensions » entre les deux puissances, selon la formule reprise du Daily Star.
Ce que Dacca retient surtout, c'est ce qui n'a pas été obtenu. La trêve commerciale, censée expirer le 10 novembre, n'a été prolongée que de deux mois, jusqu'au 10 janvier, selon le secrétaire au Trésor Scott Bessent cité par TBS. Les désaccords restent entiers sur les contrôles à l'exportation de terres rares et de semi-conducteurs, ainsi que sur les liens de Pékin avec l'Iran. Pour une économie exportatrice comme le Bangladesh, dépendante des chaînes d'approvisionnement textiles et technologiques, l'absence de percée commerciale entre Washington et Pékin est lue comme un signal d'incertitude prolongée plutôt que d'apaisement.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles décrypte ce sommet comme une mise en scène du protocole plutôt qu'une avancée diplomatique : c'est en rompant l'usage, accueil personnel à l'aéroport, tapis rouge, banquet d'Etat, que Trump compense sa faiblesse politique, tandis que la seule avancée concrète reste la prolongation de la trêve commerciale jusqu'au 10 janvier.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 25 septembre 2026. Pour la presse belge, le sommet Trump-Xi se lit moins comme une avancée diplomatique que comme une mise en scène soigneusement calibrée. La VRT souligne que Donald Trump a rompu avec l'usage en allant lui-même accueillir Xi Jinping sur le tarmac de la base aérienne d'Andrews mercredi soir, un geste qu'aucun président américain ne fait normalement pour un dirigeant étranger, réservé habituellement à un ministre. La chaîne flamande y voit un signe de faiblesse plus que de force : la popularité de Trump est au plus bas de ses deux mandats, la guerre contre l'Iran qu'il a lui-même déclenchée en février maintient le détroit quasi fermé et renchérit le diesel, et les Américains renouvellent leur Congrès dans six semaines. « Trump espère acheter des résultats avec la seule chose qu'il peut offrir gratuitement : l'honneur », résume la VRT, rappelant qu'en 2017 il avait offert un simple gâteau au chocolat à Mar-a-Lago, contre un banquet d'Etat de 125 invités dans l'East Room cette fois.
La Libre Belgique et la DH insistent sur ce même bousculement du protocole, tapis rouge, survol militaire, cérémonie d'arrivée, avant de relever le seul résultat tangible de la visite : la prolongation de la trêve commerciale jusqu'au 10 janvier, annoncée par le secrétaire au Trésor Scott Bessent sur Fox News, alors que l'accord initial devait expirer le 10 novembre. Aucune autre avancée n'est mentionnée sur Taïwan, les puces ou l'intelligence artificielle, sujets pourtant annoncés au programme des pourparlers de jeudi à la Maison Blanche. Xi Jinping, cité par l'agence Chine nouvelle, a appelé les deux pays à être « partenaires plutôt que rivaux » et a filé un clin d'œil au slogan de Trump en évoquant le « grand renouveau de la nation chinoise » allant de pair avec « rendre à l'Amérique sa grandeur ».
ANGLE DOMINANT
Brasília mesure les répercussions commerciales d'un sommet riche en symboles mais pauvre en annonces, en particulier pour le soja et les terres rares.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 25 septembre 2026. La presse brésilienne retient d'abord ce que la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, jeudi à la Maison-Blanche, ne change pas pour le pays : rien n'a été tranché sur le commerce, Taïwan, les terres rares ou l'intelligence artificielle, mais la trêve tarifaire a été prolongée jusqu'au 10 janvier 2027. G1 souligne que « pour le Brésil, deux secteurs concentrent une part importante des effets possibles : l'agro-industrie, notamment le soja, et l'exploitation minière », face à la recherche internationale de fournisseurs de terres rares hors de Chine. Le média détaille aussi la négociation en cours sur un retrait mutuel des tarifs douaniers portant sur environ 30 milliards de dollars de produits jugés non sensibles, ainsi que les taxes imposées aux navires chinois dans les ports américains — des points qui pèsent sur les routes commerciales dont dépend Brasília.
Le protocole a occupé l'essentiel de la journée : tapis rouge à la base Andrews, revue des troupes, survol d'un bombardeur B-2, puis dîner d'État réunissant des patrons américains — Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk, Jeff Bezos, Sam Altman et Lisa Su, selon l'Estadão. Trump y a assuré que les deux pays « ne se sont jamais aussi bien entendus », malgré des « systèmes différents », avant d'offrir à Xi une sculpture d'aigle. Xi a annoncé l'envoi de deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta, présentés comme « émissaires de l'amitié » entre Chinois et Américains.
ANGLE DOMINANT
Ottawa retient surtout le double standard commercial américain : Washington prolonge sa propre trêve avec Pékin tout en sermonnant le Canada pour un accord bien plus modeste sur les véhicules électriques chinois.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 25 septembre 2026. Pour la presse canadienne, le sommet Trump-Xi à Washington tient moins de la diplomatie que de la mise en scène — et il éclaire surtout, par contraste, la politique commerciale d'Ottawa envers Pékin. Xi Jinping a été accueilli mercredi sur le tarmac de la base aérienne d'Andrews par Donald Trump, tapis rouge de 30 mètres, garde d'honneur et survol de bombardiers B-1 à l'appui. Le président américain a qualifié son homologue de « great leader », tandis que son administration prolongeait, le même jour, la trêve commerciale bilatérale de deux mois, jusqu'au 10 janvier, selon l'annonce du secrétaire au Trésor Scott Bessent. Jeudi, le sommet à la Maison-Blanche — moins de deux heures d'entretiens à huis clos, sans lecture officielle rendue publique — a été suivi d'un dîner d'État où figurait une liste d'invités « lourde en PDG de la tech », entre bar chilien en croûte de sésame et manifestants scandant « China out of Hong Kong » devant les grilles. Xi a plaidé pour une compétition « saine et bornée » plutôt qu'un affrontement à somme nulle, et pressé Trump, selon l'agence Xinhua, d'« adhérer à la position correcte d'opposition à l'indépendance de Taïwan » — demande restée sans réponse publique, alors que Washington a déjà retardé de plusieurs mois un contrat d'armement de 14 milliards de dollars US pour Taipei. Mais c'est le décalage avec le dossier canadien qui retient l'attention à Ottawa. CBC souligne que Washington, en pleine offensive de charme envers Pékin, continue de réprimander le premier ministre Mark Carney pour un accord bien plus modeste conclu en janvier : l'entrée de 49 000 véhicules électriques chinois moyennant un tarif ramené de 100 % à 6,1 %, contre une baisse des droits chinois sur le canola, les pois, le homard et le crabe canadiens. Le secrétaire au Commerce Howard Lutnick a lancé : « Carney a un problème avec nous, il monte dans un avion et va en Chine? », tandis que le secrétaire aux Transports Sean Duffy prédisait que Carney « regrettera » sa décision. Jia Wang, de l'Institut Chine de l'Université de l'Alberta, y voit la démonstration que Washington exige de ses partenaires ce qu'il s'autorise lui-même. La presse canadienne, tout en couvrant le faste du sommet — bombardiers, fanfare, thé prévu vendredi entre les deux couples présidentiels —, retient surtout ce double standard commercial, plus que les questions de l'IA, de Taïwan ou de l'Iran, laissées sans avancée annoncée.
ANGLE DOMINANT
Pékin retient de ce sommet la relation personnelle affichée bien plus que les dossiers non tranchés, insistant sur le protocole du tapis rouge, le dîner d'État chargé de symboles et l'appel de Xi Jinping à une relation de « stabilité stratégique » avec Washington.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, vendredi 25 septembre 2026. La presse officielle chinoise n'a pas boudé son enthousiasme au deuxième jour de la visite d'État de Xi Jinping à Washington. CGTN a diffusé le texte intégral du discours prononcé par le président chinois lors de la cérémonie d'accueil à la Maison-Blanche, dans lequel il affirme que « la Chine et les États-Unis devraient être des partenaires, pas des rivaux » et que « le grand renouveau de la nation chinoise et le fait de rendre l'Amérique à nouveau grande peuvent aller de pair ». Xi Jinping a appelé à « traduire en actes » la vision d'une relation « constructive » et de « stabilité stratégique » scellée avec Donald Trump lors de la visite de ce dernier à Pékin en mai.
Selon l'agence ECNS, les équipes économiques des deux pays ont abouti à un « nouvel arrangement conjoint », qualifié par Xi Jinping, selon l'agence Xinhua, de « bonne nouvelle pour les entreprises, les citoyens ordinaires et l'économie mondiale », sans que son contenu ne soit détaillé. Le South China Morning Post relève que la trêve tarifaire, qui devait expirer en novembre, a été prolongée de deux mois, jusqu'au 10 janvier — durée jugée « plus courte qu'attendu » par un économiste cité, mais « positive ».
Sur l'intelligence artificielle, Xi Jinping a dit voir « plus de raisons de coopérer que de rivaliser », plaidant pour un contrôle humain permanent de la technologie. Ni Taïwan ni l'Iran ne figurent dans les prises de parole officielles reprises par les médias chinois.
ANGLE DOMINANT
Bogotá retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas tranché : Taïwan, l'Iran et l'intelligence artificielle restent sans avancée, malgré le faste diplomatique déployé à la Maison-Blanche.
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 25 septembre 2026. La presse colombienne a suivi en détail la visite d'État de Xi Jinping à Washington, la première d'un président chinois à la Maison-Blanche en plus d'une décennie. Xi est arrivé mercredi à la base aérienne d'Andrews, aux portes de la capitale américaine, où Donald Trump l'a accueilli. Jeudi, la cérémonie officielle dans les jardins de la Maison-Blanche, en présence des deux premières dames, Melania Trump et Peng Liyuan, et des délégations des deux pays, a précédé un entretien à huis clos dans le Bureau ovale, consacré selon Portafolio à « l'Iran, Taïwan et le commerce extérieur ». Trump a qualifié la visite d'« historique » et déclaré : « Le président Xi et moi continuerons de travailler ensemble pour forger un avenir meilleur pour nos deux nations. »
Le geste le plus commenté par les médias colombiens reste l'annonce, par Xi lui-même pendant la cérémonie d'accueil, de l'envoi de deux pandas géants, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta. « Le panda géant a été un émissaire d'amitié entre les peuples chinois et américain. J'ai une bonne nouvelle », a déclaré le dirigeant chinois. Les deux présidents ont aussi été photographiés ensemble sur le « Paseo de la Fama Presidencial », la colonnade de la Maison-Blanche, avant de rejoindre le Bureau ovale pour évoquer l'Iran, Taïwan et le commerce.
ANGLE DOMINANT
Berlin décrypte le sommet Trump-Xi comme une démonstration de faste sans substance, où gestes et symboles - tapis rouge, statue d'aigle, pandas - ont occupé le devant de la scène tandis que le commerce, Taïwan et l'intelligence artificielle restaient sans accord.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 25 septembre 2026. La presse allemande retient surtout le contraste entre la mise en scène et l'absence de résultats du sommet Trump-Xi à Washington. La Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) titre sobrement « Gesten statt Ergebnisse » (des gestes, pas des résultats) : jeudi, Donald Trump est allé chercher Xi Jinping en personne sur le tarmac, une première pour un président américain envers un chef d'État chinois, tandis que Xi, en costume Zhongshan comme lors du dîner d'État avec Barack Obama en 2015, a évoqué dans son toast « une amitié forgée dans le sang et le feu » qui « durera des générations », rappelant le précédent de Nixon à Pékin en 1972. Trump a répété vendredi que les deux pays ne s'étaient « jamais mieux entendus ».
La Tagesschau relève que la liste des sujets - IA, commerce, Ukraine, Taïwan - restait longue, mais que le sommet a surtout offert « faste et pompe, peu de substance », selon l'ex-diplomate américain Jeff Moon. Seule annonce concrète dès l'ouverture : la prolongation de la trêve douanière, avec suspension des surtaxes et restrictions à l'export jusqu'au 10 janvier. Trump a offert à Xi une statue d'aigle à tête blanche ; Xi a annoncé l'envoi de deux pandas au zoo d'Atlanta, présentés comme des « ambassadeurs de l'amitié », et l'invitation de 100 000 jeunes Américains en Chine sur cinq ans.
ANGLE DOMINANT
Copenhague décrypte le sommet Trump-Xi comme une mise en scène diplomatique masquant une lutte technologique sans merci entre Washington et Pékin, l'intelligence artificielle restant le vrai enjeu non résolu.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 25 septembre 2026. Pour la presse danoise, le faste déployé jeudi 24 septembre 2026 à la Maison-Blanche autour de Xi Jinping et Donald Trump ne doit pas masquer l'essentiel : la vraie bataille se joue sur la technologie, pas sur le protocole. Berlingske, dans une analyse publiée vendredi 25 septembre 2026, résume la scène en une phrase : « bag grin og galla udkæmper Kina og USA en nådesløs magtkamp om fremtidens teknologi » — derrière les sourires et le gala, la Chine et les États-Unis se livrent une lutte sans merci pour l'avenir de la technologie. Le média décrit un Trump misant tout sur la vitesse, sans règles, face à un Xi qui « joue le jeu » du spectacle de son hôte tout en visant la victoire décisive.
Le décorum, lui, a été soigné. Selon DR Nyheder, il s'agit de la première visite d'un président chinois à la Maison-Blanche depuis 2015 ; elle intervient alors que la relation entre les deux premières économies mondiales reste marquée par le conflit commercial, les droits de douane et la rivalité technologique et sécuritaire — sans que cela ne se soit vu à l'accueil des deux couples présidentiels, où « on pouvait deviner un petit sourire » chez les deux dirigeants. Taïwan, l'Ukraine et l'Iran figuraient parmi les sujets attendus, sans annonce à ce stade.
ANGLE DOMINANT
Quito décrypte la visite d'État de Xi Jinping à Washington comme un exercice de mise en scène protocolaire — tapis rouge, bombardiers et pandas offerts au zoo d'Atlanta —, tandis que les tensions de fond sur le commerce, Taïwan ou l'intelligence artificielle restent cantonnées à un simple point d'agenda.
POINTS CLES
ANALYSE
Quito, 25 septembre 2026. La presse équatorienne a suivi la visite d'État de Xi Jinping à Washington en insistant sur la mise en scène du protocole plutôt que sur le contenu des discussions. Mercredi 23 septembre, Donald Trump et la première dame Melania Trump se sont déplacés en personne jusqu'à la base militaire d'Andrews, aux portes de Washington, pour accueillir Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan à pied de piste — un geste qualifié d'« inhabituel », rompant avec l'usage voulant que les chefs d'État étrangers soient reçus à la Maison-Blanche plutôt qu'à l'aéroport. La cérémonie a compris les hymnes nationaux, une garde d'honneur, une formation militaire et le survol de deux bombardiers B-1, ainsi qu'un tapis rouge déployé depuis la passerelle de l'avion.
Il s'agit de la première visite d'État de Xi Jinping à la Maison-Blanche en plus d'une décennie, depuis 2015 sous Barack Obama, et de la troisième rencontre en personne avec Trump depuis le retour du républicain au pouvoir, après Busan et Pékin. Xi Jinping, arrivé à bord d'un avion d'Air China, doit rester aux États-Unis jusqu'au 25 septembre.
ANGLE DOMINANT
Madrid retient surtout que le sommet Trump-Xi n'a débouché sur aucun accord commercial ferme, seulement une prorogation de deux mois de la trêve tarifaire, laissant en suspens l'intelligence artificielle, Taïwan et l'Iran.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 25 septembre 2026. Le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, tenu jeudi à la Maison-Blanche, est lu par la presse espagnole moins comme un tournant diplomatique que comme un exercice d'image sans traduction concrète. Pour Expansión, journal économique de référence, « aucun grand accord historique n'était attendu » de cette rencontre, mais plutôt « des avancées dans la compréhension » entre les deux premières puissances économiques mondiales. Le résultat tangible se limite à une prorogation de deux mois de la trêve tarifaire, censée expirer le 10 novembre, négociée en amont à New York par le secrétaire au Trésor Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng.
Le faste du protocole occupe une large part de la couverture : Trump est allé accueillir Xi à sa descente d'avion à la base Andrews, rompant avec l'usage présidentiel, avant un dîner d'État où se trouvaient certains des entrepreneurs les plus puissants des États-Unis. Le président américain a interrompu son discours pour montrer à Xi et à son épouse, Peng Liyuan, les travaux de sa nouvelle salle de bal, lançant : « tenía que hacerlo ». Trump a évoqué une « amitié véritablement magnifique » nouée depuis 2016.
ANGLE DOMINANT
Bamako décrypte le sommet Trump-Xi comme une manche de plus dans la course technologique sino-américaine, davantage que comme une avancée diplomatique.
POINTS CLES
ANALYSE
Bamako, 25 septembre 2026. Le sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington, drapé d'un faste protocolaire inhabituel, retient l'attention à Bamako moins pour ses gestes d'apparat que pour ce qu'il révèle de la rivalité technologique entre les deux puissances, sur un dossier où aucune avancée n'a été rendue publique.
Mercredi, sur la base aérienne d'Andrews, Donald Trump a accueilli son homologue chinois pour une visite d'État de trois jours consacrée notamment au commerce, aux terres rares et à l'intelligence artificielle. Les deux dirigeants se sont tenus côte à côte au bout d'un tapis rouge, devant les drapeaux des deux pays, tandis qu'un orchestre de l'armée de l'air américaine jouait les hymnes nationaux et que des salves de canon étaient tirées ; deux bombardiers B-1 ont survolé la base durant l'accueil.
À la Maison Blanche, Trump a évoqué devant des journalistes la salle de bal de la présidence, dont la construction est « en avance » sur le calendrier prévu, regrettant qu'elle ne soit pas prête pour le dîner d'État organisé jeudi en l'honneur de Xi Jinping. Interrogé sur l'Iran, il a répondu : « Je parlerai de cela et de beaucoup d'autres sujets, mais tout progresse, y compris sur ce point. » Sur le trafic de fentanyl en provenance de Chine, décrit par son directeur de la lutte contre le terrorisme comme une « guerre menée par d'autres moyens », Trump a jugé la situation « pas bonne », rappelant les droits de douane et sanctions déjà imposés à Pékin.
ANGLE DOMINANT
Helsinki décrypte le sommet Trump-Xi comme une confrontation entre puissances de l'intelligence artificielle, où le faste protocolaire et les pandas offerts masquent l'absence d'accord sur la technologie qui décidera de l'équilibre mondial.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, vendredi 25 septembre 2026. La presse finlandaise lit la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping moins comme un sommet commercial que comme la rencontre des deux puissances de l'intelligence artificielle. Helsingin Sanomat titre sur « la rencontre des superpuissances de l'IA », relevant que Trump a annoncé sur Truth Social que l'intelligence artificielle serait un sujet central des discussions, tandis que Xi a appelé, en ouverture des pourparlers, à garder le développement de l'IA « sous contrôle humain » : « Nous avons à la fois la capacité et la responsabilité de développer et de maîtriser l'intelligence artificielle pour qu'elle serve le bien », a-t-il déclaré. Trump avait auparavant résumé sa doctrine par une formule reprise par le quotidien : celui qui gagne la course à l'IA gagne.
Le faste protocolaire n'échappe pas aux médias finlandais : Trump a personnellement accueilli Xi à la base d'Andrews mercredi soir, un geste inhabituel selon YLE, complété jeudi par un défilé militaire et le survol de chasseurs puis de deux bombardiers B-1 Lancer, dont le bruit a visiblement surpris Trump lui-même alors que Xi restait impassible, rapporte MTV Uutiset. Au dîner d'État jeudi soir, la liste des invités, Elon Musk, Tim Cook, Jeff Bezos, Jensen Huang, Sam Altman, Mark Zuckerberg, confirme selon YLE que le commerce et l'IA dominaient l'agenda.
ANGLE DOMINANT
Paris décrypte la visite d'État de Xi Jinping comme un exercice de mise en scène diplomatique où le faste du protocole masque l'absence de percée sur le fond, du commerce à Taïwan.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 25 septembre 2026. La presse française retient d'abord le contraste entre le faste déployé à Washington et la maigreur du bilan. Sur la base aérienne d'Andrews, mercredi 23 septembre, Donald Trump a personnellement accueilli Xi Jinping ; Le Monde relève que le président américain « ne se déplace presque jamais pour accueillir un dirigeant étranger à l'aéroport ». Jeudi 24 septembre, la Maison-Blanche a multiplié les honneurs : parade militaire, survol de bombardiers, dîner d'État en présence de Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk et Sam Altman. Trump a offert une statue d'aigle et loué une « très grande amitié », affirmant que les deux pays « ne s'étaient jamais mieux entendus ». Xi a répondu en annonçant l'envoi « dans quelques jours » de deux pandas géants au zoo d'Atlanta, « symbole d'amitié entre la Chine et les États-Unis », selon BFMTV.
Mais RFI résume le sommet en une formule : « beaucoup d'apparence, peu de substance ». Le Monde va dans le même sens, notant que « les images produites et les propos publics convenus l'ont emporté sur la substance ». Le seul acquis concret reste la prolongation de la trêve commerciale jusqu'au 10 janvier 2027, annoncée par le secrétaire au Trésor Scott Bessent à l'arrivée de Xi ; Bessent a jugé Pékin « un peu en retard » dans ses achats agricoles. Sur Taïwan, l'Iran, les terres rares et l'intelligence artificielle, rien n'a été tranché : Xi a réaffirmé ses lignes rouges et appelé à une « coexistence pacifique » fondée sur une « responsabilité historique » partagée, tout en mettant en garde contre le « piège de Thucydide ». France 24 souligne que les espoirs de coopération sur l'IA restent minces, alors qu'un geste concret a émergé sur un autre front : Trump s'est dit prêt à laisser des constructeurs chinois comme BYD s'installer aux États-Unis, à condition d'y employer des salariés américains.
ANGLE DOMINANT
Jakarta décrypte le faste protocolaire déployé à Washington, où le tapis rouge, le dîner d'État et l'échange de cadeaux ont davantage retenu l'attention de la presse indonésienne que les dossiers commerciaux et sécuritaires laissés sans réponse.
POINTS CLES
ANALYSE
Jakarta, 25 septembre 2026. La presse indonésienne, à travers Tempo et CNN Indonesia, a suivi de près la visite d'État de Xi Jinping à Washington, mais son attention s'est portée davantage sur le protocole et les symboles que sur les dossiers de fond. Dès son arrivée mercredi 23 septembre à la base de Joint Base Andrews, Xi Jinping a été accueilli personnellement par Donald Trump et Melania Trump, un geste rare puisque le président américain « reçoit habituellement ses invités uniquement à la Maison-Blanche », souligne CNN Indonesia. Le tapis rouge, une fanfare militaire et un défilé aérien, incluant des bombardiers B-1, ont marqué cette arrivée - un moment qui a aussi valu à Trump une attention inattendue : les médias indonésiens ont relevé qu'il avait grimacé au passage des avions militaires, contrastant avec le calme affiché par Xi Jinping.
Jeudi 24 septembre, les deux dirigeants se sont retrouvés à la Maison-Blanche pour des entretiens au Bureau ovale avant un dîner d'État où siégeaient, aux côtés des deux présidents, les grands noms de la tech américaine : Tim Cook (Apple), Jensen Huang (Nvidia), Elon Musk (Tesla) et Lisa Su (AMD). Trump a salué une « amitié très grande » avec Xi, tandis que le dirigeant chinois a appelé à éviter « tout conflit ni confrontation » entre les deux puissances, tout en exhortant Trump à la « prudence » sur la question taïwanaise et en rappelant que le développement de l'intelligence artificielle doit rester sous contrôle humain.
ANGLE DOMINANT
New Delhi scrute le sommet Trump-Xi à travers le prisme du « piège de Thucydide » cité par Xi Jinping, un débat sur la coexistence des puissances montante et établie qui résonne directement avec l'ascension de l'Inde elle-même.
POINTS CLES
ANALYSE
New Delhi, 25 septembre 2026. La presse indienne retient d'abord la mise en scène du deuxième sommet d'État entre Donald Trump et Xi Jinping à la Maison Blanche, avant le bilan de fond. Le Times of India détaille l'arrivée de Xi Jinping, mercredi, avec son épouse Peng Liyuan, le ministre des Affaires étrangères Wang Yi et le chef du protocole Hong Lei, à bord d'une Hongqi N701 noire, « l'équivalent chinois de la Beast présidentielle américaine ». Jeudi, accueilli par une fanfare militaire, Trump a salué une « très grande amitié » fondée sur le « respect mutuel », rappelant la coopération sino-américaine pendant la Seconde Guerre mondiale. Xi a répondu que la Chine et les États-Unis, « en tant que grandes puissances, ont tout à gagner de la coopération et tout à perdre de la confrontation », appelant à une concurrence « saine », « maintenue dans des limites », une « course de rattrapage » plutôt qu'une lutte à somme nulle.
C'est la référence de Xi au « piège de Thucydide » — la théorie selon laquelle une puissance montante et une puissance établie finissent par s'affronter, empruntée au politologue Graham Allison — que la presse indienne retient comme fil conducteur. Le Times of India rappelle que sur 16 cas historiques recensés par Allison, 12 se sont soldés par la guerre, et relève que Xi a jugé ce piège « surmontable », plaçant implicitement sur Washington la responsabilité d'accepter l'ascension chinoise sans y voir une menace existentielle.
ANGLE DOMINANT
Rome décrypte la mise en scène de Washington : sous le tapis rouge et les pandas, une amitié affichée qui masque, selon la presse italienne, des divergences profondes sur Taïwan, l'Iran et le commerce.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 25 septembre 2026. La presse italienne détaille, geste après geste, le faste déployé par Washington pour recevoir Xi Jinping : mercredi soir, Donald Trump est allé accueillir en personne le président chinois sur le tarmac de Joint Base Andrews, démarche rarissime pour un chef d'État étranger, entourée d'une garde d'honneur, d'une fanfare militaire et de six F-22 et six F-16 alignés sur la piste. ANSA souligne que cette courtoisie avait été refusée à Trump en mai, lors de sa visite à Pékin. Pour les quotidiens italiens, ce contraste protocolaire en dit long : la mise en scène compense l'absence de contenu.
La cérémonie de bienvenue et le dîner d'État concentrent l'attention : Trump a offert à Xi une statue d'aigle chauve, « incarnation de l'esprit libre de l'Amérique », en espérant qu'elle « trouve une belle place à Pékin » ; Xi, de son côté, a annoncé l'envoi de deux pandas au zoo d'Atlanta. Les grands networks américains - CNN, NBC, ABC, CBS, Fox - ont cessé depuis lundi de couvrir les événements en direct, après le retrait des accréditations à CNN, MSNOW et Politico, qui ont engagé une action en justice contre Trump ; ces mêmes chaînes se sont vu refuser l'accès au dîner de gala, où siégeaient Jensen Huang (Nvidia) et Elon Musk.
ANGLE DOMINANT
Tokyo mesure surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas tranché : ni sur Taïwan, ni sur l'intelligence artificielle, ni sur le commerce, malgré l'affichage d'une « très grande amitié ».
POINTS CLES
ANALYSE
Tokyo, 25 septembre 2026. Trois jours de faste diplomatique à Washington, mais pour la presse japonaise, l'essentiel est ce que le sommet Trump-Xi n'a pas tranché. Mercredi 23 septembre, Xi Jinping a été accueilli à Joint Base Andrews par Donald Trump en personne, un geste rare que Kyodo News et le Mainichi soulignent : tapis rouge de 30 mètres, haie d'honneur de 21 personnes, survol de deux bombardiers B-1. Jeudi 24 septembre, les deux présidents ont tenu leurs entretiens à huis clos avant un dîner d'État à l'East Room réunissant Tim Cook, Jensen Huang et d'autres dirigeants technologiques américains. Donald Trump a salué une « très grande amitié » avec Xi Jinping, affirmant que leurs pays ne s'étaient « jamais mieux entendus » ; Xi a répondu que les intérêts chinois et américains sont « profondément imbriqués » et que « la concurrence doit rester saine et se maintenir dans des limites », réitérant sa mise en garde contre le « piège de Thucydide ».
Mais Kyodo News relaie, dépêche après dépêche via l'agence Xinhua, que Xi Jinping a aussi « exhorté les États-Unis à traiter la question de Taïwan avec prudence et à s'opposer à l'indépendance » — une ligne que la presse nippone place au même rang que les images de convivialité, vu la proximité de l'archipel avec le détroit. Sur l'intelligence artificielle, seul terrain où une ouverture de fond est rapportée, Xi a proposé de « ne pas dresser de barrières » au développement de l'IA et Trump a dit vouloir la « laisser exactement où elle est » ; aucun accord n'a toutefois été formalisé. Le Mainichi note que ni Trump ni son administration n'ont annoncé le moindre accord concret, malgré les cérémonies. Sur le commerce, Kyodo rappelle que la trêve tarifaire d'un an, conclue en Corée du Sud en octobre dernier, doit expirer le 10 novembre, et que le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, évoque de possibles réductions tarifaires réciproques sur des biens « non stratégiques ». Les correspondants nippons relèvent enfin le décor : pandas promis au zoo d'Atlanta, statue d'aigle offerte par Trump, bar noir grillé au sésame au menu — une « diplomatie du faste » qui, pour Tokyo, ne dissipe ni le contentieux taïwanais ni l'incertitude sur l'intelligence artificielle.
ANGLE DOMINANT
Séoul retient surtout que la trêve commerciale reconduite prolonge son propre « accord de Busan », tandis que la péninsule coréenne et une éventuelle rencontre Trump-Kim restent suspendues aux suites du sommet.
POINTS CLES
ANALYSE
Séoul, 25 septembre 2026. Vu de la presse sud-coréenne, le sommet du 24 septembre à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Xi Jinping se lit avant tout comme la suite directe du sommet organisé un an plus tôt en Corée du Sud. Les agences locales rappellent sans relâche que la trêve commerciale prolongée jeudi jusqu'au 10 janvier n'est autre que « the Busan agreement », l'accord conclu à Busan en octobre dernier, sous lequel Washington avait suspendu ses hausses tarifaires et Pékin gelé ses restrictions sur les terres rares. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé à Fox News cette prolongation de deux mois, sans autre détail sur un « nouvel arrangement commercial » évoqué par Xi Jinping et jugé par Pékin « bonne nouvelle pour les industries et les peuples des deux pays ».
Les dépêches de Yonhap, reprises en cascade en plusieurs versions successives (« 2nd LD », « 3rd LD », jusqu'à une « 5th LD »), insistent sur les mots d'amitié échangés lors de la cérémonie d'accueil : Trump a évoqué une « très grande amitié... construite sur le respect mutuel », rappelant que les deux pays avaient été alliés durant la Seconde Guerre mondiale. Mais la presse locale note aussi que Trump et Xi ont évoqué la péninsule coréenne, le Moyen-Orient et la guerre en Ukraine, et que Trump espère toujours rencontrer Kim Jong-un « plus tard cette année », en marge d'un possible sommet de l'APEC.
ANGLE DOMINANT
Le Mexique dénonce le grand écart : tapis rouge, dîner d'État et pandas pour Xi Jinping, quand Washington qualifiait récemment son propre voisin d'« épicentre des cartels » devant l'ONU.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, vendredi 25 septembre 2026. La presse mexicaine documente avec une certaine ironie la mise en scène de « grande amitié » orchestrée jeudi à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Xi Jinping, deuxième jour d'une visite d'État marquée par le tapis rouge, un dîner officiel et l'annonce de l'envoi de deux pandas chinois au zoo d'Atlanta.
Devant ses conseillers, avant l'entretien à huis clos, Trump a assuré que la relation avec son homologue chinois était « une amitié vraiment grande, construite sur le respect mutuel et les intérêts vitaux de nos peuples », rappelant qu'elle remontait à sa première élection en 2016. Xi Jinping, arrivé sur le tapis rouge avec son épouse Peng Liyuan, a pour sa part appelé à « mettre en pratique une nouvelle vision » de stabilité stratégique et invoqué le « piège de Thucydide », cette théorie selon laquelle une puissance montante et une puissance établie finissent presque toujours par entrer en guerre.
Le dîner d'État, servi dans la vaisselle rouge de l'ère Reagan, a réuni une brochette de dirigeants technologiques — Jeff Bezos, Jensen Huang (Nvidia), Cristiano Amon (Qualcomm), Sam Altman (OpenAI), Mark Zuckerberg et Elon Musk —, aux côtés du premier ministre canadien Mark Carney et du président vietnamien To Lam. Sur le fond, peu de mouvement : les deux capitales ont seulement prolongé de deux mois une trêve commerciale qui devait expirer le 10 novembre, sans accord sur les semi-conducteurs ni sur les ventes d'armes à Taïwan réclamées par Pékin. Sur l'intelligence artificielle, le désaccord affleure : Trump veut la maintenir « exactement là où elle est », sans nouvelles règles, tandis que Xi insiste pour qu'elle reste « toujours sous contrôle humain ».
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur mesure la trêve commerciale prolongée entre Washington et Pékin comme un sursis provisoire, pas une résolution, pour une économie malaisienne suspendue aux flux commerciaux entre ses deux premiers partenaires.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 25 septembre 2026. Pour l'économie malaisienne, dépendante des flux commerciaux entre Washington et Pékin, la rencontre de jeudi à la Maison-Blanche entre Donald Trump et Xi Jinping se lit d'abord à travers une ligne concrète : la prolongation de deux mois de la trêve commerciale sino-américaine, annoncée mercredi par le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent, alors qu'elle devait expirer en novembre. Aucune levée des droits de douane instaurés l'an dernier par Washington n'a été annoncée, et les deux camps disent vouloir éviter de replonger dans la guerre commerciale que ces mêmes tarifs avaient déclenchée.
Le protocole, lui, a été soigné jusqu'au moindre détail. Xi Jinping est arrivé mercredi à Washington pour sa première visite aux États-Unis depuis près de trois ans ; Trump l'a accueilli en personne sur le tarmac de la base conjointe Andrews, une première depuis plus de soixante ans pour un président américain recevant un dirigeant étranger. Jeudi, la journée a enchaîné accueil sur la pelouse Sud de la Maison-Blanche, survol militaire, entretiens au Bureau ovale et dîner d'État. Xi a appelé à ce que Chine et États-Unis soient « des partenaires plutôt que des rivaux », selon les médias d'État chinois cités par la presse malaisienne, et a plaidé pour une concurrence maintenue « dans des limites » raisonnables.
ANGLE DOMINANT
Abuja relativise la mise en scène de Washington : au-delà du tapis rouge, du dîner d'État et des pandas, la presse nigériane retient surtout une trêve commerciale prolongée de deux mois et l'absence de percée sur Taïwan, l'Iran ou l'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Abuja, 25 septembre 2026. Jeudi, au deuxième jour de sa visite d'État, Xi Jinping a été reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump, dans un faste que la presse nigériane décrit comme un spectacle destiné à préserver des liens fragiles entre les deux superpuissances. Selon Nigerian Eye, Trump avait personnellement accueilli Xi à Joint Base Andrews mercredi, une première en plus de six décennies pour un président américain venu accueillir un chef d'État étranger sur une base militaire. Le programme de jeudi comprenait un accueil formel sur la pelouse sud, un survol militaire, des entretiens au Bureau ovale et un banquet d'État.
Le geste le plus commenté reste économique : la trêve commerciale entre Washington et Pékin a été prolongée de deux mois, annonce faite par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, évitant un retour à la guerre tarifaire qui avait secoué les marchés l'an dernier. Les deux camps ont salué la mesure, mais les analystes cités par Nigerian Eye n'attendent guère de percée de ce sommet, largement perçu comme un geste symbolique destiné à maintenir la détente. Aucun accord n'a été annoncé sur le commerce de fond, Taïwan, l'intelligence artificielle ou le soutien chinois à l'Iran, pourtant inscrits à l'agenda selon Trump.
ANGLE DOMINANT
Katmandou s'interroge sur la marginalisation de l'ONU pendant que Trump et Xi négocient en tête-à-tête à Washington, loin de l'Assemblée générale de New York.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 25 septembre 2026. Alors que l'Assemblée générale des Nations unies réunissait cette semaine à New York des dizaines de chefs d'État, Donald Trump et Xi Jinping ont préféré se retrouver à Washington, jeudi 24 septembre, pour un sommet que la presse népalaise juge aussi spectaculaire que vide de résultats concrets. Le Kathmandu Post parle d'un « split-screen diplomatique » qui pose une question existentielle pour l'ONU : l'organisation, née après la calamité des deux guerres mondiales, compte-t-elle encore ? Richard Gowan, de l'International Crisis Group, cité par le quotidien, observe : « C'est assez notable que Xi Jinping vienne à Washington la même semaine que l'Assemblée générale, sans se sentir gêné de ne pas monter à New York. » Beaucoup, ajoute-t-il, se demanderont « où se trouve le véritable centre de décision ».
Le faste protocolaire a dominé la rencontre : tapis rouge, salve de 21 coups de canon à l'arrivée de Xi et de son épouse Peng Liyuan mercredi 23 septembre à la base d'Andrews, puis dîner d'État mêlant bar rayé au sésame et grands noms de la tech. Trump a lancé à son hôte qu'ils « ne s'étaient jamais mieux entendus », avant de lui faire visiter le chantier de sa nouvelle salle de bal et l'héliport tout neuf construit dans l'enceinte de la Maison-Blanche. Dehors, des manifestants scandaient « Chine hors de Hong Kong », audibles jusque sur les marches où posaient les deux présidents.
ANGLE DOMINANT
Lima dissocie la mise en scène protocolaire du sommet Trump-Xi de ses résultats concrets, réduits à une trêve commerciale prolongée sans confirmation chinoise et à des échanges sans accord sur l'IA, Taïwan ou l'Iran.
POINTS CLES
ANALYSE
Lima, vendredi 25 septembre 2026. La presse péruvienne restitue la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à Washington comme un sommet où le protocole a pris plus de place que les décisions. Diario Correo rapporte que Xi Jinping a appelé jeudi 24 septembre à une relation « sin conflicto ni confrontación » avec les États-Unis, plaidant pour un renforcement des canaux de communication militaire afin de prévenir les crises entre les deux puissances. Lors de la cérémonie d'accueil, cité par l'agence d'État Xinhua, le dirigeant chinois a affirmé : « Podemos ciertamente encontrar el camino correcto para que nuestros dos grandes países convivan en este planeta que ambos llamamos hogar ». Le média relève que, selon Xi, la compétition entre Pékin et Washington peut se poursuivre à condition de rester « sana » et contenue dans des limites évitant une confrontation directe, formule proche de sa mise en garde habituelle contre le piège de Thucydide.
RPP Noticias détaille le volet technologique : Trump a évoqué sur Truth Social une discussion clé sur la « superinteligencia », affirmant vouloir « dejarlo exactamente donde está », position qu'il attribue aussi à Pékin. Le média rappelle que la Chine a confirmé un premier contact bilatéral sur l'intelligence artificielle dans le mécanisme de consultation lié à la trêve commerciale, sans confirmer la prolongation jusqu'au 10 janvier annoncée côté américain par le secrétaire au Commerce Scott Bessent, alors que la trêve en vigueur devait sinon expirer le 10 novembre.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure l'accord Trump-Xi à l'aune de ce qui n'a pas été signé : la trêve commerciale n'est prolongée que de deux mois, loin des attentes des marchés, tandis que terres rares, puces et Taïwan restent en suspens.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 25 septembre 2026. La presse pakistanaise a suivi le sommet Trump-Xi à Washington sous l'angle des marchés et du commerce plutôt que de la mise en scène protocolaire. Selon Business Recorder, le sommet du jeudi 24 septembre à la Maison-Blanche a été « heavy on symbolism but produced no apparent breakthroughs » sur le commerce, Taïwan, l'intelligence artificielle et l'Iran.
Le fait central retenu par les titres pakistanais est la prolongation de la trêve commerciale : selon le secrétaire au Trésor Scott Bessent, cité par Daily Times et ARY News, l'accord entre Washington et Pékin repousse l'échéance du 10 novembre au 10 janvier 2027, une extension jugée « shorter than markets expected ». Les désaccords de fond restent entiers : contrôles à l'exportation sur les terres rares et les puces, soutien américain à Taïwan, liens de la Chine avec l'Iran.
The Express Tribune souligne que Xi Jinping, arrivé mercredi 23 septembre à Joint Base Andrews pour sa première visite d'État à Washington en plus d'une décennie, a appelé les deux pays à être « partners, not rivals » car les intérêts de leurs deux peuples « are deeply intertwined ». Trump l'a accueilli en personne sur le tarmac, une première en onze ans selon C-SPAN.
Mais Business Recorder relève que les marchés n'ont pas suivi l'enthousiasme protocolaire : le yuan a glissé face au dollar jeudi, les bourses de Hong Kong et de Chine continentale ont reculé, les investisseurs restant « sceptical that a meeting ... would produce a broader breakthrough ». Wall Street a elle aussi cédé du terrain, les valeurs technologiques comme Nvidia et Broadcom reculant de plus d'1 %, dans un climat déjà tendu par la hausse du pétrole liée à l'Iran.
ANGLE DOMINANT
Varsovie décortique un « moment historique » proclamé par Xi Jinping sans qu'aucun accord concret ne soit jamais nommé, entre rituel diplomatique et silence sur le fond.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 25 septembre 2026. Au sortir du dîner d'État offert par Donald Trump à Xi Jinping, la presse polonaise retient surtout ce qui n'a pas été dit. Selon RMF24, le président chinois a évoqué devant les convives un « moment historique » dans les relations sino-américaines et affirmé avoir atteint un accord sur « de nombreuses questions » avec Trump, sans jamais préciser lequel : le média souligne que « Xi nie wymienił zawartych z prezydentem USA porozumień » (Xi n'a pas cité les accords conclus avec le président américain). Trump, de son côté, n'a pas davantage détaillé de texte signé, insistant plutôt sur la relation personnelle : les deux pays, a-t-il dit, « nigdy nie dogadywali się lepiej » (n'ont jamais aussi bien entendus), tout en rappelant que Xi est le premier dirigeant chinois reçu deux fois en visite d'État aux États-Unis.
Le protocole occupe une large place dans le compte rendu polonais. Trump a offert à son hôte une sculpture représentant un aigle américain perché sur une branche ; Xi, en public, n'a présenté aucun présent en retour. Les deux dirigeants ont longuement évoqué l'alliance sino-américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, présentée comme un socle historique commun. Gazeta Prawna, citant une dépêche envoyée depuis Washington par Oskar Górzyński pour l'agence PAP, rapporte que Trump a promis de montrer à Xi des documents et objets liés à cette histoire partagée, et qu'il compte l'accueillir, l'an prochain, dans la salle de bal en construction à la Maison-Blanche.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne retient du sommet moins la scénographie protocolaire de l'amitié que l'avertissement direct de Xi Jinping à Trump sur Taïwan, doublé d'un accroc sur la liberté de la presse américaine.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 25 septembre 2026. La presse portugaise retient du sommet Trump-Xi moins l'atmosphère de fraternité affichée à la Maison-Blanche que l'avertissement lancé par le président chinois sur Taïwan. Selon l'agence officielle Xinhua, citée par la RTP, Xi Jinping a dit espérer que Washington « mantenha a sua postura correta contra a independência de Taiwan », demandant à Donald Trump de traiter ce dossier « avec prudence » pour poser des bases solides à la coopération bilatérale. La RTP rappelle que Pékin revendique le contrôle de cette île démocratique, soutenue diplomatiquement et militairement par les États-Unis, qui n'en reconnaissent pas l'indépendance.
Le protocole, lui, n'a pas manqué de faste : le SAPO et le Jornal Económico détaillent le geste inédit de Donald Trump, qui s'est rendu jusque sur le tarmac de la base aérienne d'Andrews pour accueillir Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan, mercredi, plutôt que d'attendre leur arrivée à la Maison-Blanche — une visite d'État de trois jours censée rendre la grandeur de celle de Trump en Chine en mai. Xi, cité par le SAPO et la RTP, a défendu l'idée que la Chine et les États-Unis doivent être « parceiros, e não rivais », appelant à une relation « tendo a cooperação como principal pilar, a concorrência dentro de limites razoáveis ».
ANGLE DOMINANT
Doha retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas réglé : une trêve commerciale prolongée de seulement deux mois et une dépendance américaine aux terres rares chinoises qui s'étend jusque dans les années 2030.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 25 septembre 2026. À Washington, Donald Trump a réservé à Xi Jinping un accueil personnel sur le tarmac de Joint Base Andrews, une première en onze ans pour un président américain venant saluer un dirigeant étranger à son arrivée, selon Al Jazeera. Mais pour la presse qatarie, ce faste protocolaire ne masque pas l'absence de résultats tangibles sur les dossiers qui opposent Washington et Pékin.
Gulf Times résume la tonalité du sommet : le rendez-vous « expected to be more about spectacle than substance ». Seule annonce concrète, la prolongation de la trêve commerciale, initialement censée s'achever en novembre, n'a été étendue que de deux mois. Un geste jugé limité face à l'ampleur des différends qui subsistent sur le commerce, Taïwan, l'intelligence artificielle et l'Iran, énumérés par Al Jazeera comme les quatre grands points de blocage du sommet.
Le journal qatari met en avant un déséquilibre structurel que la rencontre n'a pas résorbé : les États-Unis ne couvrent que 42 % de leurs besoins en terres rares et resteront dépendants des importations chinoises pour près d'un quart de leur demande dans cinq ans, selon des données de Benchmark Mineral Intelligence citées par Gulf Times. Pékin, qui domine l'extraction et le raffinage mondial de ces minerais critiques, avait accepté l'an dernier de repousser au 10 novembre des restrictions à l'export ; leur prolongation figurait justement à l'agenda des deux dirigeants.
ANGLE DOMINANT
Bucarest décrypte la rencontre Trump-Xi par le prisme technologique : au-delà du faste protocolaire, la presse roumaine retient surtout la convergence inédite entre Washington et Pékin contre toute régulation de l'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 25 septembre 2026. Vue de Bucarest, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping mêle faste protocolaire et enjeux technologiques non résolus. Mercredi soir, à la base aérienne Andrews, Xi Jinping a été accueilli personnellement sur le tapis rouge par Donald Trump et son épouse Melania, un geste inhabituel salué par les médias d'État chinois. Xinhua a rapporté les propos du dirigeant chinois : « Nos deux pays devraient être des partenaires, pas des rivaux », plaidant pour une coopération « comme pilier principal » et une concurrence « maintenue dans des limites raisonnables ».
Le sommet de jeudi, second entre les deux dirigeants cette année et première visite du numéro un chinois à Washington en plus d'une décennie, a réuni les grands noms de la tech américaine au dîner d'État : Elon Musk, Jensen Huang (Nvidia), et selon G4Media, Sam Altman (OpenAI). La presse roumaine souligne que l'intelligence artificielle a occupé une place centrale des discussions, aux côtés du commerce, de Taïwan et du soutien chinois à l'Iran, mais que la méfiance profonde des deux côtés « empêchera probablement toute avancée significative », selon les experts cités par Digi24.
ANGLE DOMINANT
Moscou décèle dans le faste protocolaire déployé à Washington un rituel diplomatique riche en symboles — tapis rouge, survols militaires, dîner d'État — mais pauvre en accords concrets, les attentes de percée restant, selon la presse locale, « modestes ».
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 25 septembre 2026. La presse russe consacre l'essentiel de sa couverture de la visite d'État de Xi Jinping aux États-Unis au faste protocolaire déployé à Washington, plus qu'aux dossiers de fond. Mercredi soir, l'avion du dirigeant chinois s'est posé à 17h39 heure locale - 0h39 jeudi à Moscou - et Donald Trump l'a accueilli en personne au pied de la passerelle, tapis rouge déroulé et militaires en tenue de cérémonie alignés, rapporte TASS. Le lendemain, un tapis rouge de 30 mètres, une haie d'honneur et le survol de deux bombardiers B-1 ont marqué l'arrivée à la Maison-Blanche, avant qu'un B-2 furtif et des chasseurs ne repassent au-dessus de la cérémonie pendant que les deux dirigeants regardaient la garde d'honneur des Marines, selon Sputnik.
Le dîner d'État réunissait plus de 130 invités, dont Elon Musk, Jeff Bezos, Jensen Huang, Mark Zuckerberg, Sam Altman, Tim Cook et Lisa Su, note RT - tandis que le patron d'Anthropic, Dario Amodei, et Peter Thiel, retenu à Berlin pour un prix, en étaient absents. Le menu mêlait velouté de courge, bar croustillant à la mode chinoise et miel des ruches de la Maison-Blanche ; Trump a offert à Xi une sculpture d'aigle, espérant qu'elle trouve « une place merveilleuse » à Pékin.
ANGLE DOMINANT
Stockholm décrypte le faste diplomatique de Washington en le mettant en regard de ce qu'il laisse dans l'ombre : le soutien chinois allégué à l'industrie militaire iranienne, la pression de Pékin sur les livraisons d'armes à Taïwan, et l'avertissement de Xi contre le « piège de Thucydide ».
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 25 septembre 2026. La presse suédoise détaille le faste inédit déployé par Washington pour accueillir Xi Jinping, tout en soulignant ce que ce faste laisse dans l'ombre. Dagens Nyheter rappelle qu'aucun président américain n'avait accueilli personnellement un dirigeant étranger sur le tarmac depuis 1962, lorsque John F. Kennedy avait reçu le Premier ministre britannique Harold Macmillan. Mercredi soir, Donald et Melania Trump se sont rendus à la base de Joint Base Andrews pour accueillir Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan, tapis rouge déroulé et hymnes joués par une fanfare militaire. Expressen relève que ce geste tranche avec la visite de Trump à Pékin en mai, où Xi avait délégué son vice-président pour l'accueillir à l'aéroport.
Peu après l'atterrissage, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a annoncé la prolongation de la trêve commerciale de deux mois, jusqu'au 10 janvier, selon Sveriges Radio et Expressen. Le dîner d'État a réuni, d'après Svenska Dagbladet citant Politico, les dirigeants de plusieurs géants technologiques : Jeff Bezos, Elon Musk, Sundar Pichai, Michael Dell, Jensen Huang, Sam Altman et Tim Cook. Xi Jinping y a déclaré que « la Chine et les États-Unis doivent agir comme de grandes puissances responsables », rapporte Aftonbladet, tandis que Trump vantait leur amitié : « nous avons fait des choses fantastiques pour nos pays quand nous avons travaillé ensemble ».
ANGLE DOMINANT
Singapour décrypte le sommet Trump-Xi comme du « diplotainment » : sous les pandas et le dîner d'État, aucune avancée sur le commerce, Taïwan, les terres rares ou l'IA, et la trêve commerciale n'est prolongée que jusqu'au 10 janvier.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, 25 septembre 2026. Vu de la cité-État, le sommet Trump-Xi à Washington relève surtout de la mise en scène diplomatique. Au deuxième jour de la première visite d'État de Xi Jinping aux États-Unis depuis plus d'une décennie, Donald Trump a vanté leur « très grande amitié » et affirmé que les deux pays ne s'étaient « jamais mieux entendus », avant moins de deux heures d'entretiens à huis clos jeudi 24 septembre 2026. La presse singapourienne, via le Straits Times, résume le bilan dans un titre qui fait mouche : « les pandas sont mignons, mais les États-Unis ont besoin d'aimants en terres rares ». Le constat : aucune avancée n'a été annoncée sur le commerce, Taïwan, les terres rares, l'intelligence artificielle ou l'Iran. Seule annonce concrète, la trêve commerciale a été prolongée, le secrétaire au Trésor Scott Bessent ayant confirmé qu'ils avaient accepté d'étendre jusqu'au 10 janvier un accord qui avait mis en pause une guerre commerciale. Le dîner d'État a réuni plus de 130 invités, dont Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk, Jeff Bezos, Sam Altman et Lisa Su, aux côtés de responsables chinois comme Wang Yi et He Lifeng. Trump a offert à Xi une statue d'aigle ; Xi a annoncé l'envoi prochain de deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta. Les analystes cités par le Straits Times qualifient l'exercice de « diplotainment », soulignant que les tensions de fond restent entières. Point relevé par un autre article du pool : les rues de Washington restent quasi dépourvues de marques chinoises, et Xi n'était accompagné d'aucune délégation d'affaires, contrairement à la visite de Trump à Pékin en mai. Aux États-Unis, la lecture politique est plus âpre : des sénateurs démocrates ont dénoncé un sommet privilégiant l'apparat, réclamant la livraison des 15 milliards de dollars d'aide sécuritaire promise à Taïwan. La couverture elle-même a été perturbée : les grandes chaînes américaines ont suspendu leurs directs depuis le 21 septembre, en protestation contre le refus d'accréditation opposé à CNN, MS NOW et Politico. Channel News Asia, plus factuel, situe l'enjeu dans la durée : un accord global reste jugé improbable, l'attention portant sur la capacité des deux camps à transformer leur promesse de stabilité stratégique constructive en mesures concrètes. De prochaines rencontres sont évoquées à l'APEC et au G20 — la vraie mesure du sommet, pour Singapour, se jouera donc plus tard.
ANGLE DOMINANT
Bangkok mesure la trêve commerciale prolongée jusqu'au 10 janvier et le faste protocolaire de la visite d'État de Xi Jinping, sans avancée sur Taïwan, les puces ou l'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Bangkok, 25 septembre 2026. La presse thaïlandaise retient d'abord le décorum de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping à la Maison-Blanche, jeudi, après l'arrivée du président chinois deux jours plus tôt à la base conjointe Andrews. The Standard Thailand rappelle que Xi Jinping, accompagné de son épouse Peng Liyuan, a été accueilli sur le tarmac par Donald et Melania Trump, avant de défiler sur un tapis rouge « au milieu d'une cérémonie d'accueil grandiose, marquée par des salves d'honneur et le passage de deux bombardiers B-1 ». Le média souligne qu'il s'agit du premier accueil personnel d'un dirigeant étranger par un président américain sur cette base depuis 1962, signal selon lui de l'importance accordée par Washington à cette visite d'État de trois jours.
Sur le fond, les médias thaïlandais recoupent la dépêche de l'Associated Press reprise par Khaosod English : moins de deux heures d'entretiens à huis clos, une trêve commerciale prolongée jusqu'au 10 janvier - annoncée mercredi par le secrétaire au Trésor Scott Bessent avant même l'arrivée de Xi - et aucune avancée sur Taïwan, l'Iran ou l'intelligence artificielle. Trump a évoqué une « très grande amitié... construite sur le respect mutuel », tandis que Xi a jugé la concurrence sino-américaine « saine » à condition qu'elle reste « dans des limites », réitérant sa mise en garde contre le « piège de Thucydide ».
ANGLE DOMINANT
Kyiv scrute ce sommet à l'aune d'une seule question : Trump utilisera-t-il son nouveau levier de sanctions pour forcer Xi à lâcher Poutine, ou la relation Trump-Xi restera-t-elle affaire de commerce plutôt que de paix ?
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 25 septembre 2026. À Washington, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, achevée jeudi par des pourparlers à huis clos dans le Bureau ovale sans conférence de presse commune, est lue à Kyiv à travers un seul filtre : celui du levier que les États-Unis pourraient, ou non, actionner contre la Russie. Le président Volodymyr Zelensky avait donné le ton mardi 22 septembre à New York, en affirmant que « si [Trump] embarque aussi Xi, cela pourrait faire la différence. Xi a de l'influence sur Poutine ». Selon Ukrinform, il a plaidé auprès de Trump pour que Xi Jinping soit associé aux négociations visant à mettre fin à la guerre russe contre l'Ukraine.
Kyiv Post souligne que Trump dispose désormais d'un instrument inédit : une loi de sanctions permettant à Washington de taxer les principaux partenaires commerciaux de la Russie, dont la Chine. Mais le président américain a lui-même tempéré son usage mardi, devant Zelensky : « J'espère ne pas devoir l'utiliser ». Le même média relève que les raffineurs chinois ont récemment accru leurs achats de pétrole brut russe, et que le baril ESPO a grimpé, signe que Pékin ne referme pas le robinet.
Selon le ministère chinois des Affaires étrangères, cité par Ukrinform, Trump et Xi ont bien évoqué la « crise ukrainienne », aux côtés du Moyen-Orient et de la péninsule coréenne, sans que le communiqué n'en détaille le contenu. Les deux dirigeants ont par ailleurs soutenu la tenue de rencontres à l'APEC en Chine et au G20 aux États-Unis avant la fin de l'année. Xi a plaidé, avant les entretiens, pour éviter « le conflit et la confrontation », préférant une relation de « course » plutôt que d'« affrontement avec un vainqueur et un vaincu ».
ANGLE DOMINANT
Londres dissocie le faste protocolaire déployé à Washington de l'absence de toute avancée sur le commerce, Taïwan ou l'intelligence artificielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, vendredi 25 septembre 2026. Pour la presse britannique, le sommet Trump-Xi restera moins un événement diplomatique qu'une mise en scène soigneusement chorégraphiée. Le président américain a personnellement accueilli son homologue chinois sur le tarmac de la base de Joint Base Andrews mercredi soir, déroulant un tapis rouge flanqué de militaires et salué par un survol de bombardiers B-1 — un geste que Trump lui-même avait qualifié de « si mal » lorsqu'Obama l'avait offert à Xi en 2012, rappelle le Guardian.
Le dîner d'État de jeudi, dans l'East Room, a réuni les patrons de la tech américaine autour des deux présidents. Trump a offert à Xi une statue d'aigle, « symbole national des États-Unis et incarnation de l'esprit libre et ascendant de l'Amérique ». Xi, de son côté, a averti contre le « piège de Thucydide », appelant les deux pays à « coexister en paix » plutôt qu'à la confrontation, dans un climat de tensions sur l'intelligence artificielle, le commerce et Taïwan.
Mais derrière le faste, la BBC souligne l'absence de résultats concrets : la trêve commerciale dite « accord de Busan » n'a été prolongée que jusqu'au 10 janvier, alors que Pékin espérait un an, laissant en suspens les droits de douane, l'accès chinois aux puces américaines et les terres rares. Sur l'intelligence artificielle, Xi a exigé qu'elle « reste sous contrôle humain », deux jours après que Trump l'a qualifiée de « canular ».
ANGLE DOMINANT
Washington déroule le tapis rouge pour un dirigeant qu'il qualifiait hier de « menace mondiale », un contraste que sa propre presse relève sans avancée sur Taïwan, le commerce ou l'IA.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 25 septembre 2026. Deux jours après avoir accueilli Xi Jinping sur le tarmac de Joint Base Andrews — une première pour Donald Trump, qui n'avait jamais réservé cet honneur à un chef d'État étranger, selon Axios —, la capitale américaine a déroulé le tapis rouge une seconde fois jeudi pour l'arrivée du couple présidentiel chinois à la Maison-Blanche. Le président a offert à son hôte une statue d'aigle et loué, lors du toast du dîner d'État, une relation où « nous ne nous sommes jamais mieux entendus depuis que les premiers navires marchands ont quitté le port de New York pour rejoindre les rives de la rivière des Perles », selon NBC News. Xi Jinping a annoncé l'envoi de deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta, une pratique que CNBC qualifie d'héritage de la visite de Richard Nixon en 1972.
Le dîner, pescatarien et sans viande rouge selon le menu diffusé par le bureau de la Première dame, a réuni 134 convives, dont Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk, Lisa Su, Sam Altman, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg et Sundar Pichai, note Fox News.
Mais la presse américaine souligne l'écart entre ce faste et l'absence d'avancée concrète. La trêve commerciale n'a été prolongée que de deux mois, jusqu'au 10 janvier, alors que « beaucoup s'attendaient à une extension de six mois ou plus », rapporte CNBC, citant le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Sur l'intelligence artificielle, Xi a plaidé pour un « contrôle humain », tandis que Trump avait anticipé la rencontre par un message sur Truth Social écartant toute négociation de limites : « Notre garde-fou, c'est le DOJ », selon le Los Angeles Times. Ni Taïwan, ni les terres rares, ni l'Iran n'ont fait l'objet d'annonce.
ANGLE DOMINANT
Pretoria retient surtout ce que le sommet de Washington n'a pas réglé : ni le commerce, ni Taïwan, ni l'intelligence artificielle, la trêve tarifaire n'ayant été que prolongée de deux mois derrière le faste protocolaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, 25 septembre 2026. La presse économique sud-africaine retient d'abord ce qui manque au sommet de Washington. Donald Trump a salué une « très grande amitié » nouée avec Xi Jinping depuis 2016, affirmant que les deux pays « ne se sont jamais mieux entendus », tandis que le président chinois appelait à une concurrence « saine » et « maintenue dans des limites » plutôt qu'à « une lutte où l'un gagne et l'autre perd ». Mais derrière le faste — dîner d'État, statue d'aigle offerte à Xi, deux pandas promis au zoo d'Atlanta selon le briefing — Business Day et TimesLIVE notent qu'aucun accord durable n'a été signé : mercredi, les deux délégations se sont contentées de prolonger de deux mois une trêve tarifaire qui devait expirer le 10 novembre, reportant à plus tard un compromis sur le commerce.
Les dossiers les plus sensibles restent, eux, intacts. Pékin continue d'acheter du pétrole iranien malgré les pressions américaines pour isoler Téhéran, pendant que Xi réclame l'arrêt définitif des ventes d'armes à Taïwan et l'assouplissement des restrictions américaines sur les semi-conducteurs de pointe. Sur l'intelligence artificielle, Moneyweb relève une divergence nette : Trump veut garder l'IA « exactement où elle est », sans nouvelles règles, alors que Xi affirme que la Chine a « la capacité et la responsabilité » de développer l'IA « toujours sous contrôle humain » — première fois que les deux dirigeants abordent conjointement les risques existentiels évoqués par la Silicon Valley.
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En 2012, Donald Trump avait critiqué l'accueil sur le tarmac que Barack Obama réservait alors à Xi Jinping ; en mai à Pékin, c'est le vice-président chinois, non Xi lui-même, qui avait reçu Trump à l'aéroport. Cette semaine, Xi Jinping a aussi préféré Washington à l'Assemblée générale des Nations unies, où se retrouvaient pourtant des dizaines de chefs d'État à New York.
Aucun accord n'a été signé au-delà de la prolongation tarifaire ; de nouvelles rencontres entre les deux dirigeants sont évoquées lors de l'APEC et du G20.
Le Guardian rappelle que Donald Trump avait lui-même jugé « si mal » l'accueil sur le tarmac qu'Obama avait réservé à Xi Jinping en 2012. Le geste inverse, offert cette fois par Trump à son homologue, tranche aussi avec mai dernier : selon la presse suédoise, c'est le vice-président chinois, et non Xi Jinping, qui avait accueilli Trump à l'aéroport lors de sa visite à Pékin.
Le dîner d'État a révélé une asymétrie du côté chinois. Selon le South China Morning Post, une poignée de dirigeants d'entreprises chinoises s'étaient rendus à Washington à leurs propres frais, dans l'espoir d'une invitation qui n'est jamais venue ; aucun patron chinois ne figurait parmi les convives, à la différence des grands noms de la tech américaine.
La place occupée par Ivanka Trump, assise au premier rang devant les secrétaires d'État Marco Rubio et Scott Bessent, a suscité des critiques jusque dans le camp républicain, selon le Guardian. La fille du président portait, pour la cérémonie d'accueil, une robe de la créatrice chinoise Guo Pei, relève le Free Press Journal.
La visite coïncidait avec la semaine de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, où se réunissaient des dizaines de chefs d'État. Le Kathmandu Post relève que Xi Jinping n'a pas jugé nécessaire de s'y rendre. Richard Gowan, de l'International Crisis Group, cité par le quotidien népalais, observe qu'il est notable que Xi vienne à Washington la même semaine que l'Assemblée générale sans se sentir gêné de ne pas monter à New York, et que beaucoup se demanderont où se trouve le véritable centre de décision.
Les marchés financiers n'ont pas suivi l'enthousiasme protocolaire. Selon Business Recorder, le yuan a reculé face au dollar jeudi, les bourses de Hong Kong et de Chine continentale ont cédé du terrain, et des valeurs technologiques américaines comme Nvidia et Broadcom ont perdu plus de 1 %, les investisseurs se disant sceptiques quant à une percée du sommet.
Gulf Times souligne un déséquilibre structurel que la rencontre n'a pas résorbé : les États-Unis ne couvrent que 42 % de leurs besoins en terres rares et resteront, selon des données de Benchmark Mineral Intelligence citées par le quotidien qatari, importateurs pour près d'un quart de leur demande dans cinq ans.
Selon Sveriges Radio, Xi Jinping devrait faire pression sur Trump pour obtenir l'arrêt complet du paquet d'armes suspendu destiné à Taïwan. Le Wall Street Journal, cité par Expressen et Dagens Nyheter, décrit par ailleurs un soutien chinois à l'industrie militaire iranienne qui se poursuivrait alors même que Pékin se présente publiquement comme un facilitateur entre Washington et Téhéran.
« Si Trump embarque aussi Xi, cela pourrait faire la différence. Xi a de l'influence sur Poutine. »
À Kyiv, la rencontre est lue à travers un seul filtre : celui du levier que Washington pourrait actionner contre Moscou par l'intermédiaire de Pékin. Le président Volodymyr Zelensky avait plaidé, le mardi 22 septembre à New York, pour que Xi Jinping soit associé aux discussions sur la guerre russe contre l'Ukraine.
Kyiv Post relève que Trump dispose désormais d'une loi de sanctions lui permettant de taxer les principaux partenaires commerciaux de la Russie, dont la Chine, mais qu'il en a lui-même tempéré l'usage devant Zelensky. Le même média note que les raffineurs chinois ont récemment accru leurs achats de pétrole brut russe.
Aux États-Unis, le sénateur démocrate Chuck Schumer a accusé Trump d'une attirance pour les dirigeants autoritaires, selon la presse sud-coréenne, et plusieurs élus démocrates ont critiqué, selon le Straits Times, un sommet jugé riche en apparat et pauvre en substance.
Au Canada, CBC relève un contraste avec la politique commerciale de Washington envers ses propres partenaires : le jour même où la trêve avec Pékin était prolongée, des responsables américains continuaient de critiquer le premier ministre Mark Carney pour un accord bien plus modeste, conclu en janvier, ouvrant le marché canadien à 49 000 véhicules électriques chinois.
Au Mexique, la presse a relevé un contraste voisin avec le langage employé par Trump envers son propre voisin : devant l'Assemblée générale de l'ONU, le président américain avait qualifié le Mexique d'« épicentre des cartels », selon Vanguardia, quelques jours avant de recevoir Xi Jinping avec les honneurs d'un partenaire respecté.
Un juge avait ordonné le rétablissement des accréditations de CNN, MS NOW et Politico, restauré vers midi seulement.
The Age· hors corpus analyséLe républicain Thom Tillis a qualifié la visite de « moment WTF », évoquant un temps accru passé avec des despotes.
Xi a proposé la reprise des négociations américano-iraniennes autour du mémorandum en 14 points conclu il y a plusieurs mois.
Clarín souligne la lecture chinoise de l'accueil : pour le doyen de l'institut Fudan Wu Xinbo, cité par The Paper, le faste traduit le « respect » de Trump et sa volonté de marquer des points avant les élections de mi-mandat de novembre. Infobae relève que le dîner d'État réunissait dirigeants technologiques, tandis qu'Ámbito, dans une analyse plus large, souligne que ces sommets « interpellent aussi l'Argentine », prise entre la compétition technologique sino-américaine et l'expansion parallèle des BRICS et de l'Organisation de coopération de Shanghai, où Xi s'était rendu avant Washington.
Autre fil suivi à Canberra : l'accès de la presse. CNN, Politico et MS NOW ont été écartés de la couverture de l'arrivée de Xi malgré une décision de justice ordonnant leur réintégration, rétablie seulement vers midi. Les grandes chaînes américaines n'ont pas diffusé l'événement en direct, en solidarité avec CNN. Pour les médias australiens, ce sommet relève davantage du théâtre diplomatique que d'une négociation de fond entre les deux plus grandes économies mondiales, la question de l'intelligence artificielle restant, plus que le commerce ou Taïwan, le point de friction que ni Washington ni Pékin n'ont réellement tranché.
La présence, au dîner, des grands noms de la tech américaine, Elon Musk, Tim Cook d'Apple, Jensen Huang de Nvidia et Sam Altman d'OpenAI, confirme selon TBS que le commerce et l'intelligence artificielle dominaient l'agenda de la visite, sans qu'aucune annonce concrète n'en sorte. Xi Jinping a posé ses propres lignes rouges sur l'IA, Taïwan et la guerre en Iran, plaidant pour un développement de l'intelligence artificielle « toujours sous contrôle humain », en contraste avec un Trump plus désinvolte sur ces risques.
Malgré les mots chaleureux de Trump sur leur « très grande amitié » et les « progrès considérables » évoqués, la presse bangladaise souligne le contraste avec le ton mesuré de Xi, qui a appelé les deux pays à « coexister en paix » et à agir comme des « grandes puissances responsables ». Des manifestants réunis devant la Maison-Blanche scandaient « Xi Jinping n'est pas bienvenu » et « Free Hong Kong », rappellent les articles.
Pour Dacca, ce sommet confirme surtout la fragilité d'un équilibre entre les deux géants dont dépendent, indirectement, les débouchés commerciaux et les investissements technologiques du Bangladesh.
La VRT nuance toutefois le rapport de force en citant une enquête du Chicago Council on Global Affairs : seuls 41% des Américains jugent aujourd'hui les ambitions territoriales chinoises comme une menace, contre 52% en 2022, et 57% plaident pour la coopération, même si 63% de la base MAGA de Trump réclame l'inverse. Le portrait de Peng Liyuan, ancienne superstar de la chanson devenue générale de brigade avant de devenir first lady, complète la couverture belge, davantage tournée vers le décor et les rapports de force personnels que vers un bilan de fond.
La Folha de S.Paulo insiste sur Taïwan comme véritable enjeu : Pékin chercherait à faire reporter indéfiniment la vente de 14 milliards de dollars d'armes américaines à l'île, dossier que Xi qualifiait déjà en mai de potentiellement « extrêmement dangereux ». Trump a promis de faire de l'intelligence artificielle un « grand sujet de discussion », tout en voulant maintenir les règles « exactement comme elles sont ». Pour Brasília, l'absence d'annonce concrète sur ces terrains de rivalité technologique et militaire prolonge l'incertitude qui pèse sur les chaînes d'approvisionnement mondiales — et donc sur les marchés agricoles et miniers brésiliens. La Bourse de New York a d'ailleurs ouvert en baisse jeudi, notait l'Estadão, dans un climat de prudence précédant la rencontre.
Le protocole occupe une large place dans la couverture : accueil sur le tarmac de la base d'Andrews, salve de 21 coups de canon, survol militaire, puis dîner d'État où le South China Morning Post détaille un toast au vin californien inspiré du « Toast à la paix » de 1972 entre Nixon et Zhou Enlai, et un rappel de la mission diplomatique chinoise de 1868. Une poignée de dirigeants d'entreprises chinoises, arrivées séparément de la délégation officielle, attendaient encore une invitation au dîner.
La presse hongkongaise note que les grandes chaînes américaines ont boycotté la couverture en direct des événements, en raison d'un différend sur l'exclusion de CNN, limitant la diffusion de l'arrivée de Xi Jinping à quelques médias numériques. Une plaisanterie de Donald Trump visant Joe Biden a, selon le SCMP, fait rire Xi Jinping devant la « galerie des présidents ». Les deux dirigeants ont réaffirmé leur soutien aux sommets de l'APEC en novembre à Shenzhen et du G20 en décembre à Miami, ouvrant la voie à deux nouvelles rencontres.
Sur le fond, La República rapporte, en citant l'agence chinoise Xinhua, que Xi a demandé à Trump de maintenir l'opposition américaine à « l'indépendance de Taïwan » et d'agir avec prudence sur ce dossier sensible. Pékin réclame par ailleurs l'arrêt des ventes d'armes américaines à l'île, que Washington continue pourtant d'approvisionner au nom de sa politique d'« une seule Chine ». Xi a également soutenu la reprise, entre Washington et Téhéran, de l'entente provisoire conclue en juin pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz.
Aucune annonce n'a en revanche porté sur les tarifs douaniers, les terres rares ou l'intelligence artificielle, sujets que Portafolio range parmi les tensions entourant la rencontre. Pour la presse bogotanaise, le contraste entre la mise en scène soignée, pandas, colonnade, dîner d'État, et l'absence de résultats concrets sur les dossiers de puissance résume la nature de ce sommet entre les deux premières économies mondiales.
Le Handelsblatt souligne un contraste : des soldats américains photographiés à genoux, ôtant les derniers fils du tapis rouge avant l'arrivée de Xi, alors que Washington classe toujours Pékin comme une menace dans ses documents stratégiques et l'accuse de soutenir la Russie et l'Iran. La FAZ documente aussi l'absence remarquée des patrons chinois au dîner d'État malgré leurs espoirs jusqu'à la dernière minute : la liste des invités comptait Elon Musk, Jensen Huang, Mark Zuckerberg, Tim Cook, Sam Altman, le Français Bernard Arnault et l'Allemand Michael Miebach (Mastercard) - mais aucun dirigeant chinois.
Pour Die Zeit, ce sommet compte parmi « les plus étranges visites d'État de l'histoire récente des États-Unis » : Trump y a exclu plusieurs médias, laissant les chaînes d'État chinoises citer l'événement à leur avantage, tandis que Taïwan, les terres rares, la technologie et l'agriculture restent sans accord.
Politiken relève que Trump a « déroulé le tapis rouge » pour Xi, se déplaçant en personne à Joint Base Andrews, un honneur rarement accordé — tout en jugeant que cela « ne sera pas suffisant » pour le président chinois. Le quotidien note aussi que Trump portait des gants noirs, possiblement pour masquer une ecchymose à la main droite qu'il dissimule habituellement au maquillage.
Selon Berlingske, Trump a salué leur « virkelig gode venskab » (très grande amitié), affirmant avoir accompli avec Xi « d'énormes progrès » sur les dossiers communs, tandis que Xi a offert deux pandas destinés au zoo d'Atlanta — un geste traditionnel de la diplomatie chinoise, rappelle le journal, qui souligne que le couple de pandas du zoo de Copenhague est lui aussi un don de Pékin. Sur l'intelligence artificielle, Xi s'est montré plus mesuré que Trump, appelant à un développement « toujours sous contrôle humain » et « au bénéfice de tous ». Les deux dirigeants se sont rencontrés trois fois depuis le retour de Trump au pouvoir en janvier de l'année dernière, mais aucune avancée concrète n'a filtré à ce stade sur le commerce, Taïwan ou l'intelligence artificielle.
Selon les médias équatoriens, la journée centrale de la visite, jeudi 24 septembre, a réuni les deux présidents à la Maison-Blanche pour une réunion bilatérale abordant la trêve tarifaire, la guerre en Iran, l'avenir de Taïwan, les minéraux critiques et la course à l'intelligence artificielle. Xi Jinping a demandé à Trump une relation de « socios, no rivales » — partenaires, non rivaux — entre la Chine et les États-Unis.
Le geste le plus repris par la presse locale reste l'annonce, faite par Xi lors de la cérémonie d'accueil, de l'envoi de deux pandas géants, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta. Xi a qualifié l'accord de « bonne nouvelle » et loué le programme de prêt de pandas comme preuve de l'amitié entre les peuples chinois et américain. Les médias équatoriens rattachent ce geste à la pratique historique de la « diplomatie du panda », rappelant qu'en 2024 le zoo d'Atlanta avait rendu ses deux précédents spécimens à la Chine après un prêt de vingt-cinq ans.
Cette insistance sur le protocole et les symboles animaliers, plutôt que sur les résultats concrets des discussions, illustre la manière dont la presse équatorienne perçoit ce sommet : un exercice d'image bilatérale, où les tensions de fond — commerce, technologie, Taïwan — restent en arrière-plan des annonces officielles.
Xi Jinping a insisté sur la nécessité d'« éviter la confrontation », appelant à trouver « le chemin pour nos deux grands pays ». Il a défendu une concurrence « saine » et « maintenue dans des limites » entre Pékin et Washington, plaidant pour une course « où l'on se rattrape mutuellement, pas une lutte où l'un gagne et l'autre perd ».
Les dossiers sensibles — intelligence artificielle, souveraineté de Taïwan, suites de la guerre iranienne, bataille commerciale — ont été renvoyés aux discussions à huis clos, sans qu'aucun résultat concret n'ait filtré. La presse espagnole souligne un effet collatéral économique immédiat : la quatrième session des négociations commerciales entre les États-Unis et le Mexique sur l'ACEUM, prévue la semaine prochaine, a été reportée sans nouvelle date, Mexico invoquant des « raisons logistiques » américaines.
Pour les médias espagnols, ce sommet illustre surtout la difficulté à distinguer l'annonce du résultat : la mise en scène de la relation personnelle entre les deux présidents prime sur les avancées mesurables, laissant en suspens les dossiers structurants du commerce, de la technologie et de la sécurité régionale.
Mais c'est sur le terrain de l'intelligence artificielle que la rivalité sino-américaine se joue le plus concrètement pour la presse consultée à Bamako. DeepSeek reste le visage le plus connu de l'IA chinoise, mais le paysage est plus large : Alibaba développe ses propres modèles ainsi que l'infrastructure informatique nécessaire, tandis que Huawei s'attaque au problème des semi-conducteurs. Malgré un accès limité aux puces les plus puissantes, les modèles chinois rivalisent déjà avec les meilleurs modèles américains en raisonnement et en programmation, et Pékin mise sur des modèles ouverts, moins coûteux et donc plus largement diffusés.
Pour Bamako, le décor du sommet - tapis rouge, dîner d'État, pandas promis au zoo d'Atlanta - ne doit pas occulter l'essentiel : aucune avancée n'a été annoncée sur le commerce, Taïwan ou l'intelligence artificielle, alors que cette dernière concentre déjà l'essentiel de la compétition entre Washington et Pékin.
Sur le fond, peu de résultats concrets : la trêve douanière, qui devait s'achever le 10 novembre, a été prolongée jusqu'au 10 janvier, a annoncé le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Xi a demandé que Washington s'oppose à l'indépendance de Taïwan et répété la position chinoise sur la « réunification » ; des manifestants rassemblés devant la Maison-Blanche ont réclamé le soutien de Taïwan, du Tibet et de Hong Kong. Xi a aussi plaidé pour éviter toute collision militaire entre les deux puissances.
L'économiste senior de la Banque de Finlande Juuso Kaaresvirta nuance le rapport de force : le PIB américain dépasse encore largement celui de la Chine, mais Pékin garde l'avance sur les technologies vertes, les batteries, les véhicules électriques et les minéraux critiques, portée par une planification à long terme que la politique américaine, jugée erratique, n'égale pas. L'analyste Risto Penttilä note sur MTV que les deux pays pèsent 45% de l'économie, des dépenses militaires et des émissions mondiales : mieux vaut qu'ils s'entendent que s'affrontent, mais rien de concret n'est attendu au-delà de la trêve prolongée.
Des manifestants ont scandé « Libérez Hong Kong » devant la Maison-Blanche, rappel que la relation reste tendue sous le vernis protocolaire. Pour L'Express, cette mise en scène de la proximité personnelle pourrait desservir Washington : l'ancien analyste de la CIA Jonathan Czin juge que « Xi Jinping accorde très peu d'importance aux relations personnelles ».
Les échanges de cadeaux ont occupé une large place dans la couverture : Trump a offert à Xi une statue d'aigle à tête blanche, symbole national américain, en espérant qu'elle trouve « une belle place à Pékin ». Xi a annoncé l'envoi de deux pandas géants, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta - privé de pandas depuis 2024 - et l'accueil de 100 000 étudiants américains en Chine sur cinq ans.
Sur le fond, la trêve commerciale, qui devait expirer en novembre, a été prolongée jusqu'au 10 janvier, sans qu'aucune avancée ne soit annoncée sur les terres rares, les droits de douane, Taïwan, l'Iran ou l'intelligence artificielle. Il s'agit de la première visite d'État de Xi Jinping à Washington depuis plus d'une décennie, après le déplacement de Trump en Chine en mai.
Sur le fond, NDTV avait annoncé en amont que les discussions porteraient sur les tarifs douaniers, la technologie, l'intelligence artificielle, les liens militaires, l'Iran, l'Ukraine, la course aux armements spatiaux et les ventes d'armes américaines à Taïwan — sujets qui, à l'issue de la rencontre, restent sans annonce concrète. Le geste le plus tangible reste l'annonce par Xi de l'envoi de deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta, dans le cadre d'un nouvel accord de conservation avec l'Association chinoise pour la protection de la faune sauvage.
La presse indienne relève aussi la dimension spectacle : Trump a accusé CNN et MSNBC d'avoir boycotté la couverture de l'arrivée de Xi par « manque de crédibilité », les qualifiant de « fake news », le jour même où un juge fédéral ordonnait le rétablissement de l'accès de CNN, MS NOW et Politico aux terrains de la Maison Blanche. Le Free Press Journal note que la fille du président, Ivanka Trump, portait une robe de la créatrice chinoise Guo Pei lors de la cérémonie d'accueil — un détail qui, pour la presse indienne, illustre le poids de la symbolique dans une rencontre sans percée sur le commerce, Taïwan ou l'IA.
Derrière « l'amitié ostentée », relève La Repubblica, « un rapport avec des contradictions » : Trump pousse pour mettre fin à la guerre en Iran, mais la Chine continue d'acheter du pétrole iranien et d'y exporter des composants pour drones et missiles utilisés contre les troupes américaines. Xi a appelé Washington et Téhéran à revenir « le plus vite possible » au mémorandum d'Islamabad du 17 juin. Sur Taïwan, Xi a exhorté Trump à s'en tenir au communiqué conjoint de 1982, alors que Washington a annoncé en décembre la vente de onze milliards de dollars d'armes à Taipei - décision qui a « considérablement irrité » Pékin - et qu'un nouveau paquet est à l'étude.
Seule avancée concrète relevée par les journaux : la trêve commerciale, qui devait expirer le 10 novembre, a été prolongée de deux mois jusqu'au 10 janvier, annoncée par le secrétaire au Trésor Scott Bessent dès l'arrivée de Xi. Aucun accord n'a été signé sur l'intelligence artificielle, sujet sur lequel Trump et Xi ont toutefois rejeté ensemble le récit jugé alarmiste diffusé par Anthropic. À Pékin, des habitants citent la crainte que la « guerre commerciale » ne nuise à tous, et espèrent des « signaux amicaux » pour les marchés.
Sur l'intelligence artificielle, un désaccord affleure derrière l'unité de façade : Xi a insisté pour que l'IA reste « sous contrôle humain », tandis que Trump a qualifié les craintes sur la sécurité de l'IA de « hoax », plaçant le ministère américain de la Justice comme seul « garde-fou ». Sur Taïwan, Xi a demandé à Washington de s'opposer à l'« indépendance de Taïwan » et de traiter le dossier « avec prudence » ; aucune réponse américaine n'a filtré. Le Korea Times résume un sommet « heavy on symbolism but light on substance », pendant que le sénateur Chuck Schumer accuse Trump d'une « attraction » pour les dirigeants autoritaires. Kim Jong-un, la péninsule et les terres rares restent, pour Séoul, les vrais enjeux non résolus derrière les pandas d'Atlanta.
Cette théâtralisation diplomatique résonne différemment au Mexique. Une chronique de Vanguardia rappelle que le même Trump qui multiplie les égards envers Xi avait, devant l'Assemblée générale de l'ONU, qualifié le Mexique d'« épicentre des cartels », promettant que « la sécurité arrivera au Mexique », ajoutant, sibyllin : « quand ce jour viendra ». Le contraste entre le protocole réservé au rival chinois — tapis rouge, dîner d'État, pandas — et le langage employé envers le voisin mexicain nourrit, dans la presse locale, une lecture où le Mexique se voit relégué au registre de la menace, tandis que Pékin obtient les honneurs d'un partenaire respecté.
Sur la technologie, terrain sensible pour les industries électroniques et de semi-conducteurs malaisiennes, Trump a affirmé sur les réseaux sociaux qu'aucun nouveau contrôle n'était nécessaire sur ce qu'il appelle désormais la « Super Intelligence » : « c'est aussi la position de la Chine », a-t-il écrit. Il a par ailleurs jugé Xi, 73 ans, « fort, vif et en forme », après des rumeurs sur la santé du dirigeant chinois. Aucun de ces sujets n'a toutefois donné lieu à un accord chiffré ou daté, au-delà de la seule prolongation de la trêve.
Derrière l'amitié affichée, les tensions restent entières : la presse malaisienne relève que le sommet laisse en suspens la guerre commerciale, le soutien diplomatique et économique de Pékin à l'Iran, ainsi que Taïwan et les technologies — des sujets qui pèsent directement sur les chaînes d'approvisionnement dont dépend la Malaisie, prise entre ses deux premiers partenaires commerciaux. De prochaines rencontres entre Trump et Xi sont déjà évoquées lors des sommets de l'APEC et du G20, signe que Kuala Lumpur devra continuer à composer, sommet après sommet, avec une relation sino-américaine qui reste à négocier plutôt qu'à stabiliser.
Le dîner d'État a réuni les principaux dirigeants technologiques américains, signe pour la presse nigériane que Washington cherche à ménager ses propres champions de l'IA autant que Pékin. De son côté, Xi Jinping, cité par Daily Post Nigeria, a appelé à un renforcement des liens bilatéraux, estimant que la coopération sino-américaine « may not solve every problem in the world, but without our cooperation, it would be hard to solve many of the world's problems ». Le dirigeant chinois a aussi insisté sur le fait que le développement de l'intelligence artificielle doit rester « always under human control » et servir le bien-être des populations, tout en proposant davantage de vols directs entre les deux pays.
Pour la presse nigériane, la cérémonie protocolaire contraste avec l'absence de résultats tangibles sur les dossiers les plus sensibles, laissant Abuja sceptique quant à la portée réelle de ce premier retour de Xi à la Maison-Blanche depuis plus d'une décennie.
Sur le fond, rien n'a bougé : ni sur Taïwan, ni sur l'intelligence artificielle, ni sur le commerce, ni sur la guerre avec l'Iran, relève le Kathmandu Post. La trêve commerciale a simplement été prolongée de deux mois mercredi, repoussant un accord plus large, rapporte Online Khabar. Xi a appelé les deux pays à « agir comme des grandes puissances responsables » et à trouver « une nouvelle façon de s'entendre », évoquant une « compréhension commune » servant de « nouvelle orientation stratégique », sans plus de détails. Trump, de son côté, avait annoncé sur Truth Social que la « super-intelligence » serait le sujet central, précisant que Washington et Pékin préféraient garder le cadre réglementaire existant plutôt que négocier de nouvelles obligations multilatérales.
Pour Katmandou, membre de l'ONU dont la diplomatie dépend largement du multilatéralisme, le choix des deux capitales de traiter les affaires du monde en tête-à-tête, loin de Turtle Bay, illustre un déplacement du pouvoir que la presse locale observe avec inquiétude plus que satisfaction.
C'est cependant la mise en scène personnelle qui occupe deux des quatre articles péruviens retenus. RPP Noticias et Gestión racontent, vidéo diffusée par la Maison-Blanche à l'appui, comment Trump a montré à Xi une photo installée dans l'aile ouest représentant Joe Biden sous les traits d'un « bolígrafo automático », légendée « el dormilón Joe Biden fue, de largo, el peor presidente en la historia de Estados Unidos ». Xi Jinping a ri avec la délégation chinoise, selon les deux médias.
Pour la presse péruvienne, ce contraste entre gestes protocolaires soignés et absence d'annonces sur le commerce, Taïwan, l'Iran ou l'intelligence artificielle réduit le sommet à une démonstration de proximité personnelle entre les deux présidents, sans engagement vérifiable ni calendrier de résultats.
Autre absence notée par Business Recorder, citant Reuters : Pékin avait souhaité faire venir une délégation d'hommes d'affaires chinois, restée finalement à quai, alors que le dîner d'État réunissait Tim Cook (Apple), Jensen Huang (Nvidia) et Sam Altman (OpenAI), selon Daily Times.
Geo News rapporte enfin que Xi a appelé à un dialogue militaire régulier avec Washington pour « prevent crisis », tandis que Xinhua, cité par Business Recorder, indique que Xi a assuré Trump du soutien de la Chine à un retour des États-Unis et de l'Iran à l'accord de juin censé rouvrir le détroit d'Ormuz.
Sur le fond, les annonces restent vagues. Trump a dit vouloir discuter de relations commerciales « plus équilibrées » et de ce qu'il appelle la « superintelligence », terme qu'il emploie désormais pour l'intelligence artificielle, assurant que les décisions prises dans ces domaines « pourraient favoriser la paix et la prospérité pendant des décennies ». Aucun chiffre, aucun calendrier n'accompagne ces déclarations. Le dîner réunissait par ailleurs les dirigeants de Nvidia, Google, Apple, OpenAI, Microsoft, JPMorgan et Boeing, signe, pour la presse polonaise, de l'importance accordée par Washington à la présence de ses géants technologiques et financiers autour de la table, même sans accord chiffré à annoncer.
Les médias portugais notent aussi que les entretiens devaient porter sur le commerce, la concurrence technologique — en particulier l'intelligence artificielle — et le soutien de Pékin à l'Iran, sans qu'aucun résultat concret ne soit rapporté dans leurs comptes rendus.
Autre fait relayé par la RTP : la Maison-Blanche a empêché des journalistes de la CNN et de MS NOW d'accéder, jeudi soir, à la cérémonie de réception précédant le dîner d'État, malgré une décision de justice ayant restitué leurs accréditations. Trump a accusé les deux chaînes, sur Truth Social, de refuser de couvrir « um dos maiores e mais belos eventos », affirmant qu'elles ne voulaient pas lui « donner le crédit ». Politico et les deux chaînes avaient déposé une plainte conjointe pour violation du premier amendement après un veto présidentiel décrété le 18 septembre.
Pour la presse lisboète, le sommet se lit donc à deux niveaux : une chorégraphie diplomatique soignée d'un côté, et de l'autre un avertissement ferme sur Taïwan doublé d'un accroc sur la liberté de la presse américaine — deux éléments qui pèsent davantage, dans ces comptes rendus, que la promesse d'amitié affichée par les deux présidents.
Sur le plan des discours, Doha relève le contraste entre l'ampleur de la mise en scène — dîner d'État jeudi soir réunissant dirigeants technologiques et milliardaires, selon Al Jazeera — et la modestie des résultats. Trump a vanté une amitié « jamais aussi bonne », tandis que Xi, cité par l'agence Xinhua, a plaidé pour un statut de « partenaires et non rivaux ». Des analystes cités par Gulf Times estiment que l'objectif principal de ce faste reste de maintenir un calme fragile entre les deux puissances, plutôt que de résoudre leurs désaccords de fond.
Cette visite d'État, la première de Xi à Washington depuis plus d'une décennie et sa troisième rencontre avec Trump depuis le retour de celui-ci au pouvoir, s'est déroulée alors que les attentes de percée étaient jugées faibles par Gulf Times dès son ouverture. Al Jazeera note que trade, Taïwan, l'IA et l'Iran figuraient tous à l'agenda officiel des discussions, sans qu'aucune de ces quatre lignes de fracture ne soit tranchée à l'issue des entretiens à huis clos de jeudi.
Sur le fond technologique, Donald Trump a affirmé jeudi, avant le sommet, que Washington et Pékin s'opposent tous deux à toute réglementation de l'intelligence artificielle, qu'il rebaptise « super-intelligence » — un terme, précise-t-il, qui « sonne mieux ». Sur Truth Social, il dit vouloir « maintenir les choses exactement comme elles sont », ajoutant : « Notre garantie, c'est le département de la Justice ! » G4Media et Digi24, citant l'AFP et Agerpres, notent que les États-Unis et la Chine restent engagés dans une compétition acharnée pour le développement de l'IA.
Une analyse de Digi24, reprenant The Economist, situe ce sommet dans un « impasse stratégique » que des conseillers et chercheurs chinois décrivent en écho aux textes de Mao Zedong sur la « guerre prolongée » — une lecture qui tranche avec la formule officielle de « relation constructive de stabilité stratégique » adoptée en début d'année à l'initiative de Pékin.
Dans son toast, Xi a évoqué l'intérêt de George Washington pour la porcelaine chinoise et la coopération sino-américaine contre le Japon durant la Seconde Guerre mondiale, parlant d'une « amitié forgée dans le sang et le feu », avant de rappeler la visite historique de Nixon en Chine.
Sur le fond, Xi a évoqué un « échange franc et approfondi » ayant permis de « nouveaux accords » et une « nouvelle étape historique », appelant à une approche inédite entre grandes puissances et rappelant la coopération sino-américaine contre le Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a aussi demandé à Washington de « faire preuve de prudence » sur Taïwan et plaidé pour une « coexistence pacifique ». Trump, de son côté, a jugé la rencontre « formidable », relevant que Xi « aime la bonne pierre granitique ».
Sur l'intelligence artificielle, que Trump rebaptise « superintelligence », les deux dirigeants ont convenu que la compétition devait rester une « course » plutôt qu'un affrontement, selon Xi. Sputnik relève toutefois que les attentes de percée restaient « modestes » : le secrétaire au Trésor Scott Bessent a seulement annoncé la prolongation de la trêve commerciale jusqu'au 10 janvier, sans accord nouveau sur les puces, les terres rares ou Taïwan.
Mais Dagens Nyheter prévient que cette ambiance cordiale pourrait être troublée par de nouvelles révélations sur un soutien chinois étendu à l'industrie militaire iranienne. Expressen, citant le Wall Street Journal, décrit un « double jeu » de Pékin, qui affirmait publiquement œuvrer à apaiser les tensions entre Washington et Téhéran tout en fournissant un appui à l'arsenal iranien. Sveriges Radio rapporte par ailleurs que Xi Jinping devrait faire pression sur Trump pour obtenir l'arrêt complet du paquet d'armes suspendu destiné à Taïwan, une île que Pékin menace de reprendre par la force.
Xi a mis en garde contre le « piège de Thucydide » et plaidé pour des relations de « partenaires plutôt que rivaux ». Mais Expressen note que les compliments appuyés de Trump sur la vitalité de Xi et la beauté de son épouse sont restés sans écho : selon un chercheur du think tank FDD cité par NBC, « Xi n'a pas besoin de l'amitié de Trump. Il a besoin de marge de manœuvre ».
Le volet économique retient davantage l'attention de la presse financière locale. The Standard note que Pékin résiste toujours aux pressions américaines pour peser sur l'Iran, et que Xi réclame l'arrêt permanent des ventes d'armes à Taïwan ainsi qu'un assouplissement des restrictions sur les puces avancées. Un autre article de The Standard, citant SCB CIO, replace ce sommet dans le contexte de la politique de la Fed et des stratégies d'investissement en intelligence artificielle, recommandant de privilégier les valeurs « Quality Growth » et l'infrastructure IA face à l'incertitude géopolitique.
Aucune des sources thaïlandaises consultées ne mentionne le dîner d'État, les pandas offerts au zoo d'Atlanta, ni la présence de patrons technologiques comme Tim Cook ou Jensen Huang, éléments pourtant centraux dans la couverture occidentale du sommet.
Ukrainska Pravda relaie l'analyse de l'Associated Press comparant l'accueil réservé à Xi à celui offert plus tôt à Vladimir Poutine : même tapis rouge démesuré, même faste protocolaire, jusqu'au geste inhabituel de Trump venant accueillir Xi au pied de la passerelle de son avion à Joint Base Andrews. La trêve commerciale, prolongée jusqu'au 10 janvier selon l'annonce faite par le secrétaire au Trésor Scott Bessent au moment même de cet accueil, occupe le devant de la scène ; Taïwan, elle, reste sans réponse, Trump ayant refusé toute question des journalistes sur le sujet à sa sortie du Bureau ovale.
Pour Kyiv, l'enjeu réel du sommet n'est ni le protocole ni les pandas, mais la question restée sans réponse : Washington pressera-t-il vraiment Pékin d'abandonner Moscou, ou la relation Trump-Xi restera-t-elle, comme le note Kyiv Post, affaire d'intérêts commerciaux plutôt que de paix ?
Le Guardian relève une autre dissonance : la Chine, classée 178e sur l'indice de la liberté de la presse de Reporters sans frontières, contre 64e pour les États-Unis, alors que CNN et MS NOW se sont vu refuser l'accès à la couverture de l'arrivée de Xi jeudi soir — malgré une décision judiciaire fédérale ayant temporairement annulé l'interdiction de Trump visant ces chaînes. L'ancien diplomate Michael McFaul juge ce contraste « erroné et embarrassant ».
Même le protocole intérieur agite les commentateurs : la place réservée à Ivanka Trump au premier rang, devant les secrétaires d'État Rubio et Bessent, a suscité une polémique jusque dans le camp républicain. Pour Londres, le sommet illustre surtout un théâtre bien réglé où l'amitié affichée masque des désaccords de fond restés entiers.
Cette mise en scène suscite des critiques jusque dans le camp républicain. Le sénateur Thom Tillis, de Caroline du Nord, a qualifié la visite de « moment WTF », s'inquiétant de voir Trump « passer plus de temps avec des despotes qu'avec des dirigeants démocratiques », selon CBS News. Devant la Maison-Blanche, des manifestants ont scandé « Free Hong Kong » pendant la réception, rapporte Fox News. Washington et Pékin évoquent déjà de nouvelles rencontres à l'APEC en novembre et au G20 de Miami en décembre.
Daily Maverick résume le sommet par son titre même : Trump accueille Xi « avec faste, mais sans avancée ». Le journal rapporte des manifestants scandant « China out of Hong Kong » aux portes de la Maison-Blanche, audibles pendant la séance photo protocolaire, et un dîner d'apparat réunissant Tim Cook, Jensen Huang et d'autres patrons technologiques. Xi a évoqué une « compréhension commune » sur « de nombreux sujets » sans les détailler, appelant les deux pays à agir comme des « grandes puissances responsables ».
SABC News souligne que la rencontre, la troisième entre les deux hommes en un an, se tient alors que la guerre en Iran pèse sur les prix de l'énergie et sur la popularité de Trump avant les élections de mi-mandat de novembre. Pour la presse sud-africaine, la mise en scène diplomatique masque un statu quo économique : la trêve tient, mais rien n'est réglé sur les terres rares, les puces ou Taïwan — un délai, pas un accord.