ANGLE DOMINANT
Katmandou s'interroge sur la marginalisation de l'ONU pendant que Trump et Xi négocient en tête-à-tête à Washington, loin de l'Assemblée générale de New York.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La trêve commerciale sino-américaine a été prolongée de deux mois mercredi 23 septembre, repoussant un accord plus large, rapporte Online Khabar.
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Richard Gowan (International Crisis Group), cité par le Kathmandu Post, relève que Xi n'a pas jugé nécessaire de se rendre à l'Assemblée générale de l'ONU à New York la même semaine que sa visite à Washington.
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Le dîner d'État du jeudi 24 septembre réunissait des dirigeants technologiques autour de bar rayé au sésame, tandis que des manifestants scandaient « Chine hors de Hong Kong » devant la Maison-Blanche, selon le Kathmandu Post.
ANALYSE
Katmandou, 25 septembre 2026. Alors que l'Assemblée générale des Nations unies réunissait cette semaine à New York des dizaines de chefs d'État, Donald Trump et Xi Jinping ont préféré se retrouver à Washington, jeudi 24 septembre, pour un sommet que la presse népalaise juge aussi spectaculaire que vide de résultats concrets. Le Kathmandu Post parle d'un « split-screen diplomatique » qui pose une question existentielle pour l'ONU : l'organisation, née après la calamité des deux guerres mondiales, compte-t-elle encore ? Richard Gowan, de l'International Crisis Group, cité par le quotidien, observe : « C'est assez notable que Xi Jinping vienne à Washington la même semaine que l'Assemblée générale, sans se sentir gêné de ne pas monter à New York. » Beaucoup, ajoute-t-il, se demanderont « où se trouve le véritable centre de décision ».
Le faste protocolaire a dominé la rencontre : tapis rouge, salve de 21 coups de canon à l'arrivée de Xi et de son épouse Peng Liyuan mercredi 23 septembre à la base d'Andrews, puis dîner d'État mêlant bar rayé au sésame et grands noms de la tech. Trump a lancé à son hôte qu'ils « ne s'étaient jamais mieux entendus », avant de lui faire visiter le chantier de sa nouvelle salle de bal et l'héliport tout neuf construit dans l'enceinte de la Maison-Blanche. Dehors, des manifestants scandaient « Chine hors de Hong Kong », audibles jusque sur les marches où posaient les deux présidents.
Sur le fond, rien n'a bougé : ni sur Taïwan, ni sur l'intelligence artificielle, ni sur le commerce, ni sur la guerre avec l'Iran, relève le Kathmandu Post. La trêve commerciale a simplement été prolongée de deux mois mercredi, repoussant un accord plus large, rapporte Online Khabar. Xi a appelé les deux pays à « agir comme des grandes puissances responsables » et à trouver « une nouvelle façon de s'entendre », évoquant une « compréhension commune » servant de « nouvelle orientation stratégique », sans plus de détails. Trump, de son côté, avait annoncé sur Truth Social que la « super-intelligence » serait le sujet central, précisant que Washington et Pékin préféraient garder le cadre réglementaire existant plutôt que négocier de nouvelles obligations multilatérales.
Pour Katmandou, membre de l'ONU dont la diplomatie dépend largement du multilatéralisme, le choix des deux capitales de traiter les affaires du monde en tête-à-tête, loin de Turtle Bay, illustre un déplacement du pouvoir que la presse locale observe avec inquiétude plus que satisfaction.
SOURCES (4)
- The Kathmandu PostMOYEN
- Online KhabarMOYEN
- The Rising NepalMOYEN
- RatopatiMOYEN
