ANGLE DOMINANT
Washington déroule le tapis rouge pour un dirigeant qu'il qualifiait hier de « menace mondiale », un contraste que sa propre presse relève sans avancée sur Taïwan, le commerce ou l'IA.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La trêve commerciale a été prolongée de deux mois seulement, jusqu'au 10 janvier, alors que « beaucoup s'attendaient à une extension de six mois ou plus », selon CNBC citant Scott Bessent.
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Le dîner d'État a réuni 134 convives, dont Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk, Lisa Su, Sam Altman, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg et Sundar Pichai, selon Fox News.
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Le sénateur républicain Thom Tillis a qualifié la visite de « moment WTF », s'inquiétant que Trump passe « plus de temps avec des despotes qu'avec des dirigeants démocratiques », selon CBS News.
ANALYSE
Washington, 25 septembre 2026. Deux jours après avoir accueilli Xi Jinping sur le tarmac de Joint Base Andrews — une première pour Donald Trump, qui n'avait jamais réservé cet honneur à un chef d'État étranger, selon Axios —, la capitale américaine a déroulé le tapis rouge une seconde fois jeudi pour l'arrivée du couple présidentiel chinois à la Maison-Blanche. Le président a offert à son hôte une statue d'aigle et loué, lors du toast du dîner d'État, une relation où « nous ne nous sommes jamais mieux entendus depuis que les premiers navires marchands ont quitté le port de New York pour rejoindre les rives de la rivière des Perles », selon NBC News. Xi Jinping a annoncé l'envoi de deux pandas, Ping Ping et Fu Shuang, au zoo d'Atlanta, une pratique que CNBC qualifie d'héritage de la visite de Richard Nixon en 1972.
Le dîner, pescatarien et sans viande rouge selon le menu diffusé par le bureau de la Première dame, a réuni 134 convives, dont Tim Cook, Jensen Huang, Elon Musk, Lisa Su, Sam Altman, Jeff Bezos, Mark Zuckerberg et Sundar Pichai, note Fox News.
Mais la presse américaine souligne l'écart entre ce faste et l'absence d'avancée concrète. La trêve commerciale n'a été prolongée que de deux mois, jusqu'au 10 janvier, alors que « beaucoup s'attendaient à une extension de six mois ou plus », rapporte CNBC, citant le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Sur l'intelligence artificielle, Xi a plaidé pour un « contrôle humain », tandis que Trump avait anticipé la rencontre par un message sur Truth Social écartant toute négociation de limites : « Notre garde-fou, c'est le DOJ », selon le Los Angeles Times. Ni Taïwan, ni les terres rares, ni l'Iran n'ont fait l'objet d'annonce.
Cette mise en scène suscite des critiques jusque dans le camp républicain. Le sénateur Thom Tillis, de Caroline du Nord, a qualifié la visite de « moment WTF », s'inquiétant de voir Trump « passer plus de temps avec des despotes qu'avec des dirigeants démocratiques », selon CBS News. Devant la Maison-Blanche, des manifestants ont scandé « Free Hong Kong » pendant la réception, rapporte Fox News. Washington et Pékin évoquent déjà de nouvelles rencontres à l'APEC en novembre et au G20 de Miami en décembre.
