ANGLE DOMINANT
Doha retient surtout ce que le sommet Trump-Xi n'a pas réglé : une trêve commerciale prolongée de seulement deux mois et une dépendance américaine aux terres rares chinoises qui s'étend jusque dans les années 2030.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La trêve commerciale annoncée à l'arrivée de Xi n'a été prolongée que de deux mois, alors qu'elle devait initialement expirer en novembre (Gulf Times).
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Les États-Unis ne couvrent que 42 % de leurs besoins en terres rares et resteront importateurs pour près d'un quart de leur demande dans cinq ans, selon Benchmark Mineral Intelligence (Gulf Times).
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Al Jazeera recense quatre dossiers sans avancée annoncée à l'issue du sommet : commerce, Taïwan, intelligence artificielle et Iran.
ANALYSE
Doha, 25 septembre 2026. À Washington, Donald Trump a réservé à Xi Jinping un accueil personnel sur le tarmac de Joint Base Andrews, une première en onze ans pour un président américain venant saluer un dirigeant étranger à son arrivée, selon Al Jazeera. Mais pour la presse qatarie, ce faste protocolaire ne masque pas l'absence de résultats tangibles sur les dossiers qui opposent Washington et Pékin.
Gulf Times résume la tonalité du sommet : le rendez-vous « expected to be more about spectacle than substance ». Seule annonce concrète, la prolongation de la trêve commerciale, initialement censée s'achever en novembre, n'a été étendue que de deux mois. Un geste jugé limité face à l'ampleur des différends qui subsistent sur le commerce, Taïwan, l'intelligence artificielle et l'Iran, énumérés par Al Jazeera comme les quatre grands points de blocage du sommet.
Le journal qatari met en avant un déséquilibre structurel que la rencontre n'a pas résorbé : les États-Unis ne couvrent que 42 % de leurs besoins en terres rares et resteront dépendants des importations chinoises pour près d'un quart de leur demande dans cinq ans, selon des données de Benchmark Mineral Intelligence citées par Gulf Times. Pékin, qui domine l'extraction et le raffinage mondial de ces minerais critiques, avait accepté l'an dernier de repousser au 10 novembre des restrictions à l'export ; leur prolongation figurait justement à l'agenda des deux dirigeants.
Sur le plan des discours, Doha relève le contraste entre l'ampleur de la mise en scène — dîner d'État jeudi soir réunissant dirigeants technologiques et milliardaires, selon Al Jazeera — et la modestie des résultats. Trump a vanté une amitié « jamais aussi bonne », tandis que Xi, cité par l'agence Xinhua, a plaidé pour un statut de « partenaires et non rivaux ». Des analystes cités par Gulf Times estiment que l'objectif principal de ce faste reste de maintenir un calme fragile entre les deux puissances, plutôt que de résoudre leurs désaccords de fond.
Cette visite d'État, la première de Xi à Washington depuis plus d'une décennie et sa troisième rencontre avec Trump depuis le retour de celui-ci au pouvoir, s'est déroulée alors que les attentes de percée étaient jugées faibles par Gulf Times dès son ouverture. Al Jazeera note que trade, Taïwan, l'IA et l'Iran figuraient tous à l'agenda officiel des discussions, sans qu'aucune de ces quatre lignes de fracture ne soit tranchée à l'issue des entretiens à huis clos de jeudi.
