ANGLE DOMINANT
Berlin décortique une double fracture à la FIFA : trois confédérations accusent Gianni Infantino de tromperie, quand Donald Trump lui apporte un soutien sans réserve.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La lettre de l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC affirme : « le football n'appartient à personne » et dénonce une confiance « rompue par la tromperie » (DW).
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Donald Trump écrit sur Truth Social qu'une destitution d'Infantino serait « une terrible erreur » et le qualifie de « fantastique » (FAZ, Handelsblatt).
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L'UEFA a formellement retiré sa confiance au président de la FIFA, tandis que la CAF et la CONMEBOL n'ont pas cosigné la lettre (DW).
ANALYSE
Berlin, 11 août 2026. Trois semaines après l'abandon retentissant du projet d'ouvrir les droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, la presse allemande retrace une crise ouverte à la tête de la FIFA. Deutsche Welle détaille la lettre publiée lundi par l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC : sans jamais nommer Gianni Infantino, les trois confédérations écrivent que « le football n'appartient à personne » et que « le leadership dans le football n'est pas une possession ». Elles ajoutent : « Quand cette confiance est rompue par la tromperie, quand quelqu'un se place au-dessus du collectif qui lui a confié cette responsabilité, cet engagement a été abandonné. » Selon DW, le sous-texte de ce courrier de 720 mots, signé notamment par Aleksander Čeferin, Salman bin Ibrahim Al-Khalifa et Victor Montagliani, est « on ne peut plus clair » : les trois instances veulent un nouveau départ à la tête de l'instance mondiale. Le média rappelle que l'UEFA a formellement retiré sa confiance au président de la FIFA.
Côté américain, la Frankfurter Allgemeine Zeitung et le Handelsblatt rapportent le soutien affiché lundi soir par Donald Trump sur Truth Social à son « très bon ami » : une éventuelle destitution serait « une terrible erreur ». Le président américain qualifie Infantino de « fantastique » et loue la Coupe du monde qu'il vient de présider, « la plus réussie de tous les temps » ; sans lui, écrit-il, « ce ne sera plus jamais aussi réussi ni aussi rentable ». La FAZ souligne que les deux hommes sont considérés comme des proches, alors qu'Infantino reste sous forte pression depuis l'affaire des investisseurs.
Les titres allemands relèvent la ligne de fracture parmi les six confédérations : trois signataires contre Infantino, deux soutiens historiques — la CAF et la CONMEBOL — absents de la lettre. Aucun média du corpus ne rapporte à ce stade de réaction officielle de la fédération allemande de football. La presse économique insiste sur l'enjeu financier du projet avorté de cession de parts des droits commerciaux, présenté par les confédérations dissidentes comme une rupture de confiance à réparer.
