ANGLE DOMINANT
Buenos Aires distingue une CONMEBOL restée fidèle à Infantino, que trois confédérations rivales accusent de tromperie, et souligne le soutien inconditionnel de l'AFA de Claudio Tapia au président de la FIFA.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La lettre conjointe de l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC accuse Infantino de « tromperie » et de « défaillance de jugement », selon Perfil.
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Ni la CONMEBOL ni la CAF n'ont signé la lettre : le président de l'AFA, Claudio Tapia, figure parmi les soutiens inconditionnels d'Infantino, selon La Nación.
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Donald Trump a averti sur Truth Social que « la FIFA commettrait une grave erreur » si elle remplaçait Infantino, qu'il juge « fantastique ».
ANALYSE
Buenos Aires, 11 août 2026. Gianni Infantino traverse la pire crise de gouvernance de son mandat à la FIFA, mais deux soutiens historiques ne l'ont pas lâché : la CONMEBOL et l'Association du football argentin (AFA). La Nación rappelle que la lettre publiée lundi par l'UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football (AFC) ne porte ni la signature de la CONMEBOL ni celle de la CAF, les deux confédérations restées fidèles au président suisso-italien. Le journal note aussi que le président de l'AFA, Claudio « Chiqui » Tapia, compte parmi les « soutiens inconditionnels » d'Infantino cités dans son analyse du 10 août, « Gianni Infantino, contra las cuerdas ».
Selon Perfil, la lettre conjointe accuse Infantino de « tromperie » (engaño) et de « défaillance de jugement », dénonçant une « perte de confiance fondamentale » née du projet FIFA Forward Enterprise, plan visant à ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés pour une valorisation de 20 milliards de dollars, avec un financement recherché pouvant atteindre 4,2 milliards. Signé par Aleksander Čeferin (UEFA), Salman bin Ibrahim Al Khalifa (AFC) et Victor Montagliani (CONCACAF), le texte précise que le différend ne porte « ni sur l'argent ni sur des décisions déjà prises », mais sur « l'intégrité du jeu et de ceux qui sont choisis pour le diriger ».
La Nación rapporte aussi l'intervention de Donald Trump, lundi soir sur Truth Social : « La FIFA commettrait une grave erreur si, pour quelque motif que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu'un instant de remplacer le président Gianni Infantino. » Il ajoute qu'il « est fantastique » et qu'il « vient de présider la Coupe du monde la plus réussie » de l'histoire du tournoi.
Dans un éditorial du 10 août, La Nación resitue la crise dans la durée : dix ans après une promesse de « refondation éthique » post-FIFAgate, le discours de transparence d'Infantino aurait cédé devant une logique mercantile, illustrée par la revente de billets facturée à 15 % lors du dernier Mondial — une « crise de représentation et de gouvernance sans précédent », selon le journal.
