ANGLE DOMINANT
La Paz décrypte la fracture des confédérations de la FIFA à travers le prisme de la Conmebol, restée aux côtés d'Infantino alors que trois autres continents dénoncent une « tromperie ».
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Trois confédérations (UEFA, Concacaf, confédération asiatique) signent une lettre ouverte contre Infantino, tandis que la CAF et la Conmebol - dont dépend la Bolivie - ne la paraphent pas, selon La Razón.
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« Le leadership dans le football n'est pas une possession. Il ne s'agit pas de conserver - ou d'exiger - le pouvoir pour soi », affirme la lettre citée par La Razón.
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Seul candidat déclaré, Infantino doit obtenir la majorité des 211 voix des fédérations membres pour être réélu en mars, pour un mandat de quatre ans qu'il occupe depuis 2016, selon La Razón.
ANALYSE
La Paz, 11 août 2026. En Bolivie, où le football se vit à travers l'affiliation à la Conmebol, la crise qui secoue la direction de la FIFA prend un relief particulier : la confédération sud-américaine, dont dépend la sélection bolivienne, figure parmi les organismes qui n'ont pas signé la lettre ouverte publiée lundi par l'UEFA, la Concacaf et la confédération asiatique contre le président Gianni Infantino, rapporte La Razón.
Le texte, cosigné par les présidents des trois confédérations, affirme que « le football n'appartient à aucun individu » et que « le leadership dans le football n'est pas une possession ». Il ajoute : « Quand la confiance est rompue par la tromperie, quand un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié l'autorité, ce devoir a été abandonné. »
Selon La Razón, la fracture entre les six confédérations est nette : trois signataires contre Infantino, deux soutiens déclarés - la CAF africaine et la Conmebol, qui compte notamment le Brésil et l'Argentine parmi ses dix fédérations -, plus l'océanienne OFC restée à l'écart. La FIFA avait de son côté insisté samedi, dans un communiqué publié presque à minuit en Europe, sur l'appui de la CAF et de la Conmebol, dénonçant « un effort concerté et continu de certains pour saper » l'institution et son président.
Seul candidat déclaré à ce jour, Infantino devra recueillir la majorité des 211 voix des fédérations membres pour être réélu en mars, pour un nouveau mandat de quatre ans qu'il occupe depuis 2016. La crise, née de son projet - retiré en quelques jours - d'ouvrir les droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, s'est envenimée depuis deux semaines.
Le dossier n'est pas anodin pour la Fédération bolivienne de football, directement représentée au sein de la Conmebol : si la confédération sud-américaine venait à revoir sa position, la voix des dix fédérations qui la composent - Bolivie comprise - pèserait directement sur l'issue du scrutin de mars, dans une élection où Infantino reste pour l'heure seul candidat en lice.
À La Paz, où le poids de la Conmebol dans les instances internationales du football reste une référence constante, la lecture locale retient surtout ce partage inhabituel : la confédération sud-américaine, habituellement discrète sur la diplomatie du ballon rond, se range ouvertement aux côtés d'un dirigeant contesté par la moitié des continents représentés à la FIFA.
SOURCES (2)
- La Razon BOMOYEN
- Brujula DigitalMOYEN
