ANGLE DOMINANT
Islamabad met en avant le rôle de sa propre confédération, l'AFC, cosignataire de la lettre contre Infantino, tout en relayant le soutien inattendu de Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'AFC, confédération dont le Pakistan est membre, cosigne avec l'UEFA et la CONCACAF la lettre accusant Infantino d'avoir rompu la confiance de l'institution qu'il dirige (Dawn, Daily Times).
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La lettre n'est pas signée par la CAF ni la CONMEBOL, ramenant le rapport de force à trois confédérations contre deux, sur six (Daily Times).
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Donald Trump qualifie Infantino de « fantastique » et juge que le remplacer serait une « terrible erreur », en contraste avec la position critique de la fédération américaine (Geo News).
ANALYSE
Islamabad, 11 août 2026. La presse pakistanaise relaie avec attention la crise qui secoue la FIFA, d'autant que la Confédération asiatique de football (AFC), dont le Pakistan est membre, figure parmi les trois signataires de la lettre ouverte qui accuse le président Gianni Infantino d'avoir rompu la confiance de l'institution. Selon Dawn et Daily Times, l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC ont publié lundi une « lettre ouverte à la famille du football », cosignée par les présidents Aleksander Čeferin, Victor Montagliani et Salman Bin Ibrahim Al-Khalifa — tous trois vice-présidents de la FIFA — ainsi que par trois secrétaires généraux. Le texte affirme que « le leadership dans le football n'est pas une possession » et que, « quand la confiance est rompue par la tromperie, quand un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié l'autorité, ce devoir a été abandonné ».
Les trois confédérations qualifient de « rupture fondamentale de confiance » le projet, depuis abandonné, de vendre une participation dans les droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, et réclament une revue indépendante. Daily Times relève que la lettre ne porte pas la signature de la CAF ni de la CONMEBOL, les deux confédérations qui soutiennent encore Infantino — soit trois contre deux, sur six au total.
Geo News, de son côté, rapporte le soutien affiché par Donald Trump, qui a jugé que la FIFA « commettrait une terrible erreur » si elle envisageait de remplacer Infantino, qu'il a qualifié de « fantastique » et crédité d'avoir présidé « la Coupe du monde la plus réussie de l'histoire ». Le média pakistanais souligne le contraste entre cette prise de position et celle de la fédération américaine, qui a critiqué Infantino aux côtés du Canada et de plusieurs instances d'Amérique centrale et des Caraïbes.
Infantino, qui nie les allégations pesant sur lui, fait face depuis deux semaines à une révolte ouverte après avoir proposé puis retiré son plan d'investissement privé ; la FIFA a dénoncé samedi « un effort concerté » visant à saper l'institution et son président. Le juriste italo-suisse compte briguer un nouveau mandat lors de l'élection présidentielle prévue en mars prochain.
