ANGLE DOMINANT
Mexico dissocie la Fédération mexicaine de football de ses voisins nord-américains, maintenant son soutien à Gianni Infantino quand Washington et Ottawa rejoignent la fronde des confédérations.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La Fédération mexicaine de football maintient son soutien à Gianni Infantino et ne rejoint pas les critiques des fédérations des États-Unis et du Canada, selon Vanguardia.
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US Soccer, Canada Soccer, la CFU (Union caribéenne) et l'UNCAF (Union centraméricaine) ont annoncé lundi se joindre à la position de l'UEFA, la Concacaf et l'AFC, exigeant des changements de gouvernance à la FIFA.
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Donald Trump a déclaré que la FIFA commettrait « une terrible erreur » si elle remplaçait Infantino, qu'il qualifie de « fantastique », selon Reforma.
ANALYSE
Mexico, 11 août 2026. Alors que les fédérations des États-Unis et du Canada rejoignent lundi soir les critiques adressées à Gianni Infantino, la Fédération mexicaine de football choisit de ne pas s'y associer et maintient son soutien au président de la FIFA, rapporte Vanguardia. Le geste isole le Mexique au sein même de la zone qu'il partage avec ses deux voisins, co-hôtes comme lui du Mondial 2026.
La rupture s'est ouverte lundi quand l'UEFA, la Concacaf et l'AFC — qui couvrent l'Europe, l'Amérique du Nord-centrale-Caraïbes et l'Asie — ont publié une « lettre ouverte à la famille du football », cosignée notamment par Victor Montagliani, président de la Concacaf, la confédération dont dépend la fédération mexicaine, selon Vanguardia. Le texte affirme que « le football n'appartient à aucun individu » et que « le leadership dans le football n'est pas une possession ». Les trois confédérations dénoncent une « rupture fondamentale de confiance » liée au projet, depuis abandonné, de vendre une participation dans les droits commerciaux de la Coupe du monde, et réclament une revue indépendante.
Quelques heures plus tard, la fédération américaine, la fédération canadienne, l'Union caribéenne de football (CFU) et l'Union centraméricaine (UNCAF) ont annoncé se joindre à cette position, élargissant la fracture jusqu'à la représentation nord-américaine elle-même, selon Vanguardia. Les quatre organisations disent rester unies « pour exiger des changements significatifs qui renforcent la gouvernance, la transparence et la reddition de comptes de la FIFA ». La Fédération mexicaine, elle, n'a pas suivi ce mouvement.
La contestation intervient alors qu'une enquête du Telegraph, relayée par Vanguardia, révèle qu'Infantino fait l'objet d'une investigation de l'UEFA sur un paiement de plus de 150 000 livres versé à une ex-employée avec laquelle il aurait entretenu une relation sentimentale, à l'époque où il était secrétaire général de l'organisme européen.
Face à cette pression, Donald Trump a volé au secours d'Infantino lundi soir. « La FIFA commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait de remplacer le président Gianni Infantino », a-t-il déclaré, le qualifiant de « fantastique » et lui attribuant le Mondial « le plus réussi de l'histoire », rapporte Reforma. Sans lui, a-t-il averti, l'événement « ne sera plus jamais aussi rentable ».
