ANGLE DOMINANT
Paris décrypte une fracture inédite à la Fifa : trois confédérations sur six accusent Gianni Infantino de tromperie, quand Donald Trump vole à sa rescousse.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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L'UEFA, la Concacaf et l'AFC accusent Infantino, dans une lettre ouverte, d'avoir rompu la confiance « par la tromperie » et affirment que « le football n'appartient à aucun individu »
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La CAF et la Conmebol n'ont pas cosigné le texte : trois confédérations contre, deux favorables à Infantino, sur les six que compte la Fifa
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Donald Trump a défendu Infantino sur Truth Social lundi soir, jugeant qu'un remplacement serait « une terrible erreur » et le qualifiant de « formidable »
ANALYSE
Paris, 11 août 2026. La crise qui secoue la Fifa depuis deux semaines a franchi un nouveau palier lundi avec la publication d'une « lettre ouverte à la famille du football » signée conjointement par l'UEFA, la Concacaf et l'AFC — trois des six confédérations, représentant l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie. Selon Le Monde, ses signataires, Aleksander Čeferin, Victor Montagliani et Salman Bin Ibrahim Al-Khalifa, tous trois vice-présidents de la Fifa, écrivent que « le football n'appartient à aucun individu » et que « quand la confiance est rompue par la tromperie, quand un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié l'autorité, ce devoir a été abandonné ». Sans jamais nommer Gianni Infantino, la lettre balaie ses tentatives de sauver son mandat, qu'il espérait renouveler sans encombre en mars 2027 à Rabat.
Le Monde et 20 Minutes détaillent le grief central : les trois confédérations frondeuses jugent insuffisantes les « excuses » adressées mercredi dernier par la Fifa à ses 211 fédérations pour son projet avorté d'ouverture du Mondial à des investisseurs privés. Cette lettre, écrit Le Monde, « présente cela comme un défaut de communication, alors que ce dont le football a été témoin est un défaut de jugement » — une « rupture fondamentale de confiance ». 20 Minutes relève par ailleurs que la CAF et la Conmebol, restées fidèles à Infantino, n'ont pas cosigné le texte : trois confédérations contre, deux pour, sur six.
Face à cette fronde, Donald Trump a volé au secours de son allié lundi soir sur Truth Social, rapporte France 24 : « La Fifa commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu'un instant de remplacer son président Gianni Infantino », qualifié de « formidable » et crédité d'avoir « présidé la Coupe du monde la plus réussie de l'histoire ». France 24 rappelle la proximité entre les deux hommes, scellée par un « prix de la paix de la Fifa » remis à Trump en décembre 2025. Ouest-France note la position désormais fragile de l'Italo-Suisse, « poussé vers la sortie » par une partie de la « famille du football » qu'il prétend servir, tandis que la Fifa maintient son plein soutien à son président.
SOURCES (4)
- 20 MinutesMOYEN
- Ouest-FranceMOYEN
