ANGLE DOMINANT
Brasília distingue une fracture à six confédérations : l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC accusent Infantino de tromperie, mais la CONMEBOL, dont dépend le Brésil, reste à ses côtés, aux côtés de Donald Trump.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
La lettre ouverte, signée par l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC, n'est pas signée par la CONMEBOL (dix fédérations, dont le Brésil et l'Argentine), la CAF ni l'OFC, selon Folha de S.Paulo et Veja.
- 02
Infantino, candidat unique déclaré, doit obtenir la majorité des 211 voix des membres de la FIFA pour être réélu en mars pour un nouveau mandat de quatre ans, selon Folha de S.Paulo.
- 03
Donald Trump a qualifié Infantino de « fantastique » et jugé qu'un remplacement serait une « erreur terrible », selon Estadão et Jornal de Brasília.
ANALYSE
Brasília, 11 août 2026. La presse brésilienne relaie la publication lundi d'une « lettre ouverte à la famille du football » signée par trois des six confédérations de la FIFA — l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC —, mais souligne d'emblée ce que Folha de S.Paulo et Veja appellent des « confederações divididas » : le texte n'est pas signé par la CONMEBOL, la confédération sud-américaine qui regroupe dix fédérations dont le Brésil et l'Argentine, ni par la CAF africaine, ni par la modeste OFC océanienne.
Selon Folha de S.Paulo, les trois signataires affirment que « le leadership dans le football n'est pas une possession » et qu'il « ne s'agit pas de détenir — ni d'exiger — le pouvoir pour soi-même ». La lettre évoque une confiance « rompue par la tromperie » lorsqu'un dirigeant « se place au-dessus du collectif qui lui a confié l'autorité ». Veja relève que le texte, sans nommer directement Gianni Infantino, met en cause sa capacité à occuper le poste, tout en attribuant les progrès du football de la dernière décennie au travail collectif des instances.
Les journaux brésiliens rappellent que la FIFA avait riposté samedi en dénonçant, dans un communiqué, « un effort continu et orchestré de certains pour saper » l'institution et son président — un texte qui, selon Folha de S.Paulo, mettait justement en avant le soutien de la CAF et de la CONMEBOL en préambule. Candidat unique déclaré à ce stade, Infantino doit obtenir la majorité des 211 voix des membres de la FIFA pour être réélu en mars, pour un nouveau mandat de quatre ans ; il dirige l'instance depuis 2016.
Estadão et Jornal de Brasília consacrent leurs articles à l'intervention de Donald Trump, qui a jugé lundi soir que la FIFA commettrait une « erreur terrible » si elle envisageait de remplacer Infantino, qualifié de « fantastique » et crédité d'avoir présidé « la Coupe du monde la plus réussie de l'histoire ». Estadão rappelle les liens entre les deux hommes, entretenus depuis qu'Infantino a remis à Trump le Prix de la paix de la FIFA en décembre, après que le président américain eut exprimé sa frustration de ne pas avoir reçu le prix Nobel.
Aucun des articles du pool brésilien ne mentionne de prise de position propre de la CBF ni de la CONMEBOL, au-delà du constat de son absence de signature sous la lettre des trois confédérations dissidentes.
SOURCES (4)
- Jornal de BrasíliaMOYEN
- VejaMOYEN
- EstadãoMOYEN
