ANGLE DOMINANT
Montevideo mesure les conséquences pour la CONMEBOL, restée fidèle à Infantino, alors que l'Uruguay coorganise le Mondial 2030
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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La lettre ouverte est cosignée par l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC, mais pas par la CONMEBOL ni la CAF, selon El Observador
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Citation de la lettre : « Le leadership dans le football n'est pas une possession. Il ne s'agit pas de détenir — ou d'exiger — le pouvoir pour soi-même »
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Infantino, seul candidat déclaré, doit réunir la majorité des 211 voix des membres de la FIFA pour être réélu en mars, pour un mandat 2027-2031
ANALYSE
Montevideo, 11 août 2026. Le président de la FIFA Gianni Infantino se retrouve sous le feu des critiques après la publication, lundi, d'une lettre conjointe de trois des six confédérations continentales — l'UEFA, la CONCACAF et l'AFC —, rapporte El Observador. Le texte, intitulé « lettre ouverte à la famille du football », affirme que « le football n'appartient à aucun individu » et que « le leadership dans le football n'est pas une possession ». Les signataires évoquent une rupture de confiance : « Quand la confiance est rompue par la tromperie, quand un individu se place au-dessus du collectif qui lui a confié l'autorité, ce devoir a été abandonné. »
Pour Montevideo, le fait le plus significatif est que la lettre ne porte pas la signature de la CONMEBOL. El Observador souligne que la confédération sud-américaine — dix fédérations, dont le Brésil et l'Argentine — figure, avec la CAF africaine et ses 54 fédérations, parmi les deux grands soutiens qu'Infantino conserve. La FIFA avait elle-même mis en avant cet appui samedi, dans un communiqué dénonçant « un effort concerté et continu de certains pour saper » l'institution et son président. L'Uruguay, membre de la CONMEBOL, se trouve ainsi rattaché institutionnellement au camp qui n'a pas rejoint la fronde européenne, nord-américaine et asiatique.
L'enjeu dépasse la diplomatie sportive : l'Uruguay, coorganisateur avec l'Argentine et le Paraguay des matchs du centenaire de la Coupe du monde 2030, a un intérêt direct à la stabilité de l'institution qui arbitre ce dossier. El Observador rappelle qu'Infantino, seul candidat déclaré à ce stade, doit réunir la majorité des 211 voix des membres de la FIFA pour être réélu en mars, pour un mandat 2027-2031.
Le soutien affiché lundi soir par Donald Trump, qui a qualifié un possible départ d'Infantino d'« erreur terrible » et loué une Coupe du monde 2026 « quatre fois plus » réussie que les précédentes, ajoute une dimension politique à la crise. Côté presse uruguayenne, le ton n'est pas uniquement institutionnel : La Diaria a tourné l'épisode en dérision, proposant, dans sa rubrique humour, de soumettre la conduite du dirigeant suisso-italien au VAR.
