ANGLE DOMINANT
Jérusalem retrace la dynastie Assad et son alliance avec Téhéran, hostile à l'État hébreu depuis un quart de siècle.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Bachar al-Assad condamné à mort par contumace pour meurtre avec préméditation, torture et détention arbitraire, qualifiés de crimes contre l'humanité (SANA via Jerusalem Post)
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Son cousin Atef Najib, ancien responsable sécuritaire, condamné à la même peine
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Assad, au pouvoir depuis 2000, a fait de la Syrie un allié de l'Iran hostile à Israël et aux États-Unis ; il vit depuis décembre 2024 dans la région de Moscou (Jerusalem Post, Haaretz)
ANALYSE
Jérusalem, 12 août 2026. Le verdict tombé mardi à Damas résonne en Israël moins comme une surprise judiciaire que comme la clôture d'un chapitre régional : la Quatrième chambre criminelle de la capitale syrienne a condamné Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour meurtre avec préméditation de plusieurs personnes, y compris des enfants, torture et détention arbitraire, qualifiés de crimes contre l'humanité, confirme l'agence officielle SANA citée par le Jerusalem Post. Son cousin Atef Najib, ancien responsable sécuritaire, écope de la même peine.
La presse israélienne retrace la trajectoire d'un homme né en 1965, arrivé au pouvoir en 2000 à la mort de son père Hafez, et qui a perpétué pendant un quart de siècle la domination de la minorité alaouite sur un pays à majorité sunnite. Le Jerusalem Post souligne que son règne a fait de la Syrie « un allié de l'Iran hostile à Israël et aux États-Unis », un règne façonné dès ses débuts par la guerre en Irak et la crise libanaise, puis défini par la guerre civile née du Printemps arabe de 2011, quand des manifestants réclamant la démocratie furent accueillis par une répression meurtrière.
Haaretz insiste sur la portée symbolique du jugement, « première condamnation » prononcée contre l'ex-dirigeant, obtenue au terme d'un procès par contumace pour des faits commis durant près de quatorze ans de guerre. Le quotidien rappelle qu'Assad a fui Damas en décembre 2024 alors que les combattants rebelles approchaient de la capitale, et qu'il réside depuis dans la région de Moscou — un exil qui, en l'absence d'extradition russe, prive la sentence de toute portée exécutoire immédiate.
Pour Israël, qui a multiplié les frappes contre des positions iraniennes et du Hezbollah en territoire syrien durant la guerre civile, la chute puis la condamnation d'Assad actent la fin d'un axe hostile installé à sa frontière nord depuis un quart de siècle, sans clarifier qui, à Damas, en héritera sur le plan stratégique.
