ANGLE DOMINANT
Rome mesure la portée limitée d'une condamnation à mort qu'aucune extradition ne viendra exécuter, tant que Bachar al-Assad reste protégé par Moscou.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le tribunal pénal de Damas a jugé que Bachar al-Assad devra « essere perseguito a livello internazionale », selon al-Arabiya citée par ANSA.
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Le cousin d'Assad, Atef Najib, 66 ans, jugé en personne et photographié en combinaison rayée derrière les barreaux, a été condamné à mort pour crimes contre l'humanité (Adnkronos).
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Vladimir Poutine a accordé l'asile à Bachar al-Assad et à sa famille dès la chute du régime en décembre 2024 ; il vit depuis dans la région de Moscou, jamais extradé (Adnkronos/ANSA).
ANALYSE
Rome, 12 août 2026. La condamnation à mort par contumace de Bachar al-Assad, prononcée mardi par un tribunal pénal de Damas, est accueillie par la presse italienne avec une prudence de fond : verdict historique sur le papier, mais sans portée pratique tant que l'ex-président demeure hors d'atteinte. Adnkronos rappelle que le Kremlin avait annoncé, dès la chute du régime en décembre 2024, la décision de Vladimir Poutine d'accorder l'asile à Assad et à sa famille ; il vit depuis dans la région de Moscou, où la Russie ne l'a jamais extradé malgré le mandat émis par les nouvelles autorités syriennes.
ANSA détaille les chefs retenus contre l'ex-président : crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis pendant la guerre civile. L'agence italienne précise que le tribunal a jugé que Bachar al-Assad devra « essere perseguito a livello internazionale », citant al-Arabiya. Son frère Maher al-Assad est condamné dans les mêmes conditions, reconnu coupable d'omicidio premeditato, de torture et d'incitation à la haine.
Seul accusé jugé en personne, le cousin d'Assad Atef Najib, 66 ans, ancien chef de la sécurité à Deraa considéré comme l'homme ayant supervisé la répression de 2011, apparaît selon Adnkronos derrière les barreaux, en combinaison rayée, lors de l'audience retransmise par la télévision d'État syrienne. Il est lui aussi condamné à mort, pour des crimes contre l'humanité constatés par le tribunal.
La presse italienne relève enfin la stratégie de communication du pouvoir d'Ahmed al-Sharaa, ancien chef de Hayat Tahrir al-Sham devenu président depuis la chute d'Assad fin 2024, qui affirme avoir rompu avec l'extrémisme et promet la « giustizia » après treize ans de guerre civile. Le verdict de Damas est ainsi lu à Rome moins comme une sentence exécutable que comme un test grandeur nature de la justice transitionnelle syrienne, dont l'issue conditionnera la crédibilité des nouvelles autorités auprès des chancelleries occidentales.
