ANGLE DOMINANT
Caracas mesure la portée d'une sentence qui ne s'exécutera sans doute jamais tant que Moscou protège Assad
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le juge Fakhareddine al-Aryan : « Bashar al-Assad a utilisé les organes de l'État pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité »
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Huit autres anciens responsables condamnés à mort, dont Maher al-Assad et Atef Najib — seul ce dernier a comparu en personne, resté en cage pendant l'audience
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Les nouvelles autorités syriennes ont demandé à la Russie l'extradition d'Assad, réfugié à Moscou avec asile politique depuis décembre 2024 ; requête non satisfaite
ANALYSE
Caracas, 12 août 2026. Le Quatrième tribunal pénal de Damas a condamné mardi à la peine de mort par contumace l'ancien président syrien Bachar al-Assad, jugé coupable de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commis pendant les quatorze années de guerre civile, qui ont fait selon le bilan retenu près d'un demi-million de morts. Le jugement, retransmis en direct à la télévision d'État, est le premier prononcé contre Assad ou un membre de son cercle proche depuis la chute, il y a vingt mois, de cinquante années de pouvoir familial.
« Bashar al-Assad a utilisé les organes de l'État pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité », a déclaré le juge Fakhareddine al-Aryan pendant l'audience. Le verdict retient l'assassinat avec préméditation, la torture ayant entraîné la mort, des attaques intentionnelles contre des civils et des mineurs, ainsi que l'incitation à l'homicide de masse.
Dans le même dossier, huit autres anciens hauts responsables militaires et du renseignement ont été condamnés à mort, dont le frère du président déchu, Maher al-Assad, ex-commandant de la Quatrième division blindée, et son cousin Atef Najib, ancien chef de la sécurité à Deraa, tenu pour responsable du déclenchement de la répression qui a ouvert la guerre civile en 2011. Najib est le seul des principaux accusés à avoir comparu en personne : il est resté dans une cage, en tenue de détenu, sous forte sécurité, pendant que le juge lisait la sentence et qu'une foule se massait devant le tribunal, au centre de Damas.
Assad et son frère ont fui vers la Russie après la chute du gouvernement en décembre 2024, où ils ont reçu l'asile politique. Les nouvelles autorités syriennes ont formellement demandé à Moscou l'extradition immédiate des deux frères et des autres fugitifs, afin qu'ils purgent leur peine sur le sol syrien — une requête que la Russie n'a pas satisfaite à ce jour.
La presse de Caracas présente ce procès comme la première grande étape de la commission de justice transitionnelle mise en place par le nouveau pouvoir pour réparer les victimes de la dictature déchue. Le dossier illustre, tel que rapporté par les médias vénézuéliens, la tension entre une justice locale qui prononce ses verdicts et l'impossibilité de les faire exécuter tant que le condamné reste protégé par un allié étranger.
SOURCES (2)
- Efecto CocuyoMOYEN
- AnaliticaMOYEN
