ANGLE DOMINANT
Lisbonne dénonce un régime « inqualifiable » et réclame une transition pacifique et inclusive en Syrie, sans se prononcer sur la sentence elle-même
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le tribunal pénal de Damas a condamné Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et homicide volontaire avec préméditation (Observador)
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Le ministère portugais des Affaires étrangères qualifie le régime d'Assad d'« inqualifiable » et réclame une transition pacifique et inclusive en Syrie (SAPO Notícias)
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La même sentence frappe le frère cadet d'Assad, Maher al-Assad, et son cousin Atef Najib, jugé responsable de la répression menée à Deraa en 2011 (Observador)
ANALYSE
Lisbonne, 12 août 2026. Le ministère portugais des Affaires étrangères a réagi à la condamnation à mort par contumace de Bachar al-Assad prononcée à Damas, qualifiant le régime déchu d'« inqualifiable » et réitérant la nécessité d'une transition pacifique et inclusive en Syrie, rapporte le SAPO Notícias.
Selon l'agence portugaise, un tribunal syrien a condamné à la peine de mort, par contumace, l'ancien président Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024 après avoir dirigé le pays « d'une main de fer » pendant vingt-quatre ans et réprimé dans le sang une révolte devenue l'une des guerres civiles les plus brutales du XXIe siècle. La sentence, tombée après la fuite d'Assad à Moscou, est présentée comme la première action judiciaire des autorités de transition syriennes.
L'Observador détaille les chefs d'accusation retenus par le tribunal pénal de Damas : crimes de guerre, crimes contre l'humanité et homicide volontaire avec préméditation. Le juge Fakhareddine al-Aryan a résumé le verdict en séance, retransmise en direct par la télévision d'État syrienne : « Bashar al-Assad a utilisé les organes de l'État pour commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. » La même peine frappe son frère cadet Maher al-Assad ainsi qu'Atef Najib, cousin germain de l'ex-président, jugé responsable de la répression menée dans la province de Deraa, berceau de la révolte de 2011.
Le journal rappelle que le conflit syrien, qui s'est étendu sur quatorze ans, aurait fait environ un demi-million de morts. Bachar al-Assad, qui avait succédé à son père Hafez al-Assad — président de 1971 à 2000 —, vit désormais en exil en Russie. L'Observador évoque « la fin d'une époque » et rapporte que des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Damas pour célébrer sa chute.
Aucun des deux titres portugais consultés n'aborde la question d'une éventuelle extradition d'Assad par Moscou, ni la portée pratique d'un jugement rendu contre un homme hors d'atteinte de la justice syrienne. La lecture portugaise reste centrée sur la position officielle de Lisbonne, prudente, qui refuse de commenter la sentence elle-même mais insiste sur l'exigence d'une transition « pacifique et inclusive » pour l'avenir du pays.
