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Plus divergent que 47 % des sujets récents comparables (référence : 99 sujets récents mesurés par la même méthode).
Les couvertures étrangères du 24 octobre s'attardent sur ce que le résumé laisse de côté : l'anticipation policière revendiquée par Laurent Nuñez, le sort des blessés de Toulouse et Clermont-Ferrand, le calendrier politique de la semaine et le détail des cortèges italiens.
Le bilan du 24 octobre est publié par le ministère de l'Intérieur ; syndicats et gilets jaunes annoncent de nouvelles journées le 31 octobre et une grève nationale le 5 novembre.
Laurent Nuñez attribue la différence avec le 17 octobre à l'anticipation. Selon Vedomosti, qui le cite, 135 personnes étaient interpellées à 13 h, heure locale, la plupart lors de contrôles préventifs. Meduza rapporte qu'il comptait alors 136 actions de protestation, contre 264 la semaine précédente.
« Ce qui a changé, c'est l'anticipation. »
L'Agência Brasil et G1 détaillent ce que ces contrôles ont permis de saisir : feux d'artifice, roulements à billes, frondes, balles d'acier, un katana et des armes airsoft. MTV Uutiset relève la même liste côté finlandais, d'après les photos publiées par les préfectures.
El Financiero ajoute un point de comparaison donné par le ministre : le 17 octobre, à la même heure, seules 385 arrestations avaient été réalisées. Laurent Nuñez reconnaît des pillages le 24, mais « de façon limitée », avec des tentatives à Marseille dont les auteurs ont été arrêtés. Le quotidien rappelle qu'il avait été très critiqué pour sa gestion du 17.
Sur ce que montre le dispositif, les lectures diffèrent. La República écrit que l'absence de pillages à grande échelle « suggère » que la décision de renforcer les effectifs et de contenir les marches a porté ses fruits. Le Temps rapporte que l'interdiction des manifestations non syndicales a été largement critiquée comme une entrave au droit de manifester, et Gulf Times décrit une colère visant Emmanuel Macron pour les mêmes mesures. Dans le corpus, beaucoup de couvertures ouvrent sur le dispositif plutôt que sur les revendications : ce constat mesure ce que les rédactions retiennent, pas le poids des causes sociales.
À Paris, la porte-parole de la préfecture, Hélène Denéchère, évoque « 500 casseurs » sur France Inter, selon la presse française. L'Independent décrit environ 500 jeunes masqués dispersés au gaz lacrymogène et au canon à eau. NBC News situe les heurts près de la porte de Vincennes, pendant environ une heure, et précise n'avoir « vu aucun pillage ». La chaîne cite aussi le parquet de Paris, qui fait état de 64 interpellations, dont six mineurs, pour l'essentiel liées à des armes ou à un groupement en vue de violences.
« La police a commencé à s'en prendre à tout le monde. »
Le bilan des blessés fait l'objet de précisions inégales. L'AFP, via The Sun MY, note que le communiqué de dimanche ne dit pas combien de manifestants ont été blessés. À Toulouse, la préfecture parle d'un homme de 20 ans avec une plaie à la main ; un secouriste anonyme affirme à l'AFP que plusieurs doigts ont été arrachés. À Clermont-Ferrand, la préfecture évoque une main touchée, sans perte de doigt. La Nouvelle République, citée par la même dépêche, signale un homme blessé à l'œil gauche à Poitiers.
Sur l'origine des heurts, La República, FAZ et le National Post reprennent l'attribution de Laurent Nuñez à l'ultragauche. Daily Times, d'après Reuters, ajoute des bandes criminelles et des militants d'extrême droite à Nice et à Montpellier ; la FAZ cite Cannes et Montpellier pour ces derniers.
Des témoignages recueillis par l'AFP donnent l'autre versant. Malay Mail rapporte les propos de David, étudiant au visage entaillé à la porte de Vincennes, qui dit que les policiers « battaient beaucoup de gens ». À Lille, Eline, 23 ans, dit avoir été gazée alors qu'elle ne faisait rien.
Les sources ne racontent pas toutes le même début. L'Independent remonte à septembre, à un lycée de Créteil en sous-effectif, puis à des blocus gagnant les banlieues, l'appel de l'UNEF et les gilets jaunes. La Razón situe l'origine à la fin septembre dans des lycées de Seine-Saint-Denis, avec le manque de remplaçants, des bâtiments dégradés, le rejet de Parcoursup et l'effet de l'inflation sur le coût de la vie étudiante. Le quotidien reproche à la couverture internationale de se concentrer sur les images d'affrontements.
« Il va comprendre que cela va se répéter chaque semaine. »
Pour la suite immédiate, Vedomosti écrit que les organisations lycéennes et étudiantes attendent des annonces le lundi 26 octobre, après leur rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le quotidien relaie aussi une information de Blast : Sébastien Lecornu aurait demandé à quatre opérateurs de se tenir prêts à couper temporairement TikTok et Instagram.
TBS News détaille les positions syndicales : Murielle Guilbert, de Solidaires, parle d'une « agrégation de colère » ; SUD Éducation rejoindra la journée du 31 octobre, la CGT tranchera dans la semaine, et les gilets jaunes prévoient des sit-in devant les mairies et l'Assemblée nationale.
Sur le terrain électoral, l'AP, reprise par The Rising Nepal, rapporte que le Rassemblement national accuse le gouvernement de ne pas protéger la population et appelle à transformer la colère en votes pour Marine Le Pen. Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège parisien selon le National Post, annonce la répétition hebdomadaire des manifestations. Le Times of India relaie, d'après l'agence ANI, la phrase de Donald Trump sur la France qui « est en train de brûler », prononcée lors d'un meeting à Perry, en Géorgie ; HVG rapporte que Magyar Péter « montre du doigt les migrants ».
L'ANSA parle de « città blindate » et relève que les violences et pillages de la semaine précédente ne se sont pas répétés. À Rome, 43 jeunes ont été conduits à la préfecture de police, trouvés en possession de cagoules, de gants, de masques et de keffiehs ; des manifestants ont atteint le Colisée avant d'être repoussés aux grilles. L'agence signale des tensions à Turin, Bologne et Florence. D'après le Corriere della Sera repris via Xinhua, six personnes ont été hospitalisées à Bologne.
« mettent à feu et à sang des villes entières »
Selon l'ANSA, une personne présentée comme l'animateur présumé de la page Instagram du Movimento 17 ottobre a été identifiée avant 14h30 et fait l'objet d'une enquête pour incitation à délinquer aggravée. Rzeczpospolita, citant Reuters, évoque un suspect interpellé samedi matin. Libero Quotidiano estime qu'à Milan « l'État a fait l'État », avec des parachutistes de la brigade Folgore.
Les évaluations de la présence à Milan diffèrent. La Nación et Al Jazeera donnent environ 10 000 personnes, alors que Le Monde, cité dans la perspective française, retient environ 3 000 personnes à Milan comme à Rome. Les effectifs de sécurité varient aussi selon les médias : La Nación cite 500 militaires en renfort de 5 000 policiers, la RTP 1 400 policiers et 500 militaires.
Les motifs cités sortent du seul coût de la vie. La Free Press Journal, Estadão et la RTP mentionnent aussi les dépenses d'armement et le logement. Aux États-Unis, l'AP et NPR rapportent que Giorgia Meloni a annoncé des peines plus sévères pour les mineurs. Al Jazeera Arabic élargit à l'Espagne, où la police catalane a arrêté 128 personnes à Barcelone, dont 73 mineurs.
La préfecture de police compte 142 interpellations, dont 126 gardes à vue, et environ 500 personnes violentes en fin de cortège.
La semaine précédente, les troubles avaient donné lieu à environ 2 700 interpellations, selon SBS et la presse australienne.
Syndicats et gilets jaunes appellent à manifester le 31 octobre et à une grève nationale le 5 novembre.
Base de comparaison : Nombre d'interpellations en France au bilan du ministère de l'Intérieur publié le dimanche 25 octobre, pour la journée du 24
Les pays qui publient le bilan complet donnent tous 1 314, soit plus que le chiffre provisoire de la veille.
… en los próximos días y semanas para hacer frente a esta amenaza, porque es una amenaza real”. Un total de 1.314 personas habían sido arrestadas hasta el domingo por la mañana, tras una "noche …
Passage exact de l'article, dans sa langue de publication, où ce nombre a été retrouvé lors de la vérification avant publication.
… enfrentamientos con la policía en París y otras ciudades. Hubo más de 1.000 detenidos y el Gobierno desplegó 70.000 efectivos, en una jornada marcada por las restricciones a las marchas y el creciente malestar social. …
Passage exact de l'article, dans sa langue de publication, où ce nombre a été retrouvé lors de la vérification avant publication.
… Thousands protest in Italy with 9 arrested and 371 detained Several thousand people marched through Milan, bringing traffic in the centre to a standstill, and …
Passage exact de l'article, dans sa langue de publication, où ce nombre a été retrouvé lors de la vérification avant publication.
Participation du 24 octobre selon le ministère de l'Intérieur
Base de comparaison : Nombre de manifestants dans toute la France le samedi 24 octobre, décompte du ministère de l'Intérieur
La presse reprend un chiffre ministériel identique ou arrondi, de 400 000 à 410 000 ; l'écart avec le décompte syndical est le véritable désaccord.
Participation du 24 octobre selon la CGT
Base de comparaison : Nombre de manifestants dans toute la France le samedi 24 octobre, décompte des syndicats
Les pays qui citent la CGT donnent le même ordre de grandeur, près du double du chiffre ministériel.
Interpellations annoncées le samedi soir
Base de comparaison : Nombre d'interpellations en France annoncé par le ministre de l'Intérieur dans la soirée du samedi 24 octobre (chiffre provisoire)
Les médias qui publient dans la soirée du samedi reprennent le chiffre provisoire de « près de 1 000 », que le bilan du dimanche a relevé.
Effectifs policiers déployés
Base de comparaison : Nombre de policiers et gendarmes déployés en France pour la journée du 24 octobre
Tous les pays qui chiffrent le dispositif donnent 70 000.
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Le ministère de l'Intérieur chiffre la participation du 24 octobre à 410 000 personnes, un décompte nettement inférieur à celui des syndicats.
Un dispositif policier exceptionnel de 70 000 membres des forces de l'ordre a été déployé, après les troubles du 17 octobre.
La journée est décrite comme plus calme que celle du 17 octobre, avec des cortèges majoritairement pacifiques et des heurts en fin de journée.
À la question de savoir ce que montre le déploiement massif, une partie de la presse y lit une efficacité qui a évité de nouveaux pillages ; une autre y lit une atteinte au droit de manifester (couvre-feux, interdictions).
Sur l'origine des violences, certains médias reprennent l'attribution du ministre à l'ultragauche ou à l'immigration (citée par Donald Trump) ; d'autres les rattachent à une crise sociale née dans les lycées et à la vie chère.
La presse qui publie le samedi soir reprend « près de 1 000 » interpellations ; celle qui publie le dimanche donne le bilan ministériel de 1 314, dont 142 à Paris.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
3 cadrages différents sur 28 pays · 18 pays sur 28 partagent le même cadrage
Chaque case croise deux pays. Pleine : la couverture des deux pays retient le même cadre. Vide : leurs cadres diffèrent. La carte décrit des cadrages, sans les évaluer.
Paires au même cadre : 174 sur 378
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Allemagne
Colombie
La mobilisation du 24 octobre prolonge celle du 17, née dans des lycées de la région parisienne à la fin de septembre autour du financement scolaire et du coût de la vie, puis élargie aux syndicats et aux gilets jaunes. Elle se déroule à six mois de l'élection présidentielle, avec des appels à de nouvelles journées les 31 octobre et 5 novembre. Le mouvement a des échos en Italie, en Espagne, au Portugal et en Albanie, où les gouvernements répondent par des dispositifs policiers et des mesures sur les mineurs.
Aperçu : 3 lectures sur 28 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
La Paz décrypte la mobilisation française comme une crise structurelle née dans les lycées, et récuse une lecture limitée aux images d'émeutes.
2 sources · Voir les sources
Buenos Aires jauge la journée du 24 octobre à l'aune de l'échéance de 2027 : la presse argentine y lit d'abord une tension politique pour Emmanuel Macron, à six mois de la présidentielle, et un mouvement qui déborde vers l'Italie.
2 sources · Voir les sources
Canberra retient surtout l'ordre public : la presse australienne chiffre arrestations, gaz lacrymogènes et déploiement de 70 000 agents, et mesure l'écart avec les émeutes de la semaine précédente.
4 sources · Voir les sources
ANGLE DOMINANT
La Paz décrypte la mobilisation française comme une crise structurelle née dans les lycées, et récuse une lecture limitée aux images d'émeutes.
POINTS CLES
ANALYSE
La Paz, 25 octobre 2026. La presse bolivienne traite la mobilisation française comme un objet d'analyse plus que comme un fait divers. Dans une tribune d'analyse publiée le 24 octobre, La Razón affirme qu'au cours des dernières semaines la France s'est trouvée plongée dans une « profonde movilización social » qui a de nouveau attiré l'attention internationale. Le quotidien reproche d'emblée à la couverture médiatique de se concentrer « de manera casi exclusiva » sur les images les plus spectaculaires : fumée de gaz lacrymogènes, feu sur les avenues, affrontements intenses entre manifestants et forces de sécurité.
Ces épisodes de violence urbaine sont réels, concède le texte, mais réduire le phénomène à un spectacle de désordre public empêcherait d'en comprendre les vraies dimensions. L'article se propose donc d'examiner les causes structurelles, la mobilisation de la jeunesse et la réponse de l'État après les récentes journées de protestation nationale. Sa thèse est nette : la France ne traverserait pas « un estallido fortuito », mais une crise profonde née de l'épuisement de son modèle socioéconomique, de la dégradation progressive des services publics essentiels et de la perte croissante de légitimité des institutions politiques aux yeux des citoyens.
Le récit remonte à l'origine du mouvement, qui ne serait né ni dans les partis ni dans les directions syndicales, mais dans l'enseignement secondaire. Fin septembre 2026, des élèves de plusieurs lycées de la région parisienne, surtout dans des zones vulnérables comme la Seine-Saint-Denis, ont lancé des actions de protestation et des blocages. Leurs revendications initiales étaient surtout matérielles : manque récurrent de professeurs remplaçants, détérioration des infrastructures scolaires, rejet de la plateforme algorithmique Parcoursup, le système centralisé d'accès à l'enseignement supérieur. Le tout est aggravé, selon l'article, par l'effet direct de l'inflation sur le coût de la vie des étudiants.
Un second média bolivien, Brújula Digital, a consacré à l'événement un article de la rubrique Monde dont l'adresse évoque des « disturbios en varias ciudades francesas luego de protestas pacíficas », mais le contenu récupéré ne comporte que le menu du site et n'apporte aucun élément exploitable sur le fond. La lecture dominante repose donc sur le seul texte de La Razón, qui ne mentionne dans la partie disponible ni le nombre d'interpellations, ni le dispositif policier, ni l'extension du mouvement à l'Italie. L'angle retenu à La Paz est celui des causes sociales et de la jeunesse, davantage que celui du maintien de l'ordre.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires jauge la journée du 24 octobre à l'aune de l'échéance de 2027 : la presse argentine y lit d'abord une tension politique pour Emmanuel Macron, à six mois de la présidentielle, et un mouvement qui déborde vers l'Italie.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 25 octobre 2026. Les quotidiens argentins La Nación et Perfil traitent la journée de samedi 24 octobre comme un épisode de tension politique autant que d'ordre public. Perfil titre sur des protestations « contre Macron » qui « ajoutent de la tension politique » à six mois de l'élection, et rappelle que la France revenait dans la rue une semaine après des troubles et des pillages ayant entraîné plus de 2 700 arrestations.
Selon Perfil, les marches contre le renchérissement du coût de la vie se sont étendues à plusieurs villes. Le journal avance environ 400 000 manifestants dans le pays et, citant des sources officielles, au moins 1 000 personnes interpellées. Le gouvernement a déployé 70 000 policiers et agents. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait prévenu : « Nous ne tolérerons aucun acte de violence ni aucune atteinte à l'ordre public ». La police a employé des gaz lacrymogènes à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Nantes, ainsi que des matraques et des camions à eau dans la capitale.
Perfil souligne que les cortèges se sont déroulés en grande partie dans le calme pendant l'essentiel de la journée ; les affrontements se sont intensifiés quand les manifestants ont commencé à se disperser et que de petits groupes se sont formés. Le quotidien insiste sur la réponse officielle : restrictions de parcours et mesures pour empêcher l'accès aux zones commerciales, dans un climat de limitation du droit de manifester.
La Nación, sous la plume de son envoyé à Milan, élargit la focale : « Les protestations de ce samedi, avec la France pour épicentre, ont eu des répliques » en Italie, en Espagne, en Albanie et au Portugal. À Milan, l'Italie a déployé des soldats ; le gouvernement de Giorgia Meloni a envoyé 500 militaires en renfort de centaines déjà sur place et de 5 000 policiers, avec drones, contrôles dans les gares et surveillance en ligne. Au moins dix mille personnes ont convergé place Leonardo da Vinci, devant l'École polytechnique, en criant des slogans contre Meloni ; une affiche de la Ligue, qui tenait son congrès fédéral dans la ville, a été arrachée et incendiée. Des boutiques de luxe comme Omega, Tiffany et Gucci ont masqué leurs vitrines avec des planches.
Le regard argentin s'attache ainsi à deux fils : la fragilité d'un pouvoir exécutif confronté à la rue à l'approche de la présidentielle de 2027, et la contagion européenne d'un mécontentement social alimenté par le coût de la vie, que les gouvernements affrontent d'abord par des moyens policiers.
ANGLE DOMINANT
Canberra retient surtout l'ordre public : la presse australienne chiffre arrestations, gaz lacrymogènes et déploiement de 70 000 agents, et mesure l'écart avec les émeutes de la semaine précédente.
POINTS CLES
ANALYSE
Sydney, 25 octobre 2026. Pour les médias australiens, la journée de samedi en France se lit d'abord comme un test de maintien de l'ordre, une semaine après des manifestations devenues émeutes. L'ABC et le Sydney Morning Herald titrent sur « près de 1 000 arrestations » à l'échelle du pays, un chiffre antérieur au décompte de 1 314 communiqué ensuite par le ministère de l'Intérieur.
L'ABC décrit un cortège parisien parti dans le calme, puis des heurts près du point d'arrivée, à l'est de la capitale : des manifestants masqués ont lancé des objets et des feux d'artifice, auxquels la police a répondu par des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes et des lances à eau. À Marseille, des jeunes ont incendié des poubelles pour bloquer les rues et jeté pierres et bouteilles sur les forces de l'ordre.
Les chiffres de participation sont donnés avec leurs deux sources. Selon l'ABC, le ministère de l'Intérieur compte 410 000 manifestants, dont 110 000 à Paris, contre 550 000 la semaine précédente. La CGT en annonce près de 800 000, dont 250 000 à Paris. Le Sydney Morning Herald et The Age, qui reprennent une dépêche de Londres, citent 440 000 participants selon le gouvernement et soulignent que le tracé parisien, convenu avec les autorités, évitait les quartiers pillés auparavant.
SBS rapporte les propos du ministre Laurent Nuñez, qui dénonce « un niveau de violence extrêmement élevé » imputé à des extrémistes d'« ultra-gauche » vêtus de noir. Il juge pourtant le bilan plus « positif » que celui de la semaine précédente, grâce à davantage de policiers, à des interventions plus rapides et à des contrôles en amont. SBS rappelle les 2 700 interpellations et les centaines de commerces pillés du week-end précédent, et fait état d'une colère persistante contre la répression des manifestations.
L'ABC replace le mouvement dans la durée : plus d'un mois de troubles, nés de mobilisations lycéennes pour plus de moyens et d'enseignants, qui éprouvent les derniers mois de Macron au pouvoir. SBS note que le pays vote dans six mois pour lui choisir un successeur.
L'Italie occupe une place secondaire mais visible : The Age et le Herald évoquent des policiers qui frappent de leurs matraques à Turin pour tenir les cortèges à distance des magasins, et des manifestants qui tentent d'entrer dans le Colisée à Rome avant d'être escortés dehors.
ANGLE DOMINANT
Dhaka pèse la marge de manœuvre d'Emmanuel Macron : une contestation qui s'élargit des lycéens aux syndicats et aux gilets jaunes, à six mois de la présidentielle.
POINTS CLES
ANALYSE
Dhaka, 25 octobre 2026. Les journaux bangladais suivent la crise sociale française à travers deux angles complémentaires : le bilan sécuritaire du samedi 24 octobre, puis la pression politique qui pèse sur l'exécutif.
The Daily Star ouvre sur les chiffres : la police française a arrêté « près de 1 000 personnes » alors que des centaines de milliers de manifestants ont défilé, des cortèges largement pacifiques cédant la place à des heurts à Paris et à Marseille à la tombée de la nuit, malgré un dispositif destiné à éviter la répétition des troubles de la semaine précédente. Le quotidien rappelle que le 17 octobre, des centaines de commerces avaient été pillés et 2 700 personnes interpellées. Selon le ministère de l'Intérieur, 410 000 personnes ont participé aux marches, les syndicats avançant un chiffre deux fois supérieur. Le cortège parisien principal, aux franges sud-est de la capitale, a réuni au moins 110 000 personnes contre la hausse du coût de la vie et les inégalités croissantes.
Le journal détaille ensuite les violences : gaz lacrymogènes et canons à eau contre un groupe d'environ 500 jeunes cagoulés, poubelles incendiées et jets de pierres à Marseille, boutiques saccagées dont deux bijouteries, heurts à Lyon, Bordeaux, Grenoble, Clermont-Ferrand, Lille, Rennes, Nantes et Toulouse. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez y dénonce des groupes « à haut risque » issus de l'ultragauche. Il fait état de deux blessés graves, à Toulouse et Clermont-Ferrand, et juge le bilan plus « positif » que celui de la semaine précédente, avec 70 000 membres des forces de l'ordre déployés. Le même article note toutefois une « colère généralisée » contre un traitement policier perçu comme une atteinte au droit de manifester.
TBS News déplace le regard vers la suite. Dimanche, syndicats et collectifs ont appelé à de nouvelles manifestations le samedi 31 octobre et à une grève nationale le 5 novembre. Murielle Guilbert, codirigeante de Solidaires, parle d'une « agrégation de colère » où se rejoignent étudiants, salariés et pompiers ; SUD Éducation rejoindra le 31 octobre, la CGT tranchera dans la semaine, et les gilets jaunes prévoient des sit-in devant les mairies et l'Assemblée nationale. Le titre souligne que la marge de réponse de Macron est « minimale », à six mois de l'élection censée désigner son successeur.
La couverture bangladaise ne mentionne ni l'extension de la contestation à l'Italie ni le discours de Marine Le Pen à Orléans : l'attention reste centrée sur la rue française et sur l'équation du pouvoir.
ANGLE DOMINANT
Brasília décrit une France quadrillée par 70 000 policiers, où le gouvernement tente d'empêcher le retour des pillages du 17 octobre, tandis que la colère contre la vie chère s'étend à l'Italie.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 25 octobre 2026. Pour la presse brésilienne, la journée du samedi 24 octobre en France se lit d'abord comme une épreuve de maintien de l'ordre. L'Agência Brasil raconte des manifestants rassemblés à Paris et dans tout le pays "sous la surveillance de 70 000 policiers", alors que le gouvernement cherche à éviter la répétition des troubles et des pillages du week-end précédent. Le dispositif compte 10 000 agents de plus que le 17 octobre, jour où des manifestations contre le coût de la vie et la dégradation des services publics ont tourné à "certains des pires désordres que la France ait connus depuis des années".
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que 135 personnes avaient été arrêtées dans le pays jusqu'au début d'après-midi, beaucoup après des fouilles préventives ayant permis de saisir feux d'artifice, roulements à billes et autres objets pouvant servir d'armes. G1 cite aussi frondes, balles d'acier, un katana et des armes airsoft. "Nous devons être extrêmement agiles", a déclaré le ministre, qui a prévenu : "Ce sera une longue journée."
Les deux médias décrivent un contraste. À Paris, le début du cortège principal s'est déroulé dans le calme, avec des centaines de personnes dans les rues. À Lyon, troisième ville du pays, la police a employé des gaz lacrymogènes contre la foule ; G1 précise que les agents ont tiré après que des manifestants, près d'une faculté et du commissariat, ont tenté de bloquer une rue, avec un bref affrontement. Des incidents similaires sont signalés à Pau, et, selon l'AFP citée par G1, des grenades lacrymogènes ont aussi été utilisées à Lille, Toulouse et Nantes.
L'Agência Brasil insiste sur l'image d'une capitale en état de siège : commerçants qui protègent leurs vitrines avec des planches, musées fermés, plus de 20 stations de métro interdites d'accès. Le Louvre, le musée d'Orsay et l'Opéra de Paris ont fermé par précaution, et des organisations patronales ont demandé aux détaillants de rester fermés. "Il n'y a presque pas de clients, donc ça ne vaut pas la peine d'ouvrir", témoigne le gérant d'une boutique Kiton.
L'Estadão élargit le regard à l'Italie, où des manifestants sont redescendus dans la rue le même samedi pour réclamer des mesures contre la vie chère, plus d'investissements dans l'éducation publique et moins de dépenses d'armement. Menées par des étudiants, ces mobilisations prolongent celles du week-end précédent, qui avaient débouché sur des affrontements avec les forces de l'ordre. À Naples, environ 300 personnes se sont réunies place Garibaldi ; à Pesaro, environ 200 ont interpellé la cheffe du gouvernement : "Chère Giorgia, combien tu nous coûtes".
ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte la deuxième journée de mobilisation française comme un test politique pour Emmanuel Macron, à six mois d'une présidentielle où la rue pèse déjà sur la campagne.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 25 octobre 2026. Le National Post ouvre sur des affrontements éclatés samedi 24 octobre à Paris et dans d'autres villes françaises, une semaine après des manifestations dégénérées en violences de rue. Selon le quotidien, la police a arrêté près de 1 000 personnes face à « un niveau de violence extrêmement élevé » attribué par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à des extrémistes « ultra-gauche » vêtus de noir. Des gaz lacrymogènes ont été tirés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse, Montpellier et Nantes.
Le journal précise que 70 000 membres des forces de sécurité avaient été déployés pour des marches convoquées contre le coût de la vie, et que les cortèges ont réuni entre 410 000 personnes et un chiffre supérieur. Deux personnes ont été « gravement » blessées, selon Nuñez : un homme à Toulouse, qui aurait eu des doigts arrachés, et une autre personne à Clermont-Ferrand, sans détails fournis. Le ministre juge le bilan plus « positif » que celui de la semaine précédente, avec plus de policiers, une intervention plus rapide, davantage de contrôles préalables et une meilleure protection des commerces.
Le Globe and Mail, via une vidéo de Reuters, souligne que des rassemblements « largement pacifiques » ont laissé place à des heurts à Paris et à Marseille à la tombée de la nuit, malgré une opération de sécurité massive destinée à éviter la répétition des troubles de la semaine précédente.
Le cadrage canadien est nettement politique. Le National Post rappelle que les émeutes du 17 octobre avaient fait 2 700 arrestations, avec des bâtiments publics vandalisés et des centaines de commerces pillés, et que le pays votera dans six mois pour désigner le successeur de Macron après dix ans de pouvoir. Il relève une « colère généralisée » contre une répression perçue comme une atteinte au droit de manifester. Le candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège parisien, prévient que Macron « va comprendre que cela va se répéter chaque semaine ».
Le volet italien est traité à part. À Rome et à Milan, des milliers de personnes ont défilé malgré les mesures de sécurité approuvées par le gouvernement de Giorgia Meloni. La police a procédé à neuf arrestations et placé 371 personnes brièvement en garde, dont 110 mineurs. Le ministre Matteo Piantedosi salue des forces de l'ordre ayant isolé les franges violentes « avec équilibre et professionnalisme ». Le Globe and Mail présente ces cortèges comme dirigés contre la guerre et la hausse du coût de la vie.
ANGLE DOMINANT
Berne mesure la journée du 24 octobre à l'aune du dispositif sécuritaire français : 70 000 policiers, couvre-feux et manifestations interdites, face à une contestation qui s'élargit.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 25 octobre 2026. Pour la presse suisse, le deuxième acte des manifestations françaises contre la vie chère se lit d'abord à travers le dispositif de l'État. SRF News relève que 70 000 policiers, ainsi que des unités spéciales, ont été déployés dans tout le pays et que les forces de l'ordre ont marqué une présence massive. De nombreux rassemblements n'ont pas été autorisés et des itinéraires ont été modifiés en de multiples endroits.
Sur les chiffres, SRF distingue les sources : la CGT compte 800 000 manifestants dans le pays, autant que la semaine précédente, tandis que le ministère de l'Intérieur en dénombre 410 000, contre 550 000 une semaine plus tôt. À Paris, plus de 100 000 personnes ont défilé. Le ministre Laurent Nuñez a jugé que les rassemblements s'étaient « bien déroulés ».
Le soir, après des défilés largement pacifiques, des casseurs ont affronté la police à Paris et à Marseille, où gaz lacrymogènes et canons à eau ont été employés et où deux bijouteries ont été pillées. Des images de Lyon et Bordeaux montraient aussi des nuages de gaz et des feux. SRF insiste sur la différence entre les manifestants pacifiques et ceux qui profitent du chaos pour piller.
Interrogée par la chaîne, sa correspondante Zoe Geissler explique le calme relatif par plusieurs facteurs : un dispositif nettement plus important qu'après les violences de la semaine précédente, des contrôles renforcés, des commerces mieux protégés ou barricadés avec du bois, une police parfois plus discrète, presque absente par endroits à Paris, et des cortèges syndicaux bien organisés. Elle prévient toutefois que le mécontentement est grand : parti de lycéens et d'étudiants réclamant de meilleures conditions d'études, le mouvement a été rejoint par des gilets jaunes, des corps de métier et la gauche.
Le Temps donne la parole au cortège parisien, déterminé malgré les couvre-feux et les interdictions. « Même si Macron ne le veut pas, nous, on est là », y entend-on, et des pancartes disaient « J'ai mal à ma démocratie ». Le quotidien rappelle que l'exécutif, accusé d'avoir failli dans le maintien de l'ordre, a joué la fermeté : Nuñez avait promis « beaucoup, beaucoup, beaucoup de fermeté », avec hélicoptères, brigades équestres et une vingtaine de blindés. Emmanuel Macron avait recommandé que les manifestations non syndicales soient interdites partout où c'est possible, décision largement critiquée comme une entrave au droit de manifester. SRF note que la contestation vise désormais aussi ces mesures de sécurité.
ANGLE DOMINANT
Bogotá mesure l'efficacité du dispositif policier français face aux émeutes : la presse colombienne retient surtout que le déploiement massif a évité la répétition des pillages du 17 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Bogotá, 25 octobre 2026. Pour la presse colombienne, la journée du samedi 24 octobre en France se lit d'abord comme un test de maintien de l'ordre, une semaine après les émeutes du 17 octobre. La República résume : des « centaines de milliers de personnes » ont défilé, dans des rassemblements « majoritairement pacifiques », avant des affrontements à Paris et à Marseille à la tombée de la nuit, malgré un « énorme dispositif de sécurité ».
Les chiffres sont rapportés avec leurs deux sources. Le ministère de l'Intérieur compte 410 000 manifestants dans le pays, dont environ 110 000 dans la périphérie sud-est de Paris ; la CGT avance 800 000. Les manifestants dénonçaient la hausse du coût de la vie et la montée des inégalités, certains réclamant le départ d'Emmanuel Macron.
Le récit insiste sur la fin de parcours : la police antidisturbios a utilisé gaz lacrymogènes et canons à eau contre quelque 500 jeunes encagoulés qui lançaient des pierres. À Marseille, des jeunes ont bloqué une rue avec des plaques de métal, incendié des conteneurs et attaqué les forces de l'ordre ; deux bijouteries ont été pillées. Des heurts sont signalés à Lyon, Bordeaux et Grenoble, et des gaz lacrymogènes ont été tirés à Clermont-Ferrand, Lille, Nantes et Nice.
La República tire une conclusion nette : la France a évité les violences et pillages à grande échelle de la semaine précédente, ce qui « suggère » que la décision du gouvernement de renforcer les effectifs et de contenir les marches « a porté ses fruits ». Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, attribue les heurts à l'ultragauche, qui voulait « initier et achever le soulèvement », et parle d'une « menace réelle » qui restera surveillée dans les semaines à venir. Selon le journal, 1 314 personnes avaient été arrêtées dimanche matin.
Semana adopte un registre plus visuel et régional. Le magazine relaie les vidéos de conteneurs en flammes à Barcelone, évoque la tension en Espagne, en France, en Albanie et en Italie, et cite Nuñez, pour qui les manifestations se sont déroulées « sans problèmes » malgré des « groupes à risque » vêtus de noir. Le chiffre de près de 1 000 arrestations, alors provisoire, y est présenté comme susceptible d'augmenter.
La lecture colombienne reste donc centrée sur le bilan sécuritaire et sur la parole du ministre. Les ressorts économiques de la colère, la vie chère, apparaissent comme toile de fond plutôt que comme sujet, et la dimension politique à six mois de la présidentielle n'est pas développée.
ANGLE DOMINANT
Budapest décrypte la mobilisation française comme un mouvement social né des lycées et des prix, que la violence du 17 octobre divise et que la presse hongroise suit surtout à travers ses fractures internes.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 25 octobre 2026. Les médias hongrois racontent la journée de samedi comme la suite d'un mouvement social, avant d'y voir une affaire d'ordre public. Telex, qui a envoyé un reporter à Paris, rappelle que les manifestations prolongent des cortèges lycéens et étudiants lancés « il y a plus d'un mois », contre la hausse du coût de la vie, les suppressions de postes d'enseignants, l'état des bâtiments scolaires et le sous-financement de l'éducation. Syndicats et anciens gilets jaunes les ont rejoints le 17 octobre, tout comme des milliers de personnes venues, écrit le site, pour « affronter la police, tout casser, incendier et piller ».
Sur place, Telex recueille des avis partagés. Certains manifestants jugent que les scènes du week-end précédent ont « fait très mal » au mouvement ; d'autres estiment qu'un changement radical n'a presque jamais été obtenu de façon entièrement pacifique. Le site cite un adjoint à la mairie de Paris pour qui la violence avait atteint un niveau « jamais vu » dans la capitale, et décrit l'hôtel de ville de Limoges incendié, celui de Marseille envahi, l'office de tourisme de Lyon brûlé.
HVG s'attache au dispositif : le ministère de l'Intérieur a déployé 70 000 agents, soit 20 % de plus qu'une semaine plus tôt. Citant l'agence MTI, il rapporte que « tout est calme dans les rues de Paris », avec un parcours modifié par la police. Laurent Nuñez fait état de 135 interpellations à midi pour détention d'objets pouvant servir d'armes, et le ministère comptait 35 000 manifestants à midi contre 60 000 la veille. À Lyon, où la préfecture avait interdit tout rassemblement, la police a usé de gaz lacrymogène. HVG consacre aussi une phrase à la politique hongroise : Magyar Péter, écrit-il, « montre du doigt les migrants » après les violences, tandis que Paris interroge la responsabilité de l'ultragauche.
444 donne les chiffres de la journée : environ 400 000 manifestants selon le ministère, 800 000 selon les syndicats, et « près de mille » interpellations. La plupart des cortèges ont été pacifiques, mais gaz lacrymogènes et canons à eau ont été employés dans plusieurs villes, des barricades ont brûlé à Marseille. Le site relaie le BBC sur les condamnations en comparution immédiate, le décret de Macron limitant les rassemblements aux syndicats reconnus, l'accusation d'« ultragauche » portée par le président et les soupçons d'ingérence étrangère évoqués par le ministre autrichien des Affaires étrangères. Il élargit enfin le tableau à l'Espagne, l'Italie, le Portugal et l'Albanie, où logement, prix alimentaires, bas salaires et services publics nourrissent un mécontentement commun.
ANGLE DOMINANT
Berlin juge la journée du 24 octobre à l'aune du maintien de l'ordre : 70 000 policiers, couvre-feux et 1 314 interpellations, avec un bilan jugé plus mesuré que celui de la semaine précédente.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 25 octobre 2026. La presse allemande traite la journée du samedi 24 octobre d'abord comme un test d'ordre public, une semaine après les émeutes du 17 octobre. Selon le ministère de l'Intérieur, cité par Tagesschau et DW, 410 000 personnes ont manifesté en France, dont 110 000 à Paris ; la CGT avance près de 800 000 et, d'après DW, 250 000 dans la capitale. DW précise qu'on ignore la taille réelle des cortèges.
Le dispositif occupe le premier plan. Handelsblatt rappelle que Laurent Nuñez avait mobilisé 70 000 policiers et gendarmes, avec canons à eau et véhicules blindés, soit 10 000 de plus que la semaine précédente selon DW. Interdictions de rassemblement par zones et couvre-feux ont été décrétés ; à Paris, seul le cortège syndical était autorisé, déplacé à la dernière minute de la Bastille vers le sud-est de la ville, itinéraire validé en référé par le tribunal administratif. La syndicaliste Murielle Guilbert juge « scandaleux » que Macron ait interdit de manifester là où les syndicats le voulaient.
Le bilan chiffré vient du ministère, repris par Handelsblatt et Tagesschau : 1 314 interpellations, 53 policiers blessés, 75 tentatives d'incendie, 24 pillages. FAZ relaie la version de Nuñez : les cortèges autorisés se sont « bien déroulés », mais les forces de l'ordre ont affronté « un niveau de violence extrêmement élevé » de la part de « militants de l'extrême gauche ». Des militants d'extrême droite ont aussi été repérés pour la première fois à Cannes et Montpellier. La préfecture de police évoque « plus de 500 casseurs » à Paris. Un manifestant cité par l'AFP répond : « La police a commencé à s'en prendre à tout le monde. »
Deux personnes ont été grièvement blessées, à Toulouse et à Clermont-Ferrand ; à Toulouse, un homme de 20 ans a été touché à la main et un secouriste dit à l'AFP qu'il a perdu plusieurs doigts dans une explosion. DW titre sur « lumière et ombre » : Nuñez juge les pillages bien moins nombreux qu'une semaine plus tôt.
Sur le fond, Handelsblatt et DW relient les cortèges au coût de la vie et à l'état des écoles. Tagesschau élargit à l'Europe (Italie, Espagne, Portugal, Albanie), avec loyers et corruption en toile de fond, et note moins de violences que le week-end précédent. Handelsblatt cite Céline, 35 ans, dans Le Monde : le droit de manifester compte autant que le droit de vote.
ANGLE DOMINANT
Helsinki retient surtout l'ordre public : policiers déployés, gaz lacrymogène, objets saisis et interpellations rythment une couverture centrée sur les violences plus que sur la vie chère.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 25 octobre 2026. La presse finlandaise traite la journée de samedi en France d'abord comme une affaire d'ordre public. Iltalehti ouvre un direct relayant celui de Reuters : les manifestations « ont continué violemment » malgré les interdictions, avec 70 000 membres des forces de l'ordre mobilisés et plus de 100 000 manifestants dans la seule capitale. Le quotidien rappelle que le mouvement est né en septembre comme une mobilisation étudiante, rejointe depuis par d'autres acteurs, et que le week-end précédent avait dégénéré en émeutes, avec de nombreux commerces pillés, dont des boutiques de luxe.
MTV Uutiset consacre un article à la liste des objets saisis par la police : feux d'artifice, lance-pierres, répliques airsoft et un sabre de type katana. Dans la Gironde, la préfecture a publié des photos de masques, de protections du visage et de gants retirés aux manifestants lors de contrôles menés dès le matin ; les autorités jugent ces objets potentiellement dangereux. MTV rapporte aussi l'usage de gaz lacrymogène à Lyon.
Sur les chiffres, MTV expose l'écart : le ministère de l'Intérieur compte environ 410 000 manifestants, dont 110 000 à Paris, tandis que la CGT en annonce près de 800 000, dont 250 000 à Paris, et juge l'estimation officielle très basse. Des journalistes de l'AFP ont vu la police employer matraques et gaz lacrymogène après la manifestation parisienne.
Ilta-Sanomat publie un diaporama : un manifestant masqué tentant de renvoyer une grenade lacrymogène à Paris, un pompier éteignant un incendie à Marseille lors d'un défilé syndical autorisé, et des milliers de personnes réunies à Orléans contre l'extrême droite. Le journal cite CNN pour 135 interpellations samedi après-midi.
Le lendemain, YLE retient le bilan du ministère de l'Intérieur : plus de 1 300 interpellations durant le week-end et plus de 50 policiers blessés, pour un deuxième week-end consécutif de violences. La chaîne ajoute que le mouvement des gilets jaunes a annoncé de nouvelles manifestations le week-end suivant. Le débat politique français, l'extension à l'Italie et le détail des revendications économiques restent en retrait : le coût de la vie n'apparaît que comme toile de fond.
ANGLE DOMINANT
Paris pèse le bilan d'un maintien de l'ordre massif : cortège calme, 1 314 interpellations, et des manifestants qui s'inquiètent d'un « tournant autoritaire ».
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 25 octobre 2026. Une semaine après les émeutes du 17 octobre, la journée de mobilisation de samedi 24 octobre a réuni entre 410 000 personnes selon les autorités et 800 000 selon la CGT, dont 110 000 à 250 000 à Paris. Le ministère de l'Intérieur a fait état dimanche de 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés et 75 interventions pour des incendies, selon La Tribune. À Paris, la préfecture de police a compté 142 interpellations, dont 126 gardes à vue.
La presse insiste sur le contraste avec le 17 octobre. Le cortège, déplacé à la dernière minute de Bastille-Nation vers la porte d'Italie et la porte de Vincennes, s'est déroulé dans le calme, mais des heurts ont éclaté en fin de parcours. La porte-parole de la préfecture, Hélène Denéchère, a évoqué sur France Inter « 500 casseurs » et des conditions de sécurité « diamétralement opposées » à celles de la semaine précédente. Laurent Nuñez a jugé que « les cortèges se sont bien passés », tout en déplorant des heurts à Marseille, Nantes ou Toulouse ; deux personnes ont été grièvement blessées, à Toulouse et à Clermont-Ferrand.
Le dispositif est au centre des récits : 70 000 policiers et gendarmes, blindés, canons à eau, hélicoptères et unités d'élite, relève HuffPost. Emmanuel Macron avait annoncé, après un conseil de sécurité jeudi 22 octobre, que les demandes de manifestation de « gens qui n'ont aucune légitimité » seraient systématiquement interdites, celles des syndicats pouvant être examinées. 20 Minutes et L'Obs recueillent des manifestants qui voient dans le changement de parcours « une tactique pour nous épuiser » et s'alarment pour l'État de droit ; un ancien gréviste de mai 68 dénonce les grenades qui arrachent des mains.
Les revendications restent le pouvoir d'achat et les conditions des lycéens et des étudiants, rappelle 20 Minutes. France 24 note que le projecteur est revenu sur les doléances plutôt que sur le pillage. L'épisode de CNews, qui a diffusé des images de l'Albanie en les présentant comme celles de la porte d'Italie, a nourri des critiques venues surtout de La France insoumise, selon HuffPost.
Le regard se porte aussi au-delà des Alpes. Selon Le Monde, RFI et BFMTV, les manifestations italiennes, d'ampleur limitée (environ 3 000 personnes à Milan comme à Rome), ont donné lieu à 9 arrestations et 371 détentions brèves, dont 110 mineurs, après un déploiement massif et des réformes sécuritaires approuvées par le gouvernement de Giorgia Meloni. Le Monde y relève des slogans français : « Tout le monde déteste la police ».
ANGLE DOMINANT
Accra décrit un pays européen sous cloche sécuritaire : la presse ghanéenne détaille l'arsenal de 70 000 agents et le décompte des arrestations plus que les revendications sur la vie chère.
POINTS CLES
ANALYSE
Accra, 25 octobre 2026. Les médias ghanéens suivent la journée de mobilisation française à travers son dispositif de sécurité. GBC Ghana Online évoque une opération « massive » : environ 70 000 agents déployés, unités tactiques, véhicules blindés, canons à eau, chiens policiers et hélicoptères de surveillance. À Paris, des contrôles préventifs en Île-de-France ont permis de saisir un couteau, une meuleuse d'angle, des masques et des lunettes de plongée. Des couvre-feux, fermetures administratives et interdictions de manifester ont été instaurés dans plusieurs villes. À Nice, le maire Éric Ciotti a mobilisé « près de 310 policiers municipaux », un effectif sans précédent selon lui.
Le média public relève aussi le coût de la prévention : vitrines condamnées, Louvre, musée d'Orsay et musée Picasso fermés, Art Basel écourté de deux jours, match du Paris Saint-Germain reporté au lundi, au moins vingt-quatre stations de métro closes. Il rappelle que les émeutes du 17 octobre ont causé plusieurs centaines de millions de dollars de dégâts et fait au moins deux morts, et que l'hôtel de ville de Limoges, du XIXe siècle, a été incendié. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une reconstruction « exactement comme avant » aux frais de l'État. Laurent Nuñez affirme : « Nous ne laisserons rien passer. »
MyJoyOnline fournit le bilan de la journée : près de 1 000 arrestations selon les premières informations, 410 000 manifestants selon le ministère de l'Intérieur et environ 800 000 selon les syndicats. Après un défilé largement pacifique de la Porte d'Italie à la Porte de Vincennes, la police a employé gaz lacrymogènes et canons à eau, des barricades ont brûlé à Marseille et des panneaux ont été arrachés à Bordeaux. Le site souligne que les autorités ont évité les pillages de la semaine précédente, que seules les manifestations de syndicats reconnus étaient autorisées par Emmanuel Macron et que des centaines de personnes ont été condamnées en comparution rapide.
Les deux titres mentionnent la vie chère et l'état des écoles comme motifs, mais brièvement. Le récit privilégie le maintien de l'ordre, les chiffres policiers et les images de violence, sans aborder les enjeux électoraux ni l'extension du mouvement à l'Italie.
ANGLE DOMINANT
New Delhi décrypte une vague de colères sociales qui déborde la France pour gagner toute l'Europe, de l'Italie à l'Espagne, du Portugal à l'Albanie.
POINTS CLES
ANALYSE
En Inde, la journée de samedi n'est pas un fait strictement français : le Times of India titre sur un « Europe Spring ? » et décrit des milliers de personnes descendues dans la rue en France, en Albanie, en Italie, en Espagne et au Portugal contre la hausse du coût de la vie, le logement, les retraites, l'éducation, la corruption présumée et la guerre.
Sur la France, le quotidien relaie le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez : près de 1 000 personnes interpellées, un chiffre appelé à augmenter. Il oppose les estimations, 410 000 manifestants selon le gouvernement et près de 800 000 selon les organisateurs. À Paris, le défilé du Cours de Vincennes a été dispersé après des affrontements ; la police a employé canons à eau et gaz lacrymogènes, et la préfecture a fait état d'un hélicoptère de la gendarmerie et de plus de 500 émeutiers en fin de cortège. Le journal rapporte aussi la critique de Jean-Luc Mélenchon, candidat de gauche à la présidentielle, contre la réponse policière.
Un second article du Times of India déplace le regard vers Washington : lors d'un meeting républicain à Perry, en Géorgie, Donald Trump a déclaré que « la France est en train de brûler » parce qu'elle ouvre ses frontières à des gens qui la haïssent, selon l'agence ANI. Le quotidien replace ces propos au début du vote anticipé pour les élections de mi-mandat de novembre 2026, et les rattache à la politique migratoire américaine.
La Free Press Journal, elle, détaille l'Italie, datée de Rome le 25 octobre. Les cortèges y visent la vie chère, mais aussi l'expansion militaire et les dépenses d'armement. À Rome, un défilé antiguerre parti de la Piazza della Repubblica a dégénéré le soir, avec canons à eau et gaz lacrymogènes. À Bologne, six personnes ont été hospitalisées après 17 appels aux secours, d'après le Corriere della Sera repris via Xinhua. À Turin, des manifestants ont lancé feux d'artifice et bouteilles. Le ministre Matteo Piantedosi avait ordonné des renforts après les émeutes et pillages de la semaine précédente, notamment à Milan, et Giorgia Meloni a condamné les violences en réclamant la sécurité de tous.
L'ensemble donne une lecture continentale : un mécontentement économique et social qui franchit les frontières, face à des États qui répondent d'abord par le renforcement policier, tandis que les enjeux nationaux, comme la campagne présidentielle française, restent à l'arrière-plan.
ANGLE DOMINANT
Rome retient de la journée du 24 octobre un bilan d'ordre public : villes verrouillées, prévention policière et gouvernement Meloni qui revendique l'absence de nouveaux pillages.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 25 octobre 2026. La presse italienne traite la journée du samedi 24 octobre d'abord comme un test d'ordre public. L'ANSA parle de « città blindate » : près de 5 000 personnes identifiées, 371 conduites dans les locaux de police dont 110 mineurs et 69 étrangers, 9 arrestations et 87 dénonciations, selon le Département de la sécurité publique. L'agence relève que « les violences et les pillages de la semaine dernière ne se sont pas répétés », ce qu'elle attribue au travail préventif de l'appareil de sécurité.
À Rome, 43 jeunes ont été conduits à la préfecture de police, trouvés en possession de cagoules, gants, masques et keffiehs ; des manifestants ont atteint le Colisée, repoussés aux grilles. La tension a été vive à Turin, mais aussi à Bologne et Florence. À Milan, Libero Quotidiano décrit 500 parachutistes de la brigade Folgore et des blindés Lince place du Dôme, et estime que « l'État a fait l'État ».
Le tournant, selon l'ANSA, est l'identification, avant 14h30, du présumé « cerveau » de la page Instagram du Movimento 17 ottobre : Youssef Siher, trentenaire italien de deuxième génération d'origine marocaine, résidant dans la province de Brescia, visé par une enquête pour incitation à délinquer aggravée. Panorama détaille son parcours (master à Milan, collaboration au Fatto Quotidiano) et cite ses écrits favorables au Hamas.
Giorgia Meloni a remercié le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi et les forces de l'ordre : le droit de manifester doit être garanti, mais l'État doit pouvoir empêcher que des délinquants « mettent à feu et à sang des villes entières », renvoyant aux mesures du Conseil des ministres de la semaine. Piantedosi évoque des franges violentes isolées « avec équilibre et professionnalisme ». The Local Italy recueille la voix de commerçants milanais (« We are not scared by these kids ») et rappelle que ces défilés coïncident avec des protestations d'étudiants, de routiers et d'agriculteurs sur le budget, le logement et le carburant.
La France sert de miroir. L'ANSA évoque une « marée » de 400 000 à 800 000 manifestants, des cortèges « festifs, populaires et pacifiques » presque partout, hors heurts de black blocs en fin de journée ; Laurent Nuñez annonce « un millier d'interpellations » contre 385 à la même heure le 17 octobre. Repubblica titre sur la « protesta degli 800mila » et cite 110 000 manifestants à Paris selon la préfecture.
ANGLE DOMINANT
Mexico retient le bilan policier de la journée du samedi 24 octobre en France, présenté par le ministre Laurent Nuñez comme la preuve d'une meilleure gestion de l'ordre public qu'une semaine plus tôt.
POINTS CLES
ANALYSE
Mexico, 25 octobre 2026. La presse mexicaine rend compte de la nouvelle journée de mobilisation en France à partir du premier bilan donné samedi 24 octobre, en fin d'après-midi, par le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez. Selon El Financiero et El Siglo de Torreón, qui reprennent le même récit, les forces de l'ordre avaient alors interpellé « près de mille personnes » dans l'ensemble du pays, et le ministre prévenait que ce chiffre allait augmenter « de façon significative ».
Nuñez a jugé que les marches s'étaient déroulées « bien » de façon générale. Il attribue la différence avec le chaos, les destructions et les pillages de la semaine précédente à l'« anticipation » des forces de l'ordre et au renforcement du dispositif de sécurité. Pour l'illustrer, il a rappelé que le 17 octobre, à la même heure, seules 385 arrestations avaient été réalisées, alors que des centaines de commerces avaient été vandalisés.
Le ministre a reconnu des pillages samedi, mais « de façon limitée », ce qu'il tient pour « un changement assez significatif ». Il a cité des tentatives à Marseille, dont les auteurs ont été arrêtés. « Les commerces du centre-ville ont été protégés », a-t-il affirmé, en ajoutant que « l'essentiel est que nous soyons mobiles, agiles et réactifs ». Les deux médias soulignent que le titulaire de l'Intérieur avait été très critiqué ces derniers jours pour l'échec de sa gestion de la journée du 17.
Sur la participation, les textes mettent les chiffres face à face. Nuñez parle de 289 manifestations réunissant 410 000 personnes, contre une estimation de 550 000 la semaine précédente. Les organisateurs, eux, chiffrent la mobilisation au même niveau que le samedi d'avant, soit 800 000 personnes.
Dans les extraits fournis, le récit mexicain reste centré sur la parole du ministre et sur la comparaison entre les deux samedis, en matière d'arrestations, de pillages et de commerces touchés. Les titres parlent de « cientos de arrestos » et d'une « tensión contenida », et l'un d'eux précise que le chiffre pourrait augmenter. Le texte de El Siglo de Torreón annonce aussi un volet sur la présence de groupes radicaux dans les cortèges. Les causes sociales de la mobilisation, la vie chère, ne sont pas développées dans les passages disponibles, pas plus que la dimension électorale ou l'extension du mouvement à l'Italie.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur scrute le bilan policier des manifestations françaises : 1 314 interpellations d'un côté, témoignages de manifestants gazés et matraqués de l'autre, relayés depuis les dépêches de l'AFP.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 25 octobre 2026. La presse malaisienne, qui s'appuie sur les dépêches de l'AFP, rend compte de la deuxième fin de semaine consécutive de troubles en France autour de la vie chère. The Sun MY ouvre sur le bilan officiel : 1 314 personnes interpellées et 53 policiers blessés, selon le ministère de l'Intérieur, qui recense aussi 75 incendies et 24 commerces pillés lors des manifestations de samedi. « Plusieurs enquêtes ont été ouvertes », dit-il, sans détail. Il juge « calme » le reste de la nuit, une fois les heurts apaisés.
Le même texte relève que le communiqué de dimanche ne précise pas combien de manifestants ont été blessés. Le ministre Laurent Nuñez avait évoqué tard samedi deux blessés graves, à Toulouse et à Clermont-Ferrand. La préfecture de Toulouse a indiqué à l'AFP qu'un homme de 20 ans avait une plaie à la main ; un secouriste anonyme affirme que « plusieurs doigts » de sa main droite ont été arrachés. À Clermont-Ferrand, la préfecture parle d'une main touchée, sans perte de doigt. La Nouvelle République signale un homme blessé à l'œil gauche à Poitiers.
Malay Mail, sous le titre « Do you hear the people sing? », publie un panorama des reporters de l'AFP déployés dans les villes. À la porte de Vincennes, aux franges est de Paris, la police a employé gaz lacrymogène et charges à la matraque en fin de cortège. Un étudiant, David, le visage entaillé, dit que les policiers « battaient beaucoup de gens ». À Lille, la marche, partie dans une atmosphère plus calme que la semaine précédente, a été plongée dans un nuage de gaz au bout d'une heure, après quelques jets de projectiles vers la police. Eline, 23 ans, manifestait pour la première fois et dit avoir été gazée alors qu'elle ne faisait rien ; Appoline, 25 ans, se disait « terrifiée » par les images de l'action policière et portait une pancarte pour les personnes mutilées lors des précédentes manifestations.
Le prisme retenu est donc celui du maintien de l'ordre et de ses conséquences : chiffres d'arrestations et de blessés d'un côté, témoignages de violences policières de l'autre. L'échéance politique n'est évoquée qu'en toile de fond : la France se dirige vers une présidentielle en avril et mai pour succéder à Emmanuel Macron, qui atteint la limite de ses deux mandats.
ANGLE DOMINANT
Katmandou décrypte la mobilisation française comme un test d'autorité pour Emmanuel Macron, à quelques mois de la présidentielle, plus que comme un dossier de vie chère.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 25 octobre 2026. La presse népalaise relaie les dépêches d'agences sur la journée de samedi, où plus de 400 000 personnes ont manifesté dans toute la France contre la vie chère et pour le financement de l'école, selon The Rising Nepal, qui reprend l'AP. Le ministère de l'Intérieur chiffre la participation nationale à 410 000 personnes, contre 550 000 la semaine précédente, tandis que la CGT, qui a contribué à organiser certains cortèges, avance près de 800 000. À Paris, 110 000 selon le ministère, 250 000 selon le syndicat ; les autorités ont confiné la marche à la périphérie sud-est, loin du centre.
Le récit insiste sur le contraste entre un défilé d'abord pacifique, une semaine après des émeutes et des pillages dans tout le pays, et la fin de parcours : des manifestants masqués ont lancé des objets et des feux d'artifice sur les policiers, qui ont répondu par gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes et canons à eau. The Kathmandu Post, citant Reuters, décrit environ 500 jeunes encagoulés dispersés sous la pluie, puis des heurts à Marseille, où des poubelles ont été incendiées et des magasins, dont deux bijouteries, saccagés, ainsi qu'à Lyon, Bordeaux, Grenoble, Clermont-Ferrand, Lille, Rennes, Nantes et Toulouse.
Le dispositif est présenté en chiffres : 70 000 policiers et gendarmes, soit 10 000 de plus que la semaine précédente, après que les autorités ont reconnu avoir sous-estimé l'ampleur des troubles du 17 octobre. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez accuse des militants d'extrême gauche et des bandes criminelles de chercher à provoquer des troubles et juge la violence moindre qu'une semaine plus tôt. Selon le gouvernement, près de 1 000 arrestations avaient été effectuées au moment de la dépêche de l'AP.
L'angle principal reste politique : plus d'un mois d'agitation, née de mobilisations lycéennes pour davantage de moyens et d'enseignants, met à l'épreuve l'autorité d'Emmanuel Macron dans les derniers mois de son mandat, avant le scrutin de mai. L'AP rapporte que le Rassemblement national accuse le gouvernement de ne pas protéger la population et appelle à transformer la colère en votes pour Marine Le Pen, tandis que Jean-Luc Mélenchon, à l'extrême gauche, est lui aussi candidat. Les deux articles ne mentionnent ni l'Italie ni le bilan définitif du ministère de l'Intérieur.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mesure la journée du 24 octobre à l'aune du dispositif de sécurité : 70 000 policiers et gendarmes, musées fermés, et des heurts nocturnes malgré l'anticipation vantée par le ministre.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 25 octobre 2026. La presse anglophone pakistanaise, qui reprend des dépêches d'agence, rend compte de la journée de samedi 24 octobre en France sous l'angle du dispositif de sécurité et de ses effets. Daily Times décrit des centaines de milliers de manifestants et des cortèges « largement pacifiques » qui ont cédé la place à des heurts à Paris et à Marseille à la tombée de la nuit, malgré une opération de sécurité massive destinée à éviter la répétition des troubles du 17 octobre.
Le ministère de l'Intérieur a compté 410 000 participants dans le pays, les syndicats affirmant que le chiffre réel est deux fois plus élevé. Le rassemblement principal s'est tenu en périphérie sud-est de Paris, avec au moins 110 000 personnes venues dénoncer la hausse du coût de la vie et les inégalités croissantes. Après la fin du rassemblement, les forces antiémeute ont employé gaz lacrymogènes et canons à eau contre un groupe d'environ 500 jeunes encagoulés, par une soirée froide et pluvieuse. À Marseille, des jeunes ont incendié des poubelles pour bloquer des routes et lancé pierres et bouteilles ; selon la police, plusieurs magasins, dont deux bijouteries, ont été saccagés. Des affrontements ont aussi éclaté à Lyon, Bordeaux, Grenoble, Clermont-Ferrand, Lille, Rennes, Nantes et Toulouse.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez accuse des militants d'extrême gauche et des bandes criminelles de chercher à provoquer des troubles : dans presque chaque marche, dit-il, ces groupes à haut risque se sont formés et détachés du cortège. Il juge la violence moins intense que la semaine précédente : « Ce qui a changé, c'est l'anticipation. » Il évoque aussi des militants d'extrême droite cherchant l'affrontement avec des groupes de gauche à Nice et Montpellier. Les autorités ont déployé 70 000 policiers et gendarmes, soit 10 000 de plus qu'une semaine plus tôt, après avoir reconnu avoir sous-estimé l'ampleur des troubles du 17 octobre.
Business Recorder s'attache à l'effet du dispositif sur la capitale. Le Louvre, le musée d'Orsay, l'Orangerie, le Jeu de Paume et le musée Picasso sont restés fermés par précaution, et l'ensemble du jardin des Tuileries a été bouclé. Des touristes déçus se sont retrouvés devant les grilles ; un visiteur canadien de 67 ans, Don Nowschuk, a suggéré que les autorités réagissaient de façon excessive. Ces fermetures faisaient suite aux couvre-feux locaux décidés après une semaine de violences, décrites comme parmi les pires qu'ait connues la France depuis des années, nées du coût de la vie et de la dégradation des services publics.
ANGLE DOMINANT
Varsovie mesure le dispositif d'ordre déployé en France : 70 000 policiers, des couvre-feux et des musées fermés, pour une journée jugée moins violente que celle du 17 octobre.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 25 octobre 2026. Pour la presse polonaise, la journée du samedi 24 octobre en France se lit d'abord comme un test d'ordre public, une semaine après des émeutes qualifiées par Rzeczpospolita de « parmi les plus graves violences de rue en France depuis des années ».
Le quotidien insiste sur la préparation des autorités : après les pillages de la semaine précédente, elles ont mobilisé 70 000 policiers, avec hélicoptères, véhicules blindés et canons à eau. Des couvre-feux locaux ont été instaurés et le Louvre, avec la Joconde, est resté fermé, comme les musées d'Orsay et de l'Orangerie, le Jeu de Paume, le musée Picasso et le jardin des Tuileries. Rzeczpospolita compte ce Louvre fermé comme « le troisième musée » touché et décrit des touristes pris de court.
Le bilan est rapporté à partir des sources officielles. Samedi soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé près de 1 000 interpellations en précisant que le chiffre augmenterait, contre plus de 380 à la même heure le 17 octobre (plus de 2 000 au total). Il a jugé que les 289 manifestations s'étaient globalement bien passées et que les pillages n'étaient pas comparables à ceux de la semaine précédente, sans « attaques organisées contre des bâtiments publics ». Dimanche, la porte-parole de la préfecture de police de Paris, Hélène Denéchère, a fait état de 142 interpellés dans la capitale, dont 126 en garde à vue, et d'environ 500 personnes qui ont attaqué les policiers en fin de cortège. Le MSW cité par RMF24 donne 410 000 manifestants, dont 110 000 à Paris ; les organisateurs avancent 250 000 à Paris. La maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a parlé sur X d'une manifestation déroulée « dans des conditions bien plus calmes ».
Les titres polonais élargissent ensuite le regard. Selon Rzeczpospolita, citant Reuters, des heurts ont eu lieu à Turin, Rome et Bologne, tandis que Milan est restée surtout pacifique. Les autorités italiennes avaient renforcé la sécurité et la police a interpellé samedi matin un suspect lié au « Mouvement du 17 octobre ». La Belgique est aussi mentionnée.
RMF24 relaie enfin, d'après Le Figaro, l'annonce d'une nouvelle mobilisation le 31 octobre : un site de coordination, qui se réclame des gilets jaunes de 2018-2019, appelle à se rassembler devant le Parlement et les mairies, notamment en « sit-in ». Le fond social, la vie chère et les inégalités, est cité mais sert surtout de toile de fond au récit sur la sécurité.
ANGLE DOMINANT
Lisbonne décompte les arrestations et le dispositif policier de la journée française, puis suit la contagion des cortèges vers l'Italie, avec un regard sur ses propres campements.
POINTS CLES
ANALYSE
Lisbonne, 25 octobre 2026. La presse portugaise raconte la journée du samedi 24 octobre en France d'abord par son bilan policier. L'Observador titre sur « quase mil detidos », puis SAPO actualise : le ministère de l'Intérieur fait état de 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés, 75 enquêtes liées à des incendies et 24 commerces pillés.
La participation reste disputée : entre 410 000 personnes selon le gouvernement et 800 000 selon la CGT, dont 110 000 à 250 000 à Paris. ECO, citant Reuters, rappelle que 70 000 agents étaient mobilisés, soit 10 000 de plus que le 17 octobre, après une vague de vandalisme et de pillages qui avait fait douter de la capacité de l'exécutif à maintenir l'ordre. Des commerçants parisiens ont protégé leurs vitrines avec des panneaux.
Selon la RTP, le cortège parisien, de la Porte d'Italie à la Porte de Vincennes, s'est déroulé sans incident. Vers 17h30, « plus de 500 vandales » ont attaqué les forces de l'ordre cours de Vincennes, selon la préfecture de police ; gaz lacrymogène et canons à eau ont été employés. L'étudiant Gaël a dit à l'agence Lusa être venu pour montrer qu'« on ne se laisse pas intimider par la police ».
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez juge que les 289 manifestations « se sont bien déroulées » et dénonce la présence de militants de l'« ultragauche ». Il affirme que le dispositif a évité de nombreux pillages et qu'il n'y a pas eu d'attaques ciblées contre des bâtiments publics, comme le 17 octobre.
Le volet italien est traité par la RTP : des milliers de personnes ont défilé à Rome, Milan, Turin, Naples, Bologne et Florence contre la vie chère, le prix des logements et les dépenses militaires. À Bologne, jets de pierres et de bouteilles contre canons à eau ; à Turin, une photo de Giorgia Meloni brûlée et une banderole « ils ont réduit le peuple à la faim » ; à Milan, 1 400 policiers et 500 militaires déployés.
L'Observador relève enfin que Lisbonne et Porto ont aussi vu des rassemblements avec tentes, jugés pacifiques au Rossio. La police a prévenu que les tentes seraient retirées après 0h30 si les manifestants ne les enlevaient pas, et des concerts ont animé la place pendant l'Assemblée populaire. Le ministère français décrit une nuit « calme » après la mobilisation.
ANGLE DOMINANT
Doha décrypte une contestation européenne de la vie chère, portée par la jeunesse, qui dépasse la France et se heurte à des dispositifs sécuritaires lourds.
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 25 octobre 2026. Les médias qataris, Al Jazeera et Gulf Times en tête, traitent la journée de samedi comme un épisode d'un mouvement continental contre la hausse du coût de la vie, plus que comme une affaire strictement française.
Gulf Times rapporte que des heurts ont éclaté samedi à Paris, Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Nantes, la police tirant des gaz lacrymogènes. Le quotidien rappelle que 70 000 membres des forces de l'ordre étaient déployés, que la semaine précédente avait fait 2 700 interpellés et des centaines de commerces pillés, et que la mobilisation du samedi a réuni entre 410 000 personnes selon les autorités et 800 000 selon la CGT, dont 110 000 à 250 000 à Paris. Il souligne que la rue gronde à six mois d'une élection destinée à désigner le successeur d'Emmanuel Macron, dans ses derniers mois de second mandat.
Le média insiste sur la colère visant le président : les mesures de sécurité, dont des couvre-feux dans certaines zones urbaines, l'interdiction des manifestations non syndicales et l'ordre donné à la police d'empêcher les cortèges d'atteindre les centres-villes, sont perçues par des manifestants comme une atteinte au droit de manifester. Macron avait attribué les pires violences de la semaine précédente à des groupes « d'ultra-gauche » qui « veulent faire tomber la république ».
Al Jazeera Arabic reprend dimanche le bilan du ministère de l'Intérieur : 1 314 personnes interpellées et 53 policiers blessés, lors du deuxième week-end consécutif de troubles. La chaîne élargit aussitôt le cadre à l'Espagne, où la police catalane a arrêté 128 personnes à Barcelone, dont 73 mineurs, pour pillage et dégradations, et note que des violences ont aussi touché l'Italie et l'Albanie.
Al Jazeera en anglais consacre un reportage à Milan, où le gouvernement de Giorgia Meloni a déployé des centaines de soldats et où des boutiques de luxe ont été barricadées. Environ 10 000 personnes ont défilé au plus fort de la manifestation, aux cris de « Nous sommes tous antifascistes ». La chaîne cite des lycéens de 17 ans qui dénoncent la hausse des prix et un gouvernement qui, selon eux, « n'a aucun respect pour ses citoyens ». Les protestations étaient convoquées dans huit villes italiennes.
La couverture qatarie donne ainsi la priorité aux revendications économiques et à la jeunesse, et traite le volet répressif comme un contexte, sans reprendre les déclarations du ministre Laurent Nuñez sur un bilan plus « positif ».
ANGLE DOMINANT
Bucarest relaie la séquence sous l'angle du maintien de l'ordre : arrestations, 70 000 agents mobilisés et affrontements, dans une vague de contestation qui touche aussi l'Italie.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 25 octobre 2026. La presse roumaine traite la journée du samedi 24 octobre avant tout comme un épisode de maintien de l'ordre à l'échelle européenne. Mediafax, citant Euronews, rapporte que « aproape 1.000 de persoane » ont été arrêtées en France lors d'un nouveau mouvement de plus de 400 000 manifestants, la plupart des cortèges s'étant déroulés dans le calme. Environ 70 000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés après les violences et pillages du week-end précédent, et des militaires de l'opération Sentinelle ont été déployés pour protéger des sites stratégiques.
À Paris, selon Mediafax, la police a employé gaz lacrymogènes et canon à eau dans la zone de la Porte de Vincennes, face à des manifestants lançant des articles pyrotechniques. Des incidents sont signalés à Marseille, Lyon, Bordeaux, Toulouse et Rennes. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a remercié les policiers et mis en cause des individus d'« extrême gauche » cherchant « encore une fois » à semer le désordre ; il a averti que le bilan des arrestations pourrait « augmenter significativement » à mesure que les données remontent.
Les chiffres de participation sont présentés côte à côte : 410 000 selon le ministère de l'Intérieur, plus de 800 000 selon les organisateurs, dont 250 000 à Paris. Mediafax note que cet écart « met en évidence l'ampleur de la mobilisation » et les divergences sur le nombre de personnes descendues dans la rue. Les revendications mentionnées sont le coût de la vie et le manque de financement de l'éducation.
Digi24, qui reprend ABC News, replace la France dans une vague de contestations en Italie, Albanie, Espagne et Portugal, aux revendications variées : coût de la vie, logement, pensions, corruption, éducation, guerre. À Milan, le gouvernement de Giorgia Meloni a envoyé 500 soldats supplémentaires et annoncé un durcissement des peines pour les mineurs. G4Media, via Agerpres et EFE, décrit en Italie des milliers de jeunes à Rome, Milan, Turin, Naples, Bologne et Florence ; à Bologne, un cortège d'abord pacifique a dégénéré en affrontements, avec jets de pierres et de bouteilles et canons à eau.
Un étudiant de 23 ans, Davide, résume à EFE le grief : protester contre la vie chère et « un gouvernement qui alloue de l'argent à l'armement, mais pas à l'éducation ». Le récit roumain reste factuel, sans commentaire sur les enjeux de politique intérieure française ni sur la présidentielle.
ANGLE DOMINANT
Moscou décompte le dispositif policier français : 70 000 agents, couvre-feux et plus de 1 300 interpellations, avec en toile de fond une présidentielle où les candidats se disputent la crise.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 25 octobre 2026. Les médias russes rendent compte de la nouvelle journée de mobilisation en France sous l'angle du maintien de l'ordre. Meduza rappelle que les manifestations durent depuis la fin septembre dans plus de 100 villes et localités. Selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, 135 personnes étaient déjà interpellées à 13 h, heure locale, la plupart lors de contrôles préventifs, après « la découverte d'objets pouvant servir d'armes ». Il comptait alors 136 actions de protestation, contre 264 la semaine précédente.
Vedomosti, qui cite Bloomberg, insiste sur la mobilisation de 70 000 membres des forces de l'ordre, dont des unités antiterroristes d'élite, afin d'éviter la répétition des troubles du week-end précédent. Le quotidien décrit le cortège parisien limité à la périphérie sud-est, entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes, la place de la Bastille évacuée par haut-parleurs, des gaz lacrymogènes à Lyon et un canon à eau à Nantes. Boutiques barricadées, Louvre, musée d'Orsay et musée Picasso fermés, match PSG-Lyon reporté : la capitale est montrée en état de siège.
Le lendemain, Vedomosti reprend le bilan de France 24 : 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés, 142 interpellés à Paris. Un manifestant a eu la main gravement blessée à Toulouse. Les autorités comptent 410 000 manifestants, la CGT 800 000. Le journal note que les organisations lycéennes et étudiantes attendent des annonces le 26 octobre après leur rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu, que les syndicats préparent une journée de grève le 5 novembre et que les gilets jaunes annoncent d'autres rassemblements le 31 octobre. Il relaie aussi une information de Blast : Lecornu aurait demandé à quatre opérateurs de se tenir prêts à couper temporairement TikTok et Instagram.
RT, de son côté, déplace la lecture vers la politique intérieure. Selon son reportage, les prétendants à l'Élysée transforment les rues en flammes et les accusations de violences policières en munitions de campagne. Marine Le Pen dénonce un État sans autorité et réclame des peines plus lourdes ; Jean-Luc Mélenchon reproche au gouvernement de ne pas entendre le peuple. RT rapporte aussi les cas de mutilation d'un adolescent de 15 ans et d'une jeune fille de 17 ans à Mulhouse. Aucun des articles du pool ne mentionne l'extension de la contestation à l'Italie.
ANGLE DOMINANT
Stockholm retient de la journée du samedi en France le basculement d'un cortège pacifique vers les heurts, et mesure l'ampleur du dispositif policier déployé après les pires émeutes de mémoire d'homme.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 25 octobre 2026. Vue de Suède, la journée de mobilisation du samedi 24 octobre en France se lit d'abord comme une affaire d'ordre public. Le quotidien Dagens Nyheter, depuis Paris, ouvre sur une ambiance « tendue et irritée » : plus de 400 000 personnes ont défilé, une semaine après « les pires émeutes de mémoire d'homme ». Le journal précise que de nombreuses manifestations s'étaient vu refuser leur autorisation et qu'au moins 70 000 policiers et militaires étaient mobilisés à travers le pays.
DN insiste sur le contraste entre le gros des cortèges et la fin de journée. Selon lui, quelque 410 000 élèves, enseignants et militants de gauche ont manifesté « pacifiquement ». Mais vers la fin de l'après-midi, des troubles ont éclaté « sur plusieurs points du territoire ». Le récit place ainsi au premier plan la composition sociale des manifestants, lycéens et enseignants en tête, avant de passer aux désordres.
Svenska Dagbladet, sous le titre « Les manifestations dégénèrent en France », donne la chronologie parisienne. À 14 heures, environ 110 000 personnes se sont rassemblées dans la capitale. La police qualifiait d'abord la situation de « calme ». Vers 18 heures, des rapports ont fait état de gaz lacrymogène, de canons à eau et de grenades assourdissantes, après que des individus ont jeté des objets sur les policiers et mis le feu à des poubelles.
La police décrit la fin du défilé comme une attaque menée par « plus de 500 manifestants violents » et dit travailler à interpeller les responsables et à disperser la foule. Vers 20 heures, le ministre français de l'Intérieur a indiqué que près de 1 000 personnes avaient été interpellées. Le bilan définitif de dimanche n'apparaît pas dans les deux articles suédois de ce pool, qui s'arrêtent à la soirée du samedi.
La couverture suédoise reste donc factuelle et centrée sur le maintien de l'ordre : chiffres de participation, effectifs policiers, moyens employés, nombre d'arrestations. Les revendications de fond sur le coût de la vie, la situation italienne ou l'échéance présidentielle ne figurent pas dans les extraits disponibles ; le prisme retenu est celui de la gestion d'une crise de rue dans un grand pays voisin de l'Union européenne.
ANGLE DOMINANT
Singapour pèse la marge de manœuvre d'un Macron en fin de mandat : un dispositif massif a contenu la rue, mais la colère sociale s'étend et les finances publiques limitent sa réponse.
POINTS CLES
ANALYSE
À Singapour, la journée du samedi 24 octobre est d'abord celle d'un test pour Emmanuel Macron. Le Straits Times et Channel News Asia rapportent que 410 000 personnes ont défilé selon le ministère de l'Intérieur, et jusqu'à 800 000 selon la CGT, dont 110 000 à 250 000 à Paris. Le cortège parisien s'est tenu en lisière sud-est de la capitale pour dénoncer la vie chère et les inégalités.
Les deux titres décrivent des rassemblements en grande partie pacifiques, suivis de heurts à la nuit tombée. Les CRS ont tiré des gaz lacrymogènes et utilisé des canons à eau contre environ 500 jeunes cagoulés qui jetaient des pierres. À Marseille, des jeunes ont bloqué une rue et incendié des poubelles ; deux bijouteries ont été visées. Des incidents ont aussi touché Lyon, Bordeaux, Grenoble, Lille, Nantes et Nice. Le Straits Times note que la violence restait moindre que la semaine précédente.
Le bilan chiffré vient du ministère, cité par CNA : 1 314 interpellations, 53 policiers blessés, 75 incendies et 24 commerces pillés. Laurent Nuñez avait prévenu : « We will not tolerate any violence ». Il a fait état de deux manifestants gravement blessés, à Toulouse et Clermont-Ferrand. Un homme de 20 ans a eu plusieurs doigts arrachés, selon un secouriste cité par l'AFP. Le Straits Times relève que des critiques accusent l'exécutif d'en faire trop et avertissent que les troubles pourraient se répéter chaque semaine.
La presse singapourienne s'intéresse surtout à la marge de manœuvre du président. Syndicats et Gilets jaunes réclament de nouveaux rassemblements le 31 octobre et une grève nationale le 5 novembre. Murielle Guilbert (Solidaires) évoque « an aggregation of anger ». En 2019, Macron avait pu baisser le coût des carburants ; sept ans plus tard, les finances publiques laissent peu de latitude, alors que l'élection présidentielle approche, au printemps prochain.
Le volet italien est traité en miroir. Selon CNA, quelques milliers de personnes ont manifesté à Milan et à Rome, avec 9 arrestations et 371 personnes retenues, dont 110 mineurs. Le ministre Matteo Piantedosi a salué le travail de la police, et le gouvernement de Giorgia Meloni a durci ses règles de sécurité. Le Straits Times rattache la colère aux coupes budgétaires et au coût de la vie.
ANGLE DOMINANT
Londres mesure la résilience du dispositif français : la presse britannique retient d'abord le bilan d'ordre public, entre cortèges massifs, gaz lacrymogènes et nuit sans le chaos de la semaine précédente.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 25 octobre 2026. Pour la BBC comme pour The Independent, la journée du samedi 24 octobre en France se lit d'abord à l'aune des émeutes de la semaine précédente, que la BBC range parmi « les pires scènes de désordre de l'histoire moderne » du pays.
Le chiffre de la mobilisation est donné en double lecture. Le ministère de l'Intérieur compte 410 000 manifestants, les syndicats environ 800 000. The Independent précise que le cortège principal a réuni au moins 110 000 personnes dans la banlieue sud-est de Paris, contre la hausse du coût de la vie et l'aggravation des inégalités. La BBC mentionne aussi les conditions de vie à l'école parmi les motifs.
Le dispositif est décrit en détail : 70 000 policiers déployés, restrictions dans plusieurs villes, et la décision d'Emmanuel Macron de ne tolérer que les manifestations organisées par des syndicats reconnus. La BBC note que la police d'élite habituellement chargée du crime organisé et de l'antiterrorisme faisait partie de l'opération à Paris, entre la porte d'Italie et la porte de Vincennes.
Les violences viennent en fin de journée. Selon The Independent, la police a employé gaz lacrymogènes et canon à eau contre environ 500 jeunes masqués. À Marseille, des poubelles ont été incendiées et des bouteilles lancées ; deux bijouteries ont été pillées. La BBC relève des barricades en feu à Marseille et des panneaux arrachés à une boutique de Bordeaux. Des heurts sont signalés à Lyon, Grenoble, Lille, Rennes, Nantes et Toulouse.
Le ministre de l'Intérieur est cité sur les « groupes à haut risque » qui se détachaient des cortèges pour commettre des violences. La BBC titre sur « près de 1 000 » interpellations ; elle conclut que les autorités ont, jusqu'ici, évité des émeutes et pillages de l'ampleur du week-end précédent, et rappelle que des centaines de personnes ont été condamnées en comparution immédiate.
L'autre axe est celui de l'origine et de l'extension du mouvement. The Independent remonte à septembre, à un lycée de Créteil en sous-effectif, puis aux blocus gagnant les banlieues et tout le pays, avec l'appel du syndicat étudiant UNEF et les gilets jaunes. Il cite Macron dénonçant des « actes séditieux » de groupes d'ultragauche visant à « renverser la République », et signale des heurts à Bruxelles : la contestation est présentée comme européenne.
ANGLE DOMINANT
Washington mesure la secousse subie par Emmanuel Macron : la presse américaine fait de la mobilisation du 24 octobre un test d'autorité à six mois de la présidentielle, sur fond de poussée de l'extrême droite.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 25 octobre 2026. Pour la presse américaine, la journée de samedi 24 octobre est d'abord un défi lancé à l'exécutif français. AP, repris par HuffPost, parle de « plus de 400 000 » manifestants « dans une nouvelle épreuve pour le président Emmanuel Macron », sur fond de financement scolaire et de vie chère. Le ministère de l'Intérieur compte 410 000 personnes, contre 550 000 la semaine précédente, tandis que la CGT en annonce près de 800 000. À Paris, la police en recense 110 000 et la CGT 250 000.
NBC News insiste sur le contraste entre un défilé « largement pacifique », cantonné au sud-est de la capitale, et les heurts près de la porte de Vincennes : bouteilles et pierres lancées, charges, gaz lacrymogènes et canons à eau pendant environ une heure. La chaîne précise n'avoir « vu aucun pillage ». Le parquet de Paris fait état de 64 interpellations, dont six mineurs, pour l'essentiel liées à des armes ou à un groupement en vue de violences.
Le volet sécuritaire est détaillé par Fox News : 70 000 policiers déployés, plus de 3 000 contrôles à Paris, feux d'artifice et billes d'acier saisis, métro partiellement fermé, vitrines condamnées, musées clos. Laurent Nuñez avait annoncé près de 1 000 arrestations dès samedi, chiffre qui dépasse désormais 1 300 selon les autorités françaises. Le ton est celui d'une capitale « sous cloche ».
L'enjeu politique domine les analyses : AP et NBC rappellent que le Rassemblement national accuse le gouvernement de ne pas protéger la population et appelle à transformer la colère en votes pour Marine Le Pen, tandis que Jean-Luc Mélenchon soutient les manifestants et critique le maintien de l'ordre. Le mouvement, parti des lycées il y a plus d'un mois, met à l'épreuve les derniers mois du mandat avant le scrutin de mai.
La dimension européenne est portée par NPR et AP : en Italie, des milliers de jeunes ont défilé à Milan, Rome et Turin, avec des heurts brefs à Rome et Turin. Giorgia Meloni a envoyé 500 soldats supplémentaires à Milan et annoncé des peines plus sévères pour les mineurs. Des rassemblements ont aussi eu lieu à Madrid, Lisbonne et Tirana, sur des thèmes allant des retraites au logement.
Un angle proprement américain prolonge l'affaire : le premier match de NFL en France, Steelers contre Saints au Stade de France dimanche, a été maintenu malgré les troubles et une suggestion de report attribuée à Donald Trump. The Hill note la fermeture de la fan zone samedi ; Fox salue une ligue qui joue « malgré des circonstances difficiles ».
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