ANGLE DOMINANT
Brasília décrit une France quadrillée par 70 000 policiers, où le gouvernement tente d'empêcher le retour des pillages du 17 octobre, tandis que la colère contre la vie chère s'étend à l'Italie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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70 000 policiers déployés le 24 octobre, soit 10 000 de plus que le 17 octobre, selon l'Agência Brasil.
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Laurent Nuñez a fait état de 135 arrestations en France jusqu'au début d'après-midi, beaucoup après des fouilles préventives.
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En Italie, des manifestations menées par des étudiants contre la vie chère ont eu lieu à Naples (environ 300 personnes), Pesaro (environ 200) et Turin (plus de 250 lycéens).
ANALYSE
Brasília, 25 octobre 2026. Pour la presse brésilienne, la journée du samedi 24 octobre en France se lit d'abord comme une épreuve de maintien de l'ordre. L'Agência Brasil raconte des manifestants rassemblés à Paris et dans tout le pays "sous la surveillance de 70 000 policiers", alors que le gouvernement cherche à éviter la répétition des troubles et des pillages du week-end précédent. Le dispositif compte 10 000 agents de plus que le 17 octobre, jour où des manifestations contre le coût de la vie et la dégradation des services publics ont tourné à "certains des pires désordres que la France ait connus depuis des années".
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué que 135 personnes avaient été arrêtées dans le pays jusqu'au début d'après-midi, beaucoup après des fouilles préventives ayant permis de saisir feux d'artifice, roulements à billes et autres objets pouvant servir d'armes. G1 cite aussi frondes, balles d'acier, un katana et des armes airsoft. "Nous devons être extrêmement agiles", a déclaré le ministre, qui a prévenu : "Ce sera une longue journée."
Les deux médias décrivent un contraste. À Paris, le début du cortège principal s'est déroulé dans le calme, avec des centaines de personnes dans les rues. À Lyon, troisième ville du pays, la police a employé des gaz lacrymogènes contre la foule ; G1 précise que les agents ont tiré après que des manifestants, près d'une faculté et du commissariat, ont tenté de bloquer une rue, avec un bref affrontement. Des incidents similaires sont signalés à Pau, et, selon l'AFP citée par G1, des grenades lacrymogènes ont aussi été utilisées à Lille, Toulouse et Nantes.
L'Agência Brasil insiste sur l'image d'une capitale en état de siège : commerçants qui protègent leurs vitrines avec des planches, musées fermés, plus de 20 stations de métro interdites d'accès. Le Louvre, le musée d'Orsay et l'Opéra de Paris ont fermé par précaution, et des organisations patronales ont demandé aux détaillants de rester fermés. "Il n'y a presque pas de clients, donc ça ne vaut pas la peine d'ouvrir", témoigne le gérant d'une boutique Kiton.
L'Estadão élargit le regard à l'Italie, où des manifestants sont redescendus dans la rue le même samedi pour réclamer des mesures contre la vie chère, plus d'investissements dans l'éducation publique et moins de dépenses d'armement. Menées par des étudiants, ces mobilisations prolongent celles du week-end précédent, qui avaient débouché sur des affrontements avec les forces de l'ordre. À Naples, environ 300 personnes se sont réunies place Garibaldi ; à Pesaro, environ 200 ont interpellé la cheffe du gouvernement : "Chère Giorgia, combien tu nous coûtes".
