ANGLE DOMINANT
Berlin juge la journée du 24 octobre à l'aune du maintien de l'ordre : 70 000 policiers, couvre-feux et 1 314 interpellations, avec un bilan jugé plus mesuré que celui de la semaine précédente.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon le ministère de l'Intérieur, 1 314 interpellations, 53 policiers blessés, 75 tentatives d'incendie et 24 pillages (Tagesschau, Handelsblatt).
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70 000 policiers et gendarmes mobilisés, 10 000 de plus que la semaine précédente, avec couvre-feux et interdictions de rassemblement (DW).
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Ministère : 410 000 manifestants dont 110 000 à Paris ; CGT : près de 800 000, dont 250 000 à Paris (DW, Tagesschau).
ANALYSE
Berlin, 25 octobre 2026. La presse allemande traite la journée du samedi 24 octobre d'abord comme un test d'ordre public, une semaine après les émeutes du 17 octobre. Selon le ministère de l'Intérieur, cité par Tagesschau et DW, 410 000 personnes ont manifesté en France, dont 110 000 à Paris ; la CGT avance près de 800 000 et, d'après DW, 250 000 dans la capitale. DW précise qu'on ignore la taille réelle des cortèges.
Le dispositif occupe le premier plan. Handelsblatt rappelle que Laurent Nuñez avait mobilisé 70 000 policiers et gendarmes, avec canons à eau et véhicules blindés, soit 10 000 de plus que la semaine précédente selon DW. Interdictions de rassemblement par zones et couvre-feux ont été décrétés ; à Paris, seul le cortège syndical était autorisé, déplacé à la dernière minute de la Bastille vers le sud-est de la ville, itinéraire validé en référé par le tribunal administratif. La syndicaliste Murielle Guilbert juge « scandaleux » que Macron ait interdit de manifester là où les syndicats le voulaient.
Le bilan chiffré vient du ministère, repris par Handelsblatt et Tagesschau : 1 314 interpellations, 53 policiers blessés, 75 tentatives d'incendie, 24 pillages. FAZ relaie la version de Nuñez : les cortèges autorisés se sont « bien déroulés », mais les forces de l'ordre ont affronté « un niveau de violence extrêmement élevé » de la part de « militants de l'extrême gauche ». Des militants d'extrême droite ont aussi été repérés pour la première fois à Cannes et Montpellier. La préfecture de police évoque « plus de 500 casseurs » à Paris. Un manifestant cité par l'AFP répond : « La police a commencé à s'en prendre à tout le monde. »
Deux personnes ont été grièvement blessées, à Toulouse et à Clermont-Ferrand ; à Toulouse, un homme de 20 ans a été touché à la main et un secouriste dit à l'AFP qu'il a perdu plusieurs doigts dans une explosion. DW titre sur « lumière et ombre » : Nuñez juge les pillages bien moins nombreux qu'une semaine plus tôt.
Sur le fond, Handelsblatt et DW relient les cortèges au coût de la vie et à l'état des écoles. Tagesschau élargit à l'Europe (Italie, Espagne, Portugal, Albanie), avec loyers et corruption en toile de fond, et note moins de violences que le week-end précédent. Handelsblatt cite Céline, 35 ans, dans Le Monde : le droit de manifester compte autant que le droit de vote.
SOURCES (4)
- FAZMOYEN
- HandelsblattMOYEN
