ANGLE DOMINANT
Ottawa décrypte la deuxième journée de mobilisation française comme un test politique pour Emmanuel Macron, à six mois d'une présidentielle où la rue pèse déjà sur la campagne.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Selon le National Post, la police a arrêté près de 1 000 personnes le samedi 24 octobre, avec 70 000 membres des forces de sécurité déployés dans le pays.
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Laurent Nuñez juge le bilan plus « positif » que celui de la semaine précédente, qui avait compté 2 700 arrestations.
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En Italie, la police a procédé à neuf arrestations et placé 371 personnes en garde, dont 110 mineurs, selon le National Post.
ANALYSE
Ottawa, 25 octobre 2026. Le National Post ouvre sur des affrontements éclatés samedi 24 octobre à Paris et dans d'autres villes françaises, une semaine après des manifestations dégénérées en violences de rue. Selon le quotidien, la police a arrêté près de 1 000 personnes face à « un niveau de violence extrêmement élevé » attribué par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à des extrémistes « ultra-gauche » vêtus de noir. Des gaz lacrymogènes ont été tirés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Lille, Toulouse, Montpellier et Nantes.
Le journal précise que 70 000 membres des forces de sécurité avaient été déployés pour des marches convoquées contre le coût de la vie, et que les cortèges ont réuni entre 410 000 personnes et un chiffre supérieur. Deux personnes ont été « gravement » blessées, selon Nuñez : un homme à Toulouse, qui aurait eu des doigts arrachés, et une autre personne à Clermont-Ferrand, sans détails fournis. Le ministre juge le bilan plus « positif » que celui de la semaine précédente, avec plus de policiers, une intervention plus rapide, davantage de contrôles préalables et une meilleure protection des commerces.
Le Globe and Mail, via une vidéo de Reuters, souligne que des rassemblements « largement pacifiques » ont laissé place à des heurts à Paris et à Marseille à la tombée de la nuit, malgré une opération de sécurité massive destinée à éviter la répétition des troubles de la semaine précédente.
Le cadrage canadien est nettement politique. Le National Post rappelle que les émeutes du 17 octobre avaient fait 2 700 arrestations, avec des bâtiments publics vandalisés et des centaines de commerces pillés, et que le pays votera dans six mois pour désigner le successeur de Macron après dix ans de pouvoir. Il relève une « colère généralisée » contre une répression perçue comme une atteinte au droit de manifester. Le candidat d'extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège parisien, prévient que Macron « va comprendre que cela va se répéter chaque semaine ».
Le volet italien est traité à part. À Rome et à Milan, des milliers de personnes ont défilé malgré les mesures de sécurité approuvées par le gouvernement de Giorgia Meloni. La police a procédé à neuf arrestations et placé 371 personnes brièvement en garde, dont 110 mineurs. Le ministre Matteo Piantedosi salue des forces de l'ordre ayant isolé les franges violentes « avec équilibre et professionnalisme ». Le Globe and Mail présente ces cortèges comme dirigés contre la guerre et la hausse du coût de la vie.
