ANGLE DOMINANT
Lisbonne décompte les arrestations et le dispositif policier de la journée française, puis suit la contagion des cortèges vers l'Italie, avec un regard sur ses propres campements.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le ministère français de l'Intérieur fait état de 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés et 24 commerces pillés (SAPO).
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Entre 410 000 manifestants selon le gouvernement et 800 000 selon la CGT, dont 110 000 à 250 000 à Paris ; 70 000 agents mobilisés.
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En Italie, des manifestations à Rome, Milan, Turin, Naples, Bologne et Florence contre la vie chère, avec des heurts à Bologne et Turin (RTP).
ANALYSE
Lisbonne, 25 octobre 2026. La presse portugaise raconte la journée du samedi 24 octobre en France d'abord par son bilan policier. L'Observador titre sur « quase mil detidos », puis SAPO actualise : le ministère de l'Intérieur fait état de 1 314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés, 75 enquêtes liées à des incendies et 24 commerces pillés.
La participation reste disputée : entre 410 000 personnes selon le gouvernement et 800 000 selon la CGT, dont 110 000 à 250 000 à Paris. ECO, citant Reuters, rappelle que 70 000 agents étaient mobilisés, soit 10 000 de plus que le 17 octobre, après une vague de vandalisme et de pillages qui avait fait douter de la capacité de l'exécutif à maintenir l'ordre. Des commerçants parisiens ont protégé leurs vitrines avec des panneaux.
Selon la RTP, le cortège parisien, de la Porte d'Italie à la Porte de Vincennes, s'est déroulé sans incident. Vers 17h30, « plus de 500 vandales » ont attaqué les forces de l'ordre cours de Vincennes, selon la préfecture de police ; gaz lacrymogène et canons à eau ont été employés. L'étudiant Gaël a dit à l'agence Lusa être venu pour montrer qu'« on ne se laisse pas intimider par la police ».
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez juge que les 289 manifestations « se sont bien déroulées » et dénonce la présence de militants de l'« ultragauche ». Il affirme que le dispositif a évité de nombreux pillages et qu'il n'y a pas eu d'attaques ciblées contre des bâtiments publics, comme le 17 octobre.
Le volet italien est traité par la RTP : des milliers de personnes ont défilé à Rome, Milan, Turin, Naples, Bologne et Florence contre la vie chère, le prix des logements et les dépenses militaires. À Bologne, jets de pierres et de bouteilles contre canons à eau ; à Turin, une photo de Giorgia Meloni brûlée et une banderole « ils ont réduit le peuple à la faim » ; à Milan, 1 400 policiers et 500 militaires déployés.
L'Observador relève enfin que Lisbonne et Porto ont aussi vu des rassemblements avec tentes, jugés pacifiques au Rossio. La police a prévenu que les tentes seraient retirées après 0h30 si les manifestants ne les enlevaient pas, et des concerts ont animé la place pendant l'Assemblée populaire. Le ministère français décrit une nuit « calme » après la mobilisation.
SOURCES (4)
- ObservadorMOYEN
- SAPO NotíciasMOYEN
- RTP NotíciasMOYEN
- ECOMOYEN
