ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient du Nobel l'espoir thérapeutique : l'« interrupteur de lumière » des neurones éclaire dépression, addiction et maladies de la rétine, avec un expert de la KU Leuven en caution.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Nobel de médecine 2026 a été attribué lundi 5 octobre à Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel pour l'optogénétique.
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Chaque lauréat reçoit 12 millions de couronnes suédoises, soit environ un million d'euros selon la VRT.
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Wim Vanduffel (KU Leuven) : « Personne n'avait jamais pensé que la recherche fondamentale sur des algues mènerait à une telle percée ».
ANALYSE
Bruxelles, 6 octobre 2026. La presse belge accueille le Nobel de médecine 2026 par le prisme de la santé du cerveau et de l'œil. Attribué lundi 5 octobre à l'Américain Karl Deisseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel, le prix récompense l'optogénétique, technique qui permet d'allumer ou d'éteindre des neurones précis avec de la lumière.
La VRT NWS déroule la journée en direct et vulgarise : la découverte est née de la curiosité de Peter Hegemann, biophysicien, qui voulait savoir pourquoi une algue verte réagit si vite à la lumière. Le média flamand parle d'un « interrupteur de lumière » dans les cellules nerveuses, validé chez la souris et le rat. Il en retient surtout l'éclairage apporté à la dépression, à l'addiction, à l'anxiété et à la démence. La chaîne invite aussi le journaliste scientifique Koen Wauters à expliquer au Journal en quoi ces travaux peuvent aider les patients.
Le neurophysiologiste Wim Vanduffel (KU Leuven) y apporte la caution académique belge : « Personne n'avait jamais pensé que la recherche fondamentale sur des algues mènerait à une telle percée ». La VRT souligne que la technique est utilisée dans les laboratoires du monde entier et rappelle le montant : 12 millions de couronnes suédoises par lauréat, environ un million d'euros.
La Libre Belgique, côté francophone, met l'accent sur les applications cliniques, en particulier les maladies dégénératives de la rétine, dans son titre. Elle cite le jury, qui évoque une technologie permettant de comprendre « comment les cellules nerveuses influencent nos souvenirs, nos émotions et nos comportements », avec une précision de l'ordre de la milliseconde grâce à des faisceaux lumineux. Le quotidien note aussi que certains voyaient les pionniers du GLP-1, à l'origine de l'Ozempic ou du Wegovy, en grands favoris.
Les deux rédactions convergent donc sur la même lecture : une récompense de la recherche fondamentale dont les retombées thérapeutiques restent à venir, la VRT les situant dans la compréhension des troubles psychiques, La Libre dans la vision. La VRT rappelle enfin le calendrier : physique le lendemain, chimie mercredi, littérature jeudi, paix vendredi.
SOURCES (2)
- La Libre BelgiqueMOYEN
- VRT NWS NLMOYEN
