ANGLE DOMINANT
Berne retient de ce Nobel le long cheminement de la recherche fondamentale, de l'algue aux neurones, et y glisse un repère local : deux des lauréats avaient déjà été distingués par la Fondation Louis-Jeantet.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le comité Nobel récompense Deisseroth, Hegemann et Nagel « pour leurs découvertes concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique » (Le Temps).
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Hegemann et Nagel avaient reçu le prix de la Fondation Louis-Jeantet d'encouragement à la recherche biomédicale européenne en 2013 (Le Temps).
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Dotation de douze millions de couronnes suédoises, soit environ un million de francs, relevée d'un million pour les 125 ans du prix (SRF).
ANALYSE
Berne, 6 octobre 2026. Le prix Nobel de physiologie ou de médecine ouvre la semaine des Nobel : le comité réuni à Stockholm lundi 5 octobre l'a attribué à l'Américain Karl Deisseroth, professeur à Stanford, et aux Allemands Peter Hegemann, de l'Université Humboldt de Berlin, et Georg Nagel, de l'Université de Wurtzbourg. Le Temps cite le comité, qui les récompense « pour leurs découvertes concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique ».
La presse suisse insiste d'abord sur le mécanisme. SRF explique que l'optogénétique permet d'allumer ou d'éteindre des cellules, le plus souvent des neurones, au moyen de la lumière, y compris dans des tissus vivants et chez des animaux libres de leurs mouvements. Hegemann et Nagel ont découvert la channelrhodopsine, protéine qui rend les cellules sensibles à la lumière ; Deisseroth a introduit son gène dans des neurones de rats, qu'il a pu ainsi activer par la lumière.
Le Temps donne la parole à Abdel El Manira, membre du comité Nobel : observer l'activité cérébrale ne suffit pas pour comprendre comment « nonante milliards de neurones » produisent un comportement ou un souvenir, il faut « établir des liens de cause à effet ». Selon le comité, l'outil a déjà servi à identifier des circuits neuronaux de la douleur, des comportements sociaux, de la soif, de l'alimentation et de la récompense.
Le quotidien genevois ajoute un repère national : Peter Hegemann et Georg Nagel avaient reçu en 2013 le prix de la Fondation Louis-Jeantet d'encouragement à la recherche biomédicale européenne. La Suisse se place ainsi en observatrice qui avait reconnu tôt le travail des lauréats.
SRF s'attarde aussi sur l'argent. Le prix est doté de douze millions de couronnes suédoises, soit environ un million de francs suisses, à raison d'un tiers par lauréat. La Fondation Nobel vient de relever la dotation d'un million de couronnes pour les 125 ans du prix, selon sa directrice Hanna Stjärne, citée par la chaîne. SRF rappelle enfin que le prix 2025 était allé à Mary Brunkow, Fred Ramsdell et Shimon Sakaguchi.
