ANGLE DOMINANT
Séoul retient de ce Nobel la promesse thérapeutique de l'optogénétique, de la vision rendue aux aveugles à l'espoir contre l'autisme et la dépression, et la raconte surtout par ses lauréats.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le prix 2026 de physiologie ou de médecine revient à Karl Deisseroth (54 ans), Peter Hegemann (71 ans) et Georg Nagel (73 ans), dotation de 12 millions de couronnes suédoises (1,2 million de dollars).
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Des essais cliniques cherchent à restaurer la vue de personnes aveugles à cause de la rétinite pigmentaire en insérant une protéine sensible à la lumière dans la rétine (Korea Times).
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Karl Deisseroth a mis fin à ses entretiens à 6 h 30 pour une pause d'une heure afin de préparer les repas de ses enfants (Korea Times).
ANALYSE
Séoul, 6 octobre 2026. Le Korea Times et le Korea Herald, qui reprennent des dépêches d'agence, annoncent que le prix Nobel de physiologie ou de médecine 2026 a été attribué lundi 5 octobre à l'Américain Karl Deisseroth, 54 ans, et aux Allemands Peter Hegemann, 71 ans, et Georg Nagel, 73 ans, pour leurs « découvertes concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique ». Le prix, annoncé à l'Institut Karolinska de Stockholm, ouvre la semaine des Nobel et s'élève à 12 millions de couronnes suédoises, soit 1,2 million de dollars.
Le Korea Herald détaille la chaîne scientifique : Peter Hegemann explore comment une algue verte unicellulaire nage vers la lumière ; avec Georg Nagel, il découvre une protéine qui, éclairée en lumière bleue, ouvre un canal et crée une impulsion électrique. Karl Deisseroth utilise ensuite le gène de cette protéine pour fabriquer un interrupteur lumineux pour les neurones de souris vivantes. Thomas Perlmann, secrétaire général de l'Assemblée Nobel, affirme que la méthode « est utilisée dans les laboratoires du monde entier pour révéler les mystères du cerveau ».
Le Korea Times met l'accent sur les applications cliniques. Des essais restituent la vue à des personnes rendues aveugles par la rétinite pigmentaire grâce à une protéine sensible à la lumière insérée dans la rétine, et des chercheurs espèrent des implants cochléaires plus précis que les dispositifs électriques actuels. Selon le journal, Karl Deisseroth, qui exerce aussi comme psychiatre, évoque un espoir pour les patients atteints d'autisme et de dépression.
Un second article du Korea Times adopte un ton de portrait. Le lauréat, décrit comme un oiseau de nuit, a reçu l'appel du comité après avoir relu des articles et écrit à ses étudiants, puis il a interrompu ses entretiens à 6 h 30 pour une pause d'une heure afin de préparer les repas de ses enfants. Son épouse, Michelle Monje-Deisseroth, est elle aussi chercheuse au Howard Hughes Medical Institute et neuro-oncologue pédiatrique à Stanford.
Les deux titres ne mentionnent aucun lien avec la Corée du Sud dans les passages fournis : la couverture est celle d'un fait scientifique mondial, traité par dépêche, sans commentaire éditorial local sur le financement de la recherche ou la compétition entre nations. La lentille dominante reste médicale : ce que la lumière appliquée aux neurones peut changer pour les maladies du cerveau et de la vue.
