ANGLE DOMINANT
Islamabad retient de ce Nobel la promesse thérapeutique de l'optogénétique, présentée par la presse pakistanaise comme une piste contre la démence, la dépression et la cécité.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le prix 2026 de physiologie ou de médecine revient à Karl Deisseroth (54 ans), Peter Hegemann (71 ans) et Georg Nagel (73 ans), qui se partagent 12 millions de couronnes suédoises (1,2 million de dollars).
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Selon Thomas Perlmann, la méthode permet d'allumer ou d'éteindre l'activité de cellules nerveuses individuelles dans un cerveau vivant.
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Selon l'AFP reprise par ARY News, l'optogénétique pourrait déboucher sur des avancées contre la démence, la dépression et la cécité.
ANALYSE
Islamabad, 6 octobre 2026. Business Recorder, ARY News et Geo News couvrent le Nobel de physiologie ou de médecine attribué lundi 5 octobre à l'Américain Karl Deisseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel, pour leurs « découvertes concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique ».
Business Recorder, depuis Stockholm, reprend la déclaration de Thomas Perlmann, secrétaire général de l'Assemblée Nobel de l'Institut Karolinska : la méthode « permet d'allumer ou d'éteindre l'activité de cellules nerveuses individuelles dans un cerveau vivant » et sert aujourd'hui « dans des laboratoires du monde entier ». Anna Wedell, membre du comité, y voit l'ouverture d'une « nouvelle ère » pour les neurosciences, tout en précisant qu'il ne s'agit que d'un début. Les trois lauréats se partagent 12 millions de couronnes suédoises, soit 1,2 million de dollars. Le journal rappelle l'origine du travail : au début des années 1990, Hegemann étudiait la réaction de l'algue Chlamydomonas à la lumière, puis Nagel a identifié la channelrhodopsine-2 en injectant des gènes de l'algue dans des ovocytes de grenouille.
ARY News publie une dépêche de l'AFP datée du 6 octobre, qui insiste sur les applications : l'optogénétique pourrait déboucher sur des avancées contre la démence, la dépression et la cécité. Simon Schultz, professeur à l'Imperial College London, juge que manipuler les cellules par la lumière et la génétique a été « transformateur » pour les sciences biologiques. Son équipe l'a utilisée comme traitement en boucle fermée de troubles de la mémoire, et la prochaine étape serait d'améliorer l'apprentissage et la mémoire dans des tâches complexes. Le texte évoque aussi la cécité, avec Jose-Alain Sahel.
Geo News consacre un portrait aux trois lauréats. Deisseroth, 54 ans, professeur de bio-ingénierie et de psychiatrie à Stanford, est psychiatre de formation : il s'est tourné vers ce champ après avoir rencontré des patients atteints de dépression et d'autisme. Il a nommé le domaine « optogénétique » en 2006. Hegemann, né en 1954 à Münster, enseigne la biophysique expérimentale à l'université Humboldt de Berlin. Nagel, 73 ans, est biophysicien et enseigne la neurophysiologie.
Le traitement pakistanais reste donc celui d'un événement scientifique international, relayé par les dépêches et les portraits. Il met en avant les patients potentiels et le parcours des chercheurs, et aucun des trois articles ne rattache le prix à la recherche ou à la santé publique au Pakistan. Les annonces des prix de physique, de chimie, de littérature, de la paix et d'économie suivent dans les jours à venir.
