ANGLE DOMINANT
Bogotá retient de ce Nobel la promesse clinique : allumer et éteindre des circuits neuronaux avec de la lumière pour mieux comprendre mémoire, addiction, Parkinson et épilepsie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Nobel de médecine 2026 a été annoncé lundi 5 octobre pour Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel, pour l'optogénétique (Portafolio, El Colombiano).
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Le prix s'élève à 12 millions de couronnes suédoises (environ 1,2 million de dollars), en hausse d'environ 9,1 % ; chaque lauréat reçoit quatre millions de couronnes (La República).
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Selon Deutsche Welle citée par La República, six des neuf IA interrogées misaient sur le GLP-1 ; le comité a choisi l'optogénétique.
ANALYSE
Bogotá, 6 octobre 2026. Le prix Nobel de physiologie ou de médecine a été décerné lundi 5 octobre à l'Américain Karl Deisseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel. Portafolio et El Colombiano, qui reprennent la même dépêche, ouvrent sur l'usage de l'optogénétique : une discipline qui permet de comprendre comment certaines cellules contribuent à l'apprentissage, à la peur, à l'addiction et au mouvement.
La presse colombienne insiste sur la portée thérapeutique. Selon Portafolio, les travaux de Deisseroth, psychiatre et neurologue, et de ses collègues « pourraient conduire un jour » à des traitements de troubles neurologiques et sensoriels, comme la maladie de Parkinson et l'épilepsie. En médecine clinique, les chercheurs utilisent la méthode pour tenter de restaurer la vue de personnes malvoyantes. Le comité Nobel, cité par le quotidien, affirme que les chercheurs ont pu révéler les circuits neuronaux qui contrôlent souvenirs, sentiments et comportements liés aux troubles neurologiques et psychiatriques. Son président, Per Svenningsson, déclare que l'optogénétique « offre des opportunités pour cartographier le cerveau ».
Portafolio rapporte aussi l'anecdote du secrétaire général du comité, Thomas Perlmann, qui a téléphoné en premier à Deisseroth, « très fatigué » et sans doute endormi à l'appel.
La République ajoute deux lectures propres. La première est financière : chaque catégorie reçoit cette année 12 millions de couronnes suédoises, environ 1,2 million de dollars, soit un million de plus que l'an dernier (hausse d'environ 9,1 %). Chaque lauréat touchera quatre millions de couronnes ; la Fondation Nobel a annoncé l'ajustement le 18 septembre, pour les 125 ans de la première remise. La seconde est technologique : selon une enquête de Deutsche Welle relayée par le journal, six des neuf systèmes d'intelligence artificielle interrogés misaient sur les travaux autour du GLP-1, contre l'obésité et le diabète, et le comité a pris « un autre chemin ».
Le même média économique consacre une brève de sa rubrique « Caja fuerte » à la scène de célébration de Deisseroth à Stanford avec le professeur Markus Covert, et rappelle que le calendrier se poursuit : physique mardi 6 octobre, chimie mercredi 7, littérature le jeudi 8, puis paix et économie, jusqu'au lundi 12 octobre. Les heures d'annonce sont données en heure de Colombie, signe d'un public local invité à suivre les annonces en direct.
Aucun article du pool ne mentionne de participation colombienne ni de débat sur le financement de la recherche dans le pays : le regard est celui d'un spectateur attentif, centré sur la science, l'argent du prix et le récit autour des pronostics.
SOURCES (3)
- El ColombianoMOYEN
- La RepúblicaMOYEN
- PortafolioMOYEN
