ANGLE DOMINANT
Stockholm retient de ce Nobel la promesse thérapeutique de l'optogénétique pour la dépression, l'épilepsie et la vision, tout en rappelant qu'aucune application humaine n'est encore établie hors de l'ophtalmologie.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le prix est partagé entre Karl Deisseroth, Peter Hegemann et Georg Nagel, qui se répartissent 12 millions de couronnes (Expressen, Sveriges Radio).
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Per Svenningsson, président du comité Nobel : « Optogenetiken har gett oss möjligheter att kartlägga hjärnan på ett sätt som vi tidigare bara kunde drömma om » (Dagens Nyheter).
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Selon Merab Kokaia (Lund), la méthode fonctionne chez la souris et le rat contre l'épilepsie mais n'a pas été testée chez l'humain ; les essais cliniques actuels portent sur la vue (Aftonbladet).
ANALYSE
Stockholm, 6 octobre 2026. Le prix Nobel de physiologie ou de médecine, annoncé lundi 5 octobre, revient à l'Américain Karl Deisseroth et aux Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel « pour leurs découvertes concernant les canaux ioniques activés par la lumière et l'optogénétique », écrit Dagens Nyheter. Les trois lauréats se partagent 12 millions de couronnes, relève Expressen, qui précise que la Fondation Nobel a relevé la somme d'un million.
La presse suédoise explique d'abord la mécanique. Sveriges Radio parle d'un « interrupteur lumineux pour les cellules nerveuses ». Dagens Nyheter et Expressen racontent l'origine : Peter Hegemann se demandait dans les années 1990 comment l'algue verte Chlamydomonas pouvait nager vers la lumière, la réaction dans sa tache oculaire prenant une demi-milliseconde. Avec Georg Nagel, il a identifié la channelrhodopsine, puis Karl Deisseroth en a introduit le gène dans des rongeurs et dans le cerveau de souris vivantes.
Le président du comité Nobel, Per Svenningsson, est cité par plusieurs titres : « L'optogénétique nous a donné les moyens de cartographier le cerveau comme nous ne pouvions que le rêver auparavant. » Svenska Dagbladet y ajoute un portrait personnel, la journaliste Therese Bergstedt évoquant un Deisseroth « timide et modeste » rencontré à Stockholm en 2015.
L'angle médical domine les articles de service. Aftonbladet et Svenska Dagbladet donnent la parole à Merab Kokaia, du centre d'épilepsie de Lund, qui collabore de longue date avec Deisseroth, docteur honoris causa de l'université de Lund. Il juge la technique à « grand potentiel » contre les crises d'épilepsie, mais précise qu'elle fonctionne chez la souris et le rat et n'a pas encore été testée chez l'humain. Pour Parkinson et la dépression, « cela prendra du temps » ; les essais cliniques actuels visent la vue.
Sur Sveriges Radio, le psychiatre Anders Hansen évoque des traitements possibles de la dépression, de l'anxiété et de la schizophrénie, tout en notant qu'on ignore encore où la technique mènera exactement. The Local, en anglais, reste factuel : méthode utile pour comprendre apprentissage, peur, addiction et mouvement, qui « pourrait un jour » mener à des traitements.
Le récit s'inscrit enfin dans le calendrier suédois : The Local rappelle que le prix de physique est annoncé mardi, que la chimie suit mercredi et que les lauréats recevront leur distinction du roi Carl XVI Gustaf à Stockholm le 10 décembre.
SOURCES (5)
- Dagens NyheterMOYEN
- Svenska DagbladetMOYEN
- ExpressenMOYEN
- Sveriges RadioMOYEN
- AftonbladetMOYEN
