
19 perspectives, chacune dans la voix de la presse de son pays.
Canberra mesure la crise houthie à la pompe : la flambée des prix du carburant australien devient le baromètre immédiat d'une guerre lointaine, plus que les manœuvres diplomatiques de Londres ou du G7.
3 sources
Brésil mesure la crise du Golfe à l'aune du baril : la chute du Brent sous 100 dollars pèse plus lourd à Brasília que les manœuvres militaires engagées par Londres.
2 sources
Ottawa rouvre son propre débat sur les ventes d'armes à Riyad, à la lueur de l'appui britannique et du retrait américain face aux Houthis.
3 sources
Copenhague retient d'abord le tuyau pétrolier : le soutien britannique aux Saoudiens et la mise en garde du G7 sont lus comme des mesures pour garantir que le pétrole continue de circuler par le Golfe persique et Ormuz.
2 sources
Éthiopie mesure la crise houthie à l'aune de ses propres ressortissants rapatriés d'Arabie saoudite et des réfugiés yéménites affluant vers Djibouti, plutôt qu'aux calculs militaires de Londres et de Riyad.
2 sources
Paris retient d'abord l'enjeu économique du détroit de Bab el-Mandeb, plaçant le communiqué du G7 et les frappes sur Moka derrière la question du commerce maritime mondial, sans évoquer l'appui militaire britannique à Riyad.
4 sources
Jakarta pèse le prix humain d'une guerre qui s'étend, entre les six civils tués à Moka et le refus persistant de Washington de s'engager militairement aux côtés de Riyad.
2 sources
Israël redoute que l'escalade entre l'Arabie saoudite et les Houthis ne ramène le mouvement yéménite à viser directement son propre territoire, comme lors de la précédente vague d'attaques.
3 sources
Rome retient surtout le contraste transatlantique : le retrait américain face aux appels saoudiens, plus que la déclaration collective du G7 sur l'Iran.
3 sources
Kuala Lumpur affiche sa solidarité avec Riyad et réclame la désescalade, pendant que Londres s'engage militairement et que Washington tergiverse.
2 sources
Katmandou mesure la guerre du Yémen à l'aune de ses déplacés plutôt qu'à celle des manœuvres militaires occidentales, quand Londres arme le ravitaillement saoudien et que Washington s'abstient.
2 sources
Islamabad mise sur sa diplomatie de navette entre Téhéran et Riyad, quand le G7 somme l'Iran de cesser d'armer les Houthis et que Washington s'abstient d'un engagement militaire direct.
4 sources
Doha mesure le vide laissé par Washington face à Riyad, pendant que la diplomatie régionale du Golfe tente de contenir l'escalade avec les Houthis
2 sources
Riyad accueille le communiqué du G7 comme une validation diplomatique, mais mesure surtout le silence militaire américain et l'épreuve que Bab al-Mandeb fait subir à sa réconciliation avec Téhéran.
2 sources
Stockholm retient d'abord la fermeté affichée par le G7, qui somme les Houthis de cesser leurs attaques et exige de l'Iran qu'il arrête d'armer le mouvement, tandis que les bilans venus du terrain rappellent le prix humain de l'escalade au Yémen.
2 sources
Singapour mesure l'escalade yéménite à l'aune de ses propres routes commerciales : la menace sur Bab al-Mandeb et le détroit d'Ormuz vaut avertissement direct pour une cité-État qui vit du fret maritime et de l'énergie importée.
2 sources
Londres tranche pour un engagement calibré : ravitailler en vol les chasseurs saoudiens sans franchir la ligne d'un rôle combattant, un choix que Downing Street justifie autant par la sécurité de Riyad que par la facture énergétique des Britanniques.
3 sources
Washington calcule son retrait : Trump a écarté des frappes contre les Houthis malgré les appels répétés du prince héritier saoudien, préférant limiter son engagement militaire pendant que Londres assure le ravitaillement en vol des chasseurs de Riyad.
6 sources
Pretoria mesure sa solidarité historique avec Ryad à l'aune du silence militaire américain face à l'avancée houthie
3 sources
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Les forces houthies, soutenues par l'Iran, mènent une campagne d'attaques - missiles, drones, frappes sur des infrastructures pétrolières et sur le transport maritime - contre l'Arabie saoudite, dans un contexte d'escalade régionale.
Le premier ministre britannique Andy Burnham a accepté une demande saoudienne d'appui militaire, sous la forme d'un ravitaillement en vol des avions de combat saoudiens par des appareils Voyager de la Royal Air Force, présenté comme défensif et limité dans le temps.
Face à la demande saoudienne d'un appui militaire contre les Houthis, le Royaume-Uni a accepté d'assurer un ravitaillement en vol de ses chasseurs, tandis que les Etats-Unis, sollicités à plusieurs reprises par le prince héritier Mohammed ben Salmane, ont limité leur concours au renseignement et au partage de données de ciblage sans engager de frappes.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Le récit, attribué au New York Times, selon lequel Donald Trump aurait annulé au dernier moment des frappes contre les Houthis alors que des bombes étaient déjà chargées sur les avions, est repris comme un fait établi par certaines rédactions, tandis que d'autres signalent explicitement que Reuters n'a pas pu le vérifier de manière indépendante.
Couvertures qui vont dans ce sens
Couvertures qui divergent
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
ANGLE DOMINANT
Canberra mesure la crise houthie à la pompe : la flambée des prix du carburant australien devient le baromètre immédiat d'une guerre lointaine, plus que les manœuvres diplomatiques de Londres ou du G7.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 22 septembre 2026. En Australie, la guerre entre l'Arabie saoudite et les Houthis se lit d'abord à la pompe. Le litre d'essence sans plomb est repassé au-dessus de 2,30 dollars australiens, son niveau le plus élevé depuis près de six mois, après que des attaques de drones ont endommagé pour la seconde fois un axe pétrolier majeur du Moyen-Orient, rapporte The Age. L'oléoduc Est-Ouest saoudien, long de 1200 kilomètres et principal contournement du détroit d'Ormuz, transportait jusqu'à 4 millions de barils par jour, soit 4% de l'offre mondiale ; sa fermeture temporaire prive Riyad de sa marge de manoeuvre exportatrice. Les analystes de Barclays avertissent que les cours « ont encore beaucoup de chemin à parcourir » et pourraient grimper de 50% supplémentaires si la situation persiste. Les prix australiens suivent les marchés bruts avec sept à dix jours de décalage : chaque hausse de 10 dollars du baril se traduit historiquement par 10 cents de plus au litre.
Sur le terrain, les médias australiens décrivent une avancée houthie qui a bouleversé l'équilibre régional. ABC News rappelle que le mouvement, qualifié de « marchand du chaos », a pris cette année le port de Moka et l'île de Perim, s'assurant un contrôle quasi total du littoral yéménite de la mer Rouge. Selon l'analyste April Longley Alley, citée par ABC, cette prise de territoire permet aux Houthis « de harceler plus facilement le trafic maritime » et en fait le « powerbroker » du détroit de Bab el-Mandeb. Les Nations unies recensent près de 700 morts et 130 000 déplacés depuis la reprise des combats.
Côté américain, PerthNow relaie une information du New York Times selon laquelle Donald Trump aurait annulé au dernier moment des frappes contre les Houthis, alors que les bombes étaient déjà chargées sur les avions, malgré les appels répétés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Reuters précise n'avoir pu vérifier ce récit de façon indépendante, et que Washington n'a formulé aucun engagement direct de soutien lors d'un appel avec Riyad. Pour la presse australienne, c'est ce vide américain, plus que l'appui britannique en ravitaillement aérien ou la déclaration du G7 sur l'Iran, qui structure le risque perçu : une crise pétrolière capable de renchérir durablement les prix à la pompe bien au-delà du Moyen-Orient.
ANGLE DOMINANT
Brésil mesure la crise du Golfe à l'aune du baril : la chute du Brent sous 100 dollars pèse plus lourd à Brasília que les manœuvres militaires engagées par Londres.
POINTS CLES
ANALYSE
Brasília, 22 septembre 2026. Depuis le Brésil, la crise autour de l'Arabie saoudite se lit d'abord dans les courbes du pétrole. Le Brent a chuté pour la quatrième séance consécutive lundi 21 septembre, reculant de 3,09 % à 100,66 dollars le baril, tandis que le WTI cédait 3,27 % à 92,94 dollars, rapporte l'Estadão. Le repli ramène la référence internationale sous la barre symbolique des 100 dollars, après qu'elle a frôlé 110 dollars en début de mois. Il s'explique, selon le quotidien, par « l'expectative de recuperação dos fluxos de petróleo da Arábia Saudita » et par des « avanços diplomáticos no Oriente Médio », notamment en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Ryad travaillerait à rétablir une partie de la capacité de son oléoduc Est-Ouest, ce qui allège la prime de risque intégrée aux prix depuis plusieurs semaines — un soulagement qui profite aussi, note l'Estadão, aux rendements des bons du Trésor américain et aux bourses.
Sur le plan diplomatique, la presse brésilienne relaie le communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères du G7 — Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis. Réunis en marge de l'Assemblée générale de l'ONU lundi, ils condamnent les « ataques inaceitáveis » lancés depuis le Yémen contre l'Arabie saoudite et exigent des Houthis qu'ils « cessem imediatamente todas as ações militares », ainsi que les menaces contre la navigation civile. Le groupe demande aussi à l'Iran de mettre fin à la fourniture d'armes aux rebelles, l'accusant de violer des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, précise l'Estadão citant l'AFP.
ANGLE DOMINANT
Ottawa rouvre son propre débat sur les ventes d'armes à Riyad, à la lueur de l'appui britannique et du retrait américain face aux Houthis.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, mardi 22 septembre 2026. Alors que Londres a accepté de ravitailler en vol les avions de combat saoudiens engagés contre les Houthis, la presse canadienne rouvre un débat vieux de plus d'une décennie : celui des ventes d'armes canadiennes à l'Arabie saoudite. Dans une tribune du National Post, le chroniqueur Jesse Kline soutient qu'il est "now clear that we should have been selling the Saudis more military equipment, not less", rappelant le contrat controversé de véhicules blindés légers (LAV) signé par les conservateurs en 2014 et combattu depuis par des campagnes militantes et des recours judiciaires. Il défend l'idée que la coalition saoudienne cherchait à empêcher une organisation islamiste de prendre le contrôle d'un pays situé près d'un point de passage stratégique de la mer Rouge, tout en reconnaissant les motifs de méfiance envers Riyad, de l'origine saoudienne de quinze des dix-neuf pirates de l'air du 11-Septembre au meurtre du journaliste Jamal Khashoggi en 2018.
Le Globe and Mail documente le vide laissé par Washington. Le quotidien rapporte que le président Donald Trump aurait annulé au dernier moment des frappes américaines contre les Houthis, alors même que des bombes étaient déjà chargées sur les avions, selon le New York Times, une information que Reuters n'a pas pu vérifier et que le Pentagone n'a pas commentée. Les États-Unis ont jusqu'ici rebuffé les appels répétés du prince héritier Mohammed ben Salmane à se joindre aux combats, tandis que les Houthis avancent sur les hauteurs du Yémen pour couper la côte de la mer Rouge des zones tenues par les forces pro-gouvernementales.
ANGLE DOMINANT
Copenhague retient d'abord le tuyau pétrolier : le soutien britannique aux Saoudiens et la mise en garde du G7 sont lus comme des mesures pour garantir que le pétrole continue de circuler par le Golfe persique et Ormuz.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 22 septembre 2026. La presse danoise couvre l'annonce britannique et la déclaration du G7 sur les Houthis avant tout par le prisme de l'énergie et du commerce maritime, plus que par celui des opérations militaires elles-mêmes.
DR Nyheder rapporte que le premier ministre britannique Andy Burnham a annoncé lundi, en route vers New York pour l'Assemblée générale de l'ONU, avoir approuvé une aide militaire « défensive » et limitée dans le temps à l'Arabie saoudite. Selon The Guardian, cité par DR, il s'agit d'un ravitaillement en vol des chasseurs saoudiens par des appareils Voyager de la Royal Air Force, destiné à protéger « l'infrastructure énergétique » du royaume contre les attaques de la mouvance houthie soutenue par l'Iran. Burnham affirme que ce soutien doit contribuer à stabiliser la région et garantir que le pétrole continue de circuler dans le Golfe persique. La décision a été prise après avis du ministre britannique de la Défense et du chef de la diplomatie.
Berlingske, citant l'AFP, détaille la déclaration commune des ministres des Affaires étrangères du G7 - Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis - publiée mardi, qui somme les Houthis de cesser immédiatement toutes leurs actions militaires et exige que l'Iran mette fin à son armement et son soutien au mouvement, accusé de violer des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Le quotidien souligne que la progression houthie sur la côte yéménite de la mer Rouge, notamment autour du port de Mokha, a renforcé le contrôle de l'Iran et de ses alliés sur deux détroits stratégiques, dont celui d'Ormuz, dont dépendent les monarchies du Golfe et l'Arabie saoudite pour exporter leur pétrole.
ANGLE DOMINANT
Éthiopie mesure la crise houthie à l'aune de ses propres ressortissants rapatriés d'Arabie saoudite et des réfugiés yéménites affluant vers Djibouti, plutôt qu'aux calculs militaires de Londres et de Riyad.
POINTS CLES
ANALYSE
Addis-Abeba, lundi 21 septembre 2026. Depuis dix jours, des milliers de Yéménites fuient par bateau la façade occidentale du Yémen à travers le détroit de Bab el-Mandeb pour rejoindre Djibouti, selon un reportage de la BBC tourné dans le camp d'Obock. L'Organisation internationale pour les migrations, agence de l'ONU, décrit des passagers « voyageant sur des embarcations surchargées et arrivant avec très peu de nourriture et d'eau ». Les autorités locales se préparent à l'arrivée possible de jusqu'à 10 000 réfugiés. Cet afflux est directement lié à l'offensive du mouvement houthi, soutenu par l'Iran, pour s'emparer d'une île stratégique et du port de Mokha — le même port où, selon l'agence Saba proche des Houthis, des frappes de la coalition saoudienne ont fait au moins six morts.
Pour l'Éthiopie, voisine de la mer Rouge et pays d'origine de dizaines de milliers de travailleurs migrants en Arabie saoudite, la crise se lit d'abord à travers ses propres ressortissants. Le ministère des Affaires féminines et sociales a annoncé le rapatriement de 1 592 Éthiopiens depuis le royaume saoudien, arrivés par neuf vols la semaine dernière, dont 34 mineurs. Ils sont pris en charge à l'aéroport et dans des centres d'hébergement temporaires en attendant de retrouver leurs familles. Lancée le 15 septembre 2025, cette opération a désormais ramené plus de 103 000 Éthiopiens, selon le ministère, qui la présente comme le pilier central d'une « diplomatie centrée sur le citoyen » sous l'État du Medemer.
ANGLE DOMINANT
Paris retient d'abord l'enjeu économique du détroit de Bab el-Mandeb, plaçant le communiqué du G7 et les frappes sur Moka derrière la question du commerce maritime mondial, sans évoquer l'appui militaire britannique à Riyad.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 22 septembre 2026. La presse française retient d'abord, dans cette flambée d'attaques houthies contre l'Arabie saoudite, l'ampleur de l'enjeu commercial et énergétique qui se joue autour du détroit de Bab el-Mandeb. Le Monde et Sud Ouest rappellent que ce passage reliant l'Europe à l'Asie via la mer Rouge et le canal de Suez, « déjà très emprunté avant la guerre au Moyen-Orient », est devenu « encore plus important pour l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut », depuis que l'Iran verrouille de son côté le détroit d'Ormuz. BFMTV titre d'ailleurs sa dépêche sur une « crise énergétique », signe que le prisme retenu par les rédactions dépasse le strict compte-rendu diplomatique.
Sur ce fond, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont exhorté lundi 21 septembre, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les Houthis à « cesser immédiatement toutes leurs actions militaires, menaces et attaques » contre le transport maritime. Ils dénoncent des « actes répréhensibles » constituant, selon leur déclaration citée par BFMTV et Sud Ouest, « une dangereuse trajectoire d'escalade qui risque d'exacerber encore le conflit, de porter atteinte au commerce international et de créer de l'instabilité économique à l'échelle mondiale ». Le G7 réclame également que l'Iran mette fin à ses livraisons d'armes aux rebelles yéménites, et réaffirme son soutien au « gouvernement légitime du Yémen ».
ANGLE DOMINANT
Jakarta pèse le prix humain d'une guerre qui s'étend, entre les six civils tués à Moka et le refus persistant de Washington de s'engager militairement aux côtés de Riyad.
POINTS CLES
ANALYSE
Jakarta, 22 septembre 2026. La presse indonésienne dresse le tableau d'une guerre qui déborde ses frontières habituelles, entre attaques houthies contre l'Arabie saoudite et frappes de la coalition saoudienne contre le Yémen. CNN Indonesia rappelle que les rebelles houthis ont visé samedi 19 septembre Riyad et les installations pétrolières de Yanbu avec, selon leur porte-parole Yahya Saree, « un grand nombre de missiles balistiques, de missiles de croisière et de drones ». La défense antiaérienne saoudienne a intercepté les tirs visant la capitale, sans bilan humain rapporté, mais les habitants ont entendu de fortes explosions et l'aéroport international du roi Khaled a connu d'importants retards.
En retour, la coalition dirigée par Riyad a frappé mardi le port yéménite de Moka, tuant six civils, dont deux enfants et une femme, et en blessant huit autres, selon l'agence Saba, affiliée aux houthis, citée par l'AFP. Jakarta relaie ce bilan sans le mettre en doute, signe que la couverture indonésienne donne une place large au récit du camp houthi sur ce terrain précis du bilan civil.
La presse locale souligne aussi le dilemme de Donald Trump. Rashad Al Alimi, chef du Conseil de direction présidentielle yéménite soutenu par Riyad, l'a appelé dimanche pour réclamer un soutien militaire américain contre les houthis ; Trump n'a rien promis. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane l'aurait lui aussi pressé, en vain jusqu'ici, d'attaquer directement le mouvement soutenu par l'Iran. Selon le New York Times, cité par CNN Indonesia, Trump a déjà changé plusieurs fois de position, tiraillé entre la pression saoudienne et le risque d'ouvrir un nouveau front au Moyen-Orient.
ANGLE DOMINANT
Israël redoute que l'escalade entre l'Arabie saoudite et les Houthis ne ramène le mouvement yéménite à viser directement son propre territoire, comme lors de la précédente vague d'attaques.
POINTS CLES
ANALYSE
Jérusalem, 22 septembre 2026. À Jérusalem, la question posée par l'escalade entre l'Arabie saoudite et les Houthis dépasse le sort de Riyad : elle touche à la sécurité même du territoire israélien. Selon des responsables diplomatiques cités mardi par Maariv, la crainte dominante est que la confrontation, si elle continue de s'intensifier, ne pousse le mouvement yéménite soutenu par l'Iran à reprendre ses tirs directs contre Israël, « comme il l'avait fait l'an dernier ». Ces sources précisent que la question centrale reste de savoir si la situation peut être maîtrisée ou si l'engrenage se poursuivra.
Le signal le plus concret de cette dérive est venu de Riyad même : l'Arabie saoudite a confirmé qu'un missile balistique houthi visant sa capitale avait été intercepté par sa défense antiaérienne, une première depuis le début de la vague d'escalade actuelle. Des habitants ont rapporté une explosion et de la fumée près de l'aéroport. En réaction, le département d'État américain a actualisé ses consignes de sécurité pour ses ressortissants au Moyen-Orient, et l'ambassade des États-Unis en Israël a publié une alerte évoquant d'éventuelles perturbations aériennes et fermetures d'espace aérien, tout en précisant que ces mises en garde élargies ne signalent pas nécessairement un développement imminent.
ANGLE DOMINANT
Rome retient surtout le contraste transatlantique : le retrait américain face aux appels saoudiens, plus que la déclaration collective du G7 sur l'Iran.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 22 septembre 2026. La presse italienne retient d'abord un contraste transatlantique plutôt que la déclaration collective du G7. Selon La Repubblica, alors que le président Donald Trump a retiré, dimanche, l'ordre de bombarder les Houthis en dépit des appels répétés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, « soltanto Londra tende una mano ai sauditi » — seul Londres tend la main aux Saoudiens. Le journal souligne que Washington « non vuole farsi coinvolgere nel conflitto yemenita », pendant que l'ONU tire la sonnette d'alarme sur la hausse des victimes civiles et le déplacement de 130 000 personnes.
ANSA détaille la mécanique du renoncement américain : les chasseurs étaient prêts, la liste des cibles validée, les frappes sur le point de commencer. Puis, à en croire « le ricostruzioni del New York Times » reprises par l'agence, la Maison Blanche a fait volte-face après le retour anticipé du président de Camp David. Le prince héritier avait multiplié les appels pendant deux semaines ; même l'entretien avec le président yéménite Rashad al-Alimi n'a arraché aucune promesse de soutien militaire. Trump a justifié le rétropédalage en affirmant discuter directement avec les rebelles : « Parliamo con gli houthi », insistant sur le fait que le mouvement se serait engagé à ne pas viser les intérêts américains. Les conseillers de la Maison Blanche, inquiets d'ouvrir un nouveau front à l'approche des élections de mi-mandat, auraient pesé dans la décision.
ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur affiche sa solidarité avec Riyad et réclame la désescalade, pendant que Londres s'engage militairement et que Washington tergiverse.
POINTS CLES
ANALYSE
Kuala Lumpur, 22 septembre 2026. Le ministère malaisien des Affaires étrangères a affirmé lundi 21 septembre condamner « dans les termes les plus fermes » les attaques houthies contre l'Arabie saoudite, visant selon lui des civils et des infrastructures civiles, et exprimé sa solidarité avec le Royaume. Kuala Lumpur soutient les efforts de Riyad pour « préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale », ainsi que la sécurité de sa population, « conformément à la Charte des Nations unies et au droit international », selon le communiqué relayé par Bernama. Le texte appelle aussi à « tous les efforts vers la désescalade et une cessation immédiate des hostilités », et réaffirme l'attachement de la Malaisie à son partenariat de longue date avec Ryad, qu'elle dit vouloir « renforcer pour les intérêts mutuels des deux nations ».
Cette prise de position intervient après qu'un missile balistique tiré vers Riyad samedi 19 septembre a été intercepté et détruit, selon les autorités saoudiennes — une première frappe visant la capitale du royaume depuis des années. Des tentatives houthies de viser des civils à Baish, Taif, Farasan et Yanbu ont également été déjouées, rapporte la Saudi Gazette citée par Malay Mail. Le 14 septembre, des tirs de missiles et de drones sur Khamis Mushait, Abha et Taif avaient blessé 13 civils et endommagé des habitations et des véhicules, selon la coalition menée par Ryad.
ANGLE DOMINANT
Katmandou mesure la guerre du Yémen à l'aune de ses déplacés plutôt qu'à celle des manœuvres militaires occidentales, quand Londres arme le ravitaillement saoudien et que Washington s'abstient.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 22 septembre 2026. La presse népalaise retient d'abord les chiffres de l'exode plutôt que les manœuvres diplomatiques autour du Yémen. Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), citée par Ratopati, 130 000 personnes ont été déplacées depuis sept gouvernorats en raison de l'insécurité croissante, dont 118 086 au 18 septembre et 11 352 supplémentaires en trois jours seulement. Le gouvernorat de Taïz concentre à lui seul 73 494 déplacés. Selon Othman Belbeisi, directeur régional de l'OIM pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, le nombre de personnes déplacées augmente rapidement. Au dimanche soir, 3 106 personnes avaient rejoint Djibouti en traversant la mer Rouge depuis le Yémen.
Ce constat humanitaire s'ajoute à l'annonce, rapportée également par Ratopati, d'un soutien militaire britannique à l'Arabie saoudite. Le premier ministre Andy Burnham a confirmé, en route vers l'Assemblée générale des Nations unies à New York, un accord permettant à des avions Voyager de la Royal Air Force de ravitailler en vol des chasseurs saoudiens. Ce soutien, précise-t-il, ne durera que quelques semaines, sa durée pouvant être révisée selon l'évolution de la situation. Les Houthis ont par ailleurs déclaré un blocus du trafic maritime saoudien dans le détroit de Bab-el-Mandeb et en mer Rouge, visant navires et infrastructures pétrolières, ce qui alimente les inquiétudes sur la sécurité régionale, l'approvisionnement énergétique et le commerce international.
ANGLE DOMINANT
Islamabad mise sur sa diplomatie de navette entre Téhéran et Riyad, quand le G7 somme l'Iran de cesser d'armer les Houthis et que Washington s'abstient d'un engagement militaire direct.
POINTS CLES
ANALYSE
Islamabad, 22 septembre 2026. Alors que le Royaume-Uni s'apprête à ravitailler en vol les chasseurs saoudiens et que le G7 somme Téhéran de cesser d'armer les Houthis, la presse pakistanaise regarde d'abord vers sa propre diplomatie de navette. Le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi, engagé dans la médiation régionale aux côtés du chef d'état-major Asim Munir, a été reçu à Téhéran par son homologue iranien, un sixième déplacement depuis février dans le sillage de la guerre lancée par Washington et Israël contre l'Iran, rapporte The Express Tribune. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a présenté cette visite comme s'inscrivant « dans le cadre des relations bilatérales », ajoutant que les liens entre les deux pays se développent « dans tous les domaines, surtout ces derniers mois ». Il a toutefois précisé qu'aucun message spécifique de médiation n'était prévu. Naqvi doit y aborder les frappes houthies contre les infrastructures pétrolières et économiques saoudiennes ainsi que la relance des pourparlers de paix, au point mort, avec les États-Unis.
Le même jour, Islamabad resserre ses liens avec Riyad sur un autre front : le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie Ishaq Dar a signé à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, un accord de suppression réciproque des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et officiels avec son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan, rapporte Geo News. Dar y voit une étape vers un « partenariat stratégique durable et fraternel », qui prolonge l'appel du Premier ministre Shehbaz Sharif à élever la relation économique bilatérale, formulé le mois dernier devant une délégation d'affaires saoudienne.
ANGLE DOMINANT
Doha mesure le vide laissé par Washington face à Riyad, pendant que la diplomatie régionale du Golfe tente de contenir l'escalade avec les Houthis
POINTS CLES
ANALYSE
Doha, 22 septembre 2026. Pour la presse qatarie, l'annonce britannique s'inscrit dans une séquence où Riyad cherche des soutiens à mesure que Washington se tient en retrait. Al Jazeera rapporte que le premier ministre britannique Andy Burnham, en route vers l'Assemblée générale des Nations unies à New York, a confirmé avoir accepté une demande de soutien militaire défensif de l'Arabie saoudite : un ravitaillement en vol assuré par la Royal Air Force pour les avions de combat saoudiens. Selon Burnham, l'accord est « time-limited » et « restera sous examen ». Al Jazeera précise que les Houthis ont visé Riyad par missile et drone samedi, avant interception, et se sont emparés du port de Mokha ainsi que d'îles clés de la mer Rouge, leur permettant de mieux surveiller le trafic dans le détroit de Bab al-Mandeb, par lequel transitent environ 12 % du commerce mondial.
Le même jour, les ministres des Affaires étrangères du G7, réunis en marge de l'Assemblée générale, ont condamné « dans les termes les plus fermes » les « frappes inacceptables et continues » des Houthis contre l'Arabie saoudite, les exhortant à cesser « immédiatement toute action militaire, toute menace et toute attaque contre le transport maritime civil ». Ils ont aussi demandé à l'Iran de cesser d'armer et de soutenir le mouvement, estimant que Téhéran viole les résolutions du Conseil de sécurité et alimente une « escalade dangereuse » menaçant le commerce international.
ANGLE DOMINANT
Riyad accueille le communiqué du G7 comme une validation diplomatique, mais mesure surtout le silence militaire américain et l'épreuve que Bab al-Mandeb fait subir à sa réconciliation avec Téhéran.
POINTS CLES
ANALYSE
Riyad, 22 septembre 2026. La presse saoudienne place la diplomatie au centre du récit : lundi 21 septembre, les ministres des Affaires étrangères du G7 — Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et États-Unis — ont publié en marge de l'Assemblée générale des Nations unies un communiqué condamnant « dans les termes les plus fermes » les frappes houthies contre le Yémen et contre le Royaume d'Arabie saoudite, rapporte Asharq Al-Awsat. Le texte exhorte les Houthis à cesser immédiatement toute action militaire, toute menace et toute attaque contre le transport civil, et à revenir au processus politique, tout en appelant l'Iran à mettre fin à l'armement du mouvement, décrit comme une trajectoire d'escalade menaçant le commerce international.
Le même jour, l'ONU a de nouveau condamné les attaques transfrontalières houthies contre le Royaume, « y compris la tentative de cibler Riyad », a déclaré le porte-parole Stéphane Dujarric, citant aussi des frappes contre des civils et des infrastructures énergétiques ailleurs dans le pays, selon le Saudi Gazette. Il a appelé toutes les parties à la retenue face à une escalade militaire jugée préoccupante autour de Taïz, Lahj et Marib.
ANGLE DOMINANT
Stockholm retient d'abord la fermeté affichée par le G7, qui somme les Houthis de cesser leurs attaques et exige de l'Iran qu'il arrête d'armer le mouvement, tandis que les bilans venus du terrain rappellent le prix humain de l'escalade au Yémen.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 22 septembre 2026. La presse suédoise consacre sa couverture du dossier yéménite à la déclaration commune des ministres des Affaires étrangères du G7, publiée en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Aftonbladet cite le texte : les Houthis sont sommés de cesser « toutes les actions militaires, toutes les menaces et attaques contre le transport civil », et invités à revenir « de bonne foi » au processus politique. Le communiqué exige aussi que l'Iran cesse d'« armer et soutenir les Houthis ». Le journal rappelle la composition du groupe : États-Unis, Canada, Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Japon.
Cette prise de position intervient quelques heures après qu'un raid aérien saoudien a fait six morts dans le port de Mokha, sur la mer Rouge, selon l'agence Saba, contrôlée par les Houthis, citée par l'AFP et reprise par Sveriges Radio. Deux enfants figureraient parmi les victimes ; huit autres personnes auraient été blessées. Aftonbladet précise que Mokha est passée sous contrôle houthi depuis quelques semaines, après une offensive de grande ampleur ayant chassé de la ville le gouvernement yéménite internationalement reconnu, soutenu par Riyad.
La mention, dans le communiqué du G7, des menaces contre « le transport civil » renvoie au trafic maritime du détroit de Bab el-Mandeb, sans que les articles suédois ne développent davantage cette dimension économique : ni Aftonbladet ni Sveriges Radio ne chiffrent l'impact sur le fret ou l'assurance des navires.
ANGLE DOMINANT
Singapour mesure l'escalade yéménite à l'aune de ses propres routes commerciales : la menace sur Bab al-Mandeb et le détroit d'Ormuz vaut avertissement direct pour une cité-État qui vit du fret maritime et de l'énergie importée.
POINTS CLES
ANALYSE
Singapour, mardi 22 septembre 2026. Pour une cité-État qui tire l'essentiel de sa prospérité du commerce maritime et de l'énergie importée, l'escalade au Yémen se lit d'abord en termes de routes et de prix. Selon le Straits Times, le Premier ministre britannique Andy Burnham a annoncé le 21 septembre avoir accepté une demande saoudienne d'appui « défensif », sous forme de ravitaillement en vol assuré par un avion Voyager de la Royal Air Force, dans les prochains jours, pour une durée limitée qu'il dit vouloir « garder sous revue ». Riyad avait sollicité ce soutien après l'intensification des attaques houthies, qui contrôlent déjà les zones les plus peuplées du Yémen.
Washington, de son côté, reste en retrait. Reuters, cité par le Straits Times, rapporte que Donald Trump n'a fait « aucune promesse directe » de soutien militaire lors d'un appel le 20 septembre avec le président yéménite Rashad al-Alimi, malgré les pressions répétées du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Le New York Times, repris par le même titre, affirme même que Trump avait préparé des frappes le 20 septembre avant de les annuler « à la dernière minute », alors que des bombes étaient déjà chargées sur les avions — une information que Reuters dit ne pas pouvoir vérifier.
ANGLE DOMINANT
Londres tranche pour un engagement calibré : ravitailler en vol les chasseurs saoudiens sans franchir la ligne d'un rôle combattant, un choix que Downing Street justifie autant par la sécurité de Riyad que par la facture énergétique des Britanniques.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 22 septembre 2026. Le premier ministre Andy Burnham a confirmé, en route pour l'Assemblée générale des Nations unies, avoir accepté une demande d'aide militaire de l'Arabie saoudite : des avions-citernes Voyager de la Royal Air Force ravitailleront en vol les chasseurs saoudiens qui interceptent drones et missiles houthis. Selon le Daily Mail, Burnham a insisté sur le caractère strictement « défensif » de la mission et sur sa durée limitée, alors que les opérations doivent débuter dans les prochains jours pour plusieurs semaines. C'est, souligne le journal, la première décision militaire d'envergure prise par le chef du gouvernement depuis son arrivée à Downing Street en juillet.
Le premier ministre relie explicitement ce choix à la facture énergétique britannique. Une frappe houthie a mis hors service un pipeline saoudien acheminant du pétrole vers la mer Rouge, provoquant une flambée des cours et, par ricochet, une hausse des prix de l'essence et du diesel au Royaume-Uni. Burnham justifie ainsi l'engagement autant par la défense de Riyad que par la nécessité de « garder ces voies ouvertes » pour les intérêts britanniques, invoquant les « pressions sur le coût de la vie » qu'il avait promis de combattre en arrivant au pouvoir.
ANGLE DOMINANT
Washington calcule son retrait : Trump a écarté des frappes contre les Houthis malgré les appels répétés du prince héritier saoudien, préférant limiter son engagement militaire pendant que Londres assure le ravitaillement en vol des chasseurs de Riyad.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 22 septembre 2026. Face à la campagne houthie contre l'Arabie saoudite, l'exécutif américain a choisi la retenue plutôt que l'intervention directe, une position qui laisse le champ libre à Londres pour ravitailler en vol les chasseurs saoudiens.
Selon Axios, le président Donald Trump a envisagé, ce week-end, une frappe contre les Houthis avant d'y renoncer. Dix jours plus tôt, le prince héritier Mohammed ben Salmane l'avait appelé deux fois dans la même journée pour le presser d'agir, alors que le groupe soutenu par l'Iran se rapprochait d'un point de passage stratégique de la mer Rouge. Trump avait alors refusé, acceptant seulement de fournir renseignement et données de ciblage. Le week-end dernier pourtant, Riyad, en difficulté face aux avancées houthies, a de nouveau sollicité une action militaire américaine : le commandant du Commandement central (CENTCOM), l'amiral Brad Cooper, a préparé des options de frappes et les a présentées au secrétaire à la Défense Pete Hegseth samedi. Trump a finalement choisi de temporiser, invoquant, selon un responsable, la volonté de ne pas « ouvrir une boîte de Pandore ».
ANGLE DOMINANT
Pretoria mesure sa solidarité historique avec Ryad à l'aune du silence militaire américain face à l'avancée houthie
POINTS CLES
ANALYSE
Pretoria, mardi 22 septembre 2026. Alors que les combattants houthis progressent vers les hauteurs stratégiques du Yémen pour couper la côte de la mer Rouge des zones tenues par les forces soutenues par Ryad, la diplomatie sud-africaine choisit d'insister sur ses propres liens avec l'Arabie saoudite plutôt que de commenter l'escalade militaire. Lundi, à Pretoria, le vice-ministre sud-africain du Développement social, Ganief Hendricks, a profité des célébrations de la 96e fête nationale saoudienne pour appeler à un partenariat plus profond entre les deux pays, qu'il a décrit comme fondé sur « la foi et le développement ». Il a rappelé que Nelson Mandela s'était rendu en Arabie saoudite dès 1994, « à la première occasion après notre liberté », et a salué les investissements saoudiens dans les centrales solaires de Bokpoort et de Redstone, avant de réclamer « plus de projets, plus d'investissements, plus d'activité économique », notamment dans l'intelligence artificielle et les villes intelligentes.
Ce discours intervient alors que la presse sud-africaine, reprenant une dépêche Reuters, rapporte que Washington a jusqu'ici refusé les appels répétés du prince héritier Mohammed ben Salmane à rejoindre le combat contre les Houthis, malgré des tirs revendiqués samedi sur Ryad, près de l'aéroport. Le New York Times a affirmé que Donald Trump avait préparé dimanche des frappes contre le groupe soutenu par l'Iran, avant de les annuler in extremis, alors que des bombes étaient déjà chargées sur les avions ; Reuters indique n'avoir pu vérifier ce récit. Trump s'est entretenu dimanche avec le président yéménite Rashad al-Alimi, qui lui a demandé une aide militaire, sans obtenir de promesse directe d'engagement, selon quatre sources citées.
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Au-delà de l'annonce britannique et du communiqué du G7, la crise mobilise Washington en coulisses, redessine des alliances de Malaisie au Pakistan, déplace des civils vers Djibouti et l'Éthiopie, et pèse déjà sur les cours du pétrole et le calendrier des événements internationaux en Arabie saoudite.
Le dispositif britannique n'a pas encore démarré : les opérations doivent débuter dans les prochains jours et durer plusieurs semaines, sans engagement militaire américain direct.
Selon Axios, l'amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain (CENTCOM), a préparé samedi 19 septembre 2026 des options de frappes contre les Houthis et les a présentées au secrétaire à la Défense Pete Hegseth. Donald Trump a finalement choisi de temporiser, invoquant, selon un responsable cité par Axios, la volonté de ne pas ouvrir une boîte de Pandore.
« ni les États-Unis, ni aucune autre nation ne sont visés dans le détroit de Bab el-Mandeb, à la seule exception de l'ennemi saoudien »
Cette prudence s'appuie aussi sur des contacts indirects noués via Oman, médiateur d'un cessez-le-feu signé en 2025 qui avait mis fin à une précédente campagne de bombardements américains contre les rebelles, rapporte Axios. Un responsable houthi, Mohamed al-Bukhaiti, a livré à l'Associated Press, citée par HuffPost World, l'assurance que Washington ne figure pas parmi les cibles du mouvement.
Le ministère malaisien des Affaires étrangères a affirmé, lundi 21 septembre 2026, condamner « dans les termes les plus fermes » les attaques houthies contre l'Arabie saoudite et exprimé sa solidarité avec Riyad, selon Bernama, cité par Malay Mail. Kuala Lumpur, membre de l'Organisation de la coopération islamique, a appelé à la désescalade et réaffirmé son partenariat avec le Royaume.
Au Pakistan, le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi a effectué à Téhéran sa sixième visite depuis février, aux côtés du chef d'état-major Asim Munir, pour aborder les frappes houthies contre les infrastructures saoudiennes et la relance des pourparlers américano-iraniens au point mort, rapporte The Express Tribune. Le porte-parole iranien Esmail Baghaei a présenté cette rencontre comme relevant des « relations bilatérales », sans message de médiation annoncé. Le même jour, le chef de la diplomatie pakistanaise Ishaq Dar a signé à New York, avec son homologue saoudien le prince Faisal bin Farhan, un accord de suppression réciproque des visas diplomatiques, selon Geo News.
À Doha, la presse relève que le ministre saoudien Faisal bin Farhan s'est entretenu séparément avec ses homologues koweïtien, égyptien et turc pour « contenir les tensions » régionales, selon Gulf Times.
Le quotidien saoudien Asharq Al-Awsat rapporte que des sources militaires houthies, citées par l'AFP, affirment que des experts du Corps des gardiens de la révolution iraniens ont supervisé le creusement de tunnels près de Moka et discuté de l'installation de radars sur l'île de Zuqar, en mer Rouge. De quoi interroger, selon le président du Gulf Research Center Abdulaziz bin Sager, la solidité de l'accord de réconciliation conclu à Pékin entre Riyad et Téhéran en 2023.
Le ministère éthiopien des Affaires féminines et sociales a annoncé le rapatriement de 1 592 ressortissants d'Arabie saoudite, arrivés par neuf vols la semaine dernière, dont 34 mineurs. Lancée le 15 septembre 2025, cette opération a désormais ramené plus de 103 000 Éthiopiens, selon le ministère, cité par Fana Broadcasting Corporate.
À Djibouti, l'Organisation internationale pour les migrations rapporte que des milliers de Yéménites fuient depuis dix jours par bateau à travers le détroit de Bab el-Mandeb vers le camp d'Obock, sur des embarcations surchargées et avec peu de vivres, selon un reportage de la BBC. Dimanche soir, 3 106 personnes avaient déjà traversé la mer Rouge, précise la presse népalaise citant l'OIM ; les autorités locales se préparent à l'arrivée possible de jusqu'à 10 000 réfugiés.
Sur le terrain, Al Jazeera comptabilise au moins 674 morts et plus de 158 000 déplacés depuis la reprise des combats. Les forces gouvernementales yéménites ont repris, dimanche 20 septembre, le mont Numan, à l'ouest de Taëz, après des combats contre les Houthis, qui avaient conquis Hays, al-Khokha et Moka une dizaine de jours plus tôt, selon Asharq Al-Awsat.
Le Brent a chuté pour la quatrième séance consécutive lundi 21 septembre 2026, reculant de 3,09 % à 100,66 dollars le baril ; le WTI cédait de son côté 3,27 % à 92,94 dollars, rapporte l'Estadão. Le repli s'explique, selon le quotidien brésilien, par l'anticipation d'une reprise partielle des flux pétroliers saoudiens et par des avancées diplomatiques en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
La tension régionale s'est aussi traduite par des annulations concrètes : le Festival international du film de la mer Rouge, principal événement audiovisuel d'Arabie saoudite, a été reporté à 2027 en raison de l'escalade au Moyen-Orient et des incertitudes sur la réouverture du détroit d'Ormuz, rapporte Veja. Le magazine brésilien y voit un écho à l'annulation, plus tôt cette année, du Grand Prix de Formule 1 de Djeddah, déjà pénalisé par les retombées de la guerre en Iran.
Le terminal de la mer Rouge absorbe l'essentiel des exportations pétrolières saoudiennes redirigées.
Le prince héritier a appelé Trump deux fois dimanche pour réclamer des frappes ; Washington n'a fourni que du renseignement.
Washington limite les déplacements de son personnel à Taëf et Yanbu, deux villes saoudiennes visées.
Des responsables évoquent un risque de reprise des tirs houthis directs contre Israël.
La tension régionale se traduit également par des annulations concrètes, documentées par Veja : le Festival international du film de la mer Rouge, principal événement audiovisuel de la région, a été reporté à 2027 « en raison de l'escalade des tensions au Moyen-Orient et des incertitudes sur la réouverture du détroit d'Ormuz ». Une décision qui fait écho, selon le magazine, à l'annulation plus tôt cette année du Grand Prix de Formule 1 de Djeddah, déjà victime des retombées de la guerre en Iran.
Pour la presse brésilienne, ce sont ces répercussions économiques et logistiques — prix du baril, calendrier d'événements internationaux — qui donnent la mesure la plus tangible de la crise, bien plus que les décisions militaires prises à Londres ou ailleurs dans la coalition.
C'est dans ce contexte que CBC relaie l'annonce du premier ministre britannique Andy Burnham : les Voyager de la Royal Air Force ravitailleront les avions saoudiens, un appui qu'il dit vouloir limité dans le temps et destiné à sécuriser les intérêts britanniques et régionaux, alors que les Houthis contrôlent désormais le port de Mokha et une partie des accès au détroit de Bab el-Mandeb, par où transite environ 12 % du commerce mondial.
Pour la presse canadienne, l'épisode britannique agit comme un miroir : il relance la question de savoir si Ottawa, échaudé par ses propres controverses sur les LAV, devrait revoir sa réticence à s'engager davantage aux côtés de Riyad.
DR Nyheder rappelle par ailleurs que Mokha est un nœud important du commerce mondial. L'agence Saba, proche des Houthis, a fait état d'au moins six morts et huit blessés lors de frappes de la coalition saoudienne sur ce port, après une attaque houthie contre Riyad samedi - la première visant directement la capitale saoudienne, selon l'AFP. Les médias danois situent cette escalade dans la guerre plus large ouverte fin février par les frappes américano-israéliennes contre l'Iran.
Aucune des deux sources disponibles ne mentionne l'appui britannique au ravitaillement en vol des chasseurs saoudiens, ni la déclaration du G7 exigeant de l'Iran qu'il cesse d'armer les Houthis. La lecture éthiopienne du dossier reste ancrée dans ses deux dimensions les plus concrètes pour le pays : la pression migratoire régionale vers la Corne de l'Afrique, et le sort de sa diaspora en Arabie saoudite, prise dans les turbulences du royaume voisin. Cette diplomatie « centrée sur le citoyen » privilégie la protection consulaire aux arbitrages militaires régionaux, alors que Riyad cherche des soutiens extérieurs face à une campagne houthie qui ne faiblit pas.
Sur le terrain, l'agence Saba, proche des Houthis, a fait état mardi de frappes de la coalition saoudienne sur le port de Moka, faisant six morts, dont deux enfants et une femme, et huit blessés, selon Le Monde. Ces frappes s'inscrivent dans une offensive houthie entamée début septembre, qui leur a permis de s'emparer de tout le littoral yéménite de la mer Rouge, consolidant leur emprise sur Bab el-Mandeb. Samedi 19 septembre, pour la première fois depuis la reprise des hostilités en juillet, Riyad elle-même a été visée par une attaque revendiquée par les Houthis.
Les articles français consultés ne mentionnent pas l'appui britannique en ravitaillement aérien annoncé par Londres en faveur de l'aviation saoudienne : la presse hexagonale privilégie le cadre onusien et l'angle économique du dossier, sans détailler pour l'instant les contributions militaires occidentales au conflit.
Les articles rappellent que les houthis contrôlent désormais l'ensemble de la façade du Yémen sur la mer Rouge, face au détroit stratégique de Bab-el-Mandeb, une prise territoriale qui renforce l'emprise du mouvement soutenu par Téhéran sur deux voies maritimes vitales pour le Golfe. Le renfort britannique — ravitaillement en vol des chasseurs saoudiens par des appareils Voyager de la RAF, annoncé par le premier ministre Andy Burnham comme « défensif » et limité à quelques semaines — n'apparaît que dans un seul article repris de Tempo, sans écho ailleurs dans la couverture indonésienne, davantage centrée sur le sort des civils yéménites et l'attentisme américain.
Sur le front militaire, la presse israélienne relaie les informations du New York Times selon lesquelles Donald Trump avait ordonné au Pentagone de préparer des frappes contre les Houthis après les pressions du prince héritier Mohammed ben Salmane, avant de se rétracter dimanche, alors que des avions américains étaient déjà chargés. Washington reste le grand absent des engagements concrets : aucune promesse directe de défendre le royaume n'a été formulée, laissant le Royaume-Uni combler une partie du vide. Le premier ministre britannique Andy Burnham a annoncé un appui de ravitaillement aérien à vocation défensive, limité dans le temps, aux avions saoudiens.
En marge de l'Assemblée générale de l'ONU, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné « dans les termes les plus fermes » les attaques houthies contre l'Arabie saoudite et exigé de l'Iran qu'il cesse de livrer des armes au mouvement, dénonçant une dynamique menaçant le commerce international.
Ce retrait américain est mis en regard, dans la presse italienne, avec un autre dossier suivi de près : Panorama rappelle que le département d'État a approuvé, le 17 septembre, la vente potentielle de 48 avions F-35 à l'Arabie saoudite, pour un montant estimé à 24,3 milliards de dollars. L'accord, encore soumis à l'approbation du Congrès, romprait avec la règle américaine de préservation de l'avantage militaire qualitatif d'Israël dans la région — un précédent que Rome observe avec attention, au moment où Riyad affronte une campagne houthie soutenue par l'Iran et où l'engagement occidental reste fragmenté entre Washington, prudent, et Londres, seule à s'avancer. Le sursaut britannique du ravitaillement aérien est ainsi lu à Rome moins comme un choix militaire isolé que comme le symptôme d'un vide laissé par l'hésitation américaine, à quelques semaines d'élections de mi-mandat jugées décisives pour Trump.
La presse malaisienne relaie aussi la condamnation du G7 mardi 22 septembre, exigeant des Houthis qu'ils cessent « immédiatement toute action militaire » et sommant l'Iran de « mettre fin à son armement et son soutien » au mouvement, accusé de violer des résolutions du Conseil de sécurité. Des frappes saoudiennes sur le port de Mokha ont tué au moins six personnes, selon l'agence Saba, proche des Houthis. Malay Mail note en outre l'hésitation américaine : le New York Times a rapporté dimanche 20 septembre que Donald Trump avait changé de cap deux fois, entre pression du prince héritier Mohammed ben Salmane et crainte d'ouvrir un nouveau front, avant d'ordonner puis d'annuler des frappes déjà préparées contre les Houthis.
Pour Kuala Lumpur, membre de l'Organisation de la coopération islamique, l'urgence reste diplomatique : soutenir Riyad sans s'aligner sur une logique de guerre, et pousser au retour à un processus politique plutôt qu'à l'escalade militaire occidentale.
The Kathmandu Post relève de son côté que Washington continue de refuser les appels répétés du prince héritier Mohammed ben Salmane à rejoindre le combat contre les Houthis, malgré une progression éclair du groupe soutenu par l'Iran ce mois-ci vers les hauteurs stratégiques du Yémen, qui menace de couper la côte de la mer Rouge des zones encore tenues par les forces pro-saoudiennes. Le New York Times, cité par le journal, affirme que Donald Trump avait préparé dimanche des frappes contre les Houthis avant de les annuler au dernier moment, alors que des bombes étaient déjà chargées sur les avions. Les Houthis affirment avoir visé Riyad samedi ; le missile aurait été intercepté en vol.
Pour la presse népalaise, l'écart entre l'aide militaire limitée promise par Londres et le retrait américain souligne surtout la fragilité d'une région dont dépend une partie de l'économie régionale, tandis que le nombre de déplacés yéménites continue de grimper.
Sur ce fond de rapprochement, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné « dans les termes les plus fermes » les frappes houthies contre l'Arabie saoudite et exigé de Téhéran qu'il cesse d'armer le mouvement, tandis que Washington continue de refuser toute intervention militaire directe aux côtés de Riyad, selon ARY News : le chef du Conseil présidentiel yéménite Rashad al-Alimi a lui-même sollicité l'aide de Donald Trump, qui n'a promis aucun soutien militaire. Les cours du pétrole, eux, reculaient lundi à leur plus bas niveau en onze jours, sous 100 dollars le baril, portés par l'espoir d'une avancée diplomatique lors de la semaine onusienne et par une reprise partielle des exportations saoudiennes.
La presse qatarie relève en parallèle l'activisme diplomatique régional : Gulf Times rapporte que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhan, s'est entretenu séparément avec ses homologues koweïtien, égyptien et turc pour « contenir les tensions » et préserver « la sécurité et la stabilité régionales ». Le même titre note que Washington a restreint, dimanche, les déplacements de ses employés gouvernementaux vers Taëf et Yanbu, invoquant la situation sécuritaire.
Sur le terrain, Al Jazeera fait état de combats intensifiés autour des monts Kahboub, entre Taëz et Lahj, où les Houthis cherchent à sécuriser leurs arrières après la prise de Mokha et de l'île de Mayyun. Le bilan cité s'élève à au moins 674 morts et plus de 158 000 déplacés depuis la reprise des hostilités.
Sur le terrain, les forces gouvernementales yéménites ont repris dimanche 20 septembre le mont Numan, à l'ouest de Taïz, après des combats contre les Houthis, qui avaient conquis Hays, al-Khokha et Mokha une dizaine de jours plus tôt avant d'avancer vers Bab al-Mandeb et l'île de Mayyun, selon Asharq Al-Awsat.
En toile de fond, un autre article du même titre saoudien interroge la solidité de l'accord de Pékin de 2023 entre Riyad et Téhéran : des sources militaires houthies citées par l'AFP affirment que des experts du Corps des gardiens de la révolution iraniens ont supervisé le creusement de tunnels près de Mokha et discuté de l'installation de radars sur l'île de Zuqar, dans le sud de la mer Rouge. Pour le président du Gulf Research Center, Abdulaziz bin Sager, l'enjeu dépasse la relation bilatérale : c'est la capacité de l'accord à empêcher que des groupes armés servent de levier de pression régionale qui est mise à l'épreuve.
Ce faisceau d'informations — communiqué du G7, condamnation onusienne, avancée des forces gouvernementales et doutes sur l'engagement iranien — dessine, dans la presse saoudienne, un front diplomatique qui s'organise autour de Riyad sans que Washington s'y engage militairement, contrairement à Londres.
La presse suédoise met ainsi en regard deux registres : celui, diplomatique, d'un front occidental resserré autour d'un texte commun désignant Téhéran comme le fournisseur des Houthis, et celui, plus concret, d'un conflit qui continue de tuer des civils sur le terrain, y compris des enfants. Sveriges Radio ne mentionne à ce stade ni l'appui britannique au ravitaillement en vol des avions saoudiens, ni la position américaine sur une éventuelle défense du royaume : le prisme suédois reste centré sur le texte du G7 et sur le bilan humain communiqué côté houthi.
Aucun des deux articles ne rapporte de réaction officielle suédoise ni européenne au-delà du texte collectif du G7, ni de commentaire sur les intentions de Londres. La couverture reste construite à partir de deux sources : le communiqué diplomatique d'un côté, le bilan des frappes de l'autre.
Sur le terrain, l'agence Saba, proche des Houthis, a fait état le 22 septembre d'une frappe de la coalition saoudienne sur le port de Mokha, tuant six civils, dont deux enfants, et blessant huit personnes. La progression houthie vers la côte de la mer Rouge, entamée ce mois-ci, a déjà fait près de 700 morts et déplacé plus de 120 000 personnes selon l'ONU, tandis que le Programme alimentaire mondial dit réagir à une crise où 90 % de la nourriture yéménite est importée et où 18 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire aiguë.
Pour la presse singapourienne, le nœud du dossier reste la menace pesant sur le détroit de Bab al-Mandeb et, en écho, sur celui d'Ormuz, deux passages obligés pour le pétrole saoudien et pour une large part du trafic mondial de marchandises : l'Arabie saoudite a déjà dû réacheminer ses exportations vers Ormuz, une bascule qui, selon le Straits Times, alimente une hausse des prix du carburant à l'échelle planétaire. Pour un hub comme Singapour, dont l'économie dépend directement du fret et du raffinage, chaque fermeture partielle de couloir maritime se traduit en coût d'assurance et en délai de livraison avant même de peser sur la diplomatie régionale.
En marge de l'Assemblée générale, les ministres des Affaires étrangères du G7, dont le Royaume-Uni, ont condamné « dans les termes les plus fermes » les attaques houthies contre l'Arabie saoudite et exigé de l'Iran qu'il « mette fin à son armement et à son soutien » au mouvement. Le communiqué somme les Houthis de cesser « immédiatement toute action militaire, toute menace et toute attaque » contre le transport civil, avertissant que l'escalade menace « la stabilité économique mondiale ». La BBC relève que le texte intervient alors que des milliers de Yéménites fuient vers Djibouti, où plus de 3 000 réfugiés sont arrivés en quelques jours au camp de Markazi.
Aucun article du corpus britannique ne mentionne un engagement américain équivalent à celui de Londres pour défendre le royaume saoudien ; The Independent rapporte au contraire que Washington a annulé au dernier moment des frappes préparées contre les Houthis, malgré les appels pressants de Riyad. Le geste britannique apparaît ainsi, dans la presse locale, comme un engagement calibré : ni retrait, ni entrée en guerre, un soutien logistique qui laisse Londres exposée au risque d'un engrenage si la campagne houthie se prolonge.
Cette prudence s'explique aussi par les garanties obtenues des rebelles eux-mêmes. Un responsable houthi, Mohamed al-Bukhaiti, a assuré à l'AP que son mouvement ne vise « ni les États-Unis, ni aucune autre nation » dans le détroit de Bab el-Mandeb, à la seule exception de « l'ennemi saoudien ». Des contacts indirects se sont tenus via Oman, médiateur du cessez-le-feu de 2025 qui avait mis fin à une campagne de bombardements américains contre les rebelles. « Les Houthis nous ont appelés, ils ne veulent pas se battre contre nous », a résumé Trump.
Pendant ce temps, Londres avance : le Premier ministre britannique Andy Burnham a confirmé que des avions-ravitailleurs Voyager de la RAF appuieront les chasseurs saoudiens dans des missions jugées défensives, pour plusieurs semaines.
L'enjeu économique pèse tout autant sur le calcul américain. La fermeture de l'oléoduc Est-Ouest saoudien menace d'assécher l'approvisionnement de l'Asie, la Corée du Sud étant la plus exposée avec 34,1 % de ses importations de brut venues du royaume. Washington négocie aussi la vente controversée de 48 F-35 à Riyad, notifiée au Congrès le 17 septembre, un dossier compliqué par les inquiétudes israéliennes et chinoises.
Les Houthis, qui contrôlent Sanaa depuis 2014, ont saisi ce mois-ci la côte de la mer Rouge en mettant en déroute les forces du gouvernement yéménite reconnu internationalement et soutenu par Ryad. L'aviation saoudienne a multiplié les frappes sur leurs positions dans les hauteurs, sans parvenir à ralentir leur avancée alors que les troupes progouvernementales se dispersent. Dans ce contexte, l'absence de commentaire officiel sud-africain sur le conflit lui-même, au profit d'un discours centré sur le commerce et l'histoire partagée, dessine une ligne prudente : Pretoria valorise sa relation bilatérale avec Ryad sans se prononcer sur l'engagement militaire régional ni sur le rôle de Washington.