ANGLE DOMINANT
Kuala Lumpur affiche sa solidarité avec Riyad et réclame la désescalade, pendant que Londres s'engage militairement et que Washington tergiverse.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
- 01
Le ministère malaisien des Affaires étrangères a condamné lundi 21 septembre « dans les termes les plus fermes » les attaques houthies et exprimé sa solidarité avec l'Arabie saoudite.
- 02
Un missile balistique tiré vers Riyad samedi 19 septembre a été intercepté ; le 14 septembre, des frappes sur Khamis Mushait, Abha et Taif avaient blessé 13 civils selon la coalition menée par Ryad.
- 03
Le G7 a exigé mardi 22 septembre l'arrêt immédiat des actions houthies et sommé l'Iran de cesser son armement du mouvement, après des frappes saoudiennes sur Mokha ayant tué au moins six personnes selon l'agence Saba.
ANALYSE
Kuala Lumpur, 22 septembre 2026. Le ministère malaisien des Affaires étrangères a affirmé lundi 21 septembre condamner « dans les termes les plus fermes » les attaques houthies contre l'Arabie saoudite, visant selon lui des civils et des infrastructures civiles, et exprimé sa solidarité avec le Royaume. Kuala Lumpur soutient les efforts de Riyad pour « préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale », ainsi que la sécurité de sa population, « conformément à la Charte des Nations unies et au droit international », selon le communiqué relayé par Bernama. Le texte appelle aussi à « tous les efforts vers la désescalade et une cessation immédiate des hostilités », et réaffirme l'attachement de la Malaisie à son partenariat de longue date avec Ryad, qu'elle dit vouloir « renforcer pour les intérêts mutuels des deux nations ».
Cette prise de position intervient après qu'un missile balistique tiré vers Riyad samedi 19 septembre a été intercepté et détruit, selon les autorités saoudiennes — une première frappe visant la capitale du royaume depuis des années. Des tentatives houthies de viser des civils à Baish, Taif, Farasan et Yanbu ont également été déjouées, rapporte la Saudi Gazette citée par Malay Mail. Le 14 septembre, des tirs de missiles et de drones sur Khamis Mushait, Abha et Taif avaient blessé 13 civils et endommagé des habitations et des véhicules, selon la coalition menée par Ryad.
La presse malaisienne relaie aussi la condamnation du G7 mardi 22 septembre, exigeant des Houthis qu'ils cessent « immédiatement toute action militaire » et sommant l'Iran de « mettre fin à son armement et son soutien » au mouvement, accusé de violer des résolutions du Conseil de sécurité. Des frappes saoudiennes sur le port de Mokha ont tué au moins six personnes, selon l'agence Saba, proche des Houthis. Malay Mail note en outre l'hésitation américaine : le New York Times a rapporté dimanche 20 septembre que Donald Trump avait changé de cap deux fois, entre pression du prince héritier Mohammed ben Salmane et crainte d'ouvrir un nouveau front, avant d'ordonner puis d'annuler des frappes déjà préparées contre les Houthis.
Pour Kuala Lumpur, membre de l'Organisation de la coopération islamique, l'urgence reste diplomatique : soutenir Riyad sans s'aligner sur une logique de guerre, et pousser au retour à un processus politique plutôt qu'à l'escalade militaire occidentale.
SOURCES (2)
- Malay MailMOYEN
- The VibesMOYEN
