ANGLE DOMINANT
Pretoria mesure sa solidarité historique avec Ryad à l'aune du silence militaire américain face à l'avancée houthie
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Les combattants houthis ont progressé lundi vers les hauteurs stratégiques du Yémen pour couper la côte de la mer Rouge des zones tenues par les forces soutenues par Ryad (TimesLIVE, Business Day).
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Le New York Times a rapporté que Donald Trump avait annulé in extremis des frappes prévues dimanche contre les Houthis, alors que des bombes étaient déjà chargées sur les avions, un récit que Reuters n'a pu vérifier.
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Le vice-ministre sud-africain du Développement social, Ganief Hendricks, a évoqué à Pretoria la visite de Nelson Mandela en Arabie saoudite en 1994 et les investissements saoudiens dans les centrales solaires de Bokpoort et Redstone.
ANALYSE
Pretoria, mardi 22 septembre 2026. Alors que les combattants houthis progressent vers les hauteurs stratégiques du Yémen pour couper la côte de la mer Rouge des zones tenues par les forces soutenues par Ryad, la diplomatie sud-africaine choisit d'insister sur ses propres liens avec l'Arabie saoudite plutôt que de commenter l'escalade militaire. Lundi, à Pretoria, le vice-ministre sud-africain du Développement social, Ganief Hendricks, a profité des célébrations de la 96e fête nationale saoudienne pour appeler à un partenariat plus profond entre les deux pays, qu'il a décrit comme fondé sur « la foi et le développement ». Il a rappelé que Nelson Mandela s'était rendu en Arabie saoudite dès 1994, « à la première occasion après notre liberté », et a salué les investissements saoudiens dans les centrales solaires de Bokpoort et de Redstone, avant de réclamer « plus de projets, plus d'investissements, plus d'activité économique », notamment dans l'intelligence artificielle et les villes intelligentes.
Ce discours intervient alors que la presse sud-africaine, reprenant une dépêche Reuters, rapporte que Washington a jusqu'ici refusé les appels répétés du prince héritier Mohammed ben Salmane à rejoindre le combat contre les Houthis, malgré des tirs revendiqués samedi sur Ryad, près de l'aéroport. Le New York Times a affirmé que Donald Trump avait préparé dimanche des frappes contre le groupe soutenu par l'Iran, avant de les annuler in extremis, alors que des bombes étaient déjà chargées sur les avions ; Reuters indique n'avoir pu vérifier ce récit. Trump s'est entretenu dimanche avec le président yéménite Rashad al-Alimi, qui lui a demandé une aide militaire, sans obtenir de promesse directe d'engagement, selon quatre sources citées.
Les Houthis, qui contrôlent Sanaa depuis 2014, ont saisi ce mois-ci la côte de la mer Rouge en mettant en déroute les forces du gouvernement yéménite reconnu internationalement et soutenu par Ryad. L'aviation saoudienne a multiplié les frappes sur leurs positions dans les hauteurs, sans parvenir à ralentir leur avancée alors que les troupes progouvernementales se dispersent. Dans ce contexte, l'absence de commentaire officiel sud-africain sur le conflit lui-même, au profit d'un discours centré sur le commerce et l'histoire partagée, dessine une ligne prudente : Pretoria valorise sa relation bilatérale avec Ryad sans se prononcer sur l'engagement militaire régional ni sur le rôle de Washington.
