ANGLE DOMINANT
Islamabad mise sur sa diplomatie de navette entre Téhéran et Riyad, quand le G7 somme l'Iran de cesser d'armer les Houthis et que Washington s'abstient d'un engagement militaire direct.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi a effectué à Téhéran sa sixième visite depuis février, dans le cadre de la médiation régionale menée avec le chef d'état-major Asim Munir, pour aborder les frappes houthies contre l'Arabie saoudite et la relance des pourparlers avec Washington.
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Le 22 septembre à New York, Ishaq Dar et le prince Faisal bin Farhan ont signé un accord de suppression réciproque des visas diplomatiques et officiels entre le Pakistan et l'Arabie saoudite.
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Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné « dans les termes les plus fermes » les frappes houthies contre l'Arabie saoudite et exigé que l'Iran cesse de les armer.
ANALYSE
Islamabad, 22 septembre 2026. Alors que le Royaume-Uni s'apprête à ravitailler en vol les chasseurs saoudiens et que le G7 somme Téhéran de cesser d'armer les Houthis, la presse pakistanaise regarde d'abord vers sa propre diplomatie de navette. Le ministre de l'Intérieur Mohsin Naqvi, engagé dans la médiation régionale aux côtés du chef d'état-major Asim Munir, a été reçu à Téhéran par son homologue iranien, un sixième déplacement depuis février dans le sillage de la guerre lancée par Washington et Israël contre l'Iran, rapporte The Express Tribune. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a présenté cette visite comme s'inscrivant « dans le cadre des relations bilatérales », ajoutant que les liens entre les deux pays se développent « dans tous les domaines, surtout ces derniers mois ». Il a toutefois précisé qu'aucun message spécifique de médiation n'était prévu. Naqvi doit y aborder les frappes houthies contre les infrastructures pétrolières et économiques saoudiennes ainsi que la relance des pourparlers de paix, au point mort, avec les États-Unis.
Le même jour, Islamabad resserre ses liens avec Riyad sur un autre front : le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie Ishaq Dar a signé à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, un accord de suppression réciproque des visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et officiels avec son homologue saoudien, le prince Faisal bin Farhan, rapporte Geo News. Dar y voit une étape vers un « partenariat stratégique durable et fraternel », qui prolonge l'appel du Premier ministre Shehbaz Sharif à élever la relation économique bilatérale, formulé le mois dernier devant une délégation d'affaires saoudienne.
Sur ce fond de rapprochement, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont condamné « dans les termes les plus fermes » les frappes houthies contre l'Arabie saoudite et exigé de Téhéran qu'il cesse d'armer le mouvement, tandis que Washington continue de refuser toute intervention militaire directe aux côtés de Riyad, selon ARY News : le chef du Conseil présidentiel yéménite Rashad al-Alimi a lui-même sollicité l'aide de Donald Trump, qui n'a promis aucun soutien militaire. Les cours du pétrole, eux, reculaient lundi à leur plus bas niveau en onze jours, sous 100 dollars le baril, portés par l'espoir d'une avancée diplomatique lors de la semaine onusienne et par une reprise partielle des exportations saoudiennes.
SOURCES (4)
- The Express TribuneMOYEN
- ARY NewsMOYEN
- Business RecorderMOYEN
