ANGLE DOMINANT
Brésil mesure la crise du Golfe à l'aune du baril : la chute du Brent sous 100 dollars pèse plus lourd à Brasília que les manœuvres militaires engagées par Londres.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le Brent a chuté pour la quatrième séance consécutive lundi 21 septembre, reculant de 3,09 % à 100,66 dollars, le WTI cédant 3,27 % à 92,94 dollars (Estadão)
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Les ministres des Affaires étrangères du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, États-Unis) exigent des Houthis qu'ils « cessem imediatamente todas as ações militares » et demandent à l'Iran de cesser ses livraisons d'armes (Estadão/AFP)
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Le Festival international du film de la mer Rouge, en Arabie saoudite, a été reporté à 2027 en raison de l'escalade régionale et des incertitudes sur le détroit d'Ormuz, après l'annulation du Grand Prix de Djeddah plus tôt cette année (Veja)
ANALYSE
Brasília, 22 septembre 2026. Depuis le Brésil, la crise autour de l'Arabie saoudite se lit d'abord dans les courbes du pétrole. Le Brent a chuté pour la quatrième séance consécutive lundi 21 septembre, reculant de 3,09 % à 100,66 dollars le baril, tandis que le WTI cédait 3,27 % à 92,94 dollars, rapporte l'Estadão. Le repli ramène la référence internationale sous la barre symbolique des 100 dollars, après qu'elle a frôlé 110 dollars en début de mois. Il s'explique, selon le quotidien, par « l'expectative de recuperação dos fluxos de petróleo da Arábia Saudita » et par des « avanços diplomáticos no Oriente Médio », notamment en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Ryad travaillerait à rétablir une partie de la capacité de son oléoduc Est-Ouest, ce qui allège la prime de risque intégrée aux prix depuis plusieurs semaines — un soulagement qui profite aussi, note l'Estadão, aux rendements des bons du Trésor américain et aux bourses.
Sur le plan diplomatique, la presse brésilienne relaie le communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères du G7 — Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis. Réunis en marge de l'Assemblée générale de l'ONU lundi, ils condamnent les « ataques inaceitáveis » lancés depuis le Yémen contre l'Arabie saoudite et exigent des Houthis qu'ils « cessem imediatamente todas as ações militares », ainsi que les menaces contre la navigation civile. Le groupe demande aussi à l'Iran de mettre fin à la fourniture d'armes aux rebelles, l'accusant de violer des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, précise l'Estadão citant l'AFP.
La tension régionale se traduit également par des annulations concrètes, documentées par Veja : le Festival international du film de la mer Rouge, principal événement audiovisuel de la région, a été reporté à 2027 « en raison de l'escalade des tensions au Moyen-Orient et des incertitudes sur la réouverture du détroit d'Ormuz ». Une décision qui fait écho, selon le magazine, à l'annulation plus tôt cette année du Grand Prix de Formule 1 de Djeddah, déjà victime des retombées de la guerre en Iran.
Pour la presse brésilienne, ce sont ces répercussions économiques et logistiques — prix du baril, calendrier d'événements internationaux — qui donnent la mesure la plus tangible de la crise, bien plus que les décisions militaires prises à Londres ou ailleurs dans la coalition.
