ANGLE DOMINANT
Riyad accueille le communiqué du G7 comme une validation diplomatique, mais mesure surtout le silence militaire américain et l'épreuve que Bab al-Mandeb fait subir à sa réconciliation avec Téhéran.
Angle dominant identifié — ne reflète pas l’unanimité des médias de ce pays
POINTS CLES
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Le G7 (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, États-Unis) a condamné lundi 21 septembre "dans les termes les plus fermes" les frappes houthies contre l'Arabie saoudite et appelé l'Iran à cesser de les armer, selon Asharq Al-Awsat.
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Le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric a réitéré la condamnation des attaques transfrontalières houthies contre le Royaume, "y compris la tentative de cibler Riyad", selon le Saudi Gazette.
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Des sources militaires houthies citées par l'AFP affirment que des experts du Corps des gardiens de la révolution iraniens ont supervisé le creusement de tunnels et discuté de radars près de Bab al-Mandeb, selon Asharq Al-Awsat.
ANALYSE
Riyad, 22 septembre 2026. La presse saoudienne place la diplomatie au centre du récit : lundi 21 septembre, les ministres des Affaires étrangères du G7 — Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et États-Unis — ont publié en marge de l'Assemblée générale des Nations unies un communiqué condamnant « dans les termes les plus fermes » les frappes houthies contre le Yémen et contre le Royaume d'Arabie saoudite, rapporte Asharq Al-Awsat. Le texte exhorte les Houthis à cesser immédiatement toute action militaire, toute menace et toute attaque contre le transport civil, et à revenir au processus politique, tout en appelant l'Iran à mettre fin à l'armement du mouvement, décrit comme une trajectoire d'escalade menaçant le commerce international.
Le même jour, l'ONU a de nouveau condamné les attaques transfrontalières houthies contre le Royaume, « y compris la tentative de cibler Riyad », a déclaré le porte-parole Stéphane Dujarric, citant aussi des frappes contre des civils et des infrastructures énergétiques ailleurs dans le pays, selon le Saudi Gazette. Il a appelé toutes les parties à la retenue face à une escalade militaire jugée préoccupante autour de Taïz, Lahj et Marib.
Sur le terrain, les forces gouvernementales yéménites ont repris dimanche 20 septembre le mont Numan, à l'ouest de Taïz, après des combats contre les Houthis, qui avaient conquis Hays, al-Khokha et Mokha une dizaine de jours plus tôt avant d'avancer vers Bab al-Mandeb et l'île de Mayyun, selon Asharq Al-Awsat.
En toile de fond, un autre article du même titre saoudien interroge la solidité de l'accord de Pékin de 2023 entre Riyad et Téhéran : des sources militaires houthies citées par l'AFP affirment que des experts du Corps des gardiens de la révolution iraniens ont supervisé le creusement de tunnels près de Mokha et discuté de l'installation de radars sur l'île de Zuqar, dans le sud de la mer Rouge. Pour le président du Gulf Research Center, Abdulaziz bin Sager, l'enjeu dépasse la relation bilatérale : c'est la capacité de l'accord à empêcher que des groupes armés servent de levier de pression régionale qui est mise à l'épreuve.
Ce faisceau d'informations — communiqué du G7, condamnation onusienne, avancée des forces gouvernementales et doutes sur l'engagement iranien — dessine, dans la presse saoudienne, un front diplomatique qui s'organise autour de Riyad sans que Washington s'y engage militairement, contrairement à Londres.
