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Plus divergent que 39 % des sujets récents comparables (référence : 98 sujets récents mesurés par la même méthode).
Au lendemain de la concession de Vučić, le corpus apporte ce que les premières dépêches ne disent pas : ce qu'il annonce pour la suite, l'origine des différents chiffres, le déroulement du vote et le calendrier de formation du gouvernement.
Les résultats officiels ne sont pas publiés : les chiffres connus sont des projections, et le nom du futur chef du gouvernement reste ouvert.
Selon Politika, Aleksandar Vučić a promis de se battre « comme opposition » et dit qu'il ne bloquerait pas la vérification des mandats. Le quotidien serbe rapporte qu'à ses yeux l'Assemblée pourrait être constituée « en 10 à 15 jours » et un gouvernement formé, qu'il prévoit composé d'experts. Il dit aussi s'attendre à des poursuites dans l'affaire du canon sonore. L'agence Beta le montre chantant « Ruzmarin » avec les cadres du SNS.
« Nous n'avons pas encore les résultats finaux, mais sur la base d'un échantillon, il est clair que nous avons perdu ces élections. La Liste étudiante a gagné. »
Sur les causes, il a avancé plusieurs explications. Selon l'AP, reprise par CBS News et ABC News, il a cité les médias indépendants, des pays européens qu'il ne nomme pas et un « American deep state ». Le Monde et TASS rapportent qu'il parle d'une révolution menée avec le soutien de pays européens et de l'État profond américain. D'après 444, il a décrit les vainqueurs comme des « exécutants » d'un sale travail conçu ailleurs « pour détruire un pays souverain ». Selon l'ANSA, il a jugé la campagne étudiante « incorrecte et pleine de mensonges », tout en reconnaissant « la victoire des étudiants ».
Les médias russes retiennent un autre passage. TASS et RIA Novosti rapportent qu'il redoute des sanctions contre la Russie « en mars ou en avril » et que les nouveaux dirigeants fassent « tout ce que nous ne voulions pas ». 444 relaie la même annonce. TASS ajoute que la Liste étudiante avait affirmé auparavant rejeter les sanctions antirusses. RT précise que Vučić n'a pas désigné la source de ses estimations, qu'il rattache à un échantillon stratifié.
Les sièges annoncés viennent d'une seule voix, celle de Vučić. Le total de voix, environ 2,2 millions contre 1,72 million, provient de la même projection, relève CGTN. RT et Axios notent qu'aucun décompte officiel n'était publié au moment de ses propos.
Les pourcentages, eux, viennent d'organisations différentes. La projection Ipsos/CeSID donne 52 % à la Liste étudiante contre 39,3 %, soit 138 sièges contre 104 (Adnkronos, G4Media, The Guardian cité par Aftonbladet). Blic cite CeSID à 53 % et 139 mandats. L'Obs rapporte 52,1 %, NV Ukraine 52,9 % contre 38,8 %. Selon le Handelsblatt, CRTA donne 51,5 % contre 40,4 %. RMF24 écrit 140 mandats contre 103 et 38,8 % pour la liste de Vučić. Les résultats officiels ne figurent pas dans le corpus.
Index a suivi en direct les résultats de la commission électorale RIK. À 21h15, la liste de Vučić devançait avec 54,21 %. L'écart s'est ensuite inversé au fil du dépouillement, la Liste étudiante passant devant vers 22h45. Selon Blic, la liste d'Ivica Dačić recueille 2,3 %. D'après Infobae, le seuil est de 3 % et seules les minorités hongroise et albanaise obtiennent une représentation en plus des deux premières listes. 444 compte trois députés pour l'Alliance des Hongrois de Voïvodine, un siège albanais et un siège bosniaque.
La durée du pouvoir de Vučić n'est pas comptée de la même façon partout. La plupart des couvertures parlent de quatorze ans. BBC Türkçe, Bianet, ElDiario.es et Digi24 parlent de douze ans. Cumhuriyet distingue douze ans à la tête de l'exécutif et quatorze ans pour le Parti progressiste serbe.
Les observateurs ont signalé des anomalies. HVG relaie les chiffres de CRTA : des pressions dans 29 % des bureaux suivis. HuffPost España, citant l'EFE, rapporte des électeurs photographiés avec leur bulletin dans 25 % des bureaux observés. Avant le vote, HVG évoquait plus de deux cents signalements reçus par CeSID et RMF24 en comptait 260. La présidence de la commission électorale juge pour sa part que le vote se déroule normalement dans la plupart des bureaux, rapporte HuffPost España, et N1 relève des incidents jugés mineurs.
« Un nombre important d'irrégularités et d'incidents »
Plusieurs incidents sont décrits. Yle mentionne deux journalistes hospitalisés après une agression, des attaques contre des scrutateurs et, à Leskovac, un bureau rouvert jusqu'à 23 h après une bagarre. HuffPost España, d'après la radio 021, évoque à Pančevo des hommes cagoulés qui auraient attaqué des délégués de la Liste étudiante. Sveriges Radio rapporte que l'ambassadeur de l'UE, Andreas von Beckerath, s'est dit « profondément préoccupé » sur X par des incidents violents.
Sveriges Radio décrit une campagne « inégale » : Vučić contrôle, selon la radio, des chaînes de télévision et des journaux importants. Elle rapporte aussi que plusieurs étudiants ont découvert le logiciel espion Pegasus dans leur téléphone, ce que le gouvernement dément. Le Temps note un déploiement policier massif, Yle des policiers antiémeute et des véhicules blindés à Belgrade. SRF relève que plus de 4000 électeurs inscrits en Suisse ne pouvaient voter qu'à Berne et à Zurich, avec des files atteignant un demi-kilomètre devant le consulat zurichois.
Anadolu détaille le calendrier légal : rapport consolidé de la commission électorale sous 96 heures, Assemblée constituée sous 30 jours, gouvernement formé sous 90 jours. Le nom du futur chef du gouvernement reste ouvert. Ilta-Sanomat explique que le mouvement n'a volontairement pas de chef unique et que les Serbes votaient pour une liste, pas pour une personne. Selon Bianet, la manière dont il traduira son succès en programme reste incertaine.
« Les portes de l'UE sont ouvertes »
À Bruxelles, selon RMF24, Antonio Costa et Ursula von der Leyen ont salué la maturité démocratique des Serbes et offert leur appui aux réformes sur l'État de droit, la liberté des médias et la corruption. N1 relaie aussi les félicitations du Premier ministre monténégrin Milojko Spajić. Beta résume le New York Times : il y a peu de différences entre Vučić et la Liste étudiante sur le Kosovo, la Russie et l'UE. Le commissaire à l'égalité Milan Antonijević, cité par Politika, attend du nouveau gouvernement des réponses sur l'État de droit, le Kosovo, la Russie, les États-Unis et la Chine.
Chaque presse examine le résultat à travers sa propre relation avec Belgrade. Axios rappelle que Vučić avait courtisé Donald Trump Jr. et Richard Grenell et qu'un projet immobilier lié à Jared Kushner avait suscité une controverse. Selon RIA Novosti, le sénateur Sergueï Perminov, observateur de la CEI, affirme que les adversaires de Vučić ont utilisé le scrutin pour inscrire Belgrade dans le sillage occidental avec le soutien de Bruxelles.
Le parallèle hongrois revient dans plusieurs pays. Le Monde note que Vučić, admirateur d'Orbán, tombe six mois après son allié hongrois. Le Globe and Mail et le Kyiv Post y voient un possible modèle pour d'autres mouvements de jeunes en Europe. Sur Facebook, Péter Magyar a écrit « Ismerős? » (« Ça vous rappelle quelque chose ? »), selon Telex.
La majorité absolue est fixée à 126 sièges sur 250 ; des projections donnent 138 sièges à la Liste étudiante et 104 au SNS.
Environ 68 % à 19 heures, contre 55 % trois ans plus tôt, selon Telex ; près de 70 % en fin de scrutin selon l'ANSA.
Péter Magyar a félicité par téléphone les dirigeants de la Liste étudiante.
… del cierre de las urnas, sin resultados definitivos. “La Lista Estudiantil ha ganado: obtendrán entre 135 y 140 escaños (sobre un total de 250), mientras que nosotros tendremos 105”, afirmó el dirigente. Esa …
… del cierre de las urnas, sin resultados definitivos. “La Lista Estudiantil ha ganado: obtendrán entre 135 y 140 escaños (sobre un total de 250), mientras que nosotros tendremos 105”, afirmó el dirigente. Esa proyección …
Passage exact de l'article, dans sa langue de publication, où ce nombre a été retrouvé lors de la vérification avant publication.
Sièges projetés pour la Liste étudiante
Base de comparaison : Projection annoncée par Vučić le 25 octobre 2026, sur 250 sièges du Parlement serbe
Les six couvertures relevées reprennent la même fourchette annoncée par Vučić, ce qui montre que ce chiffre circule tel quel.
Points communs et différences de traitement dans les médias analysés.
Aleksandar Vučić a reconnu la défaite de son camp face à la Liste étudiante, au terme de quatorze ans de domination de la vie politique serbe.
Vučić a projeté 135 à 140 sièges sur 250 pour la Liste étudiante contre environ 105 pour le SNS, avant la publication des résultats officiels.
Le scrutin a connu une participation très élevée, présentée comme exceptionnelle depuis plusieurs décennies.
À la question de ce qui explique la défaite, une partie des couvertures reprend l'explication de Vučić (médias indépendants, ingérences européennes, « deep state » américain), d'autres mettent en avant la corruption et le mouvement né de Novi Sad.
Couvertures qui vont dans ce sens
Plusieurs couvertures désignent Vučić dans leur propre voix par « strongman » ou « autoritaire » ; d'autres le décrivent sans qualificatif et s'en tiennent à ses déclarations et aux chiffres.
Certaines couvertures lisent le scrutin à travers les relations de Belgrade avec la Russie, l'Europe et Washington ou à travers la chute d'Orbán ; d'autres le traitent comme un tournant de politique intérieure serbe.
Ce regroupement décrit les publications analysées, pas la position des habitants de ces pays ni celle de leurs gouvernements.
3 cadrages différents sur 25 pays · 17 pays sur 25 partagent le même cadrage
Chaque case croise deux pays. Pleine : la couverture des deux pays retient le même cadre. Vide : leurs cadres diffèrent. La carte décrit des cadrages, sans les évaluer.
Paires au même cadre : 149 sur 300
Ce que la couverture de chaque pays laisse de côté, alors que d’autres le mettent en avant.
Russie
La défaite du Parti progressiste serbe met fin à quatorze ans de domination de Vučić, qui avait quitté la présidence pour conduire la campagne. Le mouvement vainqueur est issu de la contestation née de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad. Belgrade entretient des liens avec l'Union européenne, la Russie, la Chine et les États-Unis, ce qui explique que plusieurs presses examinent le résultat sous l'angle de ces relations. La formation du gouvernement et le nom du futur chef de l'exécutif restent ouverts, le mouvement n'ayant pas de chef unique.
Aperçu : 3 lectures sur 25 perspectives médiatiques. Synthèses des médias analysés — pas des citations directes. Méthode et limites
Pékin enregistre la fin de l'ère Vučić comme une alternance de politique intérieure : les médias chinois détaillent chiffres, sièges et origine anticorruption du mouvement étudiant.
2 sources · Voir les sources
Buenos Aires retient d'abord la chute politique d'un homme fort : la presse argentine raconte la fin de quatorze ans de pouvoir de Vučić, battu par un mouvement étudiant né d'une tragédie.
2 sources · Voir les sources
Canberra retient de ce scrutin la chute d'un pouvoir installé depuis quatorze ans, renversé par un mouvement étudiant sans chef né du drame de Novi Sad.
3 sources · Voir les sources
ANGLE DOMINANT
Pékin enregistre la fin de l'ère Vučić comme une alternance de politique intérieure : les médias chinois détaillent chiffres, sièges et origine anticorruption du mouvement étudiant.
POINTS CLES
ANALYSE
Pékin, 26 octobre 2026. La presse chinoise accessible dans ce corpus, CGTN en tête, traite la défaite d'Aleksandar Vučić comme un basculement de politique intérieure : la fin de quatorze ans de domination du Parti progressiste serbe (SNS), actée au lendemain du scrutin législatif anticipé de dimanche 25 octobre.
CGTN, mis à jour lundi 26 octobre, présente l'ancien président serbe comme ayant reconnu sa défaite avant les résultats officiels. Les premières projections des instituts Ipsos et CeSID donnent à la « Liste étudiante – Les étudiants gagnent » 52 % des voix, contre 39,3 % à la coalition « Aleksandar Vučić – Serbie unie ». Depuis son quartier général de campagne à Belgrade, Vučić a déclaré : « Il est clair que nous avons perdu ces élections. » Il a chiffré la majorité adverse à 135-140 sièges sur 250, contre environ 105 pour son camp, soit environ 2,2 millions de voix contre 1,72 million. La chaîne évoque aussi les célébrations au siège de la Liste étudiante et cite l'un de ses candidats en vue, Radomir Saičić, professeur à l'Université de Belgrade et membre de l'Académie serbe des sciences et des arts.
Le South China Morning Post, publié le jour du vote, avait posé le cadre en amont : le scrutin était annoncé comme le plus disputé depuis plus de quatorze ans, aboutissement de près de deux ans de manifestations menées par des étudiants. Le point de départ rappelé est l'effondrement, en 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts, un drame « largement attribué à la corruption ». Le quotidien hongkongais le décrit comme l'origine de certaines des plus grandes manifestations en Serbie depuis la chute du pouvoir précédent.
Le récit est donc surtout descriptif et arithmétique : chiffres des projections, répartition des sièges, mention d'un mouvement né de la contestation de la corruption. Les deux médias s'attachent à l'alternance en cours et à la majorité absolue de la nouvelle force, sans développer, dans les passages disponibles, les conséquences pour la politique étrangère de Belgrade ni l'attribution de la défaite par Vučić aux médias indépendants et aux ingérences étrangères. La formation du futur gouvernement reste, à ce stade, la question ouverte que ces textes laissent entrevoir, puisque l'ancien chef de l'État briguait le poste de Premier ministre.
ANGLE DOMINANT
Buenos Aires retient d'abord la chute politique d'un homme fort : la presse argentine raconte la fin de quatorze ans de pouvoir de Vučić, battu par un mouvement étudiant né d'une tragédie.
POINTS CLES
ANALYSE
Buenos Aires, 26 octobre 2026. La Nación et Infobae, qui reprend une dépêche d'agence et une dépêche de l'EFE, couvrent la défaite d'Aleksandar Vučić comme un basculement politique interne : la Liste étudiante a remporté dimanche 25 octobre les législatives anticipées serbes, dans un scrutin que La Nación qualifie de « référendum » sur ses quatorze ans au pouvoir, avec une participation proche de 70 %.
Le récit s'ouvre sur l'aveu du dirigeant. « À en juger par un échantillon stratifié, il est clair que nous avons perdu ces élections », a déclaré Vučić devant ses partisans, au siège de son parti à Belgrade, une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote et sans résultats définitifs. Il a chiffré à 135-140 sièges sur 250 la Liste étudiante et à environ 105 le Parti progressiste serbe, ce qui donne à l'opposition une majorité absolue. Infobae ajoute des résultats partiels de 750 bureaux : 52 % pour la Liste étudiante, soit 138 sièges, contre 39,3 % et 104 sièges pour la liste Aleksandar Vučić-Serbie unie. Seules les minorités hongroise et albanaise obtiennent aussi une représentation, le seuil étant de 3 %.
La Nación rappelle le parcours de l'homme : vice-Premier ministre et ministre de la Défense de 2012 à 2014, puis Premier ministre pendant trois ans, président depuis 2017. Il avait démissionné de la présidence en septembre pour conduire la liste du pouvoir en candidat au poste de Premier ministre, la Constitution lui interdisant un troisième mandat présidentiel.
Le quotidien insiste sur l'origine du mouvement, l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024, qui a fait 16 morts, tragédie « attribuée à la corruption ». Infobae présente la tête de liste, Ilija Srdanović, cardiologue et professeur à Novi Sad, et une liste composée d'universitaires, d'économistes, de juristes, d'ingénieurs, de sociologues et d'artistes.
La dépêche de l'EFE donne la parole à Dejan Bodiroga, légende du basket et candidat de la liste : « Nous avons gagné la liberté, grâce à cette jeunesse ». Il y voit, en « apparente référence » à l'Union européenne, la direction que la Serbie veut prendre, seule touche internationale du dossier.
Vučić a pour sa part promis de « lutter », affirmant que « notre structure est très solide » et que « beaucoup se surprendront de voir à quel point certains ont menti ». Les deux médias le qualifient d'ancien président et de dirigeant populiste nationaliste, et ne développent ni programme du futur gouvernement ni enjeux régionaux.
ANGLE DOMINANT
Canberra retient de ce scrutin la chute d'un pouvoir installé depuis quatorze ans, renversé par un mouvement étudiant sans chef né du drame de Novi Sad.
POINTS CLES
ANALYSE
Canberra, 26 octobre 2026. SBS, l'ABC et PerthNow rapportent la défaite d'Aleksandar Vučić comme un basculement politique après quatorze ans de pouvoir. Dimanche 25 octobre, lors des élections législatives anticipées convoquées en septembre, le dirigeant serbe a reconnu : « Il est clair que nous avons perdu ces élections. La Liste étudiante a gagné. » Il a projeté entre 135 et 140 sièges pour elle et 105 pour son parti, sur 250 : « personne d'autre n'est entré au Parlement ».
Le récit remonte à l'origine du mouvement : l'effondrement, en 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts. L'ABC et PerthNow parlent de près de deux ans de manifestations contre une corruption et un autoritarisme rampant « perçus ». SBS précise que la catastrophe a été largement imputée à la corruption et a déclenché certaines des plus grandes manifestations depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000.
La participation est mise en avant : près de 70 %, la plus élevée depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992 selon l'ABC, la plus forte en plus de trois décennies selon SBS, avec de longues files devant les bureaux de vote, « signe d'un désir de changement ». Un échantillon représentatif du CESID-IPSPS cité par l'ABC donne 138 sièges à la Liste étudiante et 104 au SNS.
Les scènes de rue occupent une place importante : klaxons à Belgrade, cris de « victoire », étudiants en larmes au quartier général de la Liste. Mila Martic dit à l'AFP : « J'ai l'impression de vivre enfin dans un pays libre. » Le professeur Radomir Sajcic déclare au nom des étudiants : « Ce soir nous célébrons la victoire. Demain nous bâtissons l'avenir. »
Les articles rappellent aussi que Vučić, soutenu par Vladimir Poutine, avait dénoncé le mouvement comme une tentative de l'évincer pilotée depuis l'étranger. PerthNow évoque un « mouvement de jeunesse sans chef » qui a ébranlé son emprise et parle d'un « séisme politique » dans les Balkans. Le même texte signale des tensions pendant le vote : police antiémeute autour de la commission électorale, incidents violents rapportés par les médias locaux. En amont, SBS soulignait l'attention de l'Union européenne, la Serbie étant candidate, et la résonance possible d'une victoire étudiante dans d'autres pays européens.
ANGLE DOMINANT
Bruxelles retient de ce scrutin la victoire d'un mouvement étudiant : la presse belge raconte la concession de Vučić et la joie de Belgrade comme l'aboutissement de deux ans de manifestations.
POINTS CLES
ANALYSE
Bruxelles, 26 octobre 2026. Dimanche 25 octobre, lors des législatives anticipées en Serbie, Aleksandar Vučić a reconnu la défaite de son camp. La presse belge, de la VRT NWS à La Libre Belgique, raconte d'abord la scène : l'aveu, puis la joie qui a suivi à Belgrade.
Selon la VRT NWS, Vučić, président sortant, a déclaré vers 21h30, lors d'une conférence de presse au quartier général du Parti progressiste serbe (SNS) : « Selon les premiers résultats, il est clair que nous avons perdu ces élections. » La Libre Belgique, dans un article publié le 25 octobre à 22h13, cite la même concession en français : « Il est clair que nous avons perdu ces élections ». Elle décrit un dirigeant nationaliste, « figure dominante de la vie politique en Serbie depuis 14 ans », qui admet la victoire du mouvement étudiant après deux ans de manifestations.
Les chiffres viennent de l'organisation d'observation CRTA, citée par la VRT dans une première communication : 51,47 % des voix pour la Liste étudiante contre 40,42 % pour Vučić. La participation a été exceptionnelle : à 18 heures, heure locale, 64,89 % des quelque 6,4 millions d'électeurs avaient voté, selon la commission électorale, soit le taux le plus élevé à cette heure depuis 1993. Les électeurs encore dans la file à 20 heures ont pu voter. Les Serbes élisaient 250 députés parmi 18 listes.
Sur place, la journaliste de la VRT Paulien Lambert, postée au quartier général de la Liste étudiante, parle d'une « historische overwinning » du mouvement. Elle décrit une ambiance de fête, « veel emoties, veel vreugde », et note que personne n'attendait une clarté aussi rapide : chacun s'attendait à des heures de suspense, or l'écart avec Vučić est « allesbehalve klein ». Selon elle, la forte participation montre « hoe sterk de verkiezingen leven in Servië ». La Libre évoque de son côté une « explosion de joie dans le centre de Belgrade » dès l'annonce.
Le récit belge reste centré sur le mouvement étudiant et sur la mobilisation des électeurs, davantage que sur la composition d'une future majorité ou sur la suite diplomatique. Les deux articles fournis s'en tiennent à la nuit électorale et aux premiers résultats.
ANGLE DOMINANT
Ottawa retient la chute d'un homme fort après quatorze ans : la presse canadienne cadre la défaite de Vučić comme un basculement politique interne, porté par la rue étudiante et comparé à celle d'Orbán.
POINTS CLES
ANALYSE
Ottawa, 26 octobre 2026. Les médias canadiens décrivent un « séisme politique » dans les Balkans. Global News, CBC et le Globe and Mail s'accordent : dimanche 25 octobre, Aleksandar Vučić a reconnu sa défaite face à la Liste étudiante, après quatorze ans d'un pouvoir qualifié de « virtuellement absolu » par Global News, qui reprend une dépêche d'agence.
« Il est clair que nous avons perdu ces élections, la Liste étudiante a gagné », a déclaré Vučić selon CBC, en projetant de 135 à 140 sièges pour ses adversaires contre 105 pour le Parti progressiste serbe (SNS), dans un Parlement de 250 sièges. Il a évoqué environ 2,2 millions de voix pour les étudiants contre 1,7 million pour son parti. Un sondage de sortie des urnes cité par CBC donne 138 députés aux étudiants et 104 au SNS. L'annonce est intervenue environ une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote.
Le Globe and Mail, avant le dépouillement, insistait sur la mobilisation : files d'attente devant les bureaux, participation de 27,3 % à 11 h contre 15,1 % lors du scrutin de 2023, et Vučić lui-même patientant près de deux heures pour voter. CBC chiffre ensuite la participation à près de 70 %, la plus élevée depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992.
Le récit remonte à l'origine du mouvement : l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en 2024, qui a fait 16 morts, puis près de deux ans de manifestations contre la corruption perçue et un autoritarisme rampant. Un professeur de l'Université de Belgrade, Radomir Sajcic, a lancé au nom des étudiants : « Ce soir nous célébrons la victoire, demain nous bâtissons l'avenir. » Dans les rues de Belgrade, klaxons et slogans, dont « Aleksandar est parti ».
Global News relève que Vučić, soutenu par Vladimir Poutine, a attribué sa défaite aux médias indépendants, à des ingérences de pays européens non nommés et à un « État profond américain ». Le Globe and Mail rappelle toutefois que de nombreux électeurs lui savent gré des autoroutes, des chemins de fer, des écoles et des hôpitaux construits, et que Vučić avait démissionné de la présidence pour briguer le poste de Premier ministre.
Le Globe and Mail établit un parallèle avec la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril et voit dans la victoire étudiante un possible modèle pour d'autres mouvements de jeunes en Europe.
ANGLE DOMINANT
Berne retient de la défaite de Vučić la victoire d'un mouvement né du drame de Novi Sad, que la presse suisse présente comme une sanction de la corruption et une affaire qui touche aussi sa diaspora.
POINTS CLES
ANALYSE
Berne, 26 octobre 2026. Dans la presse suisse, la défaite d'Aleksandar Vučić est d'abord racontée par le terrain. Le Temps décrit dès 6h30, dimanche 25 octobre, une file devant une école primaire de Zvezdara, quartier de Belgrade « traditionnellement acquis à l'opposition ». Mila, 66 ans, enseignante retraitée, qui a manifesté contre Milošević puis contre Vučić, explique vouloir montrer « notre détermination » par un vote massif et matinal. Le quotidien note des queues d'un kilomètre à Novi Beograd et le chant « Je veux trois baisers », devenu l'hymne de la Liste étudiante, numéro 3 sur les bulletins.
SRF News rapporte que Vučić a reconnu la défaite alors que seules des projections existaient. Selon lui, la liste étudiante obtiendrait entre 135 et 140 sièges, son parti environ 105. La chaîne cite le groupe d'observation CRTA : 51,5 % pour la Liste étudiante, 40,4 % pour le SNS, aucun autre parti au-dessus du seuil de 3 %. La participation avoisine 70 %, un niveau inédit depuis 1992. Le porte-parole des étudiants, le professeur Radomir Sajcic, déclare : « Aujourd'hui nous fêtons la victoire, demain nous façonnons l'avenir. »
Un commentaire de SRF, titré « Un succès pour la démocratie », lit le résultat comme un rejet de la corruption. Il décrit une élite que beaucoup de Serbes tiennent pour une « mafia », prend l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a tué 16 personnes, comme symbole, et rappelle que le mouvement est resté près de deux ans dans la rue avant de se doter d'une liste. Il évoque aussi la mainmise de Vučić sur une grande partie des médias et une politique fondée sur la division.
La dimension suisse apparaît à travers la diaspora. Plus de 4000 électeurs s'étaient inscrits en Suisse, mais ne pouvaient voter qu'à Berne et à Zurich. Devant le consulat zurichois, la file a parfois atteint un demi-kilomètre et certains ont attendu huit heures. Ivana Heusser, animatrice de groupe de jeu, dit que son nom et celui de son fils manquaient sur la liste, contrairement à celui de son mari, et n'a d'abord pas pu voter. Le matin même, Vučić avait déclaré : « La volonté du peuple est la volonté de Dieu. »
ANGLE DOMINANT
Santiago retient la fin d'un cycle de pouvoir : la presse chilienne présente la victoire de la Liste étudiante comme la sortie de scène d'Aleksandar Vučić, après un scrutin vécu comme un référendum sur sa continuité.
POINTS CLES
ANALYSE
Santiago, 26 octobre 2026. La presse chilienne couvre la défaite d'Aleksandar Vučić comme un basculement de politique intérieure, né d'une mobilisation de rue et conclu dans les urnes. La Tercera titre que Vučić « reconoce su derrota » et que la Liste étudiante sera le premier parti du pays. Le quotidien chiffre le résultat à 138 sièges pour le mouvement étudiant, contre 104 pour le Parti progressiste serbe (SNS), soit bien au-delà des 126 nécessaires pour gouverner dans un Parlement de 250 députés. BioBioChile, citant des résultats préliminaires, parle de 135 à 140 sièges contre 105 pour le camp au pouvoir.
Les deux médias insistent sur la nature du vote. Pour La Tercera, ces élections anticipées, convoquées par Vučić en septembre, « se vivieron como un referéndum sobre la continuidad de Vučić en el poder » et représentaient le plus grand défi à son gouvernement en plus d'une décennie. Le quotidien note aussi que l'ancien président a attendu près de deux heures dans la file pour voter, et rapporte, d'après les sondeurs CeSID et Ipsos, une participation de 27,3 % à 11 h, contre 15,1 % à la même heure en 2023. BioBioChile avance une participation proche de 70 %, la plus élevée depuis la dissolution de la Yougoslavie.
La genèse du mouvement est rappelée de manière identique : près de deux ans de manifestations étudiantes contre la corruption présumée et l'autoritarisme croissant, déclenchées par la mort de 16 personnes à Novi Sad en 2024, quand l'auvent d'une gare s'est effondré. La Tercera précise que les étudiants ont depuis obtenu un large soutien.
BioBioChile donne la parole aux vainqueurs et à la rue. Les rues de Belgrade « estallaron en celebraciones », klaxons et cris de « victoire » et « c'est fini » à l'appui. Le professeur Radomir Saicic, de l'Université de Belgrade, s'exprime au nom des étudiants : « Esta noche celebramos la victoria, mañana construiremos el futuro ». Le média parle d'« une nouvelle ère politique » pour les Balkans.
Les articles fournis se concentrent sur le décompte des sièges, la mobilisation et le récit de la défaite. Ils ne développent pas, dans les extraits disponibles, les conséquences pour la politique étrangère de Belgrade, ni le futur gouvernement ou son Premier ministre. La Tercera mentionne le décalage horaire avec le Chili (les bureaux fermaient à 20 h locales, 17 heures de Chile) et s'appuie sur Reuters pour décrire les longues files d'attente.
ANGLE DOMINANT
Berlin tranche : la presse allemande salue un vrai Machtwechsel en Serbie, victoire nette de la Liste étudiante après quatorze ans de domination de Vučić, et s'interroge déjà sur le futur chef du gouvernement.
POINTS CLES
ANALYSE
Berlin, 26 octobre 2026. La presse allemande traite le scrutin serbe de dimanche 25 octobre comme un basculement de pouvoir. La FAZ rapporte que la « Studentische Liste » a gagné les élections législatives anticipées, « möglicherweise mit einer absoluten Mehrheit », et que le président de longue date Aleksandar Vučić a reconnu la défaite de son parti lors d'une conférence de presse en soirée. Elle cite le quotidien proche du pouvoir Blic : « Es ist klar, dass wir verloren haben. » Selon Vučić, la liste étudiante obtiendrait entre 135 et 140 des 250 sièges.
Le Handelsblatt parle d'une victoire obtenue « überraschend klar » et d'une « herbe Niederlage » pour celui qui, dans des fonctions changeantes depuis 2012, a dirigé la politique serbe quasiment seul. D'après une projection du groupe Cesid, le mouvement d'opposition dépasse 52 % des voix, contre un peu plus de 39 % pour le SNS. La projection du CRTA, citée dans une autre dépêche du journal, donne 51,5 % contre 40,4 % et aucun autre parti au Parlement. Le quotidien note une participation record, proche de 70 %, et l'explosion de joie à Belgrade : cortèges de voitures, feux d'artifice, des dizaines de milliers de personnes place Slavija. Il précise toutefois que le nom du prochain chef de gouvernement reste ouvert malgré ce « fulminanten Wahlsieg ».
La Tagesschau décrit dès la journée électorale de longues files devant les bureaux et, selon l'institut indépendant CRTA, 41 % de votants à 13 heures contre 26 % lors du précédent scrutin. Elle relaie aussi les accusations de manipulation, ainsi que les électeurs de Vučić qui attendent « Frieden und Stabilität ». La FAZ évoque elle aussi des incidents et des soupçons de tentative de fraude, et rappelle que près de 65 % des inscrits avaient voté à 18 heures, un niveau jamais vu à cette heure depuis 1991. Elle replace la séquence face à la présidentielle de septembre 2000 qui avait déclenché la chute de Slobodan Milošević, en précisant que la comparaison reste limitée.
DW, dans un article du 24 octobre, avait posé le décor : environ 200 000 personnes place Slavija, 250 candidats sur la liste et des protestations nées de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui avait fait 16 morts. Le politologue Dušan Spasojević y jugeait ce scrutin le premier depuis 2012 réellement disputé. Dans l'ensemble, la couverture allemande met au premier plan l'alternance, la mobilisation et l'incertitude sur la formation du gouvernement, davantage que la question des ingérences étrangères.
ANGLE DOMINANT
Copenhague retient le portrait d'un mouvement étudiant sans chef qui renverse l'homme fort de Belgrade, une victoire née de la catastrophe de Novi Sad et d'une accusation de corruption.
POINTS CLES
ANALYSE
Copenhague, 26 octobre 2026. Berlingske et Politiken, qui reprennent la dépêche de Reuters, rapportent que le dirigeant serbe Aleksandar Vučić a reconnu sa défaite aux législatives de dimanche 25 octobre face à un mouvement de protestation mené par des étudiants. Politiken le qualifie d'« homme fort » de la Serbie. Les deux quotidiens citent ses mots : « Il est clair que nous avons perdu cette élection, le mouvement étudiant a gagné, il obtient entre 135 et 140 sièges, et nous en avons 105. » Il précise qu'aucune autre force n'entre au Parlement, et que le résultat définitif n'est pas encore connu.
La presse danoise remonte aux origines du scrutin. Vučić avait démissionné de la présidence et dissous le Parlement avant de convoquer ces élections. Celles-ci font suite à près de deux ans de manifestations dirigées par des étudiants, déclenchées par l'effondrement d'un auvent en béton à la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui avait fait 16 morts. Les manifestants y voient la conséquence de la corruption : la gare venait d'être rénovée, et certains accusent le gouvernement de ne pas avoir dépensé les sommes annoncées pour le chantier.
Politiken insiste sur le paradoxe d'un mouvement « qui n'a pas de leader » mais qui a gagné un large soutien populaire et passait pour la plus grande menace pour Vučić depuis son arrivée au poste de Premier ministre en 2014, puis à la présidence en 2017. Un article publié avant le vote parlait d'une quasi-« consultation pour ou contre un seul homme », et rappelait que Vučić avait quitté la présidence le 27 septembre pour briguer le poste de chef du gouvernement.
Le récit danois donne la parole au camp victorieux. Radomir Sajčić, professeur à l'université de Belgrade, porte-parole du mouvement, déclare : « Ce soir, nous fêtons la victoire. Demain, nous construisons l'avenir. » Reuters, cité par Politiken, décrit des voitures qui klaxonnent dans les rues de Belgrade et des habitants qui crient « victoire » et « il est fini ». La participation approche 70 %, ce qui serait la plus haute depuis l'éclatement de la Yougoslavie, selon Reuters.
Les articles laissent une question ouverte : on ne sait pas encore qui, au sein du mouvement étudiant, pourrait diriger la Serbie. La couverture reste factuelle et centrée sur le résultat et ses racines sociales ; elle évoque peu les conséquences pour la politique étrangère de Belgrade.
ANGLE DOMINANT
Madrid salue la chute électorale de Vučić comme la victoire d'un mouvement étudiant qui met fin à douze ans de pouvoir jugé autoritaire.
POINTS CLES
ANALYSE
Madrid, 26 octobre 2026. Pour la presse espagnole, le scrutin du dimanche 25 octobre est d'abord celui d'un mouvement citoyen qui l'emporte sur un homme fort. ElDiario.es titre sur un « mouvement étudiant » qui « met fin au règne autoritaire de 12 ans de Vucic », et décrit un dirigeant qui a « encaminado » la Serbie « por la senda del autoritarismo ».
HuffPost España rapporte que Vučić a reconnu sa défaite devant ses partisans à Belgrade, avant la fin du dépouillement officiel : « Está claro que hemos perdido estas elecciones. La Lista Estudiantil ha ganado », citant RTVE. Selon ses propres estimations, ses adversaires obtiendraient entre 135 et 140 sièges contre 105 pour son bloc, dans une chambre de 250 députés où la majorité absolue est fixée à 126. ElDiario.es relaie la projection Ipsos/CeSID : 52 % pour la Liste étudiante contre 39,3 % pour la liste de Vučić, soit 138 sièges contre 104. La deuxième couverture de HuffPost parle d'une « mayor revés de su trayectoria » depuis qu'il a pris la tête du gouvernement en 2014, puis la présidence en 2017.
La participation occupe une place centrale : 68 % à une heure de la clôture, environ 13 points de plus qu'au scrutin précédent, selon l'observatoire CRTA cité par EFE. Le record historique reste les 71,5 % de 2000. ElDiario.es y lit un indice de la mobilisation contre le dirigeant nationaliste.
Le récit espagnol ne passe pas sous silence les irrégularités. Selon CRTA, des électeurs ont été photographiés avec leur bulletin dans 25 % des bureaux observés, ce qui pourrait signaler des pressions, et une irrégularité a été relevée dans 29 % des centres. À Pančevo, des hommes cagoulés auraient attaqué des délégués de la Liste étudiante, d'après la radio 021. Le président de la commission électorale, Vladimir Dimitrijević, juge néanmoins que le vote se déroule normalement dans la plupart des bureaux.
Les sources font aussi la généalogie du mouvement : l'effondrement de la marquise de la gare de Novi Sad en novembre 2024, puis près de deux ans de mobilisation contre la corruption et l'autoritarisme, étendue au-delà des universités. L'analyste Nemanja Štiplija, interrogé par ElDiario.es, y voit des « conditions électorales parmi les plus difficiles » de l'histoire multipartite serbe, que les étudiants ont transformées en « clara mayoría parlamentaria ». Le cadre reste national : la formation du prochain gouvernement et le sort de Vučić, tandis que l'orientation européenne ou russe de Belgrade n'apparaît pas dans ces textes.
ANGLE DOMINANT
Helsinki salue dans la chute de Vučić la victoire d'un mouvement civique né de la catastrophe de Novi Sad, et retient surtout la mobilisation étudiante et la participation record.
POINTS CLES
ANALYSE
Helsinki, 26 octobre 2026. La presse finlandaise traite la défaite d'Aleksandar Vučić comme l'aboutissement d'un mouvement civique. Helsingin Sanomat, le jour du scrutin, y voyait un test de la capacité du Parti progressiste serbe (SNS) à prolonger une emprise de quatorze ans, jugée « de plus en plus autoritaire », et rappelait que les manifestations avaient commencé en novembre 2024, quand l'auvent de la gare de Novi Sad s'était effondré, tuant 16 personnes. Le quotidien relève que le mouvement a organisé les plus grandes manifestations en Serbie depuis la chute de Slobodan Milošević et que sa liste compte surtout des chercheurs et des enseignants sans expérience politique, qui promettent de rétablir l'État de droit et de renforcer les institutions.
Dimanche 25 octobre, Ilta-Sanomat et Yle rapportent la reconnaissance de défaite, peu après la fermeture des bureaux de vote. MTV Uutiset cite Vučić : les résultats définitifs manquent, mais « il est clair que nous avons perdu », la liste étudiante obtenant 135 à 140 sièges contre environ 105 pour le SNS, sans aucun autre parti au Parlement. Ilta-Sanomat souligne l'effet de surprise, les sondages donnant les deux camps à égalité au-dessus de 40 %, et décrit Belgrade envahie de voitures klaxonnant et de cris « Aleksandar est parti ». Le mouvement a proclamé : « La Serbie est libre ».
Les médias finlandais détaillent aussi la mobilisation. MTV, citant Reuters et la BBC, indique une participation de 64,9 % à 18 h puis 67,6 % à 19 h, la plus haute depuis 1992 et l'éclatement de la Yougoslavie. Yle, par la voix de sa correspondante Hanna Visala, évoque des files de centaines de mètres, des policiers antiémeute et des véhicules blindés déployés à Belgrade, deux journalistes hospitalisés après une agression et des attaques contre des scrutateurs ; à Leskovac, un bureau a rouvert jusqu'à 23 h après une bagarre.
Ilta-Sanomat rapporte, d'après l'AP, que Vučić a imputé le résultat aux médias indépendants et aux tentatives d'influence de l'Europe et des États-Unis. Le quotidien note que le mouvement n'a volontairement pas de chef unique, si bien que le nom du futur Premier ministre reste incertain, les Serbes votant pour une liste et non pour une personne. Vučić, démissionnaire de la présidence en septembre, visait lui-même ce poste. Le récit reste factuel et centré sur l'alternance, sans développer les relations avec Bruxelles ou Moscou.
ANGLE DOMINANT
Paris tranche : la défaite d'Aleksandar Vucic, après quatorze ans de domination, est lue comme une alternance historique portée par la mobilisation étudiante née de Novi Sad.
POINTS CLES
ANALYSE
Paris, 26 octobre 2026. La presse française raconte une alternance que peu attendaient. Dimanche 25 octobre, Aleksandar Vucic, « figure dominante de la vie politique en Serbie depuis quatorze ans » selon Le Monde, a concédé sa défaite aux législatives anticipées : « Il est clair que nous avons perdu ces élections », a-t-il dit à ses partisans. Il a lui-même chiffré le résultat : « entre 135 et 140 sièges » pour le mouvement étudiant et 105 pour son camp (France 24). L'Obs cite une projection de l'institut CeSID : 52,1 % des voix pour la liste étudiante contre 39,3 %.
Les titres insistent sur l'ampleur de la mobilisation. À 18 heures, la participation frôlait 65 %, au plus haut depuis plus de trente ans ; RFI évoque plus de 69 % selon les premières projections. Le Monde rappelle que la dernière forte mobilisation, d'environ 70 %, remontait à l'éviction de Slobodan Milosevic en 2000. Présenté par les étudiants comme un « référendum anti-Vucic », le scrutin était le premier depuis 2012 à offrir une possibilité d'alternance à 6,4 millions d'électeurs.
Le récit remonte à l'origine : l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui a tué seize personnes. HuffPost y voit le symbole serbe de la corruption ; Le Monde ajoute que les efforts pour dissimuler les preuves et la brutalité policière initiale ont élargi la mobilisation. L'Express rappelait la veille que Vucic, empêché par la Constitution de briguer un troisième mandat, avait démissionné de la présidence le 27 septembre pour viser le poste de premier ministre.
La scène de rue, reprise depuis l'AFP, occupe une place centrale : klaxons, ballons colorés, étudiante en pleurs affirmant « J'ai l'impression de vivre enfin dans un pays libre ». Ilija Srdanovic, tête de liste, lance : « Plus jamais nous n'aurons de tyran dans ce pays ». RFI, depuis le QG de Vucic, note que la salle se vidait.
Le Monde rapporte aussi la réaction de l'intéressé, qui parle de « la consolidation d'une révolution » menée avec le soutien de pays européens et de « l'Etat profond américain ». Le quotidien replace la chute dans une série : Vucic, admirateur d'Orbán, tombe six mois après son allié hongrois, et le Parti socialiste, fondé par Milosevic, paraît devoir quitter l'Assemblée pour la première fois en trente-six ans. Le CRTA a signalé « un nombre important d'irrégularités et d'incidents », sans violence majeure confirmée par les forces de l'ordre (Sud Ouest).
ANGLE DOMINANT
Budapest décrypte la chute de Vučić à travers son propre précédent : la défaite après quatorze ans de pouvoir est présentée comme l'écho de la victoire de la Tisza en avril.
POINTS CLES
ANALYSE
Budapest, 26 octobre 2026. La presse hongroise a suivi le scrutin serbe de dimanche 25 octobre heure par heure. Index publie un fil minute par minute des résultats officiels de la commission RIK : à 21h15, la liste de Vučić devançait avec 54,21 %, puis l'écart s'est inversé au fil du dépouillement, la Liste étudiante passant devant vers 22h45. HVG, avec deux envoyés à Belgrade, rapporte que Vučić a reconnu sa défaite peu avant 21h30 et reprend la projection Ipsos/CeSID diffusée par N1 : 52 % pour les étudiants contre 39,3 %, soit 138 sièges pour 104, la majorité étant fixée à 126.
Telex et 444 insistent sur la participation : près de 68 % à 19 heures selon Telex, plus de 69 % à 20 heures selon 444, contre 55 % trois ans plus tôt. Index cite la CRTA, qui juge ce taux « rekordmagas » et le situe parmi les plus hauts depuis 2000, année de la chute de Milosevic. HVG relaie aussi les observateurs : pressions dans 29 % des bureaux suivis par la CRTA, soupçons d'achat de voix, plus de deux cents signalements reçus par CeSID.
Le discours de Vučić est détaillé. Telex note qu'il a reconnu la défaite environ une heure et demie après la clôture, mais en parlant des vainqueurs de manière à faire sentir à ses partisans que la Serbie était en danger. 444 cite sa formule : les vainqueurs ne sont que des « exécutants » d'un sale travail conçu ailleurs « pour détruire un pays souverain », et il annonce des sanctions contre la Russie en mars ou avril. Il revendique aussi les voix des Serbes du Monténégro, de Macédoine du Nord et de la Republika Srpska. Seuls figurent comme autres élus les trois députés de l'Alliance des Hongrois de Voïvodine, un siège albanais et un siège bosniaque, d'après 444.
L'angle national est net. Le Premier ministre Péter Magyar a commenté sur Facebook : « Ismerős? » (Ça vous rappelle quelque chose ?), établissant un parallèle avec la victoire de la Tisza en avril, puis a félicité par téléphone les dirigeants de la liste, leur assurant le soutien de la Hongrie. Telex rapporte que le tête de liste Ilija Srdanović, cardiologue, dit avoir été conforté par le vote hongrois et vise de bonnes relations de voisinage. L'économiste Dejan Šoškić, ancien gouverneur de la banque centrale, déclare à 444 que le climat ressemble à celui d'avant le changement de régime hongrois. HVG rappelle l'origine du mouvement : l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts.
ANGLE DOMINANT
Rome retient l'alternance électorale à Belgrade : l'ANSA et Adnkronos racontent la défaite d'un Vučić qui l'admet lui-même en direct, face à une liste étudiante portée par une participation record.
POINTS CLES
ANALYSE
Rome, 26 octobre 2026. La presse italienne ouvre sur le basculement : « Gli studenti vincono le elezioni in Serbia, lo annuncia lo sconfitto Vucic », titre l'ANSA, tandis qu'Adnkronos parle d'une Liste des étudiants qui « fa la storia ». Les deux agences s'appuient sur les projections du dimanche 25 octobre, encore provisoires mais, selon l'ANSA, difficilement susceptibles de changer de façon substantielle.
Les chiffres sont répétés à l'identique : 52 % des voix et 138 sièges sur 250 pour la Liste étudiante, contre environ 39 % et 104 sièges pour la liste de Aleksandar Vučić. Adnkronos cite les projections Ipsos/CeSid relayées par la chaîne N1 et rappelle que la majorité se situe à 126 sièges. Aucune autre coalition ne franchit le seuil de 3 %, hors petits partis des minorités ethniques.
Le récit met en scène la surprise. D'après l'ANSA, Vučić est apparu le premier en direct sur la télévision RTS pour annoncer qu'il avait « perdu les élections », alors que cette apparition avait fait craindre une proclamation de victoire. L'agence rapporte aussi qu'il a jugé la campagne étudiante « scorretta e piena di menzogne », tout en reconnaissant « la vittoria degli studenti ». Le candidat Radomir Sajčić y voit un résultat qui « premia quasi due anni di lotta », et la tête de liste, le cardiologue Ilija Srdjanović, affirme que le pays a « voltato la faccia ad un tiranno ».
L'origine du mouvement est détaillée par Adnkronos : l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en 2024, qui a fait 16 morts, tragédie attribuée à la corruption et à l'origine des plus grandes manifestations depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000. La plupart des 250 candidats étudiants viennent de l'université et du monde des arts, avec peu d'expérience politique, et plusieurs partis d'opposition ont renoncé à se présenter pour soutenir les étudiants.
Le facteur participation est mis en avant : un taux record proche de 70 %, jamais vu depuis au moins trente ans, que les commentateurs jugeaient favorable aux étudiants. L'ANSA décrit la fête dans les rues du pays en direct à la télévision, mais aussi un climat de tension au centre de Belgrade, avec d'importants déploiements policiers après la fermeture des urnes.
La dimension internationale reste discrète : Adnkronos note seulement que Vučić s'était présenté comme un homme d'État indispensable, « in bilico tra l'Unione Europea e la Russia », et qu'il avait convoqué le scrutin anticipé en invoquant de « fortes turbulences sur la scène politique intérieure ».
ANGLE DOMINANT
Vilnius salue la chute électorale d'un « leader autoritaire » : la presse lituanienne fait de la défaite d'Aleksandar Vučić, après quatorze ans de domination du SNS, le dénouement d'un duel politique interne à la Serbie, porté par une participation record.
POINTS CLES
ANALYSE
Vilnius, 26 octobre 2026. Les médias lituaniens présentent le scrutin serbe du dimanche 25 octobre comme un « affrontement décisif » entre Aleksandar Vučić, qualifié de « leader autoritaire », et un mouvement étudiant bigarré qui manifeste depuis près de deux ans. 15min rappelle l'origine de la crise : l'effondrement en 2024 de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts et pour lequel la corruption est largement mise en cause. Le quotidien parle de l'une des plus grandes vagues de protestation en Serbie depuis la chute de Slobodan Milošević en 2000.
Avant le vote, 15min décrivait la Liste étudiante, soutenue par un mouvement sans chef clair, comme le plus grand défi lancé au Parti progressiste serbe (SNS), dominant sous sa gouvernance. Dix-huit listes briguaient 250 sièges, et plusieurs grands partis d'opposition avaient renoncé à se présenter pour appeler à voter pour les étudiants. Le dernier meeting, jeudi à Belgrade, aurait réuni environ 150 000 personnes selon un observateur indépendant cité par le journal.
Le récit de la soirée repose sur l'aveu de Vučić : « Selon l'échantillon stratifié, il est clair que nous avons perdu ces élections », a-t-il dit aux partisans dans le siège de son parti à Belgrade. Il a chiffré à 135-140 sièges la Liste étudiante et à environ 105 le SNS, soit 2,2 millions de voix contre 1,7 million. Verslo žinios et 15min relèvent que la participation, de 64,89 % à 18 heures selon la commission électorale, est la plus élevée depuis 1993.
Les deux titres décrivent ensuite la réaction de la rue : foules en liesse près de la commission électorale, klaxons, et au siège de la Liste étudiante des partisans qui applaudissent, pleurent et scandent « Victoire, victoire ! ». Une étudiante, Mila Martič, dit à l'AFP : « J'ai l'impression de vivre enfin dans un pays libre. »
La presse lituanienne rapporte aussi la lecture de Vučić lui-même : il impute sa défaite aux médias serbes indépendants, à des pays européens qu'il ne nomme pas et à une « profondeur américaine », reprise sous la rubrique « Il accuse les médias et des pays européens ». Ces accusations sont présentées comme des déclarations, sans commentaire sur la diplomatie lituanienne ni sur la future orientation européenne de Belgrade.
ANGLE DOMINANT
Katmandou célèbre dans la chute de Vučić la force d'une génération : un mouvement étudiant né d'une catastrophe ferroviaire a renversé quatorze ans de pouvoir par les urnes.
POINTS CLES
ANALYSE
Katmandou, 26 octobre 2026. La presse népalaise raconte la chute d'Aleksandar Vučić comme une victoire de la jeunesse. Online Khabar écrit que le règne de quatorze ans du dirigeant de droite et ancien président « s'est effondré » : selon des résultats préliminaires, la Liste étudiante a remporté plus de 135 sièges sur 250, contre 105 pour la coalition du Parti progressiste serbe (SNS). Le site relève une participation d'environ 70 %, la plus forte depuis 2000 d'après son texte, et Vučić a reconnu la défaite de son parti.
Le récit remonte à l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui a fait 16 morts. Des étudiants de tout le pays sont descendus dans la rue en dénonçant corruption, copinage et construction de mauvaise qualité. Le mouvement, né d'une exigence de responsabilité, est devenu un front électoral sans chef politique traditionnel : professeurs, artistes, sportifs et agriculteurs, menés par le cardiologue Ilija Srdanović.
The Kathmandu Post, qui reprend une dépêche Reuters, décrit des dizaines de milliers de personnes dans les avenues de Belgrade, tramways et circulation à l'arrêt, fumigènes et fusées éclairantes. Il évoque un mouvement pacifique de deux ans réclamant le départ de Vučić, qui conteste les accusations de corruption. Il rapproche ces scènes de celles d'un mois de manifestations étudiantes, parfois violentes, dans des villes européennes. Un participant, Nebojsa Cosic, s'écrie : « Le peuple a vaincu un dictateur ! »
Les deux journaux insistent sur le caractère inattendu des vainqueurs : des candidats inconnus, souvent juristes, professeurs, acteurs ou agriculteurs, qui se sont étreints « presque incrédules » à leur quartier général. Online Khabar rapporte les slogans « Aleksandar est parti ! » et « Il est fini ! », cri de la chute de Slobodan Milošević en 2000. Le Post note que la Serbie compte quelque six millions d'habitants et que, dès lundi, ces candidats devront passer de la rue à l'exercice du pouvoir.
Aucun des deux textes ne détaille les explications de Vučić sur les médias ou les ingérences étrangères, ni l'orientation européenne ou russe du futur gouvernement : l'attention se porte sur la mobilisation et sur le pouvoir d'une génération capable de canaliser un mécontentement large.
ANGLE DOMINANT
Varsovie retient la fin d'une ère à Belgrade : la presse polonaise raconte la défaite d'Aleksandar Vučić comme un séisme électoral, porté par une participation record et saluée par l'Europe.
POINTS CLES
ANALYSE
Varsovie, 26 octobre 2026. Les médias polonais couvrent le scrutin serbe du dimanche 25 octobre comme un tournant historique. Rzeczpospolita titre sur « l'ancien président de Serbie » qui « reconnaît sa défaite », et cite sa phrase : « La Liste étudiante a gagné ». RMF24 rapporte qu'Aleksandar Vučić, tête de liste de « Serbie unie », a déclaré : « Sur la base d'un échantillon stratifié, il est clair que nous avons perdu ces élections », ajoutant qu'il était « habitué à agir dans l'opposition » et que « beaucoup ont menti ».
La participation occupe une place centrale. Rzeczpospolita relaie les chiffres du CeSID, 67,6 % à 19 heures, et de la commission électorale (RIK), 64,89 % à 18 heures sur environ 6,5 millions d'inscrits. RMF24 parle de près de 70 %, le niveau le plus élevé depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992, et y voit la preuve d'un « désir général de changement ». Des électeurs interrogés par la PAP venaient avec leur propre stylo par crainte de fraude, l'une d'elles jugeant qu'une victoire du pouvoir signifierait « que les voix ont été falsifiées ».
Les résultats détaillés figurent dans un second article de RMF24 : la Liste étudiante aurait dépassé la moitié des suffrages et obtenu 140 mandats, contre 103 et 38,8 % pour la liste de Vučić. Les autres formations, dont celle d'Ivica Dačić, n'ont pas franchi le seuil ; seules des listes de minorités nationales entrent encore au Parlement.
Le média rappelle l'origine du mouvement : l'effondrement d'une partie de la toiture de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui a fait 16 morts, et près de deux ans de manifestations contre la corruption et la négligence imputées aux autorités. Les étudiants, qui ont présenté une liste de 250 personnes issues de professions variées, sont décrits comme la tête du changement.
L'écho européen est mis en avant. Selon RMF24, Antonio Costa et Ursula von der Leyen ont salué la maturité démocratique des Serbes et offert leur appui aux réformes sur l'État de droit, la liberté des médias et la corruption. La commissaire Marta Kos a déclaré : « Les portes de l'UE sont ouvertes ». Le Hongrois Péter Magyar et les dirigeants monténégrins ont aussi félicité Belgrade. En amont du vote, RMF24 mentionnait 260 signalements d'irrégularités du CeSID et l'inquiétude de l'ambassadeur de l'UE, Andreas von Beckerath, face à des violences.
ANGLE DOMINANT
Bucarest salue la chute de Vučić comme la fin d'une ère de quatorze ans et chiffre la majorité absolue des étudiants, en s'appuyant sur les estimations du perdant lui-même.
POINTS CLES
ANALYSE
Bucarest, 26 octobre 2026. La presse roumaine, de Mediafax à Digi24 et G4Media, rend compte de la défaite d'Aleksandar Vučić comme d'un tournant historique pour la Serbie. Dimanche 25 octobre, le dirigeant a reconnu : « Nous n'avons pas encore les résultats finaux, mais sur la base d'un échantillon, il est clair que nous avons perdu ces élections. La Liste étudiante a gagné. » Il a chiffré lui-même le rapport de forces : entre 135 et 140 sièges sur 250 pour la Liste étudiante, environ 105 pour le Parti progressiste serbe (SNS), la majorité absolue étant fixée à 126. Mediafax note que ce score permettrait aux étudiants de former seuls un gouvernement, tout en précisant que les résultats officiels n'étaient pas encore connus.
G4Media relaie une projection Ipsos/CeSID qui donne 52 % des voix et 138 sièges à la Liste étudiante, contre 39,3 % et 104 sièges à « Serbie unie », la liste de Vučić. Le média rappelle que celui-ci a, dans son discours, accusé ses rivaux de mensonges et suggéré à nouveau une forme d'ingérence étrangère. Digi24 souligne une participation bien supérieure aux attentes, 41 % à la mi-journée, soit 14 points de plus qu'au scrutin précédent, et rappelle que Vučić avait promis d'accepter la défaite en cas d'échec.
Les articles replacent le vote dans la durée : l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad, le 1er novembre 2024, qui a fait 16 morts, a déclenché près de deux ans de manifestations contre la corruption et l'opacité des contrats publics. Mediafax décrit la Liste étudiante comme un mouvement décentralisé, sans chef, dont la liste est ouverte par un cardiologue et compte professeurs, médecins, acteurs et agriculteurs. Digi24 y voit « la plus grande menace » pour Vučić depuis son arrivée au poste de Premier ministre en 2014.
La rue occupe une place notable : G4Media, citant l'Agerpres et l'AFP, décrit klaxons et foules à Belgrade, et rapporte la phrase d'Ilija Srdanović, de la Liste étudiante : « Nous n'aurons plus jamais de tyran dans ce pays. » Un angle local apparaît aussi : d'après la BBC reprise par G4Media, des publicités électorales douteuses sur Facebook impliquaient une société de Craiova ayant déjà travaillé pour Victor Ponta, avec 56 pages et au moins 91 annonces, dont Meta a retiré 47.
ANGLE DOMINANT
Belgrade enregistre la fin de l'ère Vučić par la voix même du perdant : la presse serbe met au premier plan le chiffrage de sa défaite, la transition parlementaire annoncée et la recomposition du pouvoir.
POINTS CLES
ANALYSE
Belgrade, 26 octobre 2026. La presse serbe, de Blic à Politika en passant par l'agence Beta et N1, rend compte d'un scrutin dont le résultat a été acté par le perdant lui-même. Dimanche 25 octobre, lors des législatives anticipées, Aleksandar Vučić, tête de liste « Aleksandar Vučić - Ujedinjena Srbija », a déclaré qu'il était « jasno da su izbori izgubljeni » : la Liste étudiante aurait entre 135 et 140 mandats, son camp environ 105. Il a chiffré les voix à quelque 1 720 000 pour les siens contre 2 200 000 pour ses adversaires, en précisant s'appuyer sur un échantillon stratifié.
Les estimations circulent vite. Selon Blic, CeSID donne 53 % et 139 mandats à la Liste étudiante, 39,3 % et 104 mandats à Ujedinjena Srbija, 2,3 % à la liste d'Ivica Dačić. Beta rapporte les résultats préliminaires de l'organisation Crta : 51,47 % contre 40,42 %. N1 souligne une participation record, 46,4 % à 14 heures contre 32,2 % en décembre 2023, et la présidence de la commission électorale évoque des incidents jugés mineurs.
Le ton de Vučić est rapporté sans filtre. Politika cite sa promesse de se battre « comme opposition » et son refus de bloquer la vérification des mandats : l'Assemblée pourra être constituée « en 10 à 15 jours » et un gouvernement formé, qu'il prévoit composé d'experts. Il parle aussi de mensonges de ses adversaires et dit s'attendre à des poursuites dans l'affaire du canon sonore. Beta le montre chantant « Ruzmarin » avec les cadres du SNS.
Côté vainqueur, Radomir Saičić, candidat de la Liste étudiante, évoque « la victoire du courage sur la peur » et appelle à une célébration calme. N1 et Beta décrivent des festivités à Belgrade, Niš, Kraljevo, Kragujevac et Smederevo. Politika donne la parole au commissaire à l'égalité Milan Antonijević, pour qui le déroulement pacifique montre le « potentiel démocratique » du pays ; il attend du nouveau gouvernement des réponses sur l'État de droit, le Kosovo, la Russie, les États-Unis et la Chine.
Le regard extérieur occupe une place notable. Beta résume le New York Times : peu de différences entre Vučić et la Liste étudiante sur le Kosovo, la Russie et l'UE. N1 relaie les félicitations d'Antonio Costa, qui promet un appui aux réformes sur l'État de droit et la liberté des médias, du Premier ministre monténégrin Milojko Spajić et d'un élu républicain américain, ainsi que la presse italienne parlant de victoire « historique ».
ANGLE DOMINANT
Moscou jauge la défaite de Vučić à l'aune des sanctions que Belgrade pourrait adopter contre la Russie, et reprend l'accusation d'un soutien de Bruxelles et du « deep state » américain.
POINTS CLES
ANALYSE
Moscou, 26 octobre 2026. La presse russe rend compte de la défaite d'Aleksandar Vučić en la rattachant d'emblée à la politique étrangère de Belgrade. RIA Novosti, citant son discours au siège de son mouvement, rapporte : « Il est clair que nous avons perdu ces élections, la Liste étudiante nous a battus ». Selon lui, elle disposera de 135 à 140 mandats contre environ 105 pour sa coalition « Serbie unie », et personne d'autre n'entre à la Skupština. Interfax et Vedomosti relaient la même déclaration, en soulignant que les résultats définitifs n'étaient pas encore connus. RT précise que Vučić n'a pas désigné la source de ses estimations, qu'il a rattachées à un échantillon stratifié.
Le fil rouge est l'avenir des relations avec Moscou. TASS et RIA reprennent l'avertissement de Vučić : il redoute que des sanctions contre la Russie soient adoptées « en mars ou avril » et que les nouveaux dirigeants fassent « tout ce que nous ne voulions pas ». Il attribue la victoire adverse à un soutien direct de pays européens et du « deep state » américain, la faction opposée à Donald Trump. TASS ajoute que la Liste étudiante avait affirmé auparavant rejeter les sanctions antirusses. Le matin du scrutin, Sputnik citait Vučić espérant un renforcement de la coopération avec la Russie et se félicitant du soutien exprimé par Vladimir Poutine et Robert Fico.
Le registre politique se durcit dans le commentaire. Le sénateur Sergueï Perminov, membre de la mission d'observation de l'Assemblée interparlementaire de la CEI, déclare à RIA que les adversaires de Vučić ont utilisé le scrutin pour inscrire Belgrade dans le sillage occidental, avec le soutien de Bruxelles. Il juge que renoncer aux traditions de coopération russo-serbe serait « indésirable pour beaucoup en Serbie ».
Le contexte intérieur est traité plus brièvement. TASS et RT rappellent que le mouvement étudiant est né de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui a fait 16 morts. RT mentionne les soupçons de corruption et les défaillances de contrôle de sécurité qui ont suivi. Meduza, média russophone en exil, décrit des chants, des klaxons et des habitants aux balcons célébrant la victoire dans tout le pays, d'après Danas, et note que la liste s'est formellement constituée un peu plus d'un mois plus tôt. RT relève aussi la démission de Vučić le 27 septembre, la participation de 64,89 % deux heures avant la clôture, et un sondage Ipsos donnant 47 % à la coalition sortante contre 40 % aux étudiants.
ANGLE DOMINANT
Stockholm retient la chute d'un homme fort : la presse suédoise présente la défaite de Vučić comme la fin de quatorze ans de pouvoir, arrachée par un mouvement étudiant sans passé politique.
POINTS CLES
ANALYSE
Stockholm, 26 octobre 2026. La presse suédoise rend compte de la défaite d'Aleksandar Vučić comme d'un basculement après quatorze ans de pouvoir. Aftonbladet titre sur une « victoire écrasante » (« Jordskredsseger ») et précise le déroulé : les bureaux de vote ont fermé à 20 heures, heure suédoise, et peu après 21 h 30 le dirigeant et son Parti progressiste serbe (SNS) ont reconnu leur échec. « Nous n'avons pas encore de résultats définitifs, mais, d'après un échantillon, il est clair que nous avons perdu les élections », déclare Vučić, cité par le quotidien, qui rappelle qu'il dirige le pays depuis 2012.
Le même article s'appuie sur une projection Ipsos/CeSID relayée par The Guardian : 52 % pour la Liste étudiante contre 39,3 % pour le SNS, soit 138 sièges, douze de plus que la majorité absolue. Aftonbladet cite aussi Reuters sur une participation la plus élevée depuis 34 ans. Dagens Nyheter, dans un texte plus bref derrière son accès payant, retient que Vučić et son parti « reconnaissent leur défaite » face au mouvement d'opposition issu de la rue, et parle d'un pouvoir perdu au profit de la mobilisation étudiante.
Sveriges Radio avait posé le cadre dès le jour du scrutin. Le service public décrivait des élections législatives après deux ans de protestations, où la Liste étudiante avait une chance de l'emporter, mais dans une campagne « inégale » puisque Vučić contrôle des chaînes de télévision et des journaux importants. Il rapportait que plusieurs étudiants ont découvert le logiciel espion Pegasus dans leur téléphone, ce que le gouvernement dément. La politologue Jelisaveta Blagojević y expliquait que Vučić conserve un appui chez les agents publics, tandis que les partisans de la Liste veulent le changement.
L'origine du mouvement est rappelée sobrement : seize personnes sont mortes quand la toiture d'une gare rénovée de Novi Sad s'est effondrée il y a deux ans, ce qui a lancé des manifestations contre le gouvernement. La Liste étudiante, dirigée par des étudiants sans expérience politique, veut réformer le pays et accuse les autorités de corruption.
La dimension européenne apparaît par une seule voix : l'ambassadeur de l'UE en Serbie, Andreas von Beckerath, s'est dit sur X « profondément préoccupé » par des incidents violents signalés dans plusieurs bureaux, appelant à voter dans un climat « pacifique et sûr ». Les files d'attente étaient longues, note Aftonbladet. Le récit suédois reste centré sur la politique intérieure serbe : la chute d'un homme fort, la solidité de la victoire et l'équité du scrutin.
ANGLE DOMINANT
Ankara mesure la chute de Vučić comme un tournant de politique intérieure serbe, où la victoire d'un mouvement sans chef reste à traduire en gouvernement.
POINTS CLES
ANALYSE
Ankara, 26 octobre 2026. La presse turque présente la défaite d'Aleksandar Vučić comme un tournant de la politique intérieure serbe. Dimanche 25 octobre, lors des législatives anticipées, il a déclaré devant la presse, selon Cumhuriyet : « Kaybettik, durum bu » (« Nous avons perdu, c'est ainsi »). Il a chiffré la Liste étudiante à environ 135 sièges contre 105 pour son camp, soit environ 2,2 millions de voix contre 1,72 million.
Les médias turcs rappellent l'origine du mouvement : l'effondrement, le 1er novembre 2024, de l'auvent en béton de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts. BBC Türkçe, sous la plume de Paul Kirby, y voit un symbole de la corruption et de la négligence. Le site décrit une liste sans chef identifiable, aux candidats issus de toutes les couches de la société, conduite par le cardiologue İlija Srdanović, et soutenue par le retrait de plusieurs partis d'opposition. Il signale aussi des inquiétudes sur l'équité du scrutin : 18 listes, dont sept seulement présentaient 250 candidats.
L'agence Anadolu s'en tient au registre procédural : fermeture des bureaux à 20 h, participation de 67,6 % à 19 h selon Ipsos et le CeSID, soit 8,83 points de plus que les 58,77 % de décembre 2023, et mention de signalements d'irrégularités. Elle détaille le calendrier légal : rapport consolidé de la commission électorale sous 96 heures, Assemblée constituée sous 30 jours, gouvernement formé sous 90 jours.
Bianet, qui reprend l'information d'Anadolu, souligne que Vučić, démissionnaire de la présidence pour briguer le poste de Premier ministre, a reconnu la victoire de la Liste étudiante tout en affirmant que le résultat était le produit d'un processus soutenu de l'étranger, et en promettant de continuer le combat dans l'opposition. Le site cite l'universitaire Radomir Saičić, qui a pris la parole au nom des vainqueurs pour remercier les électeurs et annoncer la construction de l'avenir. Il relève que la manière dont ce mouvement, étranger à l'organisation des partis classiques, traduira son succès en programme et en mode de gouvernement reste incertaine.
Les durées varient selon les titres : BBC et Bianet évoquent douze ans de pouvoir, Cumhuriyet précise douze ans à la tête de l'exécutif et quatorze ans pour le Parti progressiste serbe.
ANGLE DOMINANT
Kyiv jauge la chute de Vučić à l'aune de la géopolitique : la défaite de celui que NV Ukraine appelait « le dernier ami de Poutine » en Europe est replacée dans une série où Budapest a déjà basculé en avril.
POINTS CLES
ANALYSE
Kyiv, 26 octobre 2026. La presse ukrainienne rend compte de l'aveu de défaite d'Aleksandar Vučić à l'issue des législatives anticipées de dimanche 25 octobre. Ukrinform, qui cite Reuters, rapporte ses mots prononcés après la fermeture des bureaux de vote : « Il est clair que nous avons perdu ces élections, la Liste étudiante a gagné. »
Selon ces projections préliminaires, les étudiants obtiendraient entre 135 et 140 sièges sur 250, contre 105 pour le Parti progressiste serbe (SNS). NV Ukraine relaie de son côté la prévision du Centre pour des élections libres et la démocratie (CeSID) et d'Ipsos : 52,9 % des voix pour la Liste étudiante, 38,8 % pour la formation de l'ex-président, désignée comme « Serbie unie ». Les articles réunis ne rapportent à ce stade aucune réaction officielle de Kyiv.
Kyiv Post replace le scrutin dans son origine : la mort de 16 personnes lors de l'effondrement de l'auvent de la gare de Novi Sad en 2024, puis près de deux ans de manifestations contre la corruption perçue et un « autoritarisme rampant ». Le journal note des files d'attente inhabituellement longues à Belgrade et à Novi Sad dès l'ouverture à 7 heures, et cite Ana, 30 ans : « Je suis venue tôt parce que les étudiants nous ont appelés. »
Le même média y voit un écho à la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril, et un possible « modèle » pour d'autres mouvements étudiants européens. Il rappelle toutefois que Vučić est un sortant solide : de nombreux électeurs le remercient d'avoir sorti la Serbie de l'obscurité économique, avec de nouvelles autoroutes, voies ferrées, écoles et hôpitaux.
Avant le vote, NV Ukraine titrait sur « le dernier ami de Poutine », inscrivant d'emblée l'élection dans le voisinage de Moscou. Ukrinform rappelle le parcours de Vučić : Premier ministre en 2014, président depuis le 31 mai 2017, réélu en avril 2022, puis démissionnaire fin septembre pour briguer la fonction de Premier ministre. Les textes disponibles ne détaillent pas encore ce que le changement de majorité impliquerait pour la position de Belgrade envers l'Union européenne ou la Russie, ni la composition du futur gouvernement.
ANGLE DOMINANT
Londres tranche : la défaite d'Aleksandar Vučić clôt quatorze ans de domination d'un homme fort et ouvre une ère politique nouvelle en Serbie.
POINTS CLES
ANALYSE
Londres, 26 octobre 2026. La presse britannique parle d'un « changement politique sismique » dans les Balkans : dimanche 25 octobre, Aleksandar Vučić a reconnu la défaite de son Parti progressiste serbe face à la Liste étudiante lors d'élections législatives anticipées. Le Daily Mail décrit un scrutin devenu un référendum entre le SNS, qualifié de droite, et la Liste étudiante, conduite par le cardiologue Ilija Srdanovic. Le journal rappelle que Vučić, soutenu par Vladimir Poutine, dénonçait le mouvement étudiant comme une tentative d'éviction menée depuis l'étranger, et qu'il a dirigé le pays avec un pouvoir « virtuellement absolu » pendant quatorze ans.
La BBC, dans une dépêche mise à jour en continu, cite le dirigeant : « il est clair que nous avons perdu ces élections ». Elle le présente comme un populiste de droite et un dirigeant de longue date, rappelle que la crise est née de l'effondrement en 2024 de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts et symbolisait la corruption et la négligence, et signale une participation record.
The Independent insiste sur l'entrée dans une ère nouvelle : participation proche de 70 %, la plus haute depuis l'éclatement de la Yougoslavie en 1992, longues files devant les bureaux de vote, rues de Belgrade en liesse où des étudiants scandent « victoire » et « il est fini ». Il cite Radomir Sajcic, professeur à l'université de Belgrade : « Ce soir nous célébrons la victoire, demain nous construisons l'avenir. » Le quotidien relie près de deux ans de manifestations à des accusations de corruption et de dérive autoritaire.
Les chiffres sont ceux de Vučić lui-même, fondés sur des résultats préliminaires : entre 135 et 140 sièges pour la Liste étudiante, 105 pour le SNS, aucun autre parti n'entrant au Parlement. Le Daily Mail relève qu'il a imputé la défaite aux médias indépendants, à des ingérences de pays européens non nommés et à un « État profond américain », tout en appelant ses partisans à éviter « les morts » dans la rue.
La couverture britannique reste centrée sur la chute d'un homme fort et sur la transition politique, plus que sur les conséquences pour l'orientation européenne ou russe de Belgrade, que les trois articles n'abordent guère au-delà du soutien affiché de Poutine à Vučić.
ANGLE DOMINANT
Washington pèse la chute de Vučić à l'aune des relations américaines : la défaite d'un homme fort proche de l'entourage de Trump rouvre la question de l'équilibre de Belgrade entre Russie et Occident.
POINTS CLES
ANALYSE
Washington, 26 octobre 2026. Les médias américains relaient d'abord la dépêche de l'Associated Press, reprise par ABC News, CBS News et HuffPost : dimanche 25 octobre, Aleksandar Vučić, présenté comme un « strongman » au pouvoir « virtuellement absolu » depuis 14 ans, a reconnu sa défaite face à un mouvement mené par des étudiants, qui manifestait depuis deux ans contre son gouvernement. Il a annoncé que la Liste étudiante obtiendrait entre 135 et 140 sièges sur 250, contre environ 105 pour son Parti progressiste serbe, soit environ 2,2 millions de voix contre 1,7 million. « La Liste étudiante a gagné », a-t-il déclaré, environ une heure et demie après la fermeture des bureaux de vote.
Les dépêches soulignent le contexte : un scrutin très disputé, à forte participation, des étudiants accusant le pouvoir de corruption et de démantèlement de la démocratie, et un dirigeant soutenu par Vladimir Poutine qui dénonçait le mouvement comme une tentative de renversement pilotée de l'étranger. Vučić a imputé sa défaite aux médias indépendants, à une ingérence présumée de pays européens non nommés et à un « American deep state ». Dans les rues de Belgrade et d'autres villes, la foule a klaxonné et scandé « Aleksandar est parti ».
Axios donne la lecture la plus tournée vers Washington. Le site écrit que ce bouleversement historique écarte un homme fort des Balkans qui avait courtisé la famille et les alliés du président Trump, dont Donald Trump Jr. et Richard Grenell, tandis qu'un projet immobilier lié à Jared Kushner s'était retrouvé au cœur d'une controverse. Il y voit des interrogations sur les futures relations américaines avec un pays qui a équilibré ses liens entre la Russie et l'Occident, et estime que la victoire pourrait ouvrir la voie à des réformes démocratiques.
Axios rappelle aussi l'origine du mouvement : l'effondrement, en novembre 2024, de l'auvent de la gare de Novi Sad, qui a fait 16 morts, puis son évolution en force électorale à la direction décentralisée, dont le cardiologue Ilija Srdanović est la tête de liste. Le site compare le résultat au mouvement étudiant qui avait contribué à chasser Slobodan Milošević en 2000, avec le retour du cri « Il est fini ! ». NBC News diffuse une vidéo de la liesse, évoquant deux ans de protestation pacifique. Axios précise que les résultats officiels n'avaient pas encore été annoncés.
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